Le diagnostic...et après ?

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Zeus
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Zeus » ven. 3 juin 2011 10:52

Je crois aussi beaucoup, outre l'introspection, à la pratique, faire face réellement aux situations pénibles à répétition, pour les dédramatiser, les banaliser, les mettre en perspective. Emousser les émotions excessives et hors de propos, recentrer son énergie, ajuster son thermostat.

L'introspection peut être un moyen de fuir ou repousser, et doit se nourrir de nouvelles expériences pour pouvoir les décoder. Une plongée en soi même peut être une source d'angoisses sans fin et inviter à ne jamais se jeter à l'eau, en multipliant les bonnes raisons de ne pas le faire, en étirant à l'infini la phase de préparation.

Il faut accepter à un certain moment qu'on ne sera jamais prêt, ni invulnérable, et que pour se connaitre, il faut s'éprouver.

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Saul
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Saul » ven. 3 juin 2011 10:55

L'instrospection n'est pas un repli sur soi, c'est ce qui permet de se confronter au monde, de prendre confiance, d'analyser sereinement. Agir bêtement, je n'en vois pas l'interet.
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Monsieur Noir » ven. 3 juin 2011 10:57

Dans mon cas, ça a été une alternance de repli et d'ouvertures, de moments de réflexion et d'échanges. C'est pô fini, d'ailleurs.
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Colonel Moutarde » ven. 3 juin 2011 11:17

Le pire, c'est l'ennui. Difficile de lui échapper, et pourtant ce vide attire les pensées toxiques, le renouveau des schémas anciens et inadaptés comme le miel attire les mouches.

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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Saul » ven. 3 juin 2011 11:20

Il faut se mettre au défi, se fixer des objectifs, sinon c'est évident que l'ennui apparait.
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Cyrano » ven. 3 juin 2011 19:03

L'ennui est mon quotidien. Je fantasme au maximum les choses pour essayer de les magnifier. J'imagine du beau, du grand, de l'exceptionnel. J'ai souvent cette impression de vouloir "qu'il m'arrive un truc" exceptionnel. Je pense que l'effort doit se concentrer sur l'acceptation des choses comme elles sont...et de ne pas vouloir qu'elles soient plus si ou ça. Je veux toujours que ça soit "plus", d'où une insatisfaction chronique. Quand il m'arrive de me fixer un objectif, je suis motivé trois jours. Je ne crois pas que cela vienne d'une inconstance particulière mais tout simplement que cet objectif est, petit à petit vidé de son sens. Si je ne trouve pas de sens aux choses, j'abandonne. Le résultat est implacable : Je ne fais rien jusqu'au bout.

Faut que j'y travaille.
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Saul » ven. 3 juin 2011 19:22

J'ai eu le même problème que toi, je me fixais des objectifs et puis je m'en lassais rapidement. Avec ma psy, on a fait un schéma de pensée pour voir ce qui clochait. On a découvert qu'en fait ce n'est pas que je me lassais mais que je me décourageais parce que je plaçais la barre bien trop haut. On a donc revu en détail, l'objectif final est toujours le même mais il est découpé en petits objectifs qui génèrent moins d'angoisse et de stress.
Par ailleurs, l'impatience est aussi un problème, car tu vois déjà le résultat dans ta tête, mais pareil, il faut accepter que la pensée va plus vite que la matière mais qu'elle ne peut pas gagner. Elle m'a pris un exemple une fois. Imagine que tu as l'idée de construire une magnifique cathédrale, la plus belle et la plus grande jamais construite. Toi tu auras beau avoir dessiné les plans, la voir dans ta tête, savoir que c'est un projet génial, ça ne changera rien au fait qu'elle ne se fera pas toute seule et que pour y arriver il faut poser pierre après pierre et que plus le projet est grand et plus il prend du temps. C'est une réalité à accepter, à comprendre et à assimiler.
Si tu agis sans remonter à l'origine du problème, il revient inlassablement pour tout type de domaine. Comme si on traitait symptome après symptome qui deviennent chroniques parce qu'on n'a pas le diagnostic qui délivre le bon traitement et l'élimination de ces symptomes.
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Monsieur Noir » ven. 3 juin 2011 19:28

Saul a écrit :On a découvert qu'en fait ce n'est pas que je me lassais mais que je me décourageais parce que je plaçais la barre bien trop haut.
C'est la raison principale de l'échec de mon entreprise. :P

Edit : ajoutons que j'attirais les clients et patrons qui placent également la barre trop haut. Bilan de ma vie pro : toujours trop de taff par rapport au réalisable, ce qui mène tout droit à la procrastination, parce qu'il y a une part de moi qui le savait, mais que je refusais d'écouter, et qui me rappelait à l'ordre comme ça.
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Cyrano » ven. 3 juin 2011 20:02

C'est intéressant saul.

J'essaie d'écrire un roman. Je sais exactement ce que je veux. L'histoire, les personnages, l'émotion que je souhaite susciter auprès du lecteur. Je le connais par cœur tellement je le fantasme. A chaque fois que je me mets devant mon clavier, la tâche me semble tout simplement insurmontable. Mes velléités littéraires sont donc tuées dans l’œuf et je trouve toujours une bonne raison de commencer "demain".
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Saul » ven. 3 juin 2011 21:13

Alors là, je comprends tout à fait ce que tu vis, je suis en plein dedans. J'ai plusieurs projets d'écriture en cours, le dernier, je viens tout juste de le terminer et j'en ai c..é, je te le cache pas.
Le problème était que je voulais tout faire tout de suite, rapidement et comme ce n'était pas possible, je remettais au lendemain pensant que de toute façon j'avais du temps. Mais voilà, méthode nulle donc échec, procrastination et compagnie.
Donc j'ai procédé autrement, je m'en suis tenu à faire une page par jour et en quelques semaines j'avais déjà une bonne structure (c'est un écrit court). Après il m'a fallu relire, developper des passages, corriger les fautes, revoir des choses qui ne me plaisaient pas, bref c'est vraiment du boulot, ce n'est pas pour rien que c'est un métier, on s'en rend vite compte. Et des fois, t'as juste pas envie, ben c'est pas grave, il faut assumer, ne pas etre rigide, on peut s'accorder une pause.
Je te conseille de faire paragraphe par paragraphe au début mais surtout sans penser à la fin où à ce que tu vas en faire, ça met trop de pression, concentre toi uniquement sur l'idée que tu veux l'écrire et le terminer et de t'y mettre au moins une fois par jour en respectant ton rythme de travail. S'il n'est pas énorme, he ben, il est pas énorme, si c'est qu'une heure par jour he ben c'est pas grave, mais faut le faire régulièrement.
N'oublie pas que le produit fini ne sera probablement jamais à l'image que tu le voulais, laisse toi surprendre car comme dirait Picasso, "si on sait exactement ce qu'on va faire, à quoi bon le faire?"
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Cyrano » ven. 3 juin 2011 22:27

C'est incroyable saul. Tu as décrit exactement ce que je vis en moment. Je suis bon quand j'écris une nouvelle et que je la termine en une journée mais dès qu'il faut structurer, arranger, préparer, je suis comme...désemparé. je n'ai achevé que des écrits courts : poésies, nouvelles, chansons. Et puis...j'ai du mal à aimer ce que j'ai écrit la veille. je trouve ça toujours médiocre.
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Saul » ven. 3 juin 2011 23:39

lol, complètement pareil, il y a quelques années, envisagé un roman, c'était hors de question, je ne commençais que lorsque je savais que j'allais finir donc évidemment, cela ne pouvait être que des choses courtes, pas plus d'une dizaine de pages, mais ça a bien changé. Je suis capable d'envisager le long terme à présent.
Pour y arriver, j'ai d'abord du comprendre la méthode pour écrire un livre, pour qui, pour quoi, n'est-ce pas arbitraire de structurer? N'est-ce pas faire comme tout le monde? Mais j'ai compris que la structure est ce qui permet de faire passer le message, l'émotion, qu'il faut étudier la structure narrative, beaucoup lire, passer du temps à définir les personnages, se renseigner pour donner du réalisme, etc.
C'est très dur au début, on doute beaucoup surtout quand on est en crise existentielle où à chaque mouvement, on se dit; "à quoi bon? " mais ça vaut le coup.
Tu sais, je ne relisais jamais mes rédactions, dissert et autres à l'école parce que j'avais toujours peur d'être déçu, relire mes écrits c'était la même chose mais aujourd'hui, je n'ai plus peur, parfois je suis déçu et puis je laisse reposer et je relis et en fait je suis très satisfait, je suis fier de ce que j'ai accompli, heureux d'avoir été au bout.
Ne sois pas trop exigeant dès ton premier jet, sois exigeant au fur et à mesure quand tu dois corriger mais ne t'en soucie pas au début, aie déjà au moins la charpente. Moi j'écris d'abord sur un cahier devant la tv, l'ordi ou autre et le lendemain je recopie sur l'ordi, ça me permet d'avoir plus de recul, de mieux tourner mes phrases, de reflechir à ce que j'ai écrit, etc. J'ai encore du mal à retoucher un texte alors j'ouvre d'autre document pour le faire, il faut parfois ruser avec soi même. :mrgreen:
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Monsieur Noir » sam. 4 juin 2011 11:25

Saul a écrit :N'est-ce pas faire comme tout le monde?
Parfois, "tout le monde" a raison. Mais y'a rien à faire, il faut que je découvre par moi-même pourquoi il a raison pour m'y mettre. :angel4:
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Saul » sam. 4 juin 2011 13:01

Je sais je suis pareil, c'est comme de réinventer la roue tous les jours, c'est long, mais je pense qu'une fois qu'on a compris, ça va plus vite, même le fait d'accepter une norme et de ne pas la condamné d'avance parce que c'est une norme.
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Af-Photo » mer. 8 juin 2011 15:43

Vous êtes parti dans une conversation sur la création littéraire...Tout simplement savoureuse ! L'intérêt de cette conversation me permet aujourd'hui de mettre une explication sur mon vécu.

Dans ma jeunesse, dès six ans, je souhaitais être un grand écrivain et écrire des livres. J'écrivais des petites histoires pendant toute mon enfance et préadolescence. Finalement aujourd'hui, arrivé à 28 ans, j'ai toujours rien écrit pour la simple et bonne raison que je retrouve des comportements tout à fait similaires dans vos attitudes. Ma productivité est étouffée par un perfectionnisme obsédant.

Comprenez donc que j'ai finalement trouvé ma porte de sortie créatrice en écrivant avec la lumière au lieu qu'avec les mots. Ecrire avec la lumière, c'est très simple, ultra-rapide (quelques secondes tout au plus - Une infime fraction d'une seconde pour la grande majorité du temps) et la perception visuelle est une langue universelle qui se dispense de traduction pour passer les frontières...

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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Cyrano » jeu. 9 juin 2011 10:57

je conçois que l'instantanéité soit confortable, ça c'est sur. S'il existait une machine capable de retraduire en textes ordonnés et cohérents, le bordel qu'il y a dans ma tête, je serais le plus heureux des hommes.
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Saul » jeu. 9 juin 2011 13:04

C'est ta "raison" cette machine. :wink:
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Ameliezola » ven. 16 sept. 2011 09:13

Euh, je lisais pas ces posts pour avoir une réflexion sur l'écriture mais ce que vous dites là fait écho (le seul écrit que j'ai pu emmener au bout est une nouvelle d'une quinzaine de pages il y a douze ans et que j'ai perdu parce que je ne croyais pas en moi même si j'aimais ce que j'avais fait (voilà -t-il que tes chevilles enflent au point de croire que ce que tu baragouines aurait pu plaire à quelqu'un ??!!)) et il se trouve qu'hier, je me disais : quelle liberté serait-ce de n'avoir plus qu'à structurer ma matière pour la rendre lisible ?
Je vais donc tester un truc : un logiciel à reconnaissance vocale (de toute façon j'aime écrire en manuscrit mais pas tellement sur clavier). Si ça aboutit, je vous le dirais !

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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par isabelle289 » dim. 23 oct. 2011 02:21

bonsoir!
désolée, je reviens un peu en arrière de vos discussions...
je me retrouve avec un psy surdoué pour surdoués, qui pour l'instant me donne des médocs car je suis en rechute de dépression + problème d’hypothyroïdie, ce qui n'arrange pas et je me sens un peu lésée.
1ère fois bon contact, bon feeling, je le sens sérieux, qu'il me comprends, 2ème fois, ils ne s'occupe que des effets que les médocs ont eu sur moi, je me sens invisible et en colère et j'ai envie de l'envoyer chier et de lui crier dessus en lui disant que je suis là!
je pensais le voir toutes les 2 semaines et là c'est dans 1 mois!
je me sens démunie, je comprends pas, est-ce que certains ont vécu un truc comme ça?
je ne comprends pas le fonctionnement...
merci de vos réponses

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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par laetitia » dim. 23 oct. 2011 08:04

Bonjour. D'avoir un psy surdoué, ça ne m'est jamais arrivé (à ma connaissance), mais d'avoir besoin de parler, et de ne pas y être invitée, de parler uniquement des effets des médocs, et les rendez vous uniquement tous les 15j voire 3 semaines aussi (quoique là, un mois c'est pire) oui, ça m'est arrivé.
Personnellement, les psys qui m'ont fait avancer étaient des personnes "qui parlent beaucoup", qui me posaient des questions, ils occupaient presque plus le temps de parole que moi. Les RDV duraient une heure, toutes les semaines ou tous les 15j(pour raisons budgétaires) Maintenant, une méthode peut convenir à certains et pas à d'autres...

Attends peut être le 3ème RDV pour voir si ça change. Demande lui des RDV plus suivis. Et si ça ne va pas, tu peux changer, mais n'arrête pas ton traitement...sans l'avis de ton nouveau psy.

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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par TourneLune » dim. 23 oct. 2011 08:13

Déjà, je ne vois pas trop l'intérêt pour un thérapeuthe, d'indiquer qu'il est surdoué ou pas. Qu'on s'en rende compte par sa finesse et sa capacité à comprendre, ok, mais l'annoncer, ça me semble un peu bizarre mais bon....
Attends le 3ème rendez-vous éventuellement, parles-lui de ton ressenti, tu verras sa réaction...
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Zil2blé » mar. 29 nov. 2011 14:21

Fabs le vaurien a écrit : La psy m'a dit que je devrais venir la voir sur un sujet précis (pour essayer). Ce que je fis... allez savoir pourquoi, je décide de lui parler de mon rapport douloureux aux grandes surfaces et des angoisses inhérentes. Bingo.
C'est la première fois que je rencontre (enfin si on peut dire ça) quelqu'un qui a ce type de phobie... comme moi.
Aujourd'hui, ça s'est calmé parce que je ne fréquente plus les hyper marchés (je vais seulement une fois par mois dans un petite grande surface et le reste du temps je cible ce que j'achète dans tel ou tel petit commerce). J'ai essayé moi aussi d'analyser cela. Au début, je croyait que cette sensation d'oppression venait d'un gaz au niveau des rayons de produits frais (yaourts, etc...), parce que je ne pouvait pas me dire que ça pouvait venir des autres. Je n'avais aucune tendance agoraphobe, dans aucun autre lieu, et j'ai vécu pendant des années dans un pays où l'on ne te laisse jamais seul, où tu es toujours en promiscuité, en communauté. Puis j'en suis arrivé à comprendre que c'était le fait d'être au milieu d'une foule qui ne prêtait aucune attention à moi qui m'angoissait, au point de laisser mon caddy en plan et de sortir respirer l'air pur, au point d'avoir une conduite addictive avec du chocolat... Je serais très intéressé de savoir si c'est ce que tu ressentais et comment tu l'as analysé.
Fabs le vaurien a écrit : je me reconnecte avec l'enfant que je suis....et devient adulte.
Je suis dans la même démarche aujourd'hui. Merci de ce témoignage qui date de plusieurs mois mais dont je prend connaissance aujourd'hui. Le passage chez un psy est nécessaire pour avancer. Il est fréquent de trouver des thérapeutes qui ne peuvent pas nous faire progresser. Il ne faut pas pour autant se décourager et en essayer d'autres.J'avais envie de répondre ceci à Kidi Pharaon, mais je vois qu'il ne s'est pas reconnecté depuis le 4 juillet. J'espère qu'il poursuit son bonhomme de chemin et que son fardeau s'allège.

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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Zyghna » mar. 29 nov. 2011 19:00

Zil a écrit :Le passage chez un psy est nécessaire pour avancer.
Il n'est pas nécessaire, mais il peut être utile. A chacun de trouver sa propre voie pour avancer. Tu verras pas mal de cas différents par ici ^^
"Il est inutile d'être parfait, il faut seulement s'engager et mettre ses actions en cohérence avec ses valeurs" Brené Brown

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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par amalia » mar. 29 nov. 2011 21:05

Cyrano a écrit :Merci pour vos témoignages.
J'en retire que rien n'est facile (quelle surprise !). Vous pensez donc qu'il est préférable d'arriver en thérapie avec des objectifs clairs ? Je voudrais améliorer tel comportement ou tel travers ? Faut-il dire au psy nos soupçons quant à la douance ou bien le laisser se dépatouiller ? .

désolée, je ne prends le fil que maintenant, c'est peut etre un peu tard...

pour répondre à ta question : faut il parler des soupçons de douance au psy ?

si vous allez voir un spécialiste (il y a en a peu) pas la peine, il le verra vite ;

mais si vous allez voir qqn de non averti : une immense majorité, il n'y pensera pas car ce n'est pas enseigné en fac, ça ne fait pas partie des manuels diagnostiques, et ce n'est pas toujours évident : un surdoué "devrait" etre qqn de brillant, en réussite scolaire ou professionnelle, ect...selon la représentation commune ;
j'ai en mémoire un patient qu'a postériori je soupçonne d'etre HP mais masqué par une très faible estime de lui même (entre autre) ; aujourd'hui, si je l'avais devant moi, j’explorerais en priorité cette voie et je pense que la prise en charge en serait grandement facilité (le travail "sur ses symptômes" serait le même, mais arrêtant de se prendre pour un bon à rien, ça aurait grandement amélioré sa motivation au boulot et à la thérapie).

faut il des objectifs clairs en thérapie : oui, ça aide pour avancer ;-) ensuite, il faut aussi faire confiance à vos psys : certains "symptômes" qui n'ont apparemment rien à faire ensemble peuvent être l'expression de la même problématique ;

bon, cela étant, j'ai toujours pas fait tester ma fille ; sa psy ne semble pas chaude : pas habituée aux HP ?
Je n'ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c'est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson.''Rebecca West

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Re: Le diagnostique...et après ?

Message par Mlle Rose » mar. 29 nov. 2011 22:04

HS : chez les orthophonistes c'est la même chose. Je me rends compte seulement maintenant que je suis "avertie" que j'ai sans doute laissé passer beaucoup de personnes HQI avec des diagnostics flous, et avec en moi l'impression de ne pas être totalement satisfaite de mes conclusions...
Aujourd'hui, ceux-ci, ceux qui ne rentrent pas dans des cases bien nettes, c'est >psy >test et souvent = HQI (sans vouloir m'envoyer des fleurs, je me trompe rarement de plus de 10 points sur un QI ; quand je pose ce genre d'hypothèse, elle est avérée dans 90% des cas, je me paie souvent même le luxe de proposer une prédiction de profil au psychologue quand je l'appelle pour lui expliquer pourquoi je lui adresse tel ou tel patient, prédiction qui, souvent encore, est assez juste 8) )
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. E. de la Boétie
NB : Je ne réponds pas aux questions perso en mp, je manque cruellement de temps pour ça et déteste répondre aux gens à l'arrache. Donc... merci d'éviter :f:

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