Le diagnostic...et après ?

Ici vous pourrez échanger au sujet du diagnostic et de l'accompagnement
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Opsiala
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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par Opsiala » mar. 9 avr. 2019 20:15

Salut la compagnie! Test passé il y a quelques jours...
Je suis content du résultat, mais aussi, profondément triste.
Depuis tout petit je me suis senti en décalage au monde qui m'entoure. Je vous passerai mon "dégoût de la vie", mes multiples échecs, multiples ts...
C'est tout frais donc j'espère que ça ira mieux.(le plus vite serait le mieux quand même)
Au-delà de passer le test, pour confirmer que j etais different, je ne m'attendais pas du tout aux résultats. Thqi homogène. Ça me fait une belle jambe. J etais bien en pensant que j etais different, sans en avoir la preuve. Maintenant je ne suis pas bien, car je sais, que ce que je pense depuis toujours, est vrai.
On met des mots sur les maux de notre vie, mais est-ce que cela aide?
Dans mon cas, a tout de suite : pas du tout.
Pourquoi? Parce que je m etais forgé une personnalité, une personnalité passe partout, qui m'entend bien avec tout le monde, ne fais pas de vague...
Alors qu avec cette annonce, cette donnée sommaire, j'ai l'impression que tout s écroulez, que tous mes efforts n'ont servi à rien.
Je suis triste alors que je n'ai aucune raison de l'être.
J'ai la vie que l'on doit ou du moins que beaucoup aimerait avoir : une femme, des enfants, un boulot, un très bon niveau de vie. Et au final, est ce que tout cela me rend heureux . Et bien non, je ne crois pas.

Bref je m'étale un peu trop, ce n'est pas le sujet de ce topic.
Ou je voulais en venir, c'est que c'était pour moi essentiel de savoir, notamment pour mes enfants, mais au final je me dis que je vivrai mieux aujourd'hui, sans savoir.
Par contre ça me donne un point d'attention pour mes enfants.
La psy qui m'a fait passer le test m'a conseiller mensa, mais je ne vois pas l'intérêt d'aller dans un endroit où on élitise une faible partie de la population.
La diversité c'est très bien, et m'enfermer dans un groupe parce qu'on répond mieux que la moyenne a quelques questions, très peu pour moi.(je ne juge pas ceux qui sont ou qui comptent y aller, ce n'est que mon opinion)
Bon j'espère ne pas être trop hors sujet, auquel cas n'hésiter pas à me le dire, je réajusterai.
Si ça va pas, bouge, tu n'es pas un arbre !

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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par Swinn » mar. 9 avr. 2019 20:28

Tout change mais rien ne change......
Tu trouveras souvent cette phrase sur ce forum.

Le moment qui suit la remise des résultats, surtout lorsque ceux-ci sont très inattendus peut s'avérer délicat, pour moi ce fut presque dépressif. C'est une grosse remise en cause de ses croyances et de ses habitudes, notamment parce que tu as la possibilité de verbaliser une sensation que tu éprouves depuis toujours, et du coup tu ne sais pas trop que faire de la réalisation de cette sensation qui t'isole plus encore que ce que tu l'étais.

Ca va passer ( tout passe ). Cela prendra plusieurs semaines, voir plusieurs mois mais tu finiras par digérer cette nouvelle donnée, pour peu à peu découvrir qu'en en faire, et comment l'intégrer dans ta vie.
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Opsiala
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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par Opsiala » mar. 9 avr. 2019 20:39

Merci pour ton message.
Oui de toute manière la vie est cyclique, tout finit par passer.
Mais c'est ça qui est tonnant : tu as ton train de vie, tes habitudes, tes croyances. Tu passes un test, et juste après, "le résultat fait comme si-tu repartais de 0."

Surtout que je suis presque sûr que le résultat inverse aurait été tout aussi décevant.

C'est pour ça, qu'au final, garder ses doutes ça peut être bien aussi. Enfin, pour ma part, ou tout va bien dans ma vie, je me remets un titre épine, histoire de pimenter ma vie. Un peu maso quand même ^^
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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par Swinn » mar. 9 avr. 2019 20:55

L'effet du résultat positif du test c'est : boum dans ta face !!!
Le résultat inverse du test pour moi, cela aurait été : boum badaboum patatras !!!

Tu vois, c'est ça qui est cool sur un forum de gens intelligents, c'est qu'on y lis des choses intelligentes.
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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par Rianne » mar. 9 avr. 2019 22:13

Opsiala a écrit :
mar. 9 avr. 2019 20:15
Salut la compagnie! Test passé il y a quelques jours..
Je suis content du resultats, mais aussi, profondemment triste.
Depuis tout petit je me suis senti en decalage au monde qui m entoure. Je vous passerai mon "degout de la vie", mes multiples echecs, multiples ts...

C est tout frais donc j espere que ca ira mieux.(le plus vite serait le mieux quand meme)

Au dela de passer le test, pour confirmer que j etais different, je ne m attendais pas du tout aux resultats. Thqi homogene. Ca me fait une belles jambe. J etais bien en pensant que j etais different, sans en avoir la preuve. Maintenant je ne suis pas bien, car je sais, que ce que je pense depuis toujours, est vrai.
On met des mots sur les maux de notre vie, mais est ce que cela aide?

Dans mon cas, a tout de suite : pas du tout.
Pourquoi? Parce que je m etais forgé une personnalité, une personnalité passe partout, qui s entend bien avec tout le monde, ne fait pas de vague...
Alors qu avec cette annonce, cette donnée sommaire, j ai l impression que tout s ecroulz, que tout mes efforts n ont servit a rien.
Je suis triste alors que je n ai aucune raiso de l etre.
J ai la vie que l on doit ou du moins que beaucoup aimerai avoir : une femme, des enfants, un boulot, un tres bon niveau de vie. Et au final, est ce que tout cela me rends heureux ? Et bien non, je ne crois pas.

Bref je m etale un peu trop, ce n est pas le sujet de ce topic.
Ou je voulais en venir, c est que c etait pour moi essentiel de savoir, notemment pour mes enfants, mais au final je me dis que je vivrai mieux aujourd'hui, sans savoir.

Par contre ca me donne un point d attention pour mes enfants.

La psy qui m a fait passer le test m a conseillé mensa, mais je ne vois pas l interet d aller dans un endroit ou on elitise une faible partie de la population.
La diversité c est tres bien, et s enfermer dans un groupe parce qu on repond mieux que la moyenne a quelques questions, tres peu pour moi.(je ne juge pas ceux qui sont ou qui comptent y aller, ce n est que mon opinion)

Bon j espere ne pas etre trop hors sujet, auquel cas n hesiter pas a me le dire, je reajusterai.
A Mensa y'a de tout, c'est pas forcement élitiste, c'est une assos comme une autre avec un critère commun qui réuni les gens. Rien d'original en somme pour une assos. Mais ca permet d'échanger de manière très décomplexée sur le sujet et sans que personne ne te juge sur tes différences si tu en as ou tes petites manies ... après y'a des imbéciles comme partout, pas moins pas plus. Mais t'as aussi des profils tellement intéressant de gens qui ne se montrent pas ou qui s'expriment peu, tu as aussi des aspies qui change ta façon de voir les choses parfois... je trouve que c'est plutôt pas mal en terme de diversité, voir même rare)

Au début en effet, j'ai été aussi chamboulé comme toi par le résultat du test puis en fait la vie reprend son court normal car ca change en fait rien, t'es ni plus ni moins qu'avant. Ouai si pour l'égo et la prise de recul c'est assez cool. Perso j'ai arrêté le psy, je n'en vois pas l'intérêt pour moi (j'ai tenu 2 séances lol) Tout ca pour dire qu'il faut un temps pour absorber le résultat du test et tu y verras plus clair après je pense :)

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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par Traum » mer. 10 avr. 2019 09:46

Je plussoie @Rianne : à Mensa, il y a de tout.
Personnellement, j'ai eu besoin de rejoindre une (en fait : deux) associations de surdoués après que ma douance ait été identifiée. J'avais besoin de comprendre, d'échanger à ce sujet, de mettre des mots, de rencontrer des gens qui avaient un parcours potentiellement proche du mien. (Le forum m'a servi à ça aussi.) Ça m'a aussi permis d'étendre à peu de frais mon cercle de sociabilité et d'avoir accès à un grand nombre d'activités différentes. Là où je suis, la vie associative est très riche et les activités diverses sont nombreuses : sorties au restaurant, en café / bar privatisé, au musée, à des conférences, chez l'un ou l'autre pour des ateliers tricots, soirées jeux… Bref, il y a, comme on dit, « à boire et à manger ». Personne ne vous dira que vous pensez trop vite ou que vous vous posez trop de question. Personne ne vous regardera de travers parce que ça fuse. Je crois que c'est ça, pour ma part, le plus agréable.
Paradoxalement, c'est à la fois fermé (puisqu'il faut avoir passé soit leur test maison, soit avoir obtenu au moins 132 à la WAIS-IV), mais c'est très ouvert en termes de profil. Je comprends la gêne qu'il y a à cette idée de sélection quant aux performances intellectuelles (est-ce une gêne « culturelle » étant donné la forte charge psychique dont on investit l'intelligence en France ?), mais mon esprit pragmatique me dit que ce n'est peut-être pas si différent d'autres formes d'associations qui peuvent utiliser aussi certains critères pour recruter…
Ensuite, à Mensa, c'est comme toute association : les gens ne sont pas meilleurs qu'ailleurs, les conflits existent, le risque d'entre-soi aussi, etc., etc. Bref, rien ne sert d'idéaliser Mensa, mais à l'heure actuelle, j'apprécie suffisamment d'en être membre pour renouveler ma cotisation. Mais mes raisons d'en rester membre ont bien changé par rapports aux tout débuts. (De même que mes raisons de rester sur le forum. ;) )
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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par kali » lun. 13 mai 2019 13:21

Bonjour !
après avoir eu un diagnostic positif, j'ai eu besoin de digérer la nouvelle, et aussi de m'inscrire sur le forum pour discuter avec des gens a priori concernés, mais pas forcément qu'au sujet de la douance, puisque je ne le maîtrise pas suffisamment. Je me sens encore un peu sonnée, "et maintenant ? qu'est-ce que je fais avec ça ?" mais je pense qu'il va falloir un peu de temps.

Gabriel
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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par Gabriel » jeu. 16 mai 2019 17:31

Hello,
Je m'ajoute à la cohorte.
Pour ma part, ce qui me frappe, c'est le décalage qu'il peut y avoir entre l'avant et l'après. Comme pour beaucoup, j'ai au connaissance du haut potentiel un peu par hasard, au détour d'une enieme réflexion existentielle. Et l'on s'engouffre alors dedans, y trouvant une forme de fil conducteur donnant un peu plus de sens à sa vie. Alors, il y a comme une tension qui nait de ce que ce diagnostic pourrait "tout" expliquer...on ne veut pas y croire en même temps, on est critique vis à vis d'un sujet à la mode...mais l'idée est installée, l'intuition est est en marche, il faut passer le test.
Puis on passe le test. Pour ma part, une angoisse à son paroxysme. La voix et les membres tremblants, moi qui suis d'un naturel plutôt serein habituellement. Et oui Le verdict tombe. La confirmation de notre intuition. Il y a comme un soulagement. Mais en même temps, l'impression que ça ne change rien. L'envie d'apprendre à se redécouvrir, à faire équipe avec soi même, fonctionner en phase avec son fonctionnement.
Il y a eu aussi une phase de déni. Déni de viabilité du test, déni des compétences du psychologue, Le coup de chance, etc.
On ne comprend pas ce que "être parmi les 2% les plus élevés au QI" Et avoir ce fonctionnement particulier peut véritablement nous apporter Et fondamentalement changer, d'un point de vue pratique et concret au jour le jour.
Bref, j'en suis la aujourd'hui.
Même si ça n'explique pas tout, mais si ça ne me transforme pas Du jour au lendemain, je suis heureux d'avoir un peu plus de compréhension de moi même. Ce diagnostic est important pour moi, je dois l'admettre, même si je ne sais pas quoi en faire aujourd'hui.

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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par Unesoprano » mer. 10 juil. 2019 19:07

https://youtu.be/K0LGRWcMq1Y

Je ne vous dévoile pas mes chiffres, parce que ce n’est pas cela que je recherchais en passant le test et que cela ne me passionne pas. J’ai de quoi mûrir afin de me permettre d’avancer sur « L’Art-thérapie, pourquoi, vers qui », un de mes dossiers actuel.

Je suis émue et enrichie par cette aventure, et je vous remercie de m’avoir permis d’oser aller vers cette découverte de moi-même au travers de ce test. Vos questions pertinentes ont su jouer leur rôle. C’est un très beau cadeau.
Merci aussi pour ces rencontres récurrentes ici, ou grâce à ici.

Bon voilà, c’était la séquence gratitude et émotions. :huhu:
« Nos têtes sont rondes pour que nos idées puissent changer de direction. »Francis Picabia

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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par Bulle d'o » jeu. 11 juil. 2019 00:40

@Unesoprano Merci pour ton merci. Passés par là, la distance vient certainement plus vite que prévue lorsqu'on a déjà pris de la distance et la douceur nécessaire pour soi-même, avant même ce test.

Par contre, je reste persuadée qu'identifier deux trois petites choses sur son fonctionnement soulage. L'aventure et le retour étant un poil valorisants car de facto, il y'a quelque chose de validé de l'ordre de "ch'uis pas con, tiens!"; ça peut aider à rassembler le courage pour se dire à soi, j'avais pas tort sur ce que je sentais de moi. Et de là, si elle fait encore défaut, la confiance a tout loisir de s'installer.

Après, du coup, les rencontres se sont faites car elles étaient simplement fluides. Tu étais et tu es fluide ici. Simplement merveilleusement, toi. Savoures.
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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par Swinn » jeu. 11 juil. 2019 16:04

Magnifique cette modification de profil @Unesoprano.
Tu as mené une belle démarche et j'ai trouvé plutôt intéressant le cheminement qui t'as conduit à passer le test.

Une fois le "diagnostic" posé, qu'en faire ?
Il ne faut pas forcer les choses, l'appartenance objective au "Club des 2% " est déjà suffisamment étrange en soi.
Peut être juste le laisser rouler tranquillement dans sa tête jusqu'à ce que la façon de s'appréhender et donc d'appréhender les autres finisse par apparaître.
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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par M@triX » dim. 18 août 2019 21:20

Gabriel a écrit :
jeu. 16 mai 2019 17:31
Hello,
Je m'ajoute à la cohorte.
Pour ma part, ce qui me frappe, c'est le décalage qu'il peut y avoir entre l'avant et l'après. Comme pour beaucoup, j'ai au connaissance du haut potentiel un peu par hasard, au détour d'une enieme réflexion existentielle. Et l'on s'engouffre alors dedans, y trouvant une forme de fil conducteur donnant un peu plus de sens à sa vie. Alors, il y a comme une tension qui nait de ce que ce diagnostic pourrait "tout" expliquer...on ne veut pas y croire en même temps, on est critique vis à vis d'un sujet à la mode...mais l'idée est installée, l'intuition est est en marche, il faut passer le test.
Puis on passe le test. Pour ma part, une angoisse à son paroxysme. La voix et les membres tremblants, moi qui suis d'un naturel plutôt serein habituellement. Et oui Le verdict tombe. La confirmation de notre intuition. Il y a comme un soulagement. Mais en même temps, l'impression que ça ne change rien. L'envie d'apprendre à se redécouvrir, à faire équipe avec soi même, fonctionner en phase avec son fonctionnement.
Il y a eu aussi une phase de déni. Déni de viabilité du test, déni des compétences du psychologue, Le coup de chance, etc.
On ne comprend pas ce que "être parmi les 2% les plus élevés au QI" Et avoir ce fonctionnement particulier peut véritablement nous apporter Et fondamentalement changer, d'un point de vue pratique et concret au jour le jour.
Bref, j'en suis la aujourd'hui.
Même si ça n'explique pas tout, mais si ça ne me transforme pas Du jour au lendemain, je suis heureux d'avoir un peu plus de compréhension de moi même. Ce diagnostic est important pour moi, je dois l'admettre, même si je ne sais pas quoi en faire aujourd'hui.
C'est exactement ce que je ressens... Cela fait un mois aujourd'hui que le diagnostic est tombé. Je m'y attendais (puisque j'ai fait le test), mais... "pas à ce point là" (j'imaginais un QI à 125 pas 135-140; une ou deux légères hyperstimulabilités, pas 4 à presque 10/10). J'arrive pas à digérer... me sens un alien parmi les aliens. Je pense que comme certains j'éprouve le besoin de rejoindre des organisations...
Swinn a écrit :
jeu. 11 juil. 2019 16:04
Magnifique cette modification de profil @Unesoprano.
Tu as mené une belle démarche et j'ai trouvé plutôt intéressant le cheminement qui t'as conduit à passer le test.

Une fois le "diagnostic" posé, qu'en faire ?
Il ne faut pas forcer les choses, l'appartenance objective au "Club des 2% " est déjà suffisamment étrange en soi.
Peut être juste le laisser rouler tranquillement dans sa tête jusqu'à ce que la façon de s'appréhender et donc d'appréhender les autres finisse par apparaître.
Rouler tranquillement? N'est-ce pas justement une caractéristique des HP/... de ne pas être capable de "rouler tranquillement"?

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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par Taem » mar. 20 août 2019 10:33

Rouler tranquillement? N'est-ce pas justement une caractéristique des HP/... de ne pas être capable de "rouler tranquillement"?

Je ne sais pas si on peut vraiment parler de caractéristiques. Par contre, savoir que l'on est HP peut aider à se dépatouiller dans ses pensées, et peut-être de ne pas s'en vouloir de mouliner sur des sujets qui n'ont pas encore de réponses. :blond:

Donc quelque part, savoir que des fois selon les sujets on ne va pas "rouler tranquillement", permet paradoxalement de laisser filer la voiture sans essayer de la retenir. Il y a une belle part d'acceptation à faire aussi.

Certains appelleront ça le lâcher-prise, dans mon cas je vois ça plutôt comme une sorte de résiliation dans laquelle la notion de passivité (qui m'interroge dans ma vision du lâcher-prise, sûrement à l'origine de mon incompréhension de ce concept par mauvaise approche des termes) se retrouve brisée au profit d'une nécessité active de laisser le cerveau mouliner sans obligations de résultats.

Similaire mais différent à la fois, j'espère ne pas avoir été pompeux mais assez clair :blond:

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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par M@triX » mar. 20 août 2019 21:20

@Taem , c'est clair pour moi :)

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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par Taem » mer. 21 août 2019 12:42

Me reste plus qu'à me l'appliquer :p Je me fatigue à donner plus de conseils aux autres que je ne m'en applique..

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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par Jean-Louis » lun. 26 août 2019 12:59

Plus d’un an après le diagnostic. J’ai, depuis mai 2018 laissé de côté cette caractéristique de ce que je suis. Je suis en plein chamboulement professionnel avec tous les questionnements et angoisses qui vont avec. J’ai lu le sujet quasi en entier et il y a beaucoup de messages extrêmement intéressants et positifs et optimistes. Je trouve ici certaines balises qui me permettent de me recaler émotionnellement et d’objectiver positivement les choses.
J’ai lu un livre qui m’a beaucoup parlé : « S’affranchir de la honte » par John Bradshaw. Ce livre fait echo à ton message @Bulle d’o: « Je suis moi et je crois que j'ai enlevé une chose : la honte d'être soi ». Ce livre m’a ouvert les yeux sur le fait que je suis complètement imprégné de honte et de culpabilité. Que je vie, agit, décide, interagit socialement sous la coupe de la honte. Et quand on a honte, qu’on se trouve anormal tout est plus compliqué. S’affirmer est compliqué, faire valoir son point de vue, s’opposer. Pourquoi je m’affirmer si j’estime ne rien valoir, si je ne m’aime pas. Pour moi c’est important d’avoir conscience de ça.
Quoi faire ?
En condensé il s’agit d’arrêter de se faire des nœuds au cerveau, arrêter de chercher à l’extérieur comment aller bien à l’intérieur. Se faire confiance, remplacer ce sentiment de honte et d’anormalité par un amour sincère envers ce qu’on est. Être au clair avec ces valeurs et vivre au quotidien en accord avec elles. Prendre ses responsabilités et les assumer. Par moment s’opposer farouchement quand notre intégrité, notre frontière personnelle est menacée et donner de l’amour quand les choses sont belles.
J’ai l’impression de commencer à voir ce vers quoi il faut aller.
J’ai également réussi à m’affirmer professionnellement dernièrement. Je me suis opposé frontalement à un chef qui me demandait quelque chose qu’il n’avait pas à me demander. Je pense qu’avant j’aurai courbé le dos et répondu favorablement à sa demande. Là, j’ai tenu bon, sans m’énerver ni partir dans les tours. Il a buté sur une sorte de mur de calme et de ténacité et à finit par abdiquer. Sur le coup c’est dur émotionnellement, mais quelle fierté !!! C’est le « moi » intègre et juste qui s’est exprimé.
Le maléfice est néanmoins puissant et va demander encore beaucoup de travail pour ne pas (re)tomber dans les affres du dénigrement de soi.
Un grand merci à toutes celles et ceux qui ont « tracés » un chemin et qui l’éclairent de leurs conseils.

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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par Bulle d'o » dim. 22 sept. 2019 02:02

@Jean-Louis je n'avais pas vu que tu m'avais cité en retour, pardon.

S'apprécier sincèrement, certes, pour ensuite pouvoir se poser dans la bonne mesure. Ça fait 9 mois, ça chemine bien de mon côté et ça commence à porter ses fruits..... Ça m'a amené de la tolérance, avec moi même et donc avec autrui, aussi.
"Je ne communique pas mes jugements, je ne suis pas un donneur de leçons, l'observation du monde ne suscite chez moi qu'un dialogue intérieur, un interminable dialogue avec moi-même."

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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par valérie » mer. 9 oct. 2019 21:25

Bonjour
Je voulais partager avec vous mes réflexions presque 6 mois après mon passage de la WAIS4, 6 mois après que la psy m’a dit « ah mais je n’ai aucun doute que vous soyez HP »
Il y a d’abord le moi avec le moi :
un grand bond dans mon estime de moi entretenu par de l’auto bienveillance exercée avec la méthode Coué devant le miroir. J’ai gagné en confiance et en sérénité vis-à-vis de mes capacités. Concrètement j’ai décidé de me lancer dans le syndicalisme sans peur et en étant persuadée que je saurai apprendre vite et bien tous les rouages du code du travail. Ca c’est fait check
Il y a ensuite moi avec les autres :
là c’est quand même compliqué. En effet, avant quand une personne était complètement à côté de la plaque sur un sujet ( du moins de mon point de vue), je pensais que c’était par facilité ou par paresse ou par égoïsme etc … Je n’aurai jamais pensé que c’était juste que son raisonnement était à la hauteur de ses capacités ( oh la la que ça fait prétentieux) ou qu’elle n’était pas en mesure de proposer autre chose à ce moment-là.
Du coup maintenant je passe beaucoup de temps à me poser des questions sur comment sera reçu un de mes raisonnements et pour savoir si je dois prendre du temps pour expliquer plus longuement.
Et c’est là toute la difficulté, comment savoir quand je dois développer ou aller moins vite parce que encore récemment je me suis rendue compte, après coup, que une de mes propositions avait été comprise de manière bancale , or je ne l’avais même pas anticipé tellement le truc me paraissait évident.

Le risque est donc de vouloir tout développer au risque que le gens se sentent pris pour des cons.

Alors là je suis un peu fatiguée car je travaille dans un service support au contact de tous les autres services avec plein de monde différent sur tout un tas de sujet. J’ai l’impression de passer mon temps à m’adapter.

Avez-vous ou ressentez-vous ces mêmes difficultés ? Comment faites-vous pour gérer ?

Merci d'avance de vos retours

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Re: Le diagnostic...et après ?

Message par Bulle d'o » sam. 12 oct. 2019 00:13

@valérie oh que oui, je ressens ça encore largement sur le "moi avec les autres" (testée depuis moins d'un an...). Et parfois, dans le cadre du travail, m'adapter j'en ai marre, et parfois je pense que je me la pète un peu aussi!
Et parfois je me dis que j'en ai marre de lutter sur des choses différentes des autres car mes collègues ne comprennent littéralement pas de quoi je me plains quand j'ai envie de m’épancher.
Je m'en veux également car je banalise trop les choses simples car seules celles qui me stimulent intellectuellement, me semblent mériter que je m'y attarde.... Ben non, ça marchait pas comme ça en espace scolaire et ça ne marche toujours pas comme ça dans le travail : les trucs que tu trouves chiants, tu dois quand même les faire. Même si tu te rends compte que "tes trucs chiants", c'est souvent pas les trucs chiants des autres.
"Je ne communique pas mes jugements, je ne suis pas un donneur de leçons, l'observation du monde ne suscite chez moi qu'un dialogue intérieur, un interminable dialogue avec moi-même."

Les désorientés (2012) de Amin Maalouf

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