Quel psy avez-vs choisi et comment? Pr QI ou thérapie?

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Lours
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Re: Quel psy avez-vs choisi et comment? Pr QI ou thérapie?

Message par Lours » dim. 3 déc. 2017 16:22

Etoile filante a écrit : 1.Qui avez vous choisi pour les passer, je veux dire par là quelle sorte de professionnel ? (psychologue, psychologue spécialisé, neuropsychologue, etc...)
2.Pourquoi l'avez vous choisi lui et pas un autre ? (conseils de Melle Rose ou d'un ami, bon feeling, spécialisé...)?
3. Avez-vous parcouru bcp de km pour le passer?
4. Etiez vous content de son comportement lors de la passation et pourquoi?
5. Y'a t'il certains qui ont eu un mauvais feeling avec un psy et l'ont passé quand même avec lui? L'avez vous regretté par la suite?

Pour ceux qui ont choisi de suivre une thérapie par la suite:
6. Le psy qui vous a suivi était-il obligatoirement spécialisé en douance?
7. S'il ne l'était pas, s'est il adapté à votre potentiel d'une façon particulière (ex: en parlant plus que d'habitude) ou s'est-il comporté exactement pareil qu'avec n'importe quel patient, s'est-il renseigné sur le sujet spécialement pour vous?
8.Quelles types de thérapie avez-vous préféré? (manger du chocolat toute la journée...ne fait pas partie des réponses possibles!!!! :rofl: )


1. J'ai choisi une psychologue spécialisée dans la douance, enfants et adultes. Critère indispensable.

2. Car je n'avais aucune idée de chez qui aller, j'ai simplement demandé une liste à l'AFEIP du coin des psychologues spécialisés dans ma région, puis une petite investigation m'a amenée à choisir l'un plutôt que l'autre. Choix tout à fait arbitraire au final. Une plutôt que un. Pas de "feeling" préalable car échange uniquement par mail / sms avant passation du test. Quand j'y étais, pas de retour possible, c'était l'heure de passer sur le feu.

3. Un peu moins de 200kms. J'imagine que la question sous-jacente est "combien de kms feriez-vous pour vous aller passer le test.". J'aurais sans doute choisi plus proche si je n'avais pas pris le rdv au milieu de rdv pour ma tournée de boulot dans le même secteur géographique.

4. Approche assez froide = égale assez neutre dans mon esprit ce qui m'a rassuré. Comme indiqué dans ma présentation, radio allumée dans la salle d'attente qui m'a perturbée lors des premiers subtests et puis un cube oublié dans le subtest des formes à refaire. J'aurais aimé qu'elle précise plus souvent que certains étaient chronométrés et d'autres non. Je voyais juste son téléphone portable qu'elle déclenchait ou pas.
D'ailleurs vous avez aussi eu les subtests sur des photos affichées sur un ordinateur portable? Et des photocopies pas forcément claires pour les symboles?
Compte rendu très pro, malgré mon émotion.

5. Pas le choix mais pas de regrets.

6,7 et 8 non concerné car suivi auparavant par un autre thérapeute. (spécialisé douance enfant.)

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Sychokwack
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Re: Quel psy avez-vs choisi et comment? Pr QI ou thérapie?

Message par Sychokwack » mar. 6 févr. 2018 14:02

J'apporte désormais ma contribution...

1.Qui avez vous choisi pour les passer, je veux dire par là quelle sorte de professionnel ? (psychologue, psychologue spécialisé, neuropsychologue, etc...)
Psychologue spécialisée
2.Pourquoi l'avez vous choisi lui et pas un autre ? (conseils de Melle Rose ou d'un ami, bon feeling, spécialisé...)?
Appartenant à une structure recommandée par la psychologue avec laquelle j'ai engagé un suivi thérapeutique
3. Avez-vous parcouru bcp de km pour le passer?
Non (15km)
4. Etiez vous content de son comportement lors de la passation et pourquoi?
Oui, car à la fois bienveillant et permettant l'objectivité du test.
6. Le psy qui vous a suivi était-il obligatoirement spécialisé en douance?
Non "spécialisée" mais comme c'est elle qui m'a initialement dirigé vers cette hypothèse, compétente et capable de prendre en compte le fonctionnement haut potentiel dans la thérapie.
8.Quelles types de thérapie avez-vous préféré? (manger du chocolat toute la journée...ne fait pas partie des réponses possibles!!!! :rofl: )
Orientation TECC (Emotionnelle-Cognitive-Comportementale), avec les techniques concernant l'ACT (Acceptation et Engagement), la Pleine Conscience (Meditation), thérapie des schémas...

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altima
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Re: Quel psy avez-vs choisi et comment? Pr QI ou thérapie?

Message par altima » mer. 17 juil. 2019 10:04

lobo a écrit :
lun. 15 déc. 2014 08:55
Hors-sujet
Léo a écrit : Après, je trouve que le "langage" est souvent une barrière quand on a du mal à lâcher prise et à tout dire. Il s'agit d'un apprentissage de la confiance je crois et pour moi c'est long, lent, laborieux d'en arriver là et de réussir à "tout dire"... [/i]
Moi aussi je trouve que le langage peut devenir un barrière, dans le sens où c'est une construction consciente où parfois manquent les émotions, les sensations.
NB: mon message fait doublon avec celui que j'ai posté ultérieurement dans un topic plus approprié.

Je ressors ce topic, précisément à cause des limites du langage dans une thérapie dite classique.

Pour ma part, j'ai entamé une thérapie TCC. J'ai choisi la personne et non l'orientation thérapeutique, car il se trouve qu'elle s'y connaît en HPI.

Mais, car il y a un mais, je me retrouve confrontée à nouveau à ces limites (qui sont sûrement les miennes en premier lieu): j'ai l'impression qu'on essaie de me faire dire des choses pour coller aux réponses attendues.
Pas facile d'expliciter, en gros : elle me questionne et souvent, je n'arrive pas à répondre (déconnexion d'avec mes émotions et ressentis, et beaucoup de mal à me souvenir de ceux-ci quand il s'agit d'évoquer des situations passées). Par contre, souvent, je vois où elle veut en venir et je me surprends à répondre docilement dans le sens attendu. Car il s'agit alors de mettre en évidence un fonctionnement caractéristique au niveau cognitif.

C'est sûrement pas très clair, pour l'instant je ne me sens pas trop encline à déballer davantage.
Par contre, pour donner une idée de la situation, je compare ça à celle du gamin à qui le prof tente d'expliquer le raisonnement menant à la solution du problème. Il y va par étapes avec des questions du genre: ils sont combien à aller au parc? Donc ils vont devoir payer combien d'entrées? Et alors, s'ils paient tous, ça va faire combien? etc.
Et à la fin, le gamin, guidé plus que guidé, va donner la bonne réponse, mais sans avoir rien compris. Il a compris que s'il DISAIT tel ou tel mot, le prof considérerait qu'il a compris et basta.

Je n'ai pas dit à ma thérapeute que ça se passait comme ça (c'est tout récent) et je vais le faire bien sûr. Elle m'écoute quand je dis que je ne sais pas répondre, mais du coup elle essaie de trouver des biais pour me ramener vers la question en suggérant pas très finement les réponses - enfin c'est moi qui vois ça comme ça.
J'ai l'impression de jouer le jeu, mais de voir toutes les ficelles, c'est gros comme une maison et du coup je ne suis pas impliquée...

Je discerne les limites du verbal et ça m'effare: finalement, je pourrais dire n'importe quoi, elle se baserait là-dessus pour me déclarer comme allant bien ou pas.
Evidemment, vous allez me dire que si le patient n'est pas honnête et pas partie prenante de sa thérapie, ça ne marchera jamais.
J'envisage de compléter par une aide davantage intuitive, corporelle, bref une thérapie d'ordre psycho-corporel qui me mette directement en contact avec moi, parce que parler pour parler, je fatigue un peu...

Est-ce que ça parle à d'autres?
ça serait une sorte de faux-self mis en place pour m'éviter de me confronter à moi-même?
ça serait assez spécifique aux TCC ? (j'en avais déjà entamé une et j'avais eu le même type de vécu)
@Sychokwack j'en profite pour te demander ce que tu penses avec le recul des approches que tu as mentionnées et expérimentée (ACT je connaissais mais pas l'autre).

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Re: Quel psy avez-vs choisi et comment? Pr QI ou thérapie?

Message par Sherlock_28 » mer. 17 juil. 2019 11:05

altima a écrit :
mer. 17 juil. 2019 10:04

Je discerne les limites du verbal et ça m'effare: finalement, je pourrais dire n'importe quoi, elle se baserait là-dessus pour me déclarer comme allant bien ou pas.
Evidemment, vous allez me dire que si le patient n'est pas honnête et pas partie prenante de sa thérapie, ça ne marchera jamais.
J'envisage de compléter par une aide davantage intuitive, corporelle, bref une thérapie d'ordre psycho-corporelle qui me mette directement en contact avec moi, parce que parler pour parler, je fatigue un peu...

Est-ce que ça parle à d'autres?
ça serait une sorte de faux-self mis en place pour m'éviter de me confronter à moi-même?
Bonjour altima,
Ça me parle haut et clair, les limites du verbal, mais pas que: le faux-self ne passe-t-il que par le verbal? Certes, le corps, la gestuelle peuvent nous trahir, mais si on est bon acteur (ou actrice) il faut quelqu'un de (sur)doué en face pour lire les signes. Quand j'ai passé le test, la psy m'a expliqué que j'allais très bien, alors que si j'ai fait le pas de consulter, c'est justement parce que je n'allais pas bien!
Quant à être honnête, le masque du faux-self est une seconde nature, tu ne peux pas le laisser tomber comme ça, en claquant des doigts.
Si l'idée c'est de te mettre en contact avec toi, je te conseillerai plutôt de voir un(e) relaxologue/sophrologue. Là encore, il faut trouver la bonne personne, mais tu auras beaucoup moins à parler :))
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Re: Quel psy avez-vs choisi et comment? Pr QI ou thérapie?

Message par altima » mer. 17 juil. 2019 12:10

Bien sûr que le faux-self passe aussi par le non-verbal et en ce qui me concerne j'ai beaucoup de facilité à adopter l'attitude physique de quelqu'un d'abattu et triste... ce qui rend cohérent l'ensemble de mon discours.
S'il y avait des indices dissonants, le thérapeute s'en apercevrait sûrement. Je me sens enfermée dans le fonctionnement d'un malade qui connaîtrait déjà les répliques à sortir pour prouver qu'il va mieux. Encore une fois ça me fait très peur de penser qu'il suffit de quelques mots pour faire basculer un diagnostic d'un côté ou de l'autre - même si ma thérapeute a quand même pris quelques séances pour m'observer avant de tirer certaines conclusions.

Concernant l'idée de consulter quelqu'un d'autre pour avoir une approche plus directe et moins verbale, ma décision est de toute façon plus ou moins prise.
J'ai déjà une référence à contacter, ce qui me retient est l'aspect financier (mes consultations actuelles sont partiellement prises en charge ) et le recul nécessaire pour ne pas agir sur un coup de tête.
Je ne voudrais pas non plus saborder ce que j'ai entamé en allant voir ailleurs, même si l'approche n'a rien à voir.
Là j'aurais juste envie que quelqu'un n'essaie pas de m'expliquer et rationnaliser, mais simplement m'accepte pleinement et prenne soin de moi sans pathologiser non plus.
Disons que ça me mettrait davantage dans une posture proactive, parce que le discours méta sur comme je me sens, qu'est-ce que je me dis... je n'en vois plus le sens actuellement.

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