Haut Potentiel et QI hétérogène

Ici vous pourrez échanger au sujet du diagnostic et de l'accompagnement
Différente
Messages : 298
Enregistré le : ven. 9 sept. 2016 12:00
Présentation : [url=https://adulte-surdoue.fr/viewtopic.php?t=7780]C'est ici ![/url]
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 32

A l’inverse j’ai du mal à comprendre ce qui se cache réellement derrière cette phrase.

Pour moi cela revient au débat « intelligence innée » versus « intelligence acquise », à savoir ce que le test tente réellement et/ou veut tenter de quantifier/qualifier...
HQI-Asperger

« Je me heurte parfois à une telle incompréhension de la part de mes contemporains qu'un épouvantable doute m'étreint : suis-je bien de cette planète ? Et si oui, cela ne prouve-t-il pas qu'eux sont d'ailleurs ? » - Pierre Desproges
Proxima
Messages : 564
Enregistré le : mar. 2 oct. 2018 19:23
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 42

Fish a écrit :
dim. 28 juil. 2019 09:25
La quantité peut améliorer la précision, mais pas toujours.

Imaginons une balance qui présente à la fois un biais systématique et une erreur aléatoire. On utilise cette balance avec un poids étalon connu d’1kg. On a à chaque fois des résultats différents, mais en mesurant plein de fois le même étalon, on pourra faire une moyenne et déduire le biais systématique.
► Afficher le texte
(j'ai mis la majeure partie de la citation en spoiler pour alléger l'affichage)

J'ai toujours été dubitatif face aux arguments qui visent à démontrer qu'il est impossible d'avancer dans la recherche en listant des problèmes connus, tout en supposant qu'ils sont à la fois incontournables et sans solution.
Si les techniques actuelles ont leur limites, il est toujours envisageable de changer de technique, ou même, de changer globalement l'approche d'une problématique qui mène dans une impasse.
Penser que cela est impossible parce qu'on ne l'a pas encore fait revient à arrêter toute recherche sans se poser de nouvelles questions. C'est la politique de statu quo. (Je viens de découvrir que le statu quo est également un biais cognitif )
Hors-sujet
En psychologie économique, on appelle biais de statu quo la résistance au changement, une attitude mentale qui fait apparaître quelque nouveauté comme apportant plus de risques que d'avantages possibles.
Dans le domaine de l'éthique appliquée, pour tenter d'éviter ce biais, le philosophe Nick Bostrom pensa au test de l'inversion qui consiste à proposer l'inverse d'une proposition et si celle-ci est considérée comme indésirable, la proposition de départ doit nécessairement être désirable.
Avatar du membre
Gail
Messages : 98
Enregistré le : ven. 14 juin 2019 23:08
Présentation : viewtopic.php?f=9&t=10205#p302753
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : Vendée
Âge : 38

Différente a écrit :
mer. 4 sept. 2019 09:33
A l’inverse j’ai du mal à comprendre ce qui se cache réellement derrière cette phrase.

Pour moi cela revient au débat « intelligence innée » versus « intelligence acquise », à savoir ce que le test tente réellement et/ou veut tenter de quantifier/qualifier...
De ce que j'en ai compris, il dit simplement qu'il est mathématiquement possible de calculer un QIT quelques soient les écarts entre les indices, c'est une sorte de moyenne pondérée. Mais autant cela peut avoir un sens sur des résultats homogènes, autant ça ne veut rien dire sur des résultats hétérogènes.

Pour simplifier à l'extrême, si on imagine un cursus à 2 matières, par exemple math et français, on peut utiliser la moyenne générale pour caractériser un élève qui aurait 10 en math et 12 français: dire "il a 11 de moyenne " donne une idée de ses performances. Par contre, pour un élève qui a 3 en français et 19 en math, dire "il a 11 de moyenne" donne une vision complètement fausse de l'élève.
"Si vous entendez un bruit de sabots, pensez à des chevaux, pas à des zeebres"
Aphorisme médical pour inciter les etudiants zélés à rechercher d'abord les diagnostics les plus fréquents plutôt qu'une maladie rare
Différente
Messages : 298
Enregistré le : ven. 9 sept. 2016 12:00
Présentation : [url=https://adulte-surdoue.fr/viewtopic.php?t=7780]C'est ici ![/url]
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 32

Merci Gail. J’ai lu trop vite le message de Unesoprano, c’est que parfois on peut lire que des résultats hétérogènes ne sont pas représentatifs et c’est dans ce cadre que cela m’interroge.
HQI-Asperger

« Je me heurte parfois à une telle incompréhension de la part de mes contemporains qu'un épouvantable doute m'étreint : suis-je bien de cette planète ? Et si oui, cela ne prouve-t-il pas qu'eux sont d'ailleurs ? » - Pierre Desproges
Avatar du membre
Fish
Poisson Pilote
Messages : 616
Enregistré le : dim. 3 janv. 2016 18:33
Présentation : http://adulte-surdoue.fr/presentations/ ... t7018.html
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 42

Proxima a écrit :J'ai toujours été dubitatif face aux arguments qui visent à démontrer qu'il est impossible d'avancer dans la recherche en listant des problèmes connus,
Les statistiques ne te demandent pas ton avis (ni le mien). Les sciences en général, les mathématiques en particulier, c'est factuel. Il n'y a pas de place pour les "je pense que". Ce n'est pas la première fois que tu confonds avis personnel, intuition, et science.

Je n'ai jamais dit qu'il était impossible d'améliorer la précision du test. Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser intuitivement, il ne suffit pas de tester des tonnes de surdoués pour améliorer la précision dans le haut. Pour bien faire, il faut tester énormément de gens au hasard. Il faut prendre soin de garder un échantillon représentatif de la population générale, c'est très important!

Si on fait passer le test à 100 personnes prises au hasard, on peut s'attendre à obtenir 2 personnes au delà de 130. Peut être qu'on en aura en fait 3, 5 ou zéro. Si on fait passer le test à 1000 personnes, on en aura environ une vingtaine au delà de 130, ce qui reste faible. Si on teste 1 million de personnes, on en aura 20.000 au delà de 130, et on pourra faire plein de supers études avec une grande fiabilité. Mais on peut rarement se permettre un tel luxe. On doit faire avec ce qui est possible dans le monde réel, pas ce qu'on aimerait dans un monde de Bisounours où on peut tester arbitrairement autant de gens qu'on veut. Un ordre de grandeur du faisable est donné par l'étalonnage de la WAIS: un échantillon de 1000 personnes en France. Améliorer la précision n'est pas impossible "parce que la technique est mauvaise", ni par "status quo" ou "résistance au changement", mais parce que c'est coûteux et long à mettre en œuvre, et que réduire les coûts en ne testant que des surdoués est une fausse bonne idée émise par ceux qui ne comprennent pas la théorie scientifique sous-jacente.

La douance n'étant pas une pathologie, et la majorité des surdoués réussissant leurs études et leur vie professionnelle, les recherches ne se focalisent pas outre mesure sur des gens peu nombreux qui ont la chance avec eux et qui vont globalement bien. Que des surdoués qui vont mal cherchent du biscuit scientifique solide pour se construire, qu'ils soient déçus du manque d'infos fiables, c'est une réalité dont on se plaint ici régulièrement. Mais il n'y a rien qui mérite qu'on dépense trop d'énergie sur le sujet à l'échelle d'un État. Le surdoués ne sont pas le centre du monde.

Enfin, améliorer la précision ne garantit pas qu'on trouve "enfin" quelles spécificités des surdoués les rendent malheureux. Plusieurs études suggèrent que les surdoués n'ont rien de spécifique par rapport à la population normale. Ils sont juste un peu plus performants sur des tests cognitifs. Il se pourrait bien, si on faisait des études massives sur les surdoués, qu'on en vienne à renforcer l'absence de particularité. Il ne faut pas placer trop d'espoir dans cette idée qu'une meilleure mesure des HQI permettrait de mieux cerner leurs maux, parce que ces maux ne sont pas forcément liés qu'à la douance.
Ces utilisateurs ont remercié l’auteur Fish pour son message (5 au total) :
daniSwinnmadeleineLaurène BancaleJudith
Classement : 5%
Avatar du membre
Unesoprano
Messages : 1802
Enregistré le : lun. 19 nov. 2018 21:12
Présentation : viewtopic.php?f=9&t=9696
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : Rhône/Alpes
Âge : 48

Gail a écrit :
mer. 4 sept. 2019 12:46
Pour simplifier à l'extrême, si on imagine un cursus à 2 matières, par exemple math et français, on peut utiliser la moyenne générale pour caractériser un élève qui aurait 10 en math et 12 français: dire "il a 11 de moyenne " donne une idée de ses performances. Par contre, pour un élève qui a 3 en français et 19 en math, dire "il a 11 de moyenne" donne une vision complètement fausse de l'élève.
Oui, je l’ai également compris ainsi. Merci :)
« Nos têtes sont rondes pour que nos idées puissent changer de direction. »Francis Picabia

«Ne méprisez la sensibilité de personne; la sensibilité de chacun, c’est son génie. » Charles Baudelaire
Proxima
Messages : 564
Enregistré le : mar. 2 oct. 2018 19:23
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 42

Fish, ce n'est pas la première fois non plus que tu fais ce genre de laïus, donnant l'air de rétablir une vérité alors qu'au final tu ne fais que confirmer le message précédent, en déviant subtilement l'idée pour la restreindre à un détail qu'il est facile de démontrer et que personne ne remettait en cause. Je ne vois pas vraiment l'utilité.

Il est évident que les mathématiques, en particulier, sont factuels. C'est grâce à ça que la science avance malgré les rétrogrades et leur peur d'une connaissance qui déstabiliserait sans doute leur monde confortable. A écouter ce genre de discours, on n'aurait pas avancé depuis la terre plate et le géocentrisme.

Le cerveau ne se résume pas à un petit poids à peser, et la recherche ne se résume pas à cumuler des erreurs de mesure sur une balance imparfaite. Fort heureusement, il y a un peu plus d'intelligence que ça. Si la métaphore est utile pour illustrer l’imprécision des outils, c'est plutôt raté en ce qui concerne l'avancement des recherches.

Dans le monde réel (puisque tu sembles devoir le préciser), la dernière étude que je connaisse portait sur 78000 individus. Il s'agit d'une étude sur le génome et le QI. Si cela te semble inutile, ce n'est pas l'avis de ceux qui font et financent ces recherches. De toute évidence, nous ne partageons pas la même réalité (mes bisounours me conviennent très bien).

On n'est pas là dans la petite problématique nombriliste du "surdoué" défendant son pré carré et ses (éventuelles) pathologies personnelles.

Les recherches ne fournissent pas d'abaques car leur but n'est pas dans l'identification mais la compréhension de résultats fournis par des outils dont la précision suffit pour le moment, c'est effectivement dommage pour ceux qui aimeraient plus de précision.
Avatar du membre
Fish
Poisson Pilote
Messages : 616
Enregistré le : dim. 3 janv. 2016 18:33
Présentation : http://adulte-surdoue.fr/presentations/ ... t7018.html
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 42

Hors-sujet
Tes derniers messages sur ce fil sont surprenants d’agressivité. Je devine sans peine que cela vient du fil à propos de l’article de Laurent Alexandre, et qu’importer ici ton animosité te permet d’engager une joute verbale sur un terrain plus facile. Comme je n’ai pas découvert Internet et les forums hier, je vois sans difficultés ton jeu :
- évoquer des généralités évidentes, pour te poser comme garant du bon sens
- répondre à des arguments que je n’ai pas avancé, pour suggérer ce que je suis supposé avoir dit, mais dans le sens qui t’arrange afin de mieux taper dessus.

Mon rappel sur la différence entre science et avis personnel n’est pas à priori inutile : j’ai constaté cette confusion chez beaucoup de gens, même surdoués ou ingénieurs. Je ne peux pas savoir à l’avance si c’est évident pour toi ou pas. Mais ta dernière réponse montre que cette confusion est chez toi tout-à-fait volontaire, ce qui m’inquiète encore plus. Dans ce cas ma mise au point est inutile. Comme si j’explique pourquoi on ne peut aller plus vite que la lumière dans le vide, et que mon interlocuteur répond « oui oui, c’est évident, mais je maintien qu’on peut aller plus vite, ceux qui prétendent le contraire sont coincés dans leur zone de confort »
Par ailleurs, cet autre fil a montré qu’en fait d’idées neuves, tu es adepte d’idées réactionnaires datant du 19ème siècle sans aucune solidité scientifique. Tu te contentes de prendre pour véridiques les pseudo-théories qui confirment ton idéologie politique pré-existante. Si tu es conscient de la différence entre science et avis personnel, mais que tu privilégies ton avis personnel, je ne vois pas comment on peut argumenter. Et tu n’es pas sur le bon forum.
Pour revenir dans le sujet, et entamer un débat plus sain, je repars de ta question plus haut :
proxima a écrit :C'est étonnant quand même que depuis que le WAIS est utilisé, il n'y ait pas d'études suffisantes pour être plus précis dans les extrêmes.
Être plus précis dans les extrêmes, mathématiquement, ça se traduit par : l’intervalle de confiance autour des scores est réduit. J'ai évité d'utiliser cette expression parce que ne m'adressant pas à un public d'experts en statistiques, je ne voulais pas de ce terme qui serait au mieux perçu comme poétique, au pire comme un nocebo.
proxima a écrit :Rien qu'en France, il doit y avoir plusieurs milliers de personnes évaluées au-delà de 130.
Je n’ai pas de chiffre à fournir mais ça me semble une estimation plausible.
proxima a écrit :Ce n'est donc pas la rareté des sujets qui est en cause.
Très juste : ce qui est en cause, c’est que la plupart de ces personnes sont allées de leur propre initiative voir un psy. L’ensemble de ces personnes n’est pas un échantillon représentatif. Élargir l’échantillon à toute personne ayant passé le test (quel que soit le QI) n’aidera pas non plus. C’est ce que j’essayai d’expliquer dans mon exemple sur les biais des balances. Dès fois, avoir des données en grande quantité aide à la précision. D’autres fois, non. Cela n’a rien d’automatique.
proxima a écrit : Y aurait-il un manque d'intérêt à étudier les hauts QI ?
Oui, comme je disais plus haut il y a un manque d’intérêt de la part des pouvoirs publics à investiguer le haut potentiel, qui est vu comme une population souvent avantagée. C’est vrai en moyenne, mais il existe bien sûr des surdoués malheureux. Ils sont rares – ou disons plutôt que l’État a suffisamment d’autres chats à fouetter. Par exemple, l’illettrisme touche en France 7 % de la population.

Maintenant, j’envisage une autre hypothèse : peut-être que quand tu évoquais la précision, tu ne pensais pas à la définition mathématique, mais plus à un concept encore un peu vague comme « mieux comprendre les surdoués » - ce qui n’a pas grand-chose à voir avec la précision du test. Il n’y a rien de mal à poser des questions d’abord dans des termes flous : lever ce flou peut faire partie de la démarche (et c’est extrêmement courant en science). Dans ce cas là, la première étape avant de pouvoir discuter est que tu définisses ce que tu entends par « précision », et en quoi cette plus grande « précision » pourrait s’avérer utile.
Avatar du membre
Bulle d'o
Messages : 1317
Enregistré le : sam. 3 nov. 2018 01:10
Présentation : [url=https://adulte-surdoue.fr/viewtopic.php?f=9&t=9657] un bout de moi [/url]
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : en haut de la tour Eiffel, juste à côté.
Âge : 41

Hors-sujet
@proxima, outre son choix d'intervenir parfois pour des sujets qui l’intéresse et de participer au débat.... Si tu regardes la couleur de Fish, elle est verte. Il fait donc parti de l'équipe qui aide à la modération. Et en cela, il participe à garder le débat ouvert et le fait en tentant d'étayer, pour tous, pas seulement pour toi. Il est validé dans l'équipe du forum pour cela aussi. Alors, pourquoi y vois tu donc "encore un laiüs"? Pour moi, ça n'en était pas un mais un contentement que le débat soit plus détaillé et ainsi précis et ouvert! Ce que je peux rechercher ici.
"Je ne communique pas mes jugements, je ne suis pas un donneur de leçons, l'observation du monde ne suscite chez moi qu'un dialogue intérieur, un interminable dialogue avec moi-même."

Les désorientés (2012) de Amin Maalouf
Proxima
Messages : 564
Enregistré le : mar. 2 oct. 2018 19:23
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 42

Hors-sujet
Bulle d'o, merci pour ta remarque, mais j'ai bien du mal à croire qu'un message qui me cite et qui commence par un très sympathique "Les statistiques ne te demandent pas ton avis" suivi d'un très personnel "Ce n'est pas la première fois que tu confonds avis personnel, intuition, et science" soit à portée véritablement universelle, ni qu'il y ait là une invitation au débat.
A part cela, je ne pense pas qu'un modérateur soit naturellement immunisé contre sa propre émotivité. La modération la plus difficile est sans doute celle qu'on applique à soi-même.
Pour l'ouverture du débat, je t'assure qu'elle n'est pas ressenti de la même manière de ce coté-ci de l'écran...

Fish, mes messages sont sur le ton de ceux qu'on m'adresse. Il m'arrive certes parfois d'être maladroit, mais il m'arrive aussi d'être agacé et de l'exprimer. Le fil que tu cites n'est pas en cause et j'y ai déjà indiqué que je n'y répondrais plus. Je n'y ai pas écrit pour y lire des insultes, et je ne vois pas ce qu'il vient faire ici. Pour nos échanges, il y a d'autres sujets où nous intervenons sans heurt (fort heureusement).

Une phrase telle que "Tu te contentes de prendre pour véridiques les pseudo-théories qui confirment ton idéologie politique pré-existante." est strictement du même acabit, une pseudo-théories qui confond science et avis personnels. Ça pourrait d'ailleurs être le sujet d'un nouveau fil tant les réponses sont orientées par des projections d'intentions qui n'existent pas. Réclamer des arguments tout en écrivant ce type de jugement venant d'un autre sujet, c'est un comble. Je comprends bien que ce que j'écris sera toujours lu avec cette même subjectivité.

Je vais prendre des vacances, j’ai mieux à faire.
Avatar du membre
Zéro Janvier
Messages : 46
Enregistré le : sam. 15 févr. 2020 18:14
Présentation : viewtopic.php?f=9&t=10584
Profil : En questionnement
Test : WAIS
Localisation : Nantes, France
Âge : 40
Contact :

Je rejoins aujourd'hui le club des profils hétérogènes, je vous propose donc de partager avec vous mes résultats chiffrés, les commentaires et conclusions de la psychologue, et mes réactions à chaud.

Evidemment, ce message s'adresse surtout à ceux qui n'ont pas suivi mes "aventures" dans mon fil de présentation, je me dis qu'il peut être utile dans cet espace d'échange sur l'hétérogénéité des indices, mais peut-être n'a-t-il pas sa place ici, je m'inclinerai évidemment devant la décision des modérateurs dans tous les cas :)

Mon rendez-vous de restitution a eu lieu aujourd'hui.
Verdict : j’ai un profil cognitif hétérogène, avec un QIT non calculable.

Dans le détail, ça donne :

ICV 143 (Similitudes 19, Vocabulaire 19, Information 14)
IRP 110 (Cubes 11, Matrices 13, Puzzles visuels 11)
IMT 114 (Mémoire des chiffres 10, Arithmétique 15)
IVT 108 (Symboles 12, Code 11)

QIT non interprétable (indices trop hétérogènes)
IAG 131


Oralement, la psychologue a parlé de « fonctionnement cognitif et capacités de haut potentiel, quand on m’en laisse le temps », car mes performances seraient pénalisées par une mémoire de travail moyenne. Un double exemple l'illustre très bien : j'ai été très moyen en mémoire des chiffres, et plutôt bon voire très bon en arithmétique, avec des calculs très rapides et sans erreur, malgré des pertes de temps en faisant répéter l'énoncé quand je ne parvenais pas à mémoriser correctement les termes de l'énoncé (ou quand je voulais vérifier que j'avais bien retenu les bons nombres).

Le bilan écrit affirme que « le QIT n’étant pas interprétable, l’IAG sera retenu pour présenter le fonctionnement cognitif de [Zéro Janvier] et le situe dans les très supérieur, signe de compétences cognitives performantes, comparable à un niveau haut potentiel ».

Enfin, la conclusion indique : « Bien qu’il ne soit pas possible de le catégoriser dans les haut potentiel à ce jour, l’indice d’aptitude général situé ses compétences cognitives parmi les très supérieur. C’est donc une hypothèse à privilégier pour expliquer ses ressentis. [...] Compte-tenu des motifs de consultation de [Zéro Janvier], il peut se rassurer sur ses capacités. »

Ma réaction à chaud, peu de temps après la restitution :

À chaud, je ne sais pas trop quoi en penser. C'était un peu l’issue que je craignais le plus, avec un profil hétérogène et non concluant, ou en tout cas pas totalement concluant.

D’un côté je vois de vrais points forts qui doivent me redonner confiance en moi et sur lesquels je peux et dois m’appuyer, et d’autres points dans la moyenne ou un peu au-dessus, donc pas de vrai point faible.

D’un autre côté, je suis un peu haut potentiel mais pas vraiment, je me sens, vous me pardonnerez l’expression, « le cul entre deux chaises », une position que je trouve inconfortable, surtout en sachant que j’aime que les choses sont claires, tranchées et bien rangées dans une case. Je ne peux pas non plus m’empêcher de penser que la conclusion qui ne ferme pas totalement la porte à l’hypothèse haut potentiel est surtout faite pour me rassurer sur mes capacités, pour éviter une trop grande déception. Oui, je vous vois venir avec votre syndrome de l’imposteur, mais c’est plus fort que moi.

Elle m’a quand même dit qu’en terme thérapeutique je dois être suivi comme une personne à haut potentiel et elle m’a encouragé à me rapprocher des associations de HPI, à expérimenter les rencontres IRL organisées sur les forums spécialisés (j’ai pensé à vous 😃), mais aussi à continuer à lire et relire les livres sur le sujet du haut potentiel, en acceptant que cela me concerne aussi et que je suis légitime pour m'y reconnaitre et en tirer des enseignements.

Tout ça pour dire qu'à chaud je suis un peu perdu, ne sachant pas trop quoi faire de tout cela : à court terme, que faire l’information elle-même, et à moyen/long terme, que faire de ce potentiel (qu’il soit « haut » ou non).

Ma réaction avec un tout petit plus de recul, ce soir :

D'abord, je suis fier d'avoir eu le courage de lancer cette démarche et de la mener jusqu'au bout.

Ensuite, il va me falloir un peu de temps pour digérer ce bilan. Non pas que je le considère comme négatif, bien au contraire, mais il est trop hétérogène et donc pas assez tranché pour que je puisse prendre le résultat "tel quel" et en tirer directement des conclusions.

J'ai un travail à faire de prise de recul par rapport aux chiffres bruts, pour me concentrer sur le qualitatif et ce que cela dit sur moi, sur mon mode de fonctionnement, mes points forts, mon potentiel, etc. Avec en objectif(s) essentiel(s) : mieux m'accepter tel que je suis, et mieux vivre mes différences et mes décalages, d'où qu'ils viennent (parce que je sais parfaitement que tout ne vient pas d'un éventuel haut potentiel, confirmé ou pas).

Encore du travail en perspective pour moi, mais je m’y attendais 🙂
1992adeline1992
Messages : 17
Enregistré le : ven. 20 mars 2020 09:13
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : Au pays des moules-frites et de la bière
Âge : 27

Bonjour, j'ai eu les résultats et ce n'est pas très concluant,
QIT est de 118,
ICV de 131 (hp),
IRP de 100,
IMT de 120 (supérieur à la moyenne),
IVT 102.

On a diagnostiqué aussi du TDAH qui apparement diminue ma note au QIT, extrêmement perfectionniste.

Mais en conclusion elle dit quand même haut potentiel avec l'ICV.

J'ai aussi un fonctionnement hétérogène quelqu'un peut m'expliquer?

Je suis satisfaite de ce que j'ai pu lire dans le rapport mais je sais que j'aurai pu mieux faire si je n'avais pas été paniqué par ce test.
Avatar du membre
Fish
Poisson Pilote
Messages : 616
Enregistré le : dim. 3 janv. 2016 18:33
Présentation : http://adulte-surdoue.fr/presentations/ ... t7018.html
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 42

Ben ce loooong fil de discussion sert justement à donner des pistes pour comprendre.
En gros: la WAIS teste quatre "grands axes" associés à l'intelligence, représentés par chacun des indices. En général les gens ont des scores assez similaires sur ces indices, mais pas toujours. En soi, ça n'a rien de pathologique, plein de gens ont des scores hétérogènes.

Comment a été diagnostiqué le TDAH ? C'est le passage de ta WAIS qui oriente vers ça ou tu as déjà fait des tests complémentaires ?
1992adeline1992
Messages : 17
Enregistré le : ven. 20 mars 2020 09:13
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : Au pays des moules-frites et de la bière
Âge : 27

@Fish oui j'ai fais des tests complémentaire c'est comme ça qu'on l'a vu :-)
Root
Messages : 12
Enregistré le : sam. 28 déc. 2019 15:03
Profil : En questionnement
Test : NON

Je suis dans un cas un peu ressemblant.
Finalement, un QIT non-significatif de 120, avec un IAG tout aussi non-significatif de 128.
143 (ICV) ... 104, 103, 102. Arf. Jusqu'à 41 points d'écart.

Mais en conclusion du dossier : "Toutefois, la récurrence de l’influence du stress, dans la plupart des subtests non verbaux, présente
un biais pour les scores obtenus. Aussi, sans ce manque de confiance en soi, les scores de [ROOT] auraient-ils été sans doute plus élevés."
J'en suis persuadé et ça me frustre assez. Très grosse panique inhibante.

Au quotidien je ressens cette capacité conceptuelle-verbale ainsi qu'une bonne maîtrise intellectuelle dans les rapports sociaux (ce sont des éléments qui m'ont poussé à passer le WAIS), mais j'ai vu que le reste n'a pas suivi. Cette hétérogénéité pose vraiment question !
Avatar du membre
Lemano
Messages : 18
Enregistré le : ven. 26 juil. 2019 04:59
Présentation : viewtopic.php?f=9&t=10318
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : Léman
Âge : 40

Root a écrit :
dim. 22 mars 2020 23:29
Je suis dans un cas un peu ressemblant.
Finalement, un QIT non-significatif de 120, avec un IAG tout aussi non-significatif de 128.
143 (ICV) ... 104, 103, 102. Arf. Jusqu'à 41 points d'écart.
Zéro Janvier a écrit :
mar. 18 févr. 2020 23:12

ICV 143 (Similitudes 19, Vocabulaire 19, Information 14)
IRP 110 (Cubes 11, Matrices 13, Puzzles visuels 11)
IMT 114 (Mémoire des chiffres 10, Arithmétique 15)
IVT 108 (Symboles 12, Code 11)

QIT non interprétable (indices trop hétérogènes)
IAG 131

Tous les 2 vous illustrez le fait que des gens ont 3 indices homogènes, sauf l'ICV qui est très supérieur à la normale, càd 130 ou +.
J'ai le sentiment que les interprétations sont actuellement très limitées, et biaisées par des théories trop réductrices.

Le 1er réflexe semble de prendre le score le plus élevé et de considérer les autres scores comme biaisés comme si le potentiel n'était pas exploité ou révélé, par ex.: TDAH, anxiété, troubles dys, etc.

Mais, lorsque seuls les subtests de l'ICV sont supérieurs à 15, que le reste est assez homogène, qu'aucun facteur très limitant n'est établi*, je me demande pourquoi on ne parle pas tout simplement d'aptitudes cognitives dans la norme ou dans la norme supérieure selon les valeurs des 3 autres indices, avec une efficience très supérieure à la norme sur le plan verbal. * par exemple, le stress est commun lors de passation de tests, le côté perfectionniste avec un ICV très élevé me parait assez commun, etc.

Que l'ICV soit très élevé chez les HPi d'accord, mais personnellement je conçois très bien que l'ICV puisse être très élevé chez des gens aux aptitudes cognitives par ailleurs normales, sans que cela soit "anormal" ou pathologique.

J'imagine qu'une plus grande vitesse de traitement de l'information et plus grande connectivité générale au niveau cérébral, semblant caractéristiques des HPi, permette facilement à l'ICV d'être très élevé, mais je conçois aussi aisément que des individus n'ayant pas ces aptitudes cognitives des HPi puissent développer un très haut niveau de langage et d'abstraction. On pourrait même imaginer parler de fausse hétérogénéité lorsque seul l'ICV est très élevé avec les autres indices homogènes entre eux.

Dans vos cas à tous les 2, je trouve l'IAG encore + biaisé que le QIT, car vos écarts entre ICV et IRP sont très (très) élevés.
Par contre vos ICC/IEC sont significatifs (compétence ou efficience cognitive): IMT et IVT homogènes.

Je pense qu'à l'avenir, les concepts et théories d'interprétations vont évoluer, surtout que le domaine des HPi devient très médiatisé et que de plus en plus de gens passent des tests de QI pour rechercher un éventuel HPi.
- Le bonheur n'est pas une destination, mais une manière de voyager.
- En deux occasions prenez garde à bien fermer votre bouche: en nageant, et en colère.
- Ce que je fais ce jour est important puisque j'y consacre un jour de ma vie .
- Quand la vie vous botte le train, que cela vous serve à avancer !
- Tout le monde savait que c'était impossible. Un jour est venu un imbécile qui ne le savait pas, et qui l'a fait.
Différente
Messages : 298
Enregistré le : ven. 9 sept. 2016 12:00
Présentation : [url=https://adulte-surdoue.fr/viewtopic.php?t=7780]C'est ici ![/url]
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 32

Je partage ton point de vue seulement je ne comprends toujours pas pourquoi la chute de l'IVT est systématiquement attribué à du perfectionnisme. Je suis moi-même très perfectionniste pour autant j'ai obtenu un score élevé en vitesse de traitement. Je possède une forte discrimination visuelle et c'est clairement ce qui m'a permis d'atteindre 17 en Symboles. Tout comme il m'arrive de fonctionner en mode "scanner" et j'ai retrouvé cette sensation aux deux subtests notamment pour Codes.
Ces utilisateurs ont remercié l’auteur Différente pour son message :
Lemano
Classement : 1%
HQI-Asperger

« Je me heurte parfois à une telle incompréhension de la part de mes contemporains qu'un épouvantable doute m'étreint : suis-je bien de cette planète ? Et si oui, cela ne prouve-t-il pas qu'eux sont d'ailleurs ? » - Pierre Desproges
Avatar du membre
Mei
Messages : 30
Enregistré le : lun. 2 sept. 2019 11:37
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 33

Coucou Différente,
Je suis assez d'accord avec toi. J'ai eu un score à +130 en IVT et je ne crois pas etre particulièrement "non-perfectionniste". Je crois que je suis assez perfectionniste même.
Je ne sais pas trop d'où ça vient, je veux dire par là, pourquoi ça va vite, mais ce score m'a expliqué par exemple pourquoi j'allais assez vite dans la déduction ou dans des choses concrètes comme...taper au clavier...ah ah c'était une de mes fiertés ado, tous mes copains admiraient ma vitesse de frappe (quelle aptitude diiiiinnngue !) (le truc qui change une vie).
Enfin bref, ce moment d'auto-glorification passée, je ne crois pas non plus qu'il y ait un lien si clair entre IVT et perfectionnisme.
Le Styx
Messages : 23
Enregistré le : sam. 2 mai 2020 16:24
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 36

Lemano a écrit :
mer. 6 mai 2020 11:09

Tous les 2 vous illustrez le fait que des gens ont 3 indices homogènes, sauf l'ICV qui est très supérieur à la normale, càd 130 ou +.
J'ai le sentiment que les interprétations sont actuellement très limitées, et biaisées par des théories trop réductrices.

Le 1er réflexe semble de prendre le score le plus élevé et de considérer les autres scores comme biaisés comme si le potentiel n'était pas exploité ou révélé, par ex.: TDAH, anxiété, troubles dys, etc.

Mais, lorsque seuls les subtests de l'ICV sont supérieurs à 15, que le reste est assez homogène, qu'aucun facteur très limitant n'est établi*, je me demande pourquoi on ne parle pas tout simplement d'aptitudes cognitives dans la norme ou dans la norme supérieure selon les valeurs des 3 autres indices, avec une efficience très supérieure à la norme sur le plan verbal. * par exemple, le stress est commun lors de passation de tests, le côté perfectionniste avec un ICV très élevé me parait assez commun, etc.

Que l'ICV soit très élevé chez les HPi d'accord, mais personnellement je conçois très bien que l'ICV puisse être très élevé chez des gens aux aptitudes cognitives par ailleurs normales, sans que cela soit "anormal" ou pathologique.

J'imagine qu'une plus grande vitesse de traitement de l'information et plus grande connectivité générale au niveau cérébral, semblant caractéristiques des HPi, permette facilement à l'ICV d'être très élevé, mais je conçois aussi aisément que des individus n'ayant pas ces aptitudes cognitives des HPi puissent développer un très haut niveau de langage et d'abstraction. On pourrait même imaginer parler de fausse hétérogénéité lorsque seul l'ICV est très élevé avec les autres indices homogènes entre eux.

Dans vos cas à tous les 2, je trouve l'IAG encore + biaisé que le QIT, car vos écarts entre ICV et IRP sont très (très) élevés.
Par contre vos ICC/IEC sont significatifs (compétence ou efficience cognitive): IMT et IVT homogènes.

Je pense qu'à l'avenir, les concepts et théories d'interprétations vont évoluer, surtout que le domaine des HPi devient très médiatisé et que de plus en plus de gens passent des tests de QI pour rechercher un éventuel HPi.
J'ai un peu le même profil : HPI hétérogène (ICV: 145; IRP : 110, IMT: 112, IVT: 111. QI non-significatif, IAG:132). Je me permets de rebondir/ poser des questions, donner un humble avis sur les points suivants de ton message en faisant le lien avec mon cas perso.

Tu disais "Le 1er réflexe semble de prendre le score le plus élevé et de considérer les autres scores comme biaisés comme si le potentiel n'était pas exploité ou révélé, par ex.: TDAH, anxiété, troubles dys, etc." : En ce qui me concerne, la dyspraxie est notamment apparue de façon flagrante à la professionnelle sur certaines épreuves. Elle n'a pas déduit qu'il y'avait un troubles dys, mais l'a observé, a posé des questions en lien, et l'a pris en compte. Je pense que c'est la même démarche de détection et non de présomption pour les autres troubles dys et soupçon de TDA, qui semblent avoir une "comorbidité" plus ou moins élevée dans le HPI hétérogène crois-je savoir.

C'est d'une façon générale l'observation clinique du praticien qui permet de comprendre ou de révéler le fonctionnement cognitif. Exemple concrets, aux épreuves de suites de chiffres à retenir, j'ai passé la plupart de l'épreuve à répondre n'importe quoi persuadé d'être largué sur l'épreuve, hors tout était bon. Ca permet à la psy de faire du lien avec, en ce qui me concerne, une dyspraxie visiospatiale qui impact forcément l'apprentissage des maths, avec toutes ces colonnes de chiffres et par conséquent de croyances étant restées : "nul en math" (alors qu'en fait bon en calcul mental mais nul en spatial)! Le but n'étant pas de mettre telle ou telle étiquette mais de saisir un fonctionnement cérébral atypique et plus ou moins polarisé.

Ayant été détecté il y'a 6 mois, et n'ayant jamais entendu parler de HPI hétérogène auparavant, j'ai également pas mal de question là dessus, cette discussion devrait permettre d'y répondre.

J'embraye sur une question du coup. Chez moi hpi hétérogène avec dyspraxie visiospatiale, la toubib de l'intelligence fesait un lien net entre ce même trouble dys et ma difficulté à me projeter dans le temps, m'organiser, planifier etc. L'un de mes gros points noirs, associés à la procrastination, serpent de mer de ce forum. Je me demande dans quel mesure c'est "vrai" cette fable de faille spatiotemporelle, de lien entre projection dans le temps/espace et problemes d'orga/planification. Est-ce liée justement à une dyspraxie visiosatiale comme semblait dire la psy ou pas du tout? Propre au HPI hétérogène ou pas du tout? C'est moi qui suit une faignasse pas foutu de noter des trucs dans un agenda et qui se cherche des prétexes pour être une faingasse ou pas du tout? La dernière question est très importante.
Avatar du membre
Mei
Messages : 30
Enregistré le : lun. 2 sept. 2019 11:37
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 33

Le Styx, ton message m’interpelle car je n’ai pas été diagnostiquée dyspraxique mais j’ai toujours eu des problèmes d’appréciation des distances : beaucoup de chute de l’enfance jusque tard, beaucoup d’objets cassés, beaucoup de bleus dans les portes, les angles, les coins...ma 1ère voiture en a fait les frais et a fini très mal en point ! et comme toi, les agendas et moi, c’est une catastrophe. Je suis très mauvaise comme si j’avais un handicap. Je veux y arriver mais c’est très compliqué. Parfois je suis tellement dans l’instant présent que j’oublie mes rdv, même pros. Je me projette très peu en avance pour prévoir.
Différente
Messages : 298
Enregistré le : ven. 9 sept. 2016 12:00
Présentation : [url=https://adulte-surdoue.fr/viewtopic.php?t=7780]C'est ici ![/url]
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 32

De mon côté j’ai une conception/perception du temps et de l’espace assez singulières que l’on peut rapprocher de la synesthésie. Ce sont des domaines dans lesquels je suis au contraire très à l’aise. Je visualise le temps donc aucun soucis de planification sur un mois, une année, une décennie... Quand j’étais AVS je me souviens que l’enseignante m’a confié ne pas être capable de se projeter sur une année scolaire et m’en était étonnée, je ne pensais pas que cela pouvait poser soucis à autrui. Je n’ai pas souvent besoin de prendre des notes dans un agenda. J’ai par contre un soucis de gestion du temps justement parce que je suis perfectionniste et déteste faire les choses à moitié. Je procrastine pas mal aussi. Quant aux distances je les estime assez bien et visualise notamment les trajectoires.
HQI-Asperger

« Je me heurte parfois à une telle incompréhension de la part de mes contemporains qu'un épouvantable doute m'étreint : suis-je bien de cette planète ? Et si oui, cela ne prouve-t-il pas qu'eux sont d'ailleurs ? » - Pierre Desproges
Avatar du membre
Pascalita
Messages : 1447
Enregistré le : dim. 14 août 2016 11:26
Présentation : [url=http://adulte-surdoue.fr/presentations/bonjour-t7720.html]Un coup d'œil sous l'écorce[/url]
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS

Le Styx a écrit :
jeu. 7 mai 2020 16:23
Je me demande dans quel mesure c'est "vrai" cette fable de faille spatiotemporelle, de lien entre projection dans le temps/espace et problemes d'orga/planification. Est-ce liée justement à une dyspraxie visiosatiale comme semblait dire la psy ou pas du tout? Propre au HPI hétérogène ou pas du tout?
Propre au QI hétérogène, non ; ça, c'est de l'extrapolation. Chaque personne est différente, chaque bilan est différent.
Il peut y avoir des troubles dys, bien sûr, et il peut ne pas y en avoir.

Par exemple, je suis dans le deuxième cas : bilan hétérogène stricto sensu - quoique le score soit élevé dans la majorité des items, trois sur dix ayant un écart significatif (dont deux dans le même subtest, IVT pour ne pas le citer). La psychologue m'a conseillé de faire un bilan orthoptique pour en avoir le cœur net, bilan qui n'a pas montré de problème visuo-spatial. Et comme je n'ai pas de difficultés d'organisation, de repérage dans l'espace ou le temps, d'oubli de rendez-vous, ni de chutes dans l'enfance ou de difficultés à faire du vélo, ça me semble logique et cohérent. Je reste donc avec ce bilan hétérogène, sans trouble.
Par ailleurs, je procrastine ce qu'il faut, sans plus. :clin:
Ces utilisateurs ont remercié l’auteur Pascalita pour son message :
Lemano
Classement : 1%
Le Styx
Messages : 23
Enregistré le : sam. 2 mai 2020 16:24
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 36

Je précise que je savais depuis longtemps que j'étais dyspraxique sans avoir été formellement détecté, car psychomotricien durant l'enfance et je suis longtemps sorti avec une orthophoniste qui n'en a jamais douté. Le bilan cognitif suggère des examens complémentaires avec un orthoptiste et ergothérapeute que je ne compte pas faire. Donc comme je disais pas détecté formellement et à mon grand âge mon intelligence visuospatiale restera celle d'une courge sous morphine donc inutile de m'embarquer dans une rééduc sensée me mener je ne sais où.

Etonament, je suis médiocre mais pas lamentable sur les épreuves cube et puzzle mais la psy m'expliquait que l'ensemble était fluide avec quelques grosses boulettes bien débiles très révélatrices, mais je rentre pas dans les détails. Mais effectivement je vais vite en besogne en associant QI hétérogène et proprioception lacunaires / intelligence spatiale faible. De même que projection dans le temps et problème d'organisation. J'ai probablement tendance à projeter mon cas sur l'ensemble du HPI hétérogène. De même les troubles dys sont fréquents mais pas majoritaire.
Avatar du membre
Pascalita
Messages : 1447
Enregistré le : dim. 14 août 2016 11:26
Présentation : [url=http://adulte-surdoue.fr/presentations/bonjour-t7720.html]Un coup d'œil sous l'écorce[/url]
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS

C'est ça. Les troubles dys, ou visuels, peuvent être à l'origine de l'hétérogénéité. S'il y a des indices dans l'anamnèse du patient qui vont dans ce sens, ou s'il y a preuve par un diagnostic d'orthoptiste ou orthophoniste, la chose est claire et on peut, si nécessaire ou souhaité, envisager une rééducation.

Des troubles moteurs peuvent être la cause d'une chute en IVT, tout comme la difficulté à se motiver pour une tâche sans intérêt, ou encore un perfectionnisme qui te pousse à vérifier trois fois chaque réponse. Le résultat chiffré sera le même, l'item "échoué" (et encore, pas forcément, tout est relatif... disons qu'il présentera un écart significatif avec le reste), mais la cause sera différente et donc l'interprétation du psy aussi. Et puis il peut y avoir plusieurs choses en même temps, par exemple le désintérêt et le perfectionnisme...

Dans mon cas, le troisième item significativement plus faible est les cubes. Mon bilan orthoptique est normal, aucune idée de la raison de cet écart. C'est peut-être juste parce que c'était le premier... Une sorte de stress préliminaire (même si je ne me sentais pas spécialement stressée), qui a très bien pu disparaître avec les trois items suivants où j'étais totalement dans mon élément. Ou alors il y a effectivement quelque chose qui bloque dans les aptitudes évaluées par les cubes. Pour le savoir, il faudrait sans doute refaire ce type d'exercice... Mais à quoi bon ?

Et bien sûr, d'autres causes sont possibles - à l'hétérogénéité d'un bilan mais aussi de façon plus générale à une performance moins importante que le potentiel réel. D'ordre émotionnel, psychologique, physiologique.

Le truc, c'est que quand on est adulte, notre intelligence s'est adaptée à elle-même, à ses forces et à ses faiblesses. Ce qu'on fait moins bien, on le contourne, on l'évite, on le fait autrement. On compense. Ça peut rendre l'identification de la "défaillance" plus difficile, mais dans l'absolu, c'est quand même génial, je trouve - d'autant que cette "défaillance" n'est pas rédhibitoire, sinon ça se serait vu depuis longtemps.
Le Styx
Messages : 23
Enregistré le : sam. 2 mai 2020 16:24
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 36

Pascalita a écrit :
ven. 8 mai 2020 06:36

Dans mon cas, le troisième item significativement plus faible est les cubes. Mon bilan orthoptique est normal, aucune idée de la raison de cet écart. C'est peut-être juste parce que c'était le premier... Une sorte de stress préliminaire (même si je ne me sentais pas spécialement stressée), qui a très bien pu disparaître avec les trois items suivants où j'étais totalement dans mon élément. Ou alors il y a effectivement quelque chose qui bloque dans les aptitudes évaluées par les cubes. Pour le savoir, il faudrait sans doute refaire ce type d'exercice... Mais à quoi bon ?
Gaffe effectivement à ne pas présumer non plus ( ce que tu n'es pas du tout en train de dire, j'e suis conscient mais ça met selon moi le doigt sur un truc) d'une anxiété ou d'un stress bloquant. Je disais plus haut qu'il ne faut pas présumer d'un trouble dys, neuro, moteur ou autre sans élément concret, on pourrait avoir aussi une dérive du point de vu stress et anxiété : "Bah alors petit loulou chat, t'arrives pas avec les méchants cubes, dis donc ça doit être ton anxiété bloquante autosabotrice de HPI pauvre loulou!". Alors qu'en fait non.
Répondre