Quand le test ne permet pas de conclure...

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Kayeza
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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Kayeza » dim. 11 mars 2012 22:55

Maluna a écrit : J'ai donc passe la WAIS. Les resultats ont ete tout sauf ce a quoi je m'attendais a savoir un profil heterogene avec un QIV a 133 et un QIP a 103.
Je suis dans une situation tout à fait comparable (j'en ai parlé plus en détail sur le topic Haut Potentiel et QI heterogene), page 19. Pour l'instant, je ne conclus pas grand'chose si ce n'est que le fait d'évoquer la douance m'a déjà apporté un certain soulagement que personne ne m'enlèvera. Et que ce que je suis ne se résume pas à quelques chiffres. Donc je reste en effet avec une certaine incertitude mais il parait que
Emmanuel Kant a écrit : On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter.
Donc on va dire que, faisant face à toute cette incertitude, je dois bien être très intelligente :D
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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Maluna » lun. 12 mars 2012 16:40

Oui je t'ai repondu sur l'autre topic :smile:
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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Midget_Jones » ven. 6 juil. 2012 17:55

Je viens apporter ma petite pierre à l'édifice des QI hétérogènes.

Pour ma part, je pense que l'hétérogénéité est due en grande partie à un trouble des apprentissages (non diagnostiqué) qui concerne l'organisation visuo-spatiale. Dans le test, la quasi-totalité des subtests qui ne demandait pas à ce que les capacités visuo-spatiales soient mobilisées, j'étais soit dans la "moyenne haute", soit "au-delà de la moyenne attendue" (je cite les termes du bilan). Dès que celles-ci devaient être utilisées, je suis retombée à chaque fois dans la "moyenne attendue".

Après, outre le fait que je suis une vraie quiche en dessin, que je suis maladroite comme pas deux, que je n'ai aucun sens des proportions, ce trouble n'a pas réellement affecté mon quotidien, ni ma scolarité. Peut-être que s'il avait été diagnostiqué et traité, cela aurait servi à avoir un meilleur résultat au test de QI. Mais je me dis qu'avoir palié à ce trouble toute seule, en mettant en place mes propres stratégies de contournement, en créant des réseaux que je n'aurais peut-être pas créé si je n'avais pas souffert de ce trouble ou si on l'avait "corrigé", peut-être aurais-je perdu en richesse de la pensée :-) Avoir créé des connexions pour palier à celles qui ne fonctionnaient pas efficacement a du m'apporter un "petit plus" par rapport à ceux qui n'ont pas rencontré ce même problème (je ne sais pas si on peut considérer cette vision des choses comme existentialiste :lol: ).

Néanmoins, je ne nie pas avoir ressenti une petite frustration, parce qu'en termes de QI, soit on est surdoué, sont on ne l'est pas; ce qui implique que l'on met tous les surdoués dans la même case d'une part, et tous les non surdoués dans une autre. Or, je le répète parce que c'est vraiment un point qui me tient à coeur :amour2: : malgré un diagnostic négatif, je continue de me retrouver dans certaines caractéristiques de la surdouance (fulgurance de la pensée, apprentissage rapide, curiosité insatiable, hyperactivité cérébrale, sentiment de décalage, sens très aiguisés... et je suis même synesthète !). Pour la psychologue, j'ai un raisonnement "très particulier", et malheureusement, pour le moment, il n'existe pas d'autres termes en psychologie que la "moyenne" (ce qui est quand même frustrant, surtout lorsqu'on se sent "pas vraiment comme les autres"). Le mot "résilience" me plaît pour cela, il a une dimension "intermédiaire" : il inclut dans le développement cognitif la construction affective. De même qu'il y a différents types d'intelligence, je pense qu'il y a différents types de douance, qu'il y a différentes normalités, et une multitude de richesses que les tests psycho-cognitifs ne sont pas encore capables de mesurer. Il est sûr que lorsque l'on cherche à se trouver, mettre des mots approximatifs sur des hypothétiques réponses n'aide pas vraiment à l'identification et à la construction de soi :-?

Maintenant, je me dis que l'important c'est, non plus seulement de cultiver son jardin, mais aussi de cultiver sa richesse et de pouvoir faire quelque chose avec. Alors devenons alchimistes mes amis, ne nous focalisons plus sur la matière que nous avions entre les mains au départ, mais sur ce que nous sommes parvenus et parvenons à faire avec... car c'est à Toi qu'appartiennent, le règne, la puissance et la gloire... ah non pardon, j'me suis emballée :2deg

Midget_la marabout :lol:

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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Zyghna » ven. 6 juil. 2012 20:55

A ton avis, pourquoi je traîne toujours mes guêtres par ici? :p
Parce que je me reconnais beaucoup plus dans cette communauté que dans les autres. Après, j'ai l'impression que tu t'attendais aussi à un résultat bâtard.
Et puis se trouver à la croisée des chemins est ma foi très intéressant et enrichissant.
"Il est inutile d'être parfait, il faut seulement s'engager et mettre ses actions en cohérence avec ses valeurs" Brené Brown

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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par amalia » sam. 7 juil. 2012 18:38

Midget_Jones a écrit :fulgurance de la pensée, apprentissage rapide, curiosité insatiable, hyperactivité cérébrale, sentiment de décalage, sens très aiguisés...[/i]...

Midget_la marabout :lol:
ça te fait un sacré potentiel, y a plus qu'à développer :ensoleillé:
Je n'ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c'est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson.''Rebecca West

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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Midget_Jones » lun. 9 juil. 2012 10:26

Zyghna a écrit :A ton avis, pourquoi je traîne toujours mes guêtres par ici? :p
Parce que je me reconnais beaucoup plus dans cette communauté que dans les autres.
On est les bernards l'hermite du forum :lol:
Zyghna a écrit : Après, j'ai l'impression que tu t'attendais aussi à un résultat bâtard.
Vu l'irrégularité de mon parcours, couplant à la fois éclairs de génie et déficience mentale, je doutais fortement que mon résultat soit tout lisse et tout homogène :lol:
Zyghna a écrit : Et puis se trouver à la croisée des chemins est ma foi très intéressant et enrichissant.
Pour sûr, ça l'est ! On est quelque part les métisses de la pensée :razz:

Néanmoins, une pointe de frustration demeure en ce que le résultat officiel du WAIS c'est "dans la moyenne". Je me sens vraiment plus proche de la catégorie "surdoué", mais comme je ne le suis pas et comme il n'existe qu'un diagnostic pour la surdouance (du moins sur le fonctionnement cognitif), ben je suis dans cette foutue moyenne, cette moyenne "bâtarde", qui regroupe 97-98% de la population.
Sur ce forum, on montre bien qu'il y a beaucoup de différences entre les surdoués eux-mêmes, entre ces fameux 1-2% de la population. Alors pour ceux qui sont dans les 97-98% :cry: Je déplore sincèrement ce manque de "carégories" intermédiaires, qui permettraient à beaucoup d'avoir un poids en moins sur le coeur en se comprenant, de ne pas se sentir de nouveau illégitime d'éprouver ce qu'ils éprouvent et de penser comme ils pensent. Pour ma part, quand j'ai lu certains ouvrages sur l'adulte surdoué, je me suis sentie soulagée, car je me reconnaissais énormément dans le fonctionnement décrit... j'étais normale, pas autiste, ni folle... juste normale. Malgré l'aspect enrichissant que je garde de ce test, je recommence à me penser "bizarre", car même si je me reconnais dans le mode de fonctionnement des adultes surdoués, le test "a dit" que je ne l'étais pas, et je me sens toujours aussi décalée vis-à-vis des autres. Dès lors, ma richesse est-elle vraiment une richesse... ou juste une pathologie ?

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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par TourneLune » lun. 9 juil. 2012 10:29

Je m'interroge.
Ton QIT est dans la moyenne mais si les subtests donnent des résultats très hétérogènes, il est calculable techniquement parlant mais n'a aucun intérêt psychologiquement parlant et n'est normalement pas calculé.
A toi de voir, mais tu pourrais peut-être nous en dire plus dans le topic des QI hétérogènes....
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Midget_Jones » lun. 9 juil. 2012 10:36

amalia a écrit :
Midget_Jones a écrit :fulgurance de la pensée, apprentissage rapide, curiosité insatiable, hyperactivité cérébrale, sentiment de décalage, sens très aiguisés...[/i]...

Midget_la marabout :lol:
ça te fait un sacré potentiel, y a plus qu'à développer :ensoleillé:
Oui Amalia :-)

Malgré tous mes questionnements persistants, et une ponctuelle ardeur militante pour les opprimés des tests cognitifs :rock:, je me suis lancée des défis "coup d'pieds aux fesses", comme notamment parler plusieurs langues et participer à des concours d'écriture !

L'interrogation identitaire demeure, mais l'envie d'avancer est là. J'ai vécu des situations beaucoup plus dramatiques (comme la perte de ma maman) pour me laisser dévaster par ça. Je suis une vraie gloutonne de la vie, je me nourris de toutes mes expériences, même si certaines sont un peu plus acides que d'autres :D

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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Midget_Jones » lun. 9 juil. 2012 10:56

Tournesol a écrit :Je m'interroge.
Ton QIT est dans la moyenne mais si les subtests donnent des résultats très hétérogènes, il est calculable techniquement parlant mais n'a aucun intérêt psychologiquement parlant et n'est normalement pas calculé.
A toi de voir, mais tu pourrais peut-être nous en dire plus dans le topic des QI hétérogènes....
Mon QIT n'a pas été calculé. La psy a marqué dans le bilan qu'il était non interprétable au vu de l'hétérogénéité entre le QIV et le QIP, et entre les différents subtests eux-mêmes. C'est juste moi qui le suppose. Ensuite, elle m'a dit que j'avais un fonctionnement très particulier, dans lequel ma construction affective avait du jouer un grand rôle, autant négatif que positif, mais elle ne m'a pas dit non plus que j'avais une quelconque douance. Et de toute manière, le WAIS ne s'applique pas à "mesurer" la partie émotionnelle, et je ne sais pas si dans un diagnostic cognitif, celle-ci est prise en compte ou non... Elle s'est juste permise de faire 2 hypothèses : la 1ère, c'est que lors de la prime enfance je devais avoir eu une certaine précocité, et la 2è, c'est que j'ai eu un développement cognitif "confortable". La question que je me pose face à ces deux hypothèses : une précocité peut-elle se perdre, s'atrophier, se cacher... ? J'ai lu dans les ouvrages de JSF, Monique De Kermadec et Cécile Bost qu'un enfant précoce ne perdait pas sa précocité... dès lors, cela veut-il dire que je ne l'ai jamais été et que les hypothèse conclusives de la psy sont fausses ? Du coup, cela signifie-t-il aussi que son interprétation est fausse ? Ou alors, peut-être était-ce des hypothèses de complaisance, dans le genre "je te déçois mais pas trop"...

Ahhhh au secours :worried:

Mais je vais aller faire un petit tour du côté du topic des QI hétérogènes, merci :$

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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Zyghna » lun. 9 juil. 2012 11:06

Encore une phrase con, mais le temps permet d'apaiser de nombreuses questions.
Parce qu'au début c'est la frustration de se dire que Barnum a pu sévir. Ne pas être clairement diagnostiqué surdoué quand on se reconnaît parfaitement dans ce mode de pensée est déroutant.
Cela laisse quelques possibilités:
- Il existe une catégorie intermédiaire qui n'est pas encore officiellement reconnue (ce qui est logique en soi)
- La détection des surdoués n'est pas fiable à 100%, il y a encore trop de biais (tests perfectibles, psy pas forcément formés, etc.)
- Le sabordage, conscient ou non. C'est aussi l'intérêt de la WAIS que de mettre en lumière des singularités sur lesquelles travailler, et qui une fois surmontées pourraient permettre de modifier - ou non - le diagnostic.

L'important c'est de comprendre comment on fonctionne et quelles sont les pistes qui nous permettent d'avancer. Pouvoir (se) dire au fond qu'on est surdoué n'est alors plus aussi important.
La curiosité demeure quant à l'évolution des connaissances sur la douance, bien évidemment. Mais c'est plus la reconnaissance d'un mode de fonctionnement singulier qui importe.

Edit: non la précocité ne peut pas se perdre, par contre effectivement elle peut se camoufler ou être masquée par d'autres éléments.
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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par lady space » lun. 9 juil. 2012 11:26

Sinon, il y avait aussi un topic sur le complexe de l'albatros quelque part, puis l'article sur les problèmes de la dernière génération du WISC-IV à identifier correctement les enfants surdoués que l'on peut lire sur le site.

Je rejoins Zyghna dans son analyse:

D'après ce que j'ai compris, une précocité ne se perd pas, vu que c'est - du moins en partie - congénital, donc enfant précoce deviendra adulte HP.

Il est en revanche tout à fait possible d'étouffer ce haut potentiel, surtout quand il n'est pas connu et que la personne vit dans un environnement inadapté, voire hostile. Elle n'aura donc pas appris à identifier et se servir de ses capacités et ne saura pas entièrement les restituer le jour du test. Mais ça ne veut pas dire que le potentiel a disparu, il est juste devenu difficile d'accès. Peu importe sa nature d'ailleurs.

C'est là le chantier qui attend tout le monde, que l'on ait réussi à se coller une étiquette clairement définie ou pas: chercher à comprendre son mode de fonctionnement puis voir ce que l'on peut/veut en faire, ce qui fonctionne déjà bien et ce qu'il convient encore d'ajuster. Du coup, ne pas rentrer dans un cadre bien précis peut même s'avérer un avantage: ça peut permettre de ne pas s'enfermer dans un descriptif, puis nous obliger de construire vraiment quelque chose par nous-mêmes et pour nous-mêmes.
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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Midget_Jones » lun. 9 juil. 2012 13:36

lady space a écrit :Il est en revanche tout à fait possible d'étouffer ce haut potentiel, surtout quand il n'est pas connu et que la personne vit dans un environnement inadapté, voire hostile.
C'est un point intéressant que tu soulignes parce que le temps d'entretien a été trop court pour que je puisse évoquer mon enfance, en-dehors du cadre scolaire.

Edit : il aurait peut-être été mieux que j'aborde ces questions-là dans une section plus adaptée :$
lady space a écrit :Du coup, ne pas rentrer dans un cadre bien précis peut même s'avérer un avantage: ça peut permettre de ne pas s'enfermer dans un descriptif, puis nous obliger de construire vraiment quelque chose par nous-mêmes et pour nous-mêmes.
Je suis tout à fait d'accord avec ça ! Vouloir se conformer à quelque chose, c'est se restreindre et s'auto-contraindre. On a plus à gagner dans la différence que dans la similitude. Le test m'a fait comprendre que dans ma construction, il n'y avait pas seulement de la matière grise et de la matière blanche, mais toute mon histoire. Je pense que c'est en cela qu'il est ressorti du test la conclusion d' "un fonctionnement très particulier". Mais "être dans la moyenne", c'est être avec des gens qui n'ont pas souffert, qui ne se sont pas battus, qui n'ont pas courbé l'échine face à la difficulté. Avoir le diagnostic de la surdouance, c'était quelque part reconnaître officiellement le décalage que j'ai pu ressentir, reconnaître ma persévérance et ma détermination, puis reconnaître que ma vivacité d'esprit n'est pas seulement due au hasard. Même si je me reconnais dans certaines caractéristiques de l'adulte HP, dans le diagnostic de la surdouance, il m'attirait moins de me savoir surdouée, que d'être diagnostiquée en fait.

Je ne connais pas le Complexe de l'Albatros, je vais aller faire un petit tour sur ce topic aussi.

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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Kayeza » lun. 9 juil. 2012 20:27

Midget_Jones a écrit : Mais "être dans la moyenne", c'est être avec des gens qui n'ont pas souffert, qui ne se sont pas battus, qui n'ont pas courbé l'échine face à la difficulté. Avoir le diagnostic de la surdouance, c'était quelque part reconnaître officiellement le décalage que j'ai pu ressentir, reconnaître ma persévérance et ma détermination, puis reconnaître que ma vivacité d'esprit n'est pas seulement due au hasard.
Attention aussi à ne pas associer "surdoué = écorché de la vie"... Tous les surdoués n'ont pas souffert, ne se sont pas battus, et a contrario, tous ceux qui ont souffert et se sont battus ne sont pas nécessairement surdoués. Pour certains surdoués qui ont eu la chance d'avoir un environnement favorable, par exemple, point de lutte nécessaire. Il me semble que l'association que tu fais entre douance et souffrance est exagérée, et qu'en plus elle te limite et te dessert (= elle n'est pas à ton service) plutôt que ce qu'elle te fait avancer. Comme dit l'autre, "Cessez de vous identifier à ce qui vous limite"... Tu es plus qu'un être marqué ou non par la douance, et plus qu'un être marqué ou non par la souffrance... :-)
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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Midget_Jones » lun. 9 juil. 2012 21:34

C'est ma réponse qui est elliptique :-)

Je déplorais surtout le manque de catégories "intermédiaires", et le fait d'être reléguée, par un diagnostic négatif, à une catégorie trop générale. Je ne fais pas d'associations automatiques entre souffrance et douance, mais la souffrance jouant une part non négligeable dans le développement de tout individu, il m'agace justement cette indifférenciation entre ceux qui en ont "bavé" et ceux qui ont eu un parcours relativement paisible (et tant mieux pour eux :-) ). Ce qui revient au fait que je trouve dommage que d'autres fonctionnements cognitifs n'aient pas leur propre diagnostic (comme la surdouance), et n'aient pas un terme pour les désigner (un processus d'identification serait alors facilité). L'absence de catégorisation a l'avantage d'être encore un "électron libre", et pouvoir se développer de manière un peu "anarchique", sans se coller à des caractéristiques particulières, mais cette absence a pour inconvénient de ne pas poser de mot sur un fonctionnement.
Après peut-être ai-je été un peu trop emphatique dans ma manière de dire les choses, ce qui donne l'impression d'un combat intérieur assez intense... mais j'ai conscience que la "souffrance" est seulement une partie de moi :-) Mais de manière générale, je reste cool 8)

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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Stella » sam. 27 juil. 2013 21:10

Je voudrais relancer ce topic et aussi voir s'il y d'autres personnes concernées.
Un mois et demi après avoir passé le test, pas mal prise par la reprise du boulot (et aussi l'envie de ne pas trop me prendre la tête avec ça trop vite), je commence à re-réfléchir à ces résultats.
J'ai aussi eu un bilan non-concluant.
Je trouve que c'est inconfortable, dans un sens. On n'est pas clairement identifiés comme surdoués. On n'est pas non plus clairement identifiés comme non-surdoués/dans la normale (sinon il y aurait peut-être eu résultats homogènes et possibilité de calcul du QI).
Alors ? Un peu l'un, un peu l'autre, je me rends compte que cette question me taraude à nouveau : qui suis-je ?
Certes, je suis plus éclairée maintenant. Mais je pense que -comme beaucoup peut-être ici- vient un autre tour à cette question : puis-je oser dire que je suis peut-être surdouée ? Ou est-ce que je ne vais pas partir dans l'imposture ?
Pourtant, je sais bien que rien n'est aussi simple, et qu'il ne s'agit pas que d'un chiffre qui permet de mettre chaque personne dans une case (ce serait finalement si simple !).
Mais je me pose encore cette question de savoir si en essayant de me comprendre, je ne me trompe pas de chemin. Je me rends compte que j'ai surtout besoin d'être rassurée (c'est pas la 1ère fois que je ressens ça) ; je suis à un moment où je pense avoir besoin qu'on me réexplique 15 fois les choses pour être sûre de ne pas comprendre "de travers" (et ce que ce soit en allant vers la surdouance ou non - d'ailleurs je fais peut-être dans la redondance de précédents posts :think: ). Je pense que tant que je ne saurais pas vraiment où je vais, il me sera difficile d'avancer, en tant cas de ne pas tourner en rond.
Zyghna a dit : "L'important c'est de comprendre comment on fonctionne et quelles sont les pistes qui nous permettent d'avancer". C'est vrai mais c'est aussi ce qui fait - dans mon cas - que je tourne en rond : comment trouver les pistes si on n'est pas sûr du chemin à prendre ?
Si d'autres personnes au bilan non-concluant ont un peu plus de recul, je serais ravie de lire leur expérience :-)

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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Oroskon » dim. 28 juil. 2013 11:00

Je pense, très chère Stella, que le test doit être considéré avec méfiance. Le test est avant tout un ensemble de critères qui peuvent capter que de manière rudimentaire la réalité du fonctionnement du cerveau. Bref, le test essaye de comprendre certains syndromes et d'en déduire là la surdouance ou pas mais le problème avec les syndromes c'est qu'ils peuvent beaucoup varier d'humains en humains.

Tu as eu un résultat non-concluant? Alors ca veut tout simplement dire que selon les critères du test tu es ni normal ni surdoué mais entre deux. Ton cerveau est nettement plus rapide que ceux des gens dits normaux mais juste pas assez pour être vu comme un surdoué classique. Mais si on est franc, tu es un surdoué mais tout simplement ta surdouance est non-classique ou plus légere que selon les critères du test. Les gens surdoués ne sont pas un groupe homogène. Il y a ceux qui sont plus que d'autres ou leur surdouance est différence donc plus artistique, emotionelle ou autre que mathématique ou geometrique.

Non-concluant veut surtout dire : on peut pas dire que tu es "normal" ou "surdoué" car tu te bouges sur la ligne rouge qui sépare les deux groupes selon le test. Donc c'est à toi de choisir librement dans quelle catégorie tu veux te voir ou de former ta prope catégorie. Il n'y a pas que les "normaux" et surdoués, il y a entre ces deux groupes tout un univers de gens magnifiques avec des grands talents.

Est-ce que toi, Stella, dans ton fond intérieur, tu te sens surdoué? Si oui, bienvenu au club, la bar de boissons est à côté de la piscine. Tu te sens normale? Alors bienvenu dans le club des dits normaux. Tu te sens entre deux? Alors forme ton probe club avec le grand luxe de pouvoir visiter les deux grands clubs et de jouir l'avantage des deux.

Le test n'est qu'un outil. C'est nous qui décidons finallement qui nous sommes. Nous devons jamais avoir honte de ce que nous sommes. Nous sommes comme nous sommes et nous avons toujours raison d'être celui ou celle que nous sommes car ce que les gens prétendent être la normalité n'est qu'une construction sociale vide. Toi, Stella, tu es ton probe juge. C'est toi qui décide qui tu es et pas un crétin savant qui a fait un test en prenant des critères arbitraires. Tu n'as pas à te plier à une vision externe de qui tu dois être.

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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Stella » dim. 28 juil. 2013 14:14

Merci de ta réponse. Je sais très bien ce qu'est le test, et je le considère comme un outil dans ma démarche, je ne suis absolument pas figée dessus. Toutefois, il m'a été nécessaire.
Je n'ai pas découvert ma douance seule, comme d'autres personnes (par des lectures, par les enfants, etc), c'est une professionnelle qui a émis le "premier diagnostic". J'étais déjà dans une démarche de travail sur moi, mais c'est une autre facette qui s'ouvre à moi maintenant. De ce fait, avec un bilan non-concluant, je me sens encore un peu "bancale" dans ce monde de surdoués (peut-être tout simplement parce que c'est encore frais et qu'il me faut du temps ;) ). Je suis d'accord avec toi sur le fait que les surdoués ne sont pas un groupe homogène. Par exemple, je pense qu'une personne de mon entourage familial l'est clairement et nous sommes pourtant différents.
"Tu n'as pas à te plier à une vision externe de qui tu dois être" : c'est une évidence, et pourtant c'est souvent à partir de cette vision externe différente de soi que les surdoués se posent des questions ;)
En parcourant le forum, je n'ai pas l'impression qu'il y ai beaucoup d'autres BNC, donc si d'autres veulent échanger je pense que ça pourrait être aussi intéressant.

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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Aïnoa » dim. 28 juil. 2013 18:31

Oroskon a écrit :Je pense, très chère Stella, que le test doit être considéré avec méfiance. Le test est avant tout un ensemble de critères qui peuvent capter que de manière rudimentaire la réalité du fonctionnement du cerveau. Bref, le test essaye de comprendre certains syndromes et d'en déduire là la surdouance ou pas mais le problème avec les syndromes c'est qu'ils peuvent beaucoup varier d'humains en humains.
On voit bien là, Oroskon, que tu n'as pas passé le test...
Pourquoi devrait-il être considéré avec méfiance? Doit-on prendre une radiographie de la cheville avec méfiance lorsqu'on va aux urgences après un traumatisme et qu'on veut savoir si c'est une entorse ou une fracture?? Non! C'est une aide au diagnostic... pas infaillible certes, mais nécessaire!

Ensuite tu parles de syndrome. Sais-tu seulement ce qu'est un syndrome?
Un ensemble de symptômes (ou signes, si tu préfères, ou caractéristiques...). Tu parles de variabilité interhumaine. Certes, mais un syndrome est un syndrome, un groupe de symptômes bien définis. Ca n'a rien à voir avec les différences entre les humains. C'est comme si tu décidais de changer la définition du mot "concept" par exemple, parce qu'elle ne te convient pas. Non.
Je rajouterai juste ceci sur ce point : on ne diagnostique pas un syndrome sur la totalité des symptômes...
Oroskon a écrit :Tu as eu un résultat non-concluant? Alors ca veut tout simplement dire que selon les critères du test tu es ni normal ni surdoué mais entre deux. Ton cerveau est nettement plus rapide que ceux des gens dits normaux mais juste pas assez pour être vu comme un surdoué classique. Mais si on est franc, tu es un surdoué mais tout simplement ta surdouance est non-classique ou plus légere que selon les critères du test. Les gens surdoués ne sont pas un groupe homogène. Il y a ceux qui sont plus que d'autres ou leur surdouance est différence donc plus artistique, emotionelle ou autre que mathématique ou geometrique.
Non, non, non. Une fois encore tu fais fausse route et on voit là que tu ne maitrises pas le sujet de la douance...
La douance est un mode de fonctionnement différent par rapport à la "norme" (qui s'entend par "le plus grand nombre", "la majorité". Aucune notion de supériorité!!!).
Ensuite il y a effectivement une variabilité entre les surdoués. Certains sont plus rapides que d'autres par exemple... Sauf que le mode de fonctionnement différent est commun -dans les grandes lignes- aux surdoués. Il y a autant que douances que de surdoués.
Oroskon a écrit :Non-concluant veut surtout dire : on peut pas dire que tu es "normal" ou "surdoué" car tu te bouges sur la ligne rouge qui sépare les deux groupes selon le test. Donc c'est à toi de choisir librement dans quelle catégorie tu veux te voir ou de former ta prope catégorie. Il n'y a pas que les "normaux" et surdoués, il y a entre ces deux groupes tout un univers de gens magnifiques avec des grands talents.
Une fois de plus non. Il n'y a pas de "ligne" ou "barrière" entre surdoué et non surdoué. Il n'y a pas de chiffre qui tranche. Il s'agit d'un continuum dans un mode de fonctionnement cérébral, dans un mode de pensée...
Bien sûr, il a fallu fixer une "limite". 130 dans l'échelle de Wechsler, mais si tu t'informes un peu plus, tu verras qu'il ne s'agit que d'un outil. Le diagnostic est posé par l'analyse d'un professionnel, le plus souvent neuropsychologue. C'est son analyse du fonctionnement cérébral du patient, sa façon de répondre, ses réactions, ainsi que des différents scores obtenus à la WAIS qui permettent de conclure (ou pas parfois...).

Ensuite on n'a jamais dit sur ce forum, que seuls des surdoués étaient talentueux! Je tiens à le repréciser! Parce que si tu lis plus avant, ici souvent les gens se sentent plutôt "inférieurs", et surtout pas supérieurs!
Oroskon a écrit :Est-ce que toi, Stella, dans ton fond intérieur, tu te sens surdoué? Si oui, bienvenu au club, la bar de boissons est à côté de la piscine. Tu te sens normale? Alors bienvenu dans le club des dits normaux. Tu te sens entre deux? Alors forme ton probe club avec le grand luxe de pouvoir visiter les deux grands clubs et de jouir l'avantage des deux.
On ne s'auto-diagnostique pas surdoué hein! Tout comme on ne s'auto-diagnostique pas une pancréatite ou une cholécystite par exemple! Laissons les professionnels faire leur boulot, ils ont été formés pour ça.
Parfois oui, c'est difficile de conclure, parfois ce n'est même pas possible. Ca doit être difficile à vivre, plein de nouvelles questions, mais c'est comme ça.
Ca ne veut pas dire Stella, que tu ne sauras jamais. Le test a mis en évidence des disparités. Elles peuvent avoir différentes origines, qui, une fois "traitées" peuvent modifier l'analyse du professionnel. Attention, je ne dis pas qu'il y a des dysfonctionnements hein! Juste que ton fonctionnement, lors de la passation du test, était vraiment complexe et pas forcément cohérent avec lui-même. Ca, je pense que ça peut évoluer. Même si le QI reste stable tout au long de la vie. Courage à toi!!!
Oroskon a écrit :Le test n'est qu'un outil. C'est nous qui décidons finallement qui nous sommes. Nous devons jamais avoir honte de ce que nous sommes. Nous sommes comme nous sommes et nous avons toujours raison d'être celui ou celle que nous sommes car ce que les gens prétendent être la normalité n'est qu'une construction sociale vide. Toi, Stella, tu es ton probe juge. C'est toi qui décide qui tu es et pas un crétin savant qui a fait un test en prenant des critères arbitraires. Tu n'as pas à te plier à une vision externe de qui tu dois être.
Je te sens frustré là Oroskon...
Il ne faut pas prendre le test comme ça.
Là où tu as raison, c'est que c'est un outil. Il n'a JAMAIS été dit qu'il détenait LA vérité! Sauf que ce n'est pas parce que parfois il ne peut pas conclure (le test PLUS l'analyse du professionnel!!!) qu'il faut le rejeter en bloc! N'oublie pas qu'il n'a pas été créé pour diagnostiquer les surdoués, mais au contraire, les "handicapés mentaux". On est tous d'accord par ici à dire que oui, la WAIS a des limites (comme tout), mais il n'y a pas de meilleur outil (toujours associé à l'analyse d'un professionnel) pour l'instant, pour déterminer la douance ou non d'une personne.

Effectivement, tu as aussi raison de dire que Stella "décide" qui elle est, mais pas si elle est surdouée ou non (désolée Stella :wink: ). Effectivement également, "nous devons jamais avoir honte de ce que nous sommes" (jamais, ou presque quand même).
Par contre non "Nous sommes comme nous sommes et nous avons toujours raison d'être celui ou celle que nous sommes car ce que les gens prétendent être la normalité n'est qu'une construction sociale vide". On n'a pas toujours raison, loin de là!!! Si je suis ton raisonnement, tous les dictateurs ont eu raison de terroriser la population, de massacrer les opposants, ...? Non!
Ensuite, il me semble que personne en particulier ne désigne ce qu'est la normalité. Comme je le disais plus haut, on entend par là, "le plus grand nombre". Par exemple, la norme de taille de la population française est de 165cm pour les femmes, avec un écart type de 20 cm (environ hein). Un écart-type est l'intervalle dans laquelle on trouve 90% des gens (on choisit quelle est la proportion qu'on veut avoir pour calculer l'écart-type) (vous trouverez une meilleure explication sur internet... :oops: http://www.insee.fr/fr/methodes/default ... t-type.htm, http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cart_type). Pour le QI c'est pareil. M. Wechsler n'a pas fait ça au hasard, en s'amusant hein. Il a fixé arbitrairement la moyenne à 100 de QI puis a calculé les écarts-types. Il aurait très bien pu fixer la moyenne à 536 par exemple, ou 2,86... La valeur, le chiffre en soi ne signifie pas grand chose, mais la déviation par rapport à la "norme" (= moyenne) oui.

En tous cas courage Stella! Ca doit pas être simple. J'aurai pas voulu être dans cette situation, probablement la pire, encore pire que d'avoir un test "négatif" (bien qu'on répète assez par ici, qu'il n'y a pas de test/résultat positif ou négatif, juste une explication sur le fonctionnement cérébral à un instant T).
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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Oroskon » dim. 28 juil. 2013 20:26

Aïnoa, je reconnais de ma part quelques légeretés avec les termes mais je pense que l'idée derrière mon discours a été compris même si vous ne l'approuvez pas (je reconnais parfaitement votre point de vue qui se légitime pleinement).

Votre critique est légitime et probablement juste. Je ne tenterais pas de défendre d'avantage ma position. Ceci n'est pas le but de ce sujet ni mon ambition. Je pense néanmoins dans ce contexte précis d'avoir raison même si, comme vous l'avez si bien dit, mes positions sont discutables.

Concernant ma soi-disante frustration par rapport au test...j'admets d'avoir envers ce test après avoir fait une première partie une relation qui varie entre haine et amour totale. Etant actuellement dans une forme de phase révolutionnaire sur le plan mental, je prends des positions radicales par rapport à ce test et à des nombreux autres sujets. Mais ceci n'est pas le sujet ici.

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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Stella » dim. 28 juil. 2013 20:47

Aïnoa a écrit :
Oroskon a écrit :Est-ce que toi, Stella, dans ton fond intérieur, tu te sens surdoué? Si oui, bienvenu au club, la bar de boissons est à côté de la piscine. Tu te sens normale? Alors bienvenu dans le club des dits normaux. Tu te sens entre deux? Alors forme ton probe club avec le grand luxe de pouvoir visiter les deux grands clubs et de jouir l'avantage des deux.
On ne s'auto-diagnostique pas surdoué hein! Tout comme on ne s'auto-diagnostique pas une pancréatite ou une cholécystite par exemple! Laissons les professionnels faire leur boulot.
Parfois oui, c'est difficile de conclure, parfois ce n'est pas possible. Ca doit être difficile à vivre, plein de nouvelles questions, mais c'est comme ça.
Ca ne veut pas dire Stella, que tu ne sauras jamais. Le test a mis en évidence des disparités. Elles peuvent avoir différentes origines, qui, une fois "traitées" peuvent modifier l'analyse du professionnel. Attention, je ne dis pas qu'il y a des dysfonctionnements hein! Juste que ton fonctionnement, lors de la passation du test, était vraiment complexe et pas forcément cohérent avec lui-même. Ca, je pense que ça peut évoluer. Même si le QI reste stable tout au long de la vie. Courage à toi!!!
Merci Aïnoa pour ton post. Je suis tout à fait d'accord avec toi.
J'avoue que j'étais presque à démarrer au quart de tour, Oroskon, pour te dire que si je suis en questionnement, je ne suis pas une oie blanche du QI, de la psy et du travail sur soi. J'ai pris du recul pour ne pas le faire, parce que je crois comprendre où tu voulais en venir même si c'était maladroit.
Mais effectivement on ne s'auto-diagnostique pas (l'effet barnum est un bon exemple, je crois, et généralement - comme tu as dit Aïnoa - les personnes ont plus tendance à se dévaloriser qu'à se sur-valoriser ;) )
Je sais que ça ne veut pas dire que je ne saurais jamais ; je saurais, un jour, peut-être même déjà un peu, mais j'ai aussi besoin, je pense, de m'assurer que je ne me trompe pas. Quand je vois le fonctionnement de certains membres de ma famille, je comprends mieux aussi. Mais tout cela prend du temps, et ne se fait pas seul.
D'après la psy qui m'a fait passer le test, mon problème de convergence visuelle semble avoir une grosse part dans les écarts des performances. C'est comme ça, et je n'y changerai rien.
Simplement, je me sens un peu "canard boiteux" avec mon BNC :dent_blanche2:

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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Zyghna » dim. 28 juil. 2013 21:03

J'ai passé un an avec un bilan non concluant, le cul entre 2 chaises. Au début, c'est difficile de se situer quand on n'a pas de réponse nette. Je pense qu'il faut accepter aussi de ne pas savoir et continuer à avancer en gardant en tête l'hypothèse de la douance: un bilan concluant ce n'est pas non plus un bilan négatif, c'est donc qu'il y a des traits communs avec la douance tout en ayant des éléments qui permettent d'entretenir le doute.
C'est intéressant, en partant de là, de travailler sur les caractéristiques qui sont ressorties du test et sur celles dans lesquelles on se reconnait. J'ai fait ce travail pendant cette année non concluante, et au final, quand la psy m'est retombée dessus et qu'on a mis le doigt sur ce qui clochait dans mon profil, cela a été plus facile.

Aïnoa pense que cela est ce qu'il y a de plus difficile de ne pas avoir de réponse franche, quant à moi je pense que c'est ce qui peut être le plus constructif dans notre développement personnel: ce n'est certes pas facile à vivre, mais ça oblige à continuer à regarder ailleurs, à ne pas s'enfermer dans une case. Et à comprendre qu'il reste encore un énorme travail à effectuer en ce qui concerne la douance, sa détection et sa définition.

Donc oui aujourd'hui j'ai un bilan concluant, mais cette année de doute a été essentielle pour moi.

Enfin quant à ta question "comment trouver les pistes quand on n'est pas sur du chemin à suivre?", je te dirai juste que l'on n'est jamais sûr du chemin à prendre et que le diagnostic n'empêche pas nombre de personnes de douter ou de stagner au niveau de leur développement personnel.
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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Stella » dim. 28 juil. 2013 21:12

Zyghna a écrit : C'est intéressant, en partant de là, de travailler sur les caractéristiques qui sont ressorties du test et sur celles dans lesquelles on se reconnait. J'ai fait ce travail pendant cette année non concluante, et au final, quand la psy m'est retombée dessus et qu'on a mis le doigt sur ce qui clochait dans mon profil, cela a été plus facile.
Merci Zyghna :-)
Il faut que je travaille ça de mon côté, je ne sais pas trop comment encore (car la psy qui m'a fait passer le test n'est pas celle qui me suit, et la mienne ne fait pas passer de tests - mais est quand même bien calée douance) dans le sens où mon bilan écrit est assez court (enfin, c'est surtout qui si c'était plus détaillé ça me parlerait plus et ce serait donc plus clair ! Mais c'est pas possible). Par contre, ça ne changera certainement pas mon BNC en autre chose, mais ce n'est pas l'intitulé l'important ;)
Bref, je crois que je vais pourrir ma psy avec ça :D

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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Miss dans la lune » dim. 28 juil. 2013 23:16

Stella, n'est-il pas possible de repasser le test avec un autre psy? (existe-il plusieurs versions du test? ou peut-on le passer qu'une fois?)

Zyghna, il a fallu un an pour conclure que tu étais surdouée? j'ai du mal à saisir, est-ce à cause de troubles "dys"? tu dis "ce qui clochait dans mon profil", c'est à dire qu'il pourrait y avoir une explication, par exemple psychologique (ou ???,je ne sais pas, incompréhension de l'intitulé de la question, que tu cherchais plus compliqué...) à une ou plusieurs erreurs lors du passage du test, et qu'une fois le "trouble" réglé, ou compris par la psy, on pourrait ne plus prendre ces erreurs en compte, et donc conclure la douance?
Du coup ça m'a l'air très psychologue-dépendant.

Autre chose, la notion de surdoué, ou HQI est associée à ce chiffre,130, il correspond à 2% de la population; mais, moi j'avais appris, il me semble, lorsqu'on parlait de courbe de gauss, d'Anormalité (et de pathologique) , que ce qui définissait l'anormalité c'était les 5% à droite et les 5% à gauche de la courbe. Alors d'où viennent ces 2%??? C'est arbitraire? (enfin pas plus ni moins que 5% d'ailleurs...)

Des bilans non concluants peuvent ensuite devenir concluants:
Il y aurait donc des qi 125 surdoués, et des qi125 normaux? Par contre des qi130 normaux: Non, et des qi120 surdoués non plus.
S'il s'agissait d'une pathologie, d'un diagnostic, je pourrais comprendre, les courbes de normalité, et celles des pathologies ne sont pas superposées, elles sont décalées et se croisent. (ce qui explique qu'il y ait des bilans (sanguins par exemple) normaux, alors que la pathologie est bien là, et vice et versa)

la douance est elle à envisagée comme un diagnostic? ou juste comme l’extrême droite, correspondant à l'anormalité supérieure,(2%, 5%?) de la courbe des qi d'une population.
Si c'est les 2% qui ont le plus fort Qi, c'est juste un chiffre.
D'après ce que j'ai compris ici, un chiffre + des caractéristiques (évaluées par un bilan psychologique)

J'essaie de comprendre, désolée si je fais des raccourcis monstrueux, mais les questionnements de Stella m'interpelle, et bien qu'il n'y ait pas de "ligne", je comprends ce que voulais dire Oroskon.

Il y a ce terme, surdoué, qui nous qualifie ou pas. Mais qui ne signifie plus rien si l'on ajoute "un peu" ou "presque" ou "peut-être".
Si un chiffre ne suffi pas à la définir, c'est qu'il est très complexe d'en définir les contours.
On peut juste dire qu'il y a une corrélation entre le chiffre du qi, et la façon d'être au monde, certaines caractéristiques (sensibilité, intuition, doute...).

Heureux sont ceux qui peuvent être qualifiés. Il existe un terme pour eux, c'est rassurant dans un sens, ça donne des explications, même si c'est pas les bonnes... Et oui, c'est ça le risque... s'accrocher à ce mot "surdoué" qui pourrait qualifier toute notre façon d'être et d'avoir été.
Donc peut-être : heureux, ceux pour qui l'on ne peut pas conclure: le champs des possibles est ouvert... ;)

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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Aïnoa » lun. 29 juil. 2013 00:06

Stella a écrit : D'après la psy qui m'a fait passer le test, mon problème de convergence visuelle semble avoir une grosse part dans les écarts des performances. C'est comme ça, et je n'y changerai rien.
Simplement, je me sens un peu "canard boiteux" avec mon BNC :dent_blanche2:
Alors là, si, tu peux changer les choses. En faisant de l'orthoptie, pour corriger ce problème de convergence. Bien sûr, ce n'est pas la panacée. Tu ne passeras pas à 160 de QI hein, mais au moins tu "règles" ce dysfonctionnement.
Il y a un topic sur ça, ou du moins des posts par-ci par-là à ce propos :wink:

Et puis non Stella, tu n'est pas boiteuse, tu es juste toi :D1
MDLL a écrit :n'est-il pas possible de repasser le test avec un autre psy? (existe-il plusieurs versions du test? ou peut-on le passer qu'une fois?)
(...)
Autre chose, la notion de surdoué, ou HQI est associée à ce chiffre,130, il correspond à 2% de la population; mais, moi j'avais appris, il me semble, lorsqu'on parlait de courbe de gauss, d'Anormalité (et de pathologique) , que ce qui définissait l'anormalité c'était les 5% à droite et les 5% à gauche de la courbe. Alors d'où viennent ces 2%??? C'est arbitraire? (enfin pas plus ni moins que 5% d'ailleurs...)
Non, on peut le passer plusieurs fois, mais avec un certain délai (2 ans minimum).
Il existe bien plusieurs versions, mais comme les versions de Windows par exemple (bouh, pas bien de faire de la "pub"...), l'une "remplace" l'autre... La WAIS 3.0 est encore utilisable pour diagnostiquer une personne surdouée, bien qu'il existe une version IV.

Oui, "surdoué" est "associé", je dirai plutôt relié, à ce fameux chiffre de 130 de QI (bien que la définition soit les 2% "supérieurs" de la population [supérieur dans le sens "ayant le plus haut chiffre de QI"!], ce qui correspond à un QIT en vrai de 132). Comme je le disais, il fallait bien fixer une "limite". Mais elle n'est pas un couperet hein! Une fois de plus, la WAIS, et donc le chiffre de QIT, n'est qu'un outil, le plus important reste l'analyse du professionnel! D'autant que certains "troubles" peuvent "modifier" le QI (par exemple les troubles dys, la dépression profonde, éventuellement des médicaments, ... Bien que, je le répète, le QI est stable tout au long de la vie, la WAIS n'étant qu'une photo du fonctionnement cérébral à un instant T).
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Re: Quand le test ne permet pas de conclure...

Message par Stella » lun. 29 juil. 2013 07:15

Aïnoa a écrit :
Stella a écrit : D'après la psy qui m'a fait passer le test, mon problème de convergence visuelle semble avoir une grosse part dans les écarts des performances. C'est comme ça, et je n'y changerai rien.
Simplement, je me sens un peu "canard boiteux" avec mon BNC :dent_blanche2:
Alors là, si, tu peux changer les choses. En faisant de l'orthoptie, pour corriger ce problème de convergence. Bien sûr, ce n'est pas la panacée. Tu ne passeras pas à 160 de QI hein, mais au moins tu "règles" ce dysfonctionnement.
Il y a un topic sur ça, ou du moins des posts par-ci par-là sur ce sujet :wink:

Et puis non Stella, tu n'est pas boiteuse, tu es juste toi :D1
Merci Aïnoa. Mais je fais de la rééducation orthoptique depuis une quinzaine d'années, à intervalles réguliers (je suis traitée pour des céphalées à la base). Voilà pourquoi je dis que ça ne changera rien, la convergence reste, plus ou moins présente (selon quand je fais ma rééducation).
Je trouve les questionnements de Miss dans la lune intéressants, j'y reviendrais ce soir, mais pour l'instant > au boulot !

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