Asperger au féminin

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le nange
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Re: Asperger au féminin

Message par le nange » lun. 8 févr. 2016 22:56

J'ai lu avec attention ce sujet et je suis tout à fait d'accord avec vous sur l'effet Barnum mais sans cet effet Barnum comment savoir justement si je suis concernée? Je sais bien que les tests trouvés sur Internet, les articles grand public ou autres sont à prendre avec des pincettes mais comme le dit Attwood
Regarder un programme ou un journal télévisé qui explique le Syndrome d’Asperger, lire un article dans un magazine ou une autobiographie populaire d’un adulte avec le Syndrome d’Asperger peut être pour certaines personnes un point de départ qui les fera rechercher un diagnostic pour eux-mêmes ou un membre de leur famille, pour un collègue ou un ami.
Tout le monde n'a pas les compétences pour comprendre des articles scientifiques, pointus, spécialisés sur le sujet et les polémiques l'entourant. Et quand toute sa vie on a eu des diagnostics allant de la personnalité borderline, à la dépression chronique, en passant par une mésadaptation sociale (je ne sais plus LE terme scientifique), sans oublier une possible bipolarité etc. ou qu'on a pensé être trop timide, timorée, hypersensible, bipolaire, asociale, etc. alors mettre un début d'explication est comme voir le début de la fin du tunnel. Et si finalement c'était ça?

Être adulte, et femme complique grandement les choses car
Les filles et les femmes, les enfants et adultes ayant des aptitudes intellectuelles considérables, peuvent être plus difficiles à diagnostiquer comme ayant le Syndrome d’Asperger à cause de leur aptitude à dissimuler leurs difficultés.
Je ne vais pas citer tout le livre mais je recommande fortement sa lecture à ceux et celles intéressés par l'autisme et l'autisme au féminin, il y consacre quelques pages et aussi ce que j'apprécie (je suis en train de le lire), il explique et remet en cause les critères de diagnostic du DSM-IV.

Une dernière citation sur le processus d'évaluation, évoqué plus haut.
Les instruments d’évaluation sont généralement conçus pour que tous les cas potentiels de Syndrome d’Asperger soient identifiés, mais ils ne peuvent se substituer à un diagnostic soigné qui évalue objectivement le profil de comportements et d’aptitudes que les instruments d’évaluation ont dépisté au préalable. Un clinicien expérimenté a besoin de procéder à une évaluation dans les domaines du raisonnement social, de la communication des émotions, des aptitudes linguistiques et cognitives, des intérêts, et des aptitudes motrices et de coordination, en plus d’un examen de certains aspects de la perception sensorielle et des aptitudes à prendre soin de soi.
Je m'empresse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer. (Beaumarchais)

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Re: Asperger au féminin

Message par Za » mar. 9 févr. 2016 07:55

Entièrement d'accord avec toi. C'est d'ailleurs le même problème qu'avec la douance et plein d'autres diagnostics.
Le problème, c'est de sélectionner avec soin les éléments qu'on propose au grand public. Ils faut qu'ils soient un minimum spécifiques, sinon les lecteurs/interlocuteurs risquent d'être mal orientés. Et dans l'exemple cité, justement, ça manquait un peu de spécificité.
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Re: Asperger au féminin

Message par borska » ven. 22 avr. 2016 11:06

Bonjour.
J'ai un garçon de 11 ans diagnostiqué Aspie depuis 6 ans (on est en Angleterre d'où la précocité du diagnostique), donc je suis très sensibilisée au sujet.
Ce qui m'étonne dans le témoignage de cette femme, c'est qu'elle ne fait nulle mention d'hypersensibilité sensorielle, or je pense que c'est un élément important du syndrome. Ce qu'elle décrit pourrait s'apparenter au ressenti de toute personne en décalage - j'ai l'impression qu'elle parle de moi - , donc de la douance aussi. Mais elle ne mentionne pas la douance, et je trouve ça surprenant. Ne serait-ce pas la douance qui permettrait de surmonter les difficultés sociales d'Asperger? D'apprendre la langue étrangère que sont les codes sociaux pour les Aspie?

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Re: Asperger au féminin

Message par Za » sam. 23 avr. 2016 06:01

Tu as raison de mentionner l'hypersensibilité sensorielle, en effet, c'est étrange qu'elle soit passée à la trappe :). Ceci dit, celle-ci se retrouve aussi souvent dans le fonctionnement HP, a minima, sans doute.
Si tu lis un peu plus haut, tu verras qu'on est globalement du même avis que toi sur cette vidéo...

Par rapport à la douance chez les Aspergers : celle-ci n'est pas forcément présente, on peut être diagnostiqué Asperger si on présente une intelligence au moins dans la norme. Mais il est certain, oui, que le fait de présenter un haut potentiel facilite l'insertion sociale par rapport aux autistes qui présentent un retard mental (majoritaires). C'est ce qui a dû se passer pour cette personne.
Cela est peut-être moins vrai, toutefois, lorsqu'on présente une forte hétérogénéité cognitive ? je me pose la question.

Tu voudras peut-être lire le sujet sur l'autisme : ici. Ça peut être intéressant d'avoir ton retour sur l'approche de l'autisme en Angleterre.
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Re: Asperger au féminin

Message par borska » sam. 23 avr. 2016 11:08

Merci pour le lien vers le sujet sur l'autisme. Il y a tant à dire sur la question...

Peut-être que l'approche d'Asperger en Angleterre est HS ici, mais en quelques mots, le diagnostic s'est fait très vite, très facilement, - gratuitement, c'est important aussi - puis le système éducatif a suivi, je dirais en toute simplicité et efficacité, avec le pragmatisme qui caractérise les Anglo-saxons - et fait tant défaut à la France, à mon humble avis. L'accompagnement des enfants atypiques à l'école est encadré, intégré et ma foi, je n'ai aucune critique à émettre quant à la façon dont mon fils a été pris en charge. Ses soucis sensoriels ou comportementaux ont toujours été compris dans ce contexte d'Asperger et tout a été fait pour lui faciliter la vie et encourager sa socialisation. Il faut dire que maman veille au grain :spidermanicone: Je ne peux parler que de notre cas, bien sûr, donc on reste dans l'anecdotique. Mais quand j'en discute en France, je suis très souvent effarée, en colère, face aux clichés et conneries qui ont la vie dure et rendent la vie dure.

Par rapport à la vidéo, Asperger et la douance qui compenserait... Ce qui est intéressant, c'est que les symptômes de la douance sont parfois à l'opposé des symptômes (supposés) d'Asperger. Par exemple, Asperger est (à tort je pense) associé à un manque d'empathie et d'émotions, or la douance tend à l'inverse... Asperger, obsession d'une chose, douance, touche-à-tout pour faire court... etc... Mon fils présente des signes des deux, c'est très riche, on ne s'ennuie pas :)

Je déborde un peu dans tous les sens, je m'en excuse, je découvre ce forum, c'est la première fois que je discute de tout ceci avec des gens avertis et intéressés, ça me rend brouillonne.

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Re: Asperger au féminin

Message par Mily_on_air » dim. 15 mai 2016 00:45

Après avoir été diagnostiquée HQI, et suite à ne nombreuses perches d'autres HQI/asperger, je me suis documentée sur l'asperger au féminin.

J'ai indéniablement des caractéristiques très particulières dont on parle rarement d'ailleurs (notamment le PICA, qui est l'ingestion d'aliments non comestibles : papier, plastique, bois, de manière compulsive).
Je pense avoir de l'empathie, mais j'ai tendance à me switcher en mode "résolution du problème" face à quelqu'un en souffrance. Si je ne peux pas trouver de solution au problème, je fuis. Cela est souvent perçu comme un manque d'empathie.
Mon profil WAIS semble assez caractéristique des aspies, mais assez fréquent chez les HQI.
J'ai aussi certains autres traits, mais je les retrouve souvent chez d'autres HQI. Je peux avoir des intérêts restreints, presque obsessifs, mais j'en change souvent, façon scanneuse.

Enfin tout cela pour dire que si je suis une asperger, c'est très très léger (sauf pour le PICA, je n'ai pas lu d'autre explication que l'autisme pour ce trouble alimentaire, à part le retard mental, hypothèse qui a été écartée par mon WAIS).

Cependant, je recommanderais tout de même la lecture du livre aspergirl à toutes les femmes HQI, car on y trouve beaucoup de conseils pratiques que l'on peut appliquer même si l'on n'a pas de TSA.

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Re: Asperger au féminin

Message par Cassini » dim. 15 mai 2016 09:07

Mily_on_air a écrit :

Enfin tout cela pour dire que si je suis une asperger, c'est très très léger (sauf pour le PICA, je n'ai pas lu d'autre explication que l'autisme pour ce trouble alimentaire, à part le retard mental, hypothèse qui a été écartée par mon WAIS).
On a peut-être pas ENCORE découvert d'autre pathologie expliquant le PICA. Et le PICA se voit parmi les enfants en bas âge, et les vieillards qui régressent au-delà de la perte de la parole, de la reconnaissance visuelle, bref: goûter des trucs étranges est une manière de tenter de comprendre le monde environnant.

L'étrangeté au fait, c'est quoi... en forêt amazonienne, on prépare le sagou avec du jus de bois... et on mange des larves dodues vivantes... le chien est un aliment prisé en Asie, le cochon d'Inde au Pérou, et les chinois à qui on fait goûter de la fondue trouvent ça en général assez dégueulasse.

Et les personnes qui manquent d'un oligo-élément en particulier peuvent se mettre à manger des trucs incongrus, mais qui contiennent cet oligo-élément.

Manger de la terre en biscuits est une pratique courante parmi les populations qui sont en famine.

Je veux dire qu'en lisant la liste des caractéristiques de la dame, je me dis qu'il suffit d'être humain pour être Asperger, avec tout ce qui y figure. :P

Mais en effet, la liste des conseils peut être bienvenue.

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Re: Asperger au féminin

Message par altima » dim. 15 mai 2016 12:51

C'est marrant (enfin non pas vraiment), ce matin même j'ai lu que les carences en fer pouvaient être à l'origine du PICA (dont je ne connaissais pas le nom jusqu'ici). Sans vouloir créer de controverses, ça montre bien encore une fois à quel point c'est difficile voire impossible de faire des cases parfaitement étanches entre des tableaux cliniques analogues, et entre mental/physique, et causes/effets...

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Re: Asperger au féminin

Message par Mily_on_air » dim. 15 mai 2016 20:05

Cassini, tout à fait, de plus, une seule caractéristique ne suffit pas à établir un diagnostic. Ce serait comme utiliser la seule fièvre comme critère pour se diagnostiquer une maladie :nesaitpas:

Enfin, autant pour la douance, j'avais très peu de doute sur mon auto-diagnostic (confirmé par le test), autant pour l'asperger, le déclic ne se fait pas devant cette liste de caractéristiques dans lesquelles je me reconnais pourtant en très grande partie (effet barnum ou encore ce que j'appelle "l'effet doctissimo" : quand on cherche, on trouve). J'ai sauté immédiatement sur mon téléphone pour prendre un rendez vous chez un psy, mais je n'ai aucune envie d'appeler un CRA pour me lancer dans une procédure de diagnostic d'autisme.

Je me sens néanmoins des points communs avec les femmes asperger (moins avec les hommes) et force est de constater que, même si je pense à 90% ne pas l'être, de nombreux conseils pratiques fonctionnent plutôt bien pour moi.

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Re: Asperger au féminin

Message par Cassini » lun. 16 mai 2016 17:07

Hors-sujet
Tiens, pour le PICA, il semble que quinze jours de traitement intensif pour combler le manque en fer puisse être une piste sérieuse.

http://speo.over-blog.com/article-1881030.html

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Re: Asperger au féminin

Message par Mily_on_air » lun. 16 mai 2016 19:49

Hors-sujet
Cassini, oui ça peut être ça, je suis atteinte d'anémie chronique, mon organisme ne fixe pas le fer normalement et les traitements n'y font rien. Mais cela peut-être une piste pour l'expliquer.

Cassini
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Re: Asperger au féminin

Message par Cassini » lun. 16 mai 2016 19:54

Hors-sujet
Bon, zut... Question à deux balles: tu es gênée socialement par ton symptôme? Physiquement?

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Re: Asperger au féminin

Message par W4x » lun. 16 mai 2016 23:13

Cassini a écrit :Tiens, pour le PICA, il semble que quinze jours de traitement intensif pour combler le manque en fer puisse être une piste sérieuse.

http://speo.over-blog.com/article-1881030.html
Mily_on_air a écrit :Cassini, oui ça peut être ça, je suis atteinte d'anémie chronique, mon organisme ne fixe pas le fer normalement et les traitements n'y font rien. Mais cela peut-être une piste pour l'expliquer.
Cassini a écrit :Bon, zut... Question à deux balles: tu es gênée socialement par ton symptôme? Physiquement?
Je ne doute pas de la bonne volonté des réponses ci-dessus, mais je ne vois pas à quel moment l'article cité peut être qualifié de sérieux... Sans vouloir être outrecuidant, en l'absence d'avis d'un(e) professionnel(le) de santé (ce qui ne sera pas le cas ici), il ne me semble pas possible d'établir des bribes de pistes de liens avec des débuts de commencement de symptômes dont l'évocation de l'existence de la possibilité est peut-être due à une caractéristique dont l'origine nous échappe... J'exagère volontiers mais vous aurez compris ;)
Donc avant de verser dans le doctissimo, ce que vous semblez vouloir à juste titre éviter, on pourrait recentrer un peu le topic et éviter ce genre d'écueil?
Merci :)
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Re: Asperger au féminin

Message par Cassini » lun. 16 mai 2016 23:40

Je comprends cet appel à la prudence. Et voilà qui tombe bien, comme remarque, car je suis une professionnelle de la santé, doublée d'une documentaliste HES.

Doctissimo et Cie ne fait pas partie des références que je citerais en tant que professionnelle, ni comme soignante ni comme documentaliste, en effet...

Parmi les diverses sources fiables, la Revue Médicale Suisse a publié l’article suivant :
http://www.revmed.ch/rms/2012/RMS-332/A ... pays-riche

Cette source est répertoriée par exemple dans la base de données Pubmed, une référence internationale pour les travaux de DAS, de Master et de doctorat.

Les conclusions de l’article vont dans le même sens que celui qui cause cette petite digression : que ce soit la cause ou la conséquence de la géophagie, la carence en fer peut être corrigée par l’administration de fer par intraveineuse.

Pour plus de sûreté, voici la bibliographie accompagnant l’article en lien sur ce message :

Bibliographie
1. ↑ Young SL. Pica in pregnancy : New ideas about an old conditions. Annu Rev Nutr 2010;30:403-22.
2. ↑ Young SL, Wilson MF, Miller D, et al. Toward a comprehensive approach to the collection and analysis of Pica substancies, with emphasis on geophagic materials. PloS One 2008;3:e3147.
3. ↑ Johns T, Duquette M. Detoxification and mineral supplementation as function of geophagy. Am J Clin Nutr 1991;53:448-56. [Medline]
4. ↑ Young SL, Wilson MF, Hillier S, et al. Differrences and commonalities in physical, chemical and mineralogical properties of Zanzibari geophagic soils. J Chem Ecol 2010;36:129-40.
5. ↑ Kawai K, Saathoff E, Antelman G, et al. Geophagy in relation to anemia and helminth infection among HIV-infected pregnant women in Tanzania. Am J Trop Med Hyg 2009;80:36-43. [Medline]
6. ↑ Glickman LT, Camara AO, Glickman NW, et al. Nematode intestinal parasites of children in rural Guinea, Africa : Prevalence and relationship to geophagia. Int J Epidemiol 1999;28:169-74. [Medline]
7. ↑ Von Garnier CH, Stünitz H, Decker M, et al. Pica and refractory iron deficiency anaemia : A case report. J Med Case Rep 2008;2:324. [Medline]
8. ↑ Trivedi T, Daga GI, Yeolekar M. Geophagia leading to hypokalemic quadriparesis in a postpartum patient. JAPI 2005;53:205-7.

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Re: Asperger au féminin

Message par Mily_on_air » mar. 17 mai 2016 03:55

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Re: Asperger au féminin

Message par Mlle Rose » mar. 17 mai 2016 16:19

 ! Message de : Mlle Rose
Cassini a écrit :Je comprends cet appel à la prudence. Et voilà qui tombe bien, comme remarque, car je suis une professionnelle de la santé, doublée d'une documentaliste HES.
Du coup tu comprends bien le problème éthique que ça pose lorsqu'une personne (quelle que soit sa profession et à la limite encore plus lorsqu'il s'agit d'un soignant, dont la parole peut être prise comme un conseil thérapeutique à suivre) donne des conseils perso à une autre personne qu'elle ne connaît pas sur internet, et tu peux aussi comprendre pourquoi ici ce n'est pas autorisé.

Tu peux comprendre aussi que c'est l'une des raisons pour lesquelles nous demandons à chacun de prendre du recul dans ses posts, et en dehors de sujets très précis d'éviter le témoignage personnel pour être dans le partage d'informations générales, ou la discussion/le débat autour de vidéos, d'articles, de cas extérieurs au forum. En tant que documentaliste, nul doute que tu peux apporter de la matière autrement qu'en analysant le cas des membres présents ici.

Du coup, avant que ce topic ne dérive plus loin vers le témoignage perso, si on pouvait faire un retour arrière comme dit Mily et poursuivre sur le sujet en lui-même ce serait super ;)

Merci tous de prendre en compte ces remarques générales dans vos posts, ici ou sur le reste du forum.
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. E. de la Boétie
NB : Je ne réponds pas aux questions perso en mp, je manque cruellement de temps pour ça et déteste répondre aux gens à l'arrache. Donc... merci d'éviter :f:

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Re: Asperger au féminin

Message par kalimeris » mer. 8 juin 2016 19:30

Voici une émission "Sur les Docks" intitulée Journal d'Aspergirl, disponible en replay sur France Culture. Elle a été diffusée lundi 06 juin à 17h.
http://www.franceculture.fr/emissions/s ... -juin-2016

On y écoute le témoignage de plusieurs femmes diagnostiquées SA (Syndrome d'Asperger) sur le tard, leur quotidien, leur parcours de vie, la confrontation avec le milieu psychiatrique, leurs stratégies de survie.

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Re: Asperger au féminin

Message par Palaiseau » jeu. 1 déc. 2016 12:56

Étant un homme, mon cas perso est off-topic ; un certain nombre de vieux passages de ce fil méritent un complément :
FeverDream a écrit :C'est le reflet d'un fonctionnement, ce n'est pas le fonctionnement.
Tout à fait. La différence, c'est qu'on peut compenser sur certains traits, d'autant plus qu'on est surdoué.
FeverDream a écrit :Il y a encore des professionnels qui pensent que ça n'existe pas
et que c'est un effet de mode... Ou que les Asperger ne savent pas parler, ni
ressentir de l'empathie. Ou ce genre de choses à la con. Heureusement, de
l'autre côté, il y a les spécialistes ! :rock
le nange a écrit :
Attwood a écrit :: Les filles et les femmes, les enfants et adultes ayant des aptitudes intellectuelles considérables, peuvent être plus difficiles à diagnostiquer
Hors-sujet
(je suis un homme et je parle de mon cas perso:)Oui j'en sais quelque chose.

J'attends encore le diagnostic, pour l'instant je n'ai qu'une évaluation par un psychologue ayant interviewé ma mère et ma femme. Mais la lecture de cette évaluation ne laisse pas de doutes à deux autre psychologues qui ne se connaissent pas ni ne connaissent la première. Le diagnostic c'est pour 2018: comme j'ai un boulot, je ne suis pas prioritaire.

C'est surtout la partie de ce rapport concernant mon enfance, ainsi que les spécificités d'un couple avec un Asperger, qui me rendent certain d'avoir Asperger. D'ailleurs ces spécificités ne sont pas dans le tableau de Samantha Craft. Étant "THQI", j'ai compensé pas mal des points du A, C, D et F, et un peu du J et "Facultatif".

Voici les symptômes que j'ai, parmi ce tableau de Samantha Craft:

A: aucun

B: tout

C: aucun sauf C18

D: très légèrement 16, pas le reste

E: sauf E3,E13, E14; E20 et E15 c'est que durant les disputes. Et sauf ceux-ci qui me semblent spécifique aux femmes: E17 à E19 et E23. Je n'ai pas compris E9; l'anglais "Shares in order to reach out" n'est pas plus clair.

F: aucun sauf F7 (F7 n'est-il pas vrai pour tout le monde, Asperger ou non ?)

G: oui, sauf G3, G6. Je n'ai pas compris G12; la VO "Views many things as an extension of self" n'est pas plus claire.

H: oui, sauf H4, H8, H9, H10, H11, H13,

I: oui, sauf I10, I15. Je suppose que I8 concerne ses propres émotions, sinon ça contredirait G4.

J: non, sauf J4 à J7

Facultatif: non, sauf 6 et 8 et 9. Et sauf 11 mais j'y travaille.
Je pense que l'appellation "Facultatif" est trompeuse pour des surdoués. Chaque surdoué Asperger a compensé sur certains aspects de ce tableau.
Ianthe a écrit :"l'idéal serait de trouver un moyen de diagnostic neurologique."
Oui. J'ai une seule piste pour l'instant. Voici un exemple d'abord:

Un certain jour, ma femme a fait un cours de 14h à 18h. C'était son premier cours devant ce public difficile. En gros, de 14h à 18h, toutes les 20 à 30 minutes, je stressais en me demandant comment ça se passait. A 18h10, elle m'appelle pour demander où sont les enfants. C'est 5 minutes après avoir raccroché que je me suis souvenu que je voulais savoir comment ça s'était passé.

Bon là c'était un cours, mais imaginez une mammographie: j'aurais pas plus été capable de réduire ce délai de 5 minutes à qqch de "adapté", c'est à dire avant de raccrocher.

C'est un peu l'incapacité de passer fiablement d'un sujet de conversation ou de pensée à un autre, fut-il très proche et très important, que je donnerais comme un "moyen de diagnostic neurologique", qui permet d'expliquer beaucoup des points du tableau de Samantha Craft. Est-ce que d'autres Aspergers peuvent me dire ce qu'ils en pensent ?
Tournelune a écrit :"Comment est-ce que ça pourrait soulager de recevoir un tel diagnostic?"
En plus de ce que FeverDream a répondu:

(1) Ça permet au conjoint de faire un deuil sur des choses pour lesquelles on ne sera pas à la hauteur, et ça permet aussi au conjoint d'appliquer certains conseils qui m'aident beaucoup. Notre couple va beaucoup mieux depuis que j'ai l'étiquette Asperger.
Hors-sujet
(2) (hors sujet, je suis un homme) Ça a permis à ma psychologue de comprendre que la remédiation cognitive est une solution adaptée pour améliorer grandement mon quotidien au boulot, et pour moi ça marche.
Que ce qu'on a s'appelle Asperger, ou "dans le spectre autistique", ou un TED, ou juste un "trouble de la communication et des interactions sociales" n'est pas important; ce qui à mes yeux est important est le (1) et le (2) ci-dessus.

Miyu²

Re: Asperger au féminin

Message par Miyu² » ven. 23 juin 2017 10:38

J'ai moi même un diagnostic d'autisme de haut niveau reçu par une psychologue puis une psychiatre ayant travaillé avec le CRA.
J'ai passé le WAIS IV
Des entretiens dirigés avec la psychologue, puis des entretiens dirigés avec la psychiatre, séparément
Un test sur ma façon d'analyser une image
Sur ma façon de classer des images
Sur mon analyse de l'émotion exprimée par des pictogrammes
Sur mon analyse de l'émotion exprimée par des photos
Un test où m'a demandé d'essayer d'exprimer moi même des émotions sur mon visage
Sur mon analyse de situations sociales sur dessins
Sur ma capacité à expliquer des expressions imagées
Sur ma théorie de l'esprit d'après plusieurs histoires (Sally et Anne est le premier niveau)
Sur mon analyse logique de textes courts sans dialogues
Sur mon analyse de textes courts avec des dialogues

Au niveau de la duré les entretiens avec la psychologue ont duré quatre fois quarante cinq minutes, les entretiens avec la psychiatre deux fois une heure, puis les tests ont été fait en trois sessions d'une heure (sans compter le WAIS qui a été fait séparément avec une autre psy).

J'ai lu pratiquement tout le topic, à par des passages que j'ai survolé, j'avoue.

Du coup j'ai envie de donner des exemples pour expliquer ce truc de “les difficultés sont compensées au point que ça ne se voit pas”.

Par exemple, je reconnais rarement les gens hors contexte.

- Ça m'est arrivé dernièrement de ne pas reconnaître quelqu'un que je n'avais rencontré qu'une seule fois parce que la seule chose dont je me souvenais était la façon dont il était habillé (mais il avait changé de fringues d'une semaine sur l'autre, c'est pas ma faute si les gens sont inconstants, non ?!)

La personne ne s'en est absolument pas rendu compte puisque nous n'étions pas qu'à deux et que je n'ai mit que quelques minutes à voir que les gens reprenaient une conversation dont je me souvenais (j'ai donc resitué qui était la personne par rapport à son discourt).

- ça m'est arrivé de ne pas reconnaître un collègue qui prenait sa pause au travail, parce que je ne reconnais mes collègues que quand ils sont à leur poste.

Les gens ne soupçonnent absolument pas que je ne les reconnaisse pas, ils pensent que je suis dans la Lune ou que je les ignore parce que je ne les aime pas.

- A partir de les 7 ans (à mon souvenir) j'ai commencé à avoir des réflexions récurrentes des adultes dans la veine “Et tu ne pleure même pas ?!”
Jusqu'à ce que j'ai terminé le collège les adultes ont régulièrement dit qu'ils étaient outrés que je n'ai pas de réaction émotionnelle au fait d'être grondé. Ils ne le supportaient tellement pas que je me suis toujours retrouvée dans la situation qu'aucun règlement ne s'applique à moi puisque plus aucun adulte n'osait se confronter à moi et tous me laissaient juste vivre ma vie en m'ignorant.

Là les choses sont un peu complexe, dans un premier temps personne n'a pensé que j'étais alexithymique, ils ont pensé que j'étais une gamine vraiment odieuse. Mais rapidement la situation est devenue auto-réalisatrice.

- Quand j'ai passé le WAIS la psy m'a fait remarqué que je n'étais pas fatigable et a considéré que je n'avais pas besoin de pause.

Ce qui est juste lié au fait que je n'exprime aucune émotion sur mon visage mais ça personne ne s'en doute, ça coule juste sous le sens que si je n'exprime rien je ne ressens rien, donc techniquement “ça ne se voit pas”
Pareil quand je n'ai pas été diagnostique de l’appendicite jusqu'au dernier moment, ou d'une otite qui m'a causé une perte d'audition, parce que je n'exprimais pas assez de douleur. Justement si je ne l'exprime pas ben “ça se voit pas”.

- J'ai failli être violée deux fois parce que je n'avais pas comprit les demandes préalables des mecs, donc pour eux j'étais d'accord

ça “ça ne se voit pas” dans le sens où je passe simplement pour une fille bourge, sainte mitouche, une oie blanche

- Comme ma voix change très peu quand je suis en colère je n'arrive jamais à être prise au sérieux quand je veux exprimer mon désaccord

Les gens pensent que j'ai une humeur très stable, que je ne suis pas susceptible et que je ne me mets jamais en colère.

- J'ai des hypersensibilités auditive, visuelles, et au touché

ça ne se voit pas parce que depuis que je suis enfant les gens ne se gênent pas pour m'affirmer que je mens quand je me plains d'avoir mal. J'ai tellement bien intégré que les autres étaient plus légitimes que moi pour décider quand j'ai mal ou pas que j'ai mit un an à analyser que quand mon petit ami refusait mes demande de ne pas baiser au prétexte que j'avais mal en me disant qu'il n'y avait pas de rougeur sur mon sexe et que j'allais donc la fermer et qu'on allait remettre ça parce que j'étais pas légitime à dire non … ben c'était pas cool mais ça correspondait tellement à la façon dont j'avais été traitée depuis le début de ma vie:
_ Ce tissus te fait mal ? C'est impossible, tu mens, tu porte ce vêtement et tu ferme ta gueule
_ ça te fait mal quand je t'embrasse ? C'est impossible, t'es méchante, tu t'excuse et tu te soumets
_ ça te fait mal quand je te tiens la mains ? C'est impossible, tu mens, puisque t'es méchante je vais la tenir plus fort


Voilà pourquoi mes hypersensibilités sensorielles “ne se voient pas”



Les signes peuvent très bien être présents, n'être absolument pas compensés, et que ça ne se voit pas quand même.

D'ailleurs je n'arrive même pas à imaginer comment ça se voit quand il est jugé par les gens non-autistes que “ça se voit” :-|

Je sais pas comment ça se passe dans leur tête pour que je sois à la fois une personne très douce qui ne se met pas en colère et une horrible personne snob qui les ignore et se fou de leur gueule et que ça forme un tout cohérent.

Le fait est que malgré le diagnostic les gens de mon entourage (notamment familial) ne croient pas en ce diagnostic et restent sur leurs positions que “ça ne se voit pas” et que tout est dans ma tête et que j'ai même faussé les tests avec mes délires sur moi même.

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Re: Asperger au féminin

Message par Palaiseau » lun. 26 juin 2017 10:50

Miyu² a écrit :Jusqu'à ce que j'ai terminé le collège les adultes ont régulièrement dit qu'ils étaient outrés que je n'ai pas de réaction émotionnelle au fait d'être grondé. Ils ne le supportaient tellement pas que je me suis toujours retrouvée dans la situation qu'aucun règlement ne s'applique à moi puisque plus aucun adulte n'osait se confronter à moi et tous me laissaient juste vivre ma vie en m'ignorant.
Je ne sais pas quoi répondre quand je comprends que ma femme me fais des gros reproches, ou qu'elle est vraiment pas bien: je sais que je suis très maladroit, que c'est vraiment pas le moment de faire une gaffe, alors je choisi le truc le plus sûr, c'est à dire de ne rien dire, ne rien faire, ne pas réagir. C'est peut-être en lien avec ce que tu viens d'écrire.
Attention, le texte ci-dessous parle de viol.
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Attention, le texte ci-dessous parle de viol plus des détails très crus.
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J'espère que tu arrives à parler de ce point à un psy, c'est très difficile à vivre. Ton entourage, c'est aussi tous tes amis ?

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Re: Asperger au féminin

Message par soazic » sam. 31 mars 2018 00:10

Bonsoir,
je sors d'une conférence dans mon coin sur l'autisme asperger au féminin. Passionnante intervention de Julie Dachez dont certain-e-s ont du suivre le blog mentionné sur le forum ainsi que sa bd "la difference invisible". J'ai beaucoup apprécié son point de vue, sur le fait que le regard non pathologisant et le respect de la différence devrait être une évidence et qu'informer permettrait aux personnes présentant des spécificités de juste les vivre sans avoir à s'adapter à une norme toute relative. Car où est la normalité après tout. J'ai été interpelée, par ce qu'elle a dit sur la méthode Aba qui s'avère engendrer des stress post traumatiques, du fait de forcer quelqu'un à se conformer à ce qui n'est pas naturel pour lui.
L'intervention du neuropsychologue du CRA était tout aussi riche et dense avec le soucis de différencier l'autisme féminin de l'autisme masculin, qui ont des expressions très différentes.
Ils ont souligné combien il y avait encore à faire en terme de dépistage et de vivre ensemble.

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Re: Asperger au féminin

Message par Bubble » lun. 16 avr. 2018 20:39

soazic a écrit :
sam. 31 mars 2018 00:10
J'ai été interpelée, par ce qu'elle a dit sur la méthode Aba qui s'avère engendrer des stress post traumatiques, du fait de forcer quelqu'un à se conformer à ce qui n'est pas naturel pour lui.
Je pense qu'on peut faire le lien entre la "souffrance" que peuvent ressentir certains asperger et la souffrance que peut engendrer des méthodes de type ABA (ou encore teach) sur les autistes de manière plus large.
On part du principe que beaucoup d'aspies ne sont pas détectés ou repérés car ils ont développé de très belles capacités à s'adapter. Si j'ai bien compris, c'est d'autant plus fort si le asperger est doté d'un haut potentiel. Il n'empêche que, même si le aspie a été capable, de façon remarquable parfois, à se fondre dans le moule... il peut souffrir intérieurement car cette adaptation l'oblige, de fait, à ne pas être naturel en société.
Le problème c'est que la méthode ABA, sous certains de ses aspects en tout cas (tout n'est pas à jeter par la fenêtre donc je ne veux pas généraliser), vise avant tout à "obliger" la personne souffrant de TSA à se conformer, à adopter des postures et des attitudes considérées comme collant à la norme. Mais pour autant, est-ce que la personne autiste en comprend le sens ? Effacer certains symptômes visibles veut-il pour autant dire qu'il ne sont plus présents du tout ? C'est tout ce qui fait encore controverse dans ces méthodes aujourd'hui...

Quand on y pense, en fait, un Asperger est une personne qui, dès le plus jeune âge, à su s'appliquer à lui-même ces méthodes de type ABA (avant même qu'elles n'aient existé !), pour s'adapter à la norme en compensant son handicap d'origine... ! Les aspergers sont ils visionnaires ?

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Re: Asperger au féminin

Message par Melokine » jeu. 19 avr. 2018 08:45

Pour avoir eu l'occasion de la voir appliquée (mal ?) à des enfants autistes non verbaux, je pense effectivement que la méthode ABA a de gros défauts (dans ce que j'ai vu il n'y avait pas de prise en compte de l'état émotionnel de l'enfant, c'était sidérant). Et le principe même de "forcer" ne me semble pas adapté.

En revanche, elle permet des protocoles tels que l'apprentissage de la propreté qui sont essentiels à la fois pour les parents et autres aidants, et pour l'enfant lui-même, pour ce qu'il ressent de sa dignité au niveau corporel.

Un des points-pivots avec les enfants autistes est de leur donner accès à un moyen de communication, quel qu'il soit (PECS, Makaton...) : pouvoir exprimer leurs besoins enlève une bonne dose de souffrance.
Hypersensibilité mon cul...

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