Sauter une classe : opportunité ou danger ?

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altima
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Message par altima » lun. 16 déc. 2013 17:14

Nout a écrit : - Quitte à sauter une classe, je préférerais que ce ne soit pas la GSM. C'est une classe "cool" où on s'amuse (contrairement au CP où il faut rester assis tout le temps).
Oui mais ça veut bien dire qu'en CP on apprend à être un écolier de primaire, donc à rester assis, faire du travail "pour de vrai" avec temps souvent plus limité, avec du matériel à gérer etc.
Donc arriver de GS sans ces contraintes pour passer en CE1 où en principe on a déjà acquis tout ça, ça paraît pas évident (dans l'hypothèse où tu envisagerais ça).
Encore une fois, ça dépend beaucoup du caractère de l'enfant. Ca peut se faire mais il faut le faire en connaissance de cause surtout.
Bonne réflexion à toi et bon courage pour les décisions si besoin. ;)

Aquilegia
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Message par Aquilegia » mar. 17 déc. 2013 12:42

La question s'est posée pour notre aîné et après moult discussions et réflexions nous avons décidé de le laisser dans sa classe initiale. Résultat: il reste de toute manière différent de ses camarades et n'a donc pas beaucoup d'amis (mais au moins ils ont le même âge que lui, un décalage donc moins grand), il s'ennuie en classe (mais son enseignant étant au courant de sa douance, il le laisse au moins tranquille en lui permettant par exemple de faire autre choses lorsqu'il a finit son travail, mais sans pour autant le "nourrir" pour le motiver...).
En Suisse, il existe "des classes du mercredi" pour les enfants HP de 7 à 10 ans. Ceci leur permettant de se retrouver "entre eux" une fois par semaine et d'approfondir certains sujets donnés par l'enseignant spécialisé. Un bol d'air frais en quelque sorte!
Mon deuxième garçon a une enseignante en or qui applique la pédagogie différenciée dans sa classe. Méthode parfaite pour un enfant HP!
Ceci pour conclure que malheureusement le confort de nos enfants à l'école ne tient souvent qu'à une personne: l'enseignant et le modèle pédagogique qui l'accompagne...

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lobo
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Message par lobo » mar. 17 déc. 2013 12:45

Bonjour,
je n'ai pas vraiment lu tous les posts mais je voudrais donner mon expérience.

Je pense que ma fille est peut-être surdouée alors j'ai pris les devants et je suis allé voir le directeur de son école privée. Elle est en CE1.

Ce qu'il m'a dit, c'est que :
1) il fallait passer le test par nos propres moyens (pas de RASED en privé ? il faudrait que je vérifie)
2) en cas de test positif on peut soit sauter une classe soit bénéficier du système de cours différenciés : les enfants se retrouvent par petits groupes sur certains horaires pour bosser différemment. ça peut être ceux qui sont en retard ou au contraire ceux qui vont plus vite. ça pourrait être pas mal pour permettre à ma fille de pas se retrouver d'un coup avec des élèves plus âgés.

Il m'a dit aussi qu'il en parlerait à la maîtresse pour qu'elle observe s'il y avait quelque chose mais il n'en a rien fait. J'ai l'impression que tout le monde s'en fout un peu des enfants surdoués dans l'enseignement. Ils sont plus occupés à donner des étiquettes de couleur pour le comportement qu'à se mettre à la place de l'enfant.

La maîtresse n'a rien vu non plus. Pourtant, quand je discute avec ma fille, elle se pose des questions qui vont bien au-delà du programme. Les parents de ses camarades de classe me disent qu'elle a beaucoup de maturité.
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Nout
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Message par Nout » mar. 17 déc. 2013 13:13

lobo a écrit :il fallait passer le test par nos propres moyens (pas de RASED en privé ? il faudrait que je vérifie)
En France, il y a des psychologues scolaires même dans les écoles privées. Par contre, ces psy sont très demandées (souvent longs délais d'attente), c'est peut-être pour ça que le directeur t'a parlé de psy en libéral.
Dans tous les cas, je trouve que les bilans de psy en libéral sont plus complets que ceux faits par la psy scolaire. L'autre avantage de la psy en libéral est qu'elle peut proposer un suivi suite au bilan.

Je vois que nous sommes dans les mêmes questionnements (=saut de classe d'une petite fille en CE1!). Tiens nous au courant de la suite ! ;)

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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Message par Aquilegia » mar. 17 déc. 2013 13:54

En Suisse c'est le même problème: psy scolaire versus privé. Mais j'ai une collègue qui est tout de même bien tombée en s'adressant à une psy scolaire. Donc ne pas tout de suite mettre cette option de côté.
Les questionnements de "grands" ne font pas la maturité d'un enfant, à mon avis. On parle plutôt d'une "maturité affective", qui peut être bien en deçà de la maturité intellectuelle et même de celle des camarades du même âge.
Bien sûr, ce qui est bon pour l'un, ne l'est pas forcément pour l'autre... en exemple ma famille: mon mari a sauté une classe à l'âge de 8 ans et n'en a jamais souffert (il a d'ailleurs garder beaucoup d'amis d'enfance datant de ce saut). Par contre nous avons jugé que ce ne serait pas bien pour notre fils.

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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Message par lobo » mar. 17 déc. 2013 14:49

Nout a écrit : Je vois que nous sommes dans les mêmes questionnements (=saut de classe d'une petite fille en CE1!). Tiens nous au courant de la suite ! ;)
merci de l'info je vais me renseigner pour la psy du privé, je dirai où j'en suis.

Je fais aussi partie d'une asso pour adultes/enfants surdoués. Ma fille pourra bénéficier de leurs conseils et activités même si elle n'est pas testée.
Aquilegia a écrit :...
Les questionnements de "grands" ne font pas la maturité d'un enfant, à mon avis. On parle plutôt d'une "maturité affective", qui peut être bien en deçà de la maturité intellectuelle et même de celle des camarades du même âge.
Oui, je suis d'accord

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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Message par camomille » mar. 17 déc. 2013 21:29

Une seule règle à mon avis : le cas par cas.
Je n'avais pas passé de tests quand j'étais en primaire, mais il a été question de me faire sauter le CE2. J'ai eu a chance d'avoir des parents à l'écoute... l'idée même était tellement angoissante que je n'en ai pas dormi pendant plusieurs semaines. Je pense que m'y forcer aurait été grandement néfaste sur mon équilibre psychologique et les fragiles amitiés que j'avais péniblement nouées.
Eternel retour des choses, la question s'est posée pour mon fils aîné au même stade, il y a 2 ans. Je lui ai posé la question, nous en avons parlé aussi avec la psy qui le suivait. Lui non plus n'avait pas envie.
Si c'est générateur d'angoisse... je me demande bien pourquoi on forcerait la main à un enfant qui est bien dans sa classe.
Le saut de classe se justifie je pense face à un enfant en souffrance, mis à l'écart et qui présente à la fois une "avance intellectuelle" notable ET des problèmes de comportement à l'école. Alors là, oui, je pense que ça peut être salutaire. Dans ces cas, d'ailleurs, l'enfant est souvent preneur.

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Haut Potentiel - Profil Laminaire : saut de classe est-il indiqué ou pas ? Quels critères ?

Message par WysiWYG » lun. 15 févr. 2016 17:09

.

Je suis l’heureux père d’un garçon de presque 8 ans scolarisé en CE2. Il vient de passer le WISC 4. Il a une sœur de 3 ans de plus que lui, famille « standard », il bénéficie d’un très bon niveau de stimulations extrascolaires : voyages, lectures, musée, sport etc...

La question qui se pose maintenant que l’on a découvert qu’il est HPI est de savoir quels sont les critères et conditions permettant de déterminer si un saut de classe est approprié, pouvez-vous m’aider là-dessus ?


Le tableau :

• Contrairement à beaucoup de cas présentés ici, le principal problème est … qu’il ne pose pas de problème. On a failli ne jamais lui faire passer le WISC, car s’il n’est clairement « pas bête » il ne sort pas du lot en classe. Ce sont les indicateurs scolaires constamment au maxi et l’avis d’une psy qu’il a vu pour des cauchemars qui ont fini par nous motiver à lui payer la passation du test, dont les résultats nous surprennent un peu : on imaginait un 125, on a un 140.

• Il présente pas mal des caractéristiques décrites dans la section « HP Profil Laminaire » de http://www.centre-psyrene.fr/les-deux-f ... %99enfant/. Il est particulièrement agréable et a un comportement coopérant en classe, tant avec ses camarades qu’avec ses profs. Année après année, nous avons de bonnes relations avec le corps enseignant, d’autant que sa sœur l'a précédé avec le même profil "bon élève".

Autonomie : depuis cette année, il rentre de l’école et reste à la maison tout seul, il revient de sa première colo qui s’est très bien passée. Il revendique de rester seul à la maison lors des journées de grève et négocie des "contrats de travail" pour l'obtenir

Vitesse d’écriture lente signalée par les instits : le WISC a écarté cette objection, il peut en fait écrire très rapidement … si on lui demande de se presser au lieu de s’appliquer

• Je lui ai demandé comment il le prendrait si en sautant un niveau, il n'était plus le premier de la classe. Il m'a répondu tranquillement … « alors je travaillerais pour redevenir le premier »

Motivation : il est concerné par sa scolarité, adore qu’on lui dise qu’il « fait bien ». Il s’implique : le mois dernier, il a voulu être présent au RV que j’ai tous les ans avec l'institutrice. Il a relu et ajouté des commentaires sur l’un des mails que j’ai échangé avec elle.

Maturité : Actuellement, le WISC l’évalue de niveau « moyen » (avec une vision peut-être réductrice - connaissance des conventions comportementales, normes sociales, maturité : 11/19).

• Actuellement, on a un enfant parfaitement adapté et heureux dans sa vie : même s'il est en "sous-régime" par rapport à son potentiel scolaire, il n'en souffre visiblement pas.

Ecole primaire actuelle : on est en quasi-ZEP, le niveau moyen est faible mais l'équipe pédagogique de l'école est bonne. Certains élèves changent de classe pour certaines matières, mais comme il est TB partout, tant qu’à faire s’il fallait le changer de classe, se serait pour toutes les matières.

• Pour la 6ème, on le mettra probablement comme sa sœur dans un bon collège privé : sensibilisation au harcèlement dès le début, ils évitent de trop mélanger les classes d'âges. Ce collège, genre traditionnel, « cadre » par mal les enfants, lui conviendra probablement parfaitement, comme à sa sœur en ce moment.



Et maintenant ? Voici les 5 critères de décisions sur lesquels on envisage de réfléchir, sachant que la capacité de suivre une classe avec 1 voire 2 ans d’avance est intellectuellement là.

1/ quel degré de maturité faut-il ? comment l’estimer voire la faire progresser ?

2/ l'acceptation par l’école et notamment le cadre scolaire que nous devrions essayer de trouver. On avait évoqué un cursus accéléré dans une classe à double niveau, mais ce ne sera pas forcément possible. Actuellement c’est pour nous une inconnue : avec son profil « sans problème », faut-il un chercher cadre spécifique ou n’est-ce pas utile, voire contre-productif ?

4/ sa motivation et la manière d’arriver à l’intégrer à la prise de décision. On envisage l'envoyer discuter avec la psy qu'il a vu l’année dernière quand tout cela aura un peu décanté et que l’on y verra plus clair sur les scénarios possibles.

5/ l’opportunité : faut-il attendre qu’il y ait un problème et agir seulement à ce moment ou être proactif = anticiper en sautant le CM1 maintenant dans une situation favorable (même école, si équipe pédagogique favorable, « marche » du CM1 apparemment pas trop dure à franchir…) plutôt qu’attendre le collège ? Ou appliquer le Primum Non Nocere ?

Qu’en dites-vous ? Ces critères sont-ils suffisants ? Comment les estimer ? Faut-il en ajouter d’autres ?



On s’interroge aussi sur :

• le fait que ce saut d'une année (enfin de 7 mois+, il est du milieu de l’année) restera ensuite présent à chaque étape de sa scolarité. Il s’agit ici d’une décision à long terme : est-ce que même si le saut de classe est réussi maintenant, il ne risque pas de poser problème d’ici quelques temps ? Quand ?

• une année d’avance pourquoi faire ? Si c'est pour arriver plus vite au bac, plus vite au boulot et perdre une année de jeunesse c’est un ratage. Donc un « joker » d'une année OK, mais comment peut-on s’en servir ensuite ? Qu’est-ce que l’on peut faire concrètement avec une année d’avance? En profiter pour, quand il sera en âge de décider, lui donner une expérience de vie en plus du cursus français par exemple un an de césure après la seconde pour voyager à l’étranger / apprendre des langues ? Autre chose ?
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Re: Haut Potentiel - Profil Laminaire : saut de classe est-il indiqué ou pas ? Quels critères ?

Message par lady space » lun. 15 févr. 2016 18:45

En fait, si tu regardes en bas de la page de ce topic, tu verras qu'il existe déjà un topic dédié au saut de classe. Je t'invite donc à le consulter pour te faire une idée des discussion déjà en cours sur ce forum.

Sachant qu'internet en général, et ce forum en particulier, est un lieu de discussion, de réflexion, de partage, mais certainement pas un lieu pour chercher des conseils personnalisés. Tu n'en trouveras pas car il serait irresponsable d'indiquer une marche à suivre en particulier à une personne dont on ne connaît ni le contexte ni l'entourage autrement que par quelques écrits numériques. D'ailleurs, en utilisant internet, il convient toujours de se demander dans quelle mesure il est pertinent d'exposer des données personnelles très précises.
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Re: Haut Potentiel - Profil Laminaire : saut de classe est-il indiqué ou pas ? Quels critères ?

Message par WysiWYG » lun. 15 févr. 2016 19:07

Les données ne sont pas si précises, j'ai notamment pris soin de changer légèrement les chiffres. Maintenant si vous arrivez effectivement à nous localiser, envoyez-moi un mail

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Re: Haut Potentiel - Profil Laminaire : saut de classe est-il indiqué ou pas ? Quels critères ?

Message par PatteBlanche » lun. 15 févr. 2016 20:15

Bonjour,

Tu trouveras des éléments dans le post indiqué par Lady Space.

En tant qu'enseignante, je te dirai simplement qu'il est plus facile de sauter une classe en élémentaire qu'au collège, structurellement : une équipe plus réduite, un seul ou max deux enseignants pour suivre l'enfant l'année du saut de classe et l'accompagner pour éventuellement rattraper quelques lacunes.

Après c'est un choix très personnalisé à faire, à décider après l'avis de toutes les personnes qui le suivent (à l'école comme à l'extérieur). Vous ne serez sûr d'avoir fait le bon choix qu'à posteriori. Et encore...

Bonne réflexion.
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Re: Haut Potentiel - Profil Laminaire : saut de classe est-il indiqué ou pas ? Quels critères ?

Message par Loefen » lun. 15 févr. 2016 22:46

Bonjour,

tu trouveras plein de réponses à tes questions sur le site de l'ANPEIP plus spécifiquement dédié aux parents d'enfants intellectuellement précoce.

Après, pour te parler en trois mots de notre expérience. Notre fille ainée a sauté le CM2. Elle était en souffrance, en prise avec un programme trop peu élaboré pour ses capacités. En clair, elle trouvait le temps long et elle s'est désinvesti de ses apprentissages. C'est ce qui a motivé le saut.
Cette décision a été prise conjointement avec la psy sco, la maitresse de CM1 et nous-même.

La maturité peut difficilement être prise en compte dans un saut dans la mesure où ces enfants ont un âge refuge en deçà de leur âge intellectuel. Il faut que le saut soit préparé dans de bonnes conditions et que l'accueil soit lui aussi réalisé dans un environnement sécurisant. Pas toujours facile.

Le saut était nécessaire pour ma fille et elle ne le regrette pas. A présent, tout baigne. Elle fait partie des têtes de classe et même si l'ennui pointe encore le bout de son nez, elle ne s'en plaint pas comme auparavant.
Nous n'envisageons pas de saut supplémentaire tant que tout roule !

Bonne réflexion.

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Re: Haut Potentiel - Profil Laminaire : saut de classe est-il indiqué ou pas ? Quels critères ?

Message par Chacoucas » mar. 16 févr. 2016 13:26

Pareil que ce que vous avez pu lire jusqu'ici: impossible de donner un conseil personnalisé. C'est un question d'individu.

Mais quand même, personnellement, et dans la mesure où ça n'est pas "facile":
un an pour voyager à l’étranger / apprendre des langues ?
Ca ça sent super bon je trouve. Mais ça reste aussi une question de contexte et d'individu.

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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Message par WysiWYG » ven. 19 févr. 2016 01:52

Des éléments très intéressants merci à vous deux !

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joran
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Message par joran » ven. 19 févr. 2016 12:13

Je confirme que c'est un choix très personnalisé qui doit être fait, et qui prend en compte l'ensemble des facteurs de la vie de l'enfant.

Concernent mon expérience, je n'ai pas sauté réellement de classe, mais je suis entrée au cp un an en avance. Et puis j'ai eu la chance d'être dans une toute petite école de campagne (1 classe cp-ce1, et 1 classe ce2-cm1-cm2) dont les classes ne dépassaient pas 15 élèves, et avec des instits comme on n'en fait plus ( je crois sincèrement que je leur dois beaucoup, encore aujourd'hui). Donc une fois dans le circuit, zéro problèmes scolairement parlant.
Par contre " socialement" parlant, une fois arrivée au collège, ce fut moins simple. J'ai donc déployé pas mal d'imagination pour trouver des personnes avec qui ça pouvait coller ( et je variais dans la journée, quand l'ennui était trop fort): club, assoc au sein de l'établissement...

C'est pour ça que je parle de toutes les dimensions de la vie de l'enfant.

Mon fils n'a pas sauté de classe. Il n'a pas voulu car il avait des amis dont il était très proches, et qui comptaient beaucoup dans son équilibre personnel. Le côté scolaire fut parfois très compliqué durant l'école primaire. En fonction des instits... Donc il lisait en cachette, faisait des quantités astronomiques de dessins... quand l'instit de l'année n'était pas suffisamment à son écoute.
Pour le collège, nous l'avons délibérément mis en privé dans un établissement élitiste. Même si ce n'est pas un établissement spécialisé, je soupçonne une concentration d'enfants hp dans ce collège.
Et du coup, il vit sa vie d'ado de manière normale (enfin pour lui et ses camarades de classes. Parce que les délires peuvent aller très loin, et les discussions aussi. Assez philosophiques même parfois, du haut de leurs 13 ans).

Donc nous ne regrettons ni de ne pas lui avoir fait sauter une classe, ni d'avoir choisi ce collège. Parce que c'est ce qui lui correspondait.

Pour finir, je confirmerai ce qui a déjà été dit.
On n'est sûrs d'avoir fait le bon choix, quand on le sait, qu'à postériori.

Bon courage et bonne réflexion.
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ni de liberté sans courage."
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Message par WysiWYG » jeu. 2 juin 2016 12:45

Merci de vos retour : en quelque mots, voici où l'on en est.

* Tout se passe très bien au niveau scolaire, les relations avec les enseignants sont toujours excellentes
* L'année prochaine, pas de saut de classe, mais une inscription dans un CM1-CM2 avec une décision de passage en sixième (ou pas) début 2017. Bref, le scénario idéal d'un "glissement" plutôt qu'un "saut" avec le temps de confirmer.
* Coté maturité on observe aussi de gros progrès.. donc nous préparons l'inscription en sixième puisqu'elle a de fortes chances de se réaliser

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Safari
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Message par Safari » mar. 2 août 2016 16:17

Question très compliquée dont il est difficile d'avoir le fin mot ! Comme dit plus haut, je pense qu'il s'agit vraiment de cas par cas.

Dans mon cas, il est compliqué de savoir si le choix fait a été le bon... même aujourd'hui avec le recul qui est le mien. Je précise que tous les sauts de classe dont il est question ont été proposés par le corps enseignant. Il semble que cela soit assez rare mais pas dans mon cas : je pense que je suis tombé sur de nombreux enseignants bienveillants et sensibles à la question de l'ennui.

On a proposé à mes parents de me faire sauter une première classe en maternelle, car je savais déjà presque lire et que je montrais des capacités étonnantes en calculs, à un âge où on n'est pas censé compter. Je m'en rappelle assez bien, j'avais fait une crise de pleurs à mes parents quand ils m'en avaient parlé, car je ne voulais pas quitter ma classe et mes copains. Détail sans doute important : contrairement à de nombreux HPI et THPI, j'ai toujours réussi à me faire accepter dans mes classes car j'étais bon en sport et que je faisais le pitre. Finalement, on décide donc de me laisser.

En primaire, j'ai des résultats excellents dans toutes les matières malgré un ennui profond en classe (je n'ai jamais compris pourquoi on devait refaire 10 fois les mêmes exercices...), mais comme dit précédemment, je me sens malgré tout intégré avec un groupe de copains, que je côtoie encore à ce jour pour certains ! Je commence donc parfois à me dissiper. Donc, en fin de CE2, mon institutrice convoque mes parents pour leur proposer de me faire passer directement en CM2. Là encore, refus de ma part. Impossible de me séparer de mes amis !

Le collège continue dans la même veine. Premier de classe haut la main, mon comportement commence à sérieusement se dégrader (prises de parole intempestives, insolence ou en tout cas volonté de précision perçue comme telle...). Je fais aussi le pitre afin que mes notes passent mieux auprès de mes camarades. Et ça fonctionne relativement bien. L'ennui devient cependant très compliqué à gérer dans certaines matières, et je commence à vraiment faire n'importe quoi (dormir, embêter mes voisins...). Au bout d'un mois en 4ème, je suis convoqué avec ma mère par ma prof principale et ma prof de mathématiques. On me propose de passer directement en 3ème (oui je n'invente rien) car l'équipe pédagogique pense que me mettre dans une situation d'inconfort sera bénéfique pour mon attention et mon sens de l'effort. Je refuse une fois de plus, ma mère appuyant mon choix (elle s'est toujours rangée de mon côté). Autre détail important : à ce moment précis, les profs ont utilisé le terme "surdoué" pour expliquer cette proposition étonnante. Malheureusement, j'étais ami avec le fils d'une de ces profs, et je ne sais pas comment, mais il est arrivé un matin et m'a demandé devant les autres élèves si j'étais surdoué. Ça a été un vrai traumatisme, et c'est sans doute à ce moment que mon comportement a commencé à basculer. Je faisais des efforts pour me conformer à la norme depuis le début, mais ce n'était visiblement pas assez...

La suite de mes études se résume à : avertissements de conduite, drogues douces, section ES alors que tout le monde me voyait faire S, exclusion du lycée en terminale et bac en candidat libre (et quelques cheveux blancs pour ma mère)... le tout avec des résultats vraiment excellents ! Ensuite à l'obtention de mon bac, j'ai décidé de faire une licence en sciences sociales, sans doute aussi pour faire quelque chose de banal (et je n'avais fichtrement aucune idée de ce que je voulais faire ; je savais juste que je ne voulais pas faire de prépa)...

Pour revenir au sujet (mais je pense que ma digression était nécessaire), si je pensais être sûr de moi plus jeune en refusant les sauts de classe proposés, je me pose la question suivante aujourd'hui : des sauts de classe m'auraient-ils permis d'atténuer l'ennui ? M'auraient-ils permis de ne pas "saborder" mon parcours ? Je sais que le terme est fort et peut paraitre excessif (j'ai un bac+5 et je suis cadre), mais j'ai ce sentiment profond qui me hante (surtout que j'ai parfois l'impression de ne pas être à ma place professionnellement parlant)... Après dans les points positifs, j'ai quelques amis que je connais depuis l'enfance et avec qui j'ai pu nouer de véritables liens (même si je reconnais être en gros décalage avec eux sur de nombreux points), sans doute grâce à mes refus de sauts de classe ! Je parle de gens que j'ai pu avoir en classe avec moi de la maternelle au collège. Donc question insoluble et difficile pour moi !

MamanLinotte
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Re: Haut Potentiel - Profil Laminaire : saut de classe est-il indiqué ou pas ? Quels critères ?

Message par MamanLinotte » ven. 28 oct. 2016 21:59

WysiWYG a écrit :.


On s’interroge aussi sur :

• le fait que ce saut d'une année (enfin de 7 mois+, il est du milieu de l’année) restera ensuite présent à chaque étape de sa scolarité. Il s’agit ici d’une décision à long terme : est-ce que même si le saut de classe est réussi maintenant, il ne risque pas de poser problème d’ici quelques temps ? Quand ?

• une année d’avance pourquoi faire ? Si c'est pour arriver plus vite au bac, plus vite au boulot et perdre une année de jeunesse c’est un ratage. Donc un « joker » d'une année OK, mais comment peut-on s’en servir ensuite ? Qu’est-ce que l’on peut faire concrètement avec une année d’avance? En profiter pour, quand il sera en âge de décider, lui donner une expérience de vie en plus du cursus français par exemple un an de césure après la seconde pour voyager à l’étranger / apprendre des langues ? Autre chose ?
De ce que je connais dans mon entourage, les glissements de CM1 en CM2 pour entrer avec une année d'avance au collège n'ont pas entrainé de regrets ensuite. Il s'agissait d'enfants qui avaient une 'avance' scolaire évidente depuis longtemps, mais qui avaient 'muri' plus lentement...

Pour répondre aux autres interrogations : dans les raisons pour refuser un saut de classe, ce que m'avaient expliqué les parents d'une jeune fille brillantissime (sa prof de français s'indignant en 5e qu'elle n'ait pas sauté de classe car ses copies n'auraient pas déparé parmi celles de ses élèves de 1ère...) c'est qu'ils (ils sont chercheurs tous les deux) côtoyaient trop de gens qui ayant une ou deux années d'avance avaient choisi après le bac un peu au pif quelles études suivre (souvent celles qu'on leur conseillait...) mais se retrouvaient ensuite dans un métier qui ne leur plaisait pas tant que ça, alors qu'un peu plus âgés ils auraient peut être su quoi choisir...
et c'est vrai que leur fille n'avait pas l'air traumatisée, s'entendait bien avec les camarades de son âge, était adulée par beaucoup de ses profs au collège (banal collège de quartier sans histoire), et aux dernières nouvelles, réussit très bien dans le lycée passant pour le meilleur lycée de France.

bon, en même temps, même avec deux ans d'avance, leur fille aurait surement encore été très largement brillante ! et on en connaît aussi qui à 25 ans ne savent toujours pas ce qu'ils veulent faire...

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Kirigol
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Message par Kirigol » mer. 15 mars 2017 22:11

Safari a écrit :Question très compliquée dont il est difficile d'avoir le fin mot ! Comme dit plus haut, je pense qu'il s'agit vraiment de cas par cas.

Je pense aussi que c'est vraiment au cas par cas, il y a tellement de tempéraments différents et de situations.
En ce qui me concerne (bon c'est juste un témoignage), je crois que ce fut plutôt une chance, mais chaque médaille a son revers.
► Afficher le texte

Ce n'est pas tant au niveau des capacités d'apprentissage, pour lesquelles avec un bon précepteur ça peut fuser, que par rapport à la maturité "hormonale" ou dans les choix d'orientation que le saut classe poserait éventuellement un souci. Mais si on couple à cela à une certaine dyssynchronie émotionnelle (innée et/ou acquise) sur certain point ça s'annule, sur d'autres ça brouille les cartes. Si on m'avait dit que j'étais EIP en me l'expliquant ça aurait peu être fait une différence, un cartable vert pomme aussi. La vie peu tellement basculer sur un dixième de seconde...
J'aurais été plus investit dans la scolarité, j'aurais peut-être été souffre douleur, premier de la classe.
Mais comme en cas de grosses lacunes en prenant 3 ou 4 cours particuliers tu rattrapes 3 ou 4 mois, autant rigoler =) J'ai beaucoup pratiqué les sessions de septembre, mais autant par hédonisme qu'épicurisme, c'est ce qui me convenait sur le moment. Y repenser aujourd'hui, avec plus de hauteur, il y a de très bons côtés, d'autres qui auraient pu être mieux
Quelques regrets, sur les équations bilan en chimie (prof -), le squizzage de l'électronique (prof +++), mais c'est simplement un cadavre exquis à la fin. ;)
C'est une autre donnée, avec laquelle on fait, comme si j'avais été plus grand, plus petit, plus gros ou plus maigre, rouge, bleu, jaune... ou vert.
Ca dépend du soutien familial, de la vision du gamin, des profs qui te chouchoutent ou t'exècrent...
Je ne pense pas qu'il faille s'en priver si c'est possible, mais après comme les témoignages d'avant ça donne un fait exotique plus ou moins gérable suivant les gens. La porte était ouverte ? ou bien ? =))

Bon bref... Pour reprendre une citation célèbre, "Je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire"...
(Plutôt Pour cette opportunité dans des cas connexes... :) )
Quand on est mort, c'est pour la vie.
Avant c'était pire mais c'était mieux.
La sensation est proportionnelle au logarithme de la grandeur excitatrice (Fechner)

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Re: Haut Potentiel et QI hétérogène

Message par Feufollet » mer. 10 janv. 2018 22:05

[Message de la jardinerie : ce message et ceux qui suivent font suite à la discussion entamée ici : viewtopic.php?f=42&t=389&start=750#p263856]

... Mais la psy n'a pas parlé de dys, ni particularités non plus. Il en est seulement ressortit qu'elle manquait de concentration. Après avoir finit toutes les épreuves, la psy lui a proposé de refaire certaines qu'elle avait raté comme par exemple en puzzle ou matrice. Ayant réussi, celà lui a coûté 3 points environ pour chaque subtest. Quant à la mémoire, elle a mieux réussi les longues séries, ou lorsque la consigne se compliquait. Les scores en vitesse de traitement n'ont pas non plus éclaté. Mais lorsqu'elle revient de contrôles en me disant avoir terminé une copie double en espagnol en la moitié du temps imparti, je me pose des question...
Comme le courant est bien passé, j'envisage un suivis, ne serait-ce que pour cette année qui va s'avérer difficile.

Quant au besoin de saut de classe, il reflète un besoin assez vieux. Au primaire, cela n'a pas été proposé, ils devaient être trois enfants en avance dans sa classe. Ainsi ils avaient du travail supplémentaire, lisaient ou aidaient les autres. Après, au collège, je n'ai su que plus tard qu'elle se tournait les pouces et s'occupait dans son coin, en dessinant a longueur de journées par exemple. Puis en 5è, son désintérêt s'est accentuée: elle a passé l'année à lire à l'insu de ses profs, ce qui lui a pourtant valut les meilleurs résultats en français.

Il faut dire qu'elle a toujours dévoré les livres, et mrécoce quant à ses lectures.
En 6e, elle nous a pondu une crise existentielle et trouvé refuge dans l'ésotérisme, qu'on a eu du mal à gérer. Puis c'est passé à la psychologie et sociologie l'année suivante. Suite au refus de saut en 4e, elle s'est refugiée dans la musique (violon et guitare) et à commencé à apprendre le japonais seule. Et a englouti tout ce qui traite des sciences, plus particulièrement de l'astrophysique. Il faut avouer qu'il n'y a pas grand monde de son âge avec qui parler de tout ça!


Pour l'instant, l'on attends la réponse de la prof principale concernant la demande de saut de classe. Parallèlement, la psy va envoyer le compte-rendu à l'établissement pour demander des aménagements et pallier à son ennui et désintêret grandissant.

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Re: Haut Potentiel et QI hétérogène

Message par TourneLune » mer. 10 janv. 2018 23:25

C'est pas très grave non plus de s'ennuyer en classe si c'est le seul problème et que les résultats sont là...
Pour les mp qui ne sont pas à caractère personnel, merci d'envoyer vos messages au groupe " modérateurs globaux", ce sera plus efficace ;)

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Re: Haut Potentiel et QI hétérogène

Message par Za » jeu. 11 janv. 2018 12:24

TourneLune a écrit :
mer. 10 janv. 2018 23:25
C'est pas très grave non plus de s'ennuyer en classe si c'est le seul problème et que les résultats sont là...
Ben... ça dépend. Ça dépend vraiment.

Je ne suis pas la seule ici à avoir connu l'Ennui en classe... le gros... le sadique, le détestable, celui qui te fout des nœuds à l'estomac, te fait pleurer de rage, te fait mal au cerveau, te déclenche des crises de spasmophilie (faut-pas-qu'tu-craques-faut-pas-qu'tu-craques-faut-pas...), te fait te sentir misérable, te fait littéralement disjoncter mode coquille vide, te fait même culpabiliser à mort quand tu comprends qu'une part de toi se met à haïr tes semblables "qui n'arrivent même pas à comprendre ça, c'est pourtant simple, mais s'ils écoutaient un peu, aussi !!!" - alors qu'au fond tu sais bien que c'est pas leur faute et que tu ne peux pas leur en vouloir, "c'est pas graaaave, bouche-toi discrètement les oreilles, pense à un truc qui te fait plaisir, tiens, ce scénario en plan ou....". Rien que d'y penser j'en grimace encore. Rien à voir avec le gentil ennui du dimanche après-midi vautré sur la moquette au milieu d'une mer de BDs.

J'ai expérimenté les maux de tête ou de ventre qui se développaient chaque après-midi, pour me retrouver après l'école me tordant de douleur sur le canapé ou au fond de mon lit. A cause de l'ennui.

Cet ennui mortel qui te fait rêver de sortir de ton corps, de devenir un fantôme - mais je ne serais pas autrement étonnée que d'autres, plus âgés sans doute (j'ai eu la chance d'être en classe EIP au collège), finissent par mûrir des envies un peu plus tragiques.

Vidéo partagée récemment sur le chat : les humains préfèrent la douleur physique à l'ennui/l'absence de stimulation (https://youtu.be/iqKdEhx-dD4?t=80)
C'est de la vulgarisation grand public, mais ça part d'études sérieuses. Et c'est utilisé comme moyen de torture.

A vrai dire, de toute ma trajectoire, ça a sans doute été la seule souffrance qui découlait directement de mes capacités cognitives inhabituelles pour mon âge. Mais c'était assez balèze. Torture.
A la rigueur je dirais presque : s'il y a bien une chose à prendre en compte et à mesurer précisément, c'est le degré d'ennui qui est subi, pour y remédier si besoin.
J'ai mis mon képi dans la cage
et je suis sorti avec l'oiseau sur la tête...
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Re: Haut Potentiel et QI hétérogène

Message par TourneLune » jeu. 11 janv. 2018 15:19

Bah oui mais là ça dépasse l'ennuie justement....

Moi je me suis ennuyée toute ma scolarité mais sans conséquence plus grave que ne pas m'éclater plus que ça. J ai dessiné et lu, je retenais quand même, et voilà. Sincèrement si mes parents s'étaient mis en tête de me faire sauter une classe, c'était déjà assez compliqué de faire oublier tout le reste auprès des autres, je pense pas du tout que ca m'aurait aidée.
C'est juste un cas pas une généralité....

Mais c'est pour ça que je dis que l'ennuie seul n'est pas une raison, en tous cas il est à mettre en balance des autres inconvénients qu'impliquent un saut de classe et ils sont pas anodins socialement parlant.
Si ça tourne en phobie scolaire ça dépasse l'ennuie.
Pour les mp qui ne sont pas à caractère personnel, merci d'envoyer vos messages au groupe " modérateurs globaux", ce sera plus efficace ;)

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Re: Haut Potentiel et QI hétérogène

Message par Za » jeu. 11 janv. 2018 15:48

Je ne sais pas si ça dépasse l'ennui. Je ne me souviens pas d'avoir été en état de phobie scolaire par exemple : j'aimais mes amis, j'aimais la maîtresse, j'avais envie d'apprendre, et quand on commençait un nouveau chapitre j'étais ravie... puis l'ennui arrivait et m'avait à l'usure. Mais ce n'était que ça que je ressentais : de l'ennui, simplement très profond, désarmant. Comment on appelle ça sinon ?

Et au vu de ce paragraphe :
Feufollet a écrit :
mer. 10 janv. 2018 22:05
Il faut dire qu'elle a toujours dévoré les livres, et précoce quant à ses lectures.
En 6e, elle nous a pondu une crise existentielle et trouvé refuge dans l'ésotérisme, qu'on a eu du mal à gérer. Puis c'est passé à la psychologie et sociologie l'année suivante. Suite au refus de saut en 4e, elle s'est réfugiée dans la musique (violon et guitare) et à commencé à apprendre le japonais seule. Et a englouti tout ce qui traite des sciences, plus particulièrement de l'astrophysique. Il faut avouer qu'il n'y a pas grand monde de son âge avec qui parler de tout ça!
Le saut de classe ne résoudrait sans doute pas tout, mais ça vaut le coup de l'envisager, vu la recherche de stimulation intellectuelle qu'elle montre. A moins que les profs acceptent qu'elle étudie clairement autre chose que les cours en cours.
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Re: Haut Potentiel et QI hétérogène

Message par Feufollet » ven. 12 janv. 2018 15:24

Dans mon cas, je n'aurai jamais envisagé que ma fille saute une classe au collège, alors au lycée encore moins. Mais la demande vient de sa part. Je ne sais pas si ce qu'elle me décrit correspond à une phobie scolaire, mais en tout cas elle a très mal vécu la fin du collège. Moi aussi, comme beaucoup de personnes de mon entourage, je pensais qu'elle s'ennuierai moins au lycée. Mais rien n'y fais, elle a toujours autant d'avance, notamment suite à ses lectures. Et, comme *Za*, elle est enthousiasmée juste au nom du nouveau chapitre, le temps de penser à tout ce qu'elle en sait. Puis l’intérêt s'évapore. Heureusement, les profs sont compréhensifs, ou au moins la majorité: donc peut être qu'on trouvera d'autres aménagements pour rendre l'école plus stimulante.
Et en quoi consistait la classe EIP du collège?

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