Accouchement physiologique ou médicalisé ? J'ai testé pour vous !

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Adena
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Accouchement physiologique ou médicalisé ? J'ai testé pour vous !

Message par Adena » mer. 22 août 2018 15:58

Quand on est une future maman, le parcours qui mène à l'ultime étape de la grossesse, l'accouchement, est assez balisé. Pas question de laisser l'heureuse parturiente à venir seule avec ses interrogations, on lui donne avec plaisir les réponses aux questions qu'elle se formule et on anticipe celles qu'elle n'imagine même pas encore. Visites gynécologiques et obstétriques, préparation à l'accouchement, consultation avec un anesthésiste et bien sûr visite de la maternité sont autant d'étapes clés pour la future accouchée.

Le problème c'est que, pour ce que j'en ai vu et entendu, le parcours en question tiens plus de l'autoroute, avec un seul sens de circulation, que de l'exploration champêtre. Surtout pour une primipare. Le tableau est le suivant : on propose systématiquement la péridurale (bien que ne l'impose pas dans la plupart des cas), une anesthésie partielle qui médicalise de facto l'accouchement, même dans le cas d'une grossesse normale.
Dans l'hôpital où j'ai accouché, la péridurale a été demandé par 98% des primipares, les 2% restants ayant souvent des contre-indications médicales. La péridurale entraine ses propres complications dont :
- une diminution de la mobilité
-un risque de ralentissement des contractions et donc d'une perte d'efficacité du travail qui médicalise encore plus la naissance
-la nécessité d'accoucher sur le dos
-un risque accru de souffrance du périnée lié à la position couchée dorsale qui accroit la pratique de l'épisiotomie.
Les suites de couches sont difficiles, entre l'immobilité, le temps nécessaire pour se remettre d'une anesthésie, les éventuels effets secondaires et la cicatrisation d'une probable épisiotomie. Devant ce tableau peu réjouissant, on est tenté de se demander, pourquoi est-ce la norme ? Pourquoi est-ce présenté comme la seule manière raisonnable d'accoucher pour une primipare ? Pourquoi si peu de femmes remettent en question ce modèle ?
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Il me parait pourtant incroyable d'évacuer si vite l'idée qu'il existe une autre voie, qu'avant le médical, il y a le physiologique ! Pourquoi présente-t-on l'accouchement comme un acte médical et surtout comme un moment que l'on ne voudrait pas vivre, ou le moins possible, du bout des doigts, forcément désagréable, alors qu'il s'agit d'un moment incroyablement heureux et puissant, la venue au monde d'un enfant, la transformation d'une femme qui devient mère et donne la vie ! Que de prophéties autoréalisatrices anxiogènes dont on accable les femmes enceintes, alors que l'on pourrait célébrer la beauté de ce qu'elles vivent, la force qu'elles portent en elles.
En l’absence de soutien de la part des professionnels de santé, j'ai fait ma préparation à l'accouchement en autonomie, en parallèle de ce parcours balisé. Psychologiquement, j'ai cheminé pour cesser de percevoir ce moment comme un combat ou une épreuve, mais plutôt pour l'accepter comme un événement heureux, une sorte de rite initiatique, une danse avec la vie elle-même. Quand la vie passe au travers de soi comme un torrent, cela ne peut pas se faire sans secousses. Mais on peut choisir de nager avec ou contre le courant. Travailler sur mon angoisse, transformer mes représentations pour cesser de considérer cela comme une pathologie, idée bien trop souvent suggérée, et accueillir les événements dans la paix m'a été d'une grande aide. J'ai tout naturellement rejeté l'idée de la péridurale et décidé de vivre l'accouchement pleinement.
Par ailleurs, j'ai aussi mené une préparation physique, avec des exercices d'assouplissement du périnée un peu plus sérieux que de faire des petits ronds sur un gros ballon et du cardio, du cardio, du cardio.

J'ai donc accouché sans péridurale et ce fut merveilleux. Bien sûr, cela fait mal, mais la douleur n'est pas nécessairement la souffrance. Je suis restée debout jusqu'à la toute fin, j'ai chanté plutôt que de crier, j'ai dansé, déambulé dans le service en bavardant avec mon mari. Mon accouchement fut très court, certainement accéléré par l'activité physique, et les séquelles, aussi bien psychiques que physiques, nulles. Au contraire, je me sens incroyablement grandie et reconnaissante de cette expérience.
Cette fois-ci, le personnel fut formidable et je me suis sentie soutenue et accompagnée avec douceur et discrétion, une juste présence bienveillante.
Pour moi qui ai toujours senti mon corps comme un compagnon faible, peu coopérant, ce fut terriblement réparateur. Je me suis découverte forte, capable. Accoucher sans péridurale fut aussi pour moi un acte féministe, à sa façon.

J'ai envie de partager cette expérience positive pour plusieurs raisons.
Déjà, parce que l'on entend trop d'histoires d'horreurs et trop peu de récits d'accouchement heureux. Le mien fut formidable et je veux simplement dire que ça existe et que c'est possible. Si cela peut donner du courage ou au moins des outils à une future maman, l'aider à s'approprier ce moment, je serai ravie !
Ensuite, parce que je ne comprend pas comment toute une société peut-être amenée à considérer l'accouchement comme une pathologie, dans la manière dont il est parlé et traité et à déposséder les femmes du pouvoir de vivre ce moment à leur façon, en étant au commande avec leur détresse, leur joie, l'exaltation d'accueillir la vie. Comment le discours général a-t-il insidieusement aliéné les mères à un lit d'hôpital, au point que l'équation ne puisse être pensée autrement ? Quel est votre avis sur la question ?
Enfin, j'ai bien conscience que mon expérience est très personnelle, tant dans mon rapport aux professionnels de santé qu'à l'accouchement lui-même et j'aimerai savoir, si d'autres souhaitent parler de ce moment si intime, comment elles ont vécu les choses, si elle partage certains de ces sentiments, si l'accouchement a été pour elles un évènement heureux, douloureux, comment il a transformé leur vision d'elle-même, de leur corps, de leurs possibilités.
Je suis aussi curieuse de connaitre le point de vue de ceux qui n'ont pas (encore ?) été directement concerné par la question : quelle est votre représentation de l'accouchement, comment est-ce connoté à vos yeux, pourquoi ? Quel est votre ressenti face à cette médicalisation ?

Au plaisir de vous lire ! :tourne: :hai:
S'il y a autant de neurones dans un cerveau que d'étoiles dans la galaxie, on a pas fini d'avoir des idées brillantes !

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Re: Accouchement physiologique ou médicalisé ? J'ai testé pour vous !

Message par Fu » mer. 22 août 2018 16:52

Hello,

Je n'ai pas grand-chose à apporter, juste le souvenir du témoignage d'une amie, qui a accouché il y a une vingtaine d'année et qui m'avait dit regretter de ne pas avoir assez souffert, que tout était allé trop vite. De mémoire, son explication était qu'elle voulait vivre au maximum cet instant unique. Je ne me rappelle plus si elle a eu recours à la péridurale ou pas. C'était et ça reste difficile à comprendre pour moi, j'avoue. Mais ton message jette un éclairage nouveau, je te remercie.

Et sinon, félicitations pour cet heureux événement. :)

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Za
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Re: Accouchement physiologique ou médicalisé ? J'ai testé pour vous !

Message par Za » jeu. 23 août 2018 08:37

Merci, vraiment, pour ton témoignage Adena. Cela fait réfléchir et tes interrogations sont plus que pertinentes à mes yeux.
De mon point de vue de nullipare, en effet, je confirme que l'accouchement apparaît comme une quasi-pathologie, et que les récits d'amis ou de proches ne font qu'accentuer les côtés négatifs voire effrayants - et puis il y a aussi les témoignages de violences obstétricales, tout un plaisir. Sérieusement je suis régulièrement confrontée à des récits qui rallongent de quelques années ma période de "faire des gosses c'est un problème pour za du futur".
De plus, j'ai déjà reçu un sublime avis de médecin, un orthopédiste !!, qui s'est exclamé devant ma radio de tronc + bassin (qui devait s'apparenter à celle d'un jeune chat) : "Oh, mais vous savez, la césarienne, c'est devenu un acte très courant !".
J'ai donc intégré, à 16 ans, qu'un accouchement par voie normale me disloquerait sans nul doute le squelette. Autant dire que l'accouchement physiologique, c'était un peu comme le combat de sumo : le genre de truc auquel je ne serais jamais confrontée.
Ben tu viens de me faire voir les choses d'une autre manière.
J'ai mis mon képi dans la cage
et je suis sorti avec l'oiseau sur la tête...
J. Prévert

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Re: Accouchement physiologique ou médicalisé ? J'ai testé pour vous !

Message par Didedine » jeu. 23 août 2018 13:01

Za, je suis assez étonnée qu'un médecin sous-entende d'ores et déjà que tu devras passer par la césarienne... Sauf erreur de ma part, les hanches et le bassin s'élargissent durant la grossesse. J'ai une amie qui est plutôt petite (1m50 environ), qui est très fine et qui ne dépasse pas les 50kg toute mouillée, elle a accouché par voix basse de son fils... Et pourtant ce n'était pas un petit gabarit (plus de 4kg). Ca arrive qu'on fasse une pelvimétrie à la fin de la grossesse pour voir si bébé passe car, en fonction du bébé et des modifications corporelles, il me semble que ce n'est qu'à ce moment qu'on peut l'affirmer à coup sûr (corrigez-moi si je me trompe).

Pour en revenir à l'accouchement physio, moi, cela me terrorisais. Je voulais la péridurale. Et pourtant ma kiné a essayé de me présenter les bons côtés de l'accouchement physio mais non... Pas pour moi... Pour mon fils je n'ai de toute façon pas eu le choix. On a dû le provoquer. Et pour ma fille, j'avais assez mal en arrivant à l'hosto pour qu'ils me la proposent directement. Et j'insiste sur le propose. Elle ne m'a vraiment pas été imposée.
Je trouve que c'est vraiment un choix personnel que les équipes médicales doivent respecter. Je trouve normal qu'on donne les avantages et inconvénients de l'un et de l'autre mais au final, c'est notre choix. C'est comme pour l'allaitement. Certes il y a des pays (exemple : Pays Bas) ou de nombreux accouchements se font à la maison (si la grossesse et l'accouchement ne sont pas à risque) tout comme il y a des pays, des hôpitaux ou des médecins qui sont les champions de la césarienne et de l'hypermédicalisation. Moi, dès le début j'ai fait le choix de la péri et mes deux accouchements restent d'excellents souvenirs. Il est vrai par contre que je n'ai pas eu le choix de la position pour l'accouchement. Ma kiné m'avait conseillé l'accouchement sur le côté pour éviter les lésions du périnée... Ben je n'ai pas osé demander parce que j'ai eu clairement le sentiment qu'on m'aurait envoyée sur les roses...

Pour moi, il n'y a ni pour ni contre, chacune doit prendre sa décision en connaissant les avantages et inconvénients de chaque méthode. La décision se prend à mon sens en fonction de son passé ou encore de son rapport à son corps. Mais encore faut-il avoir un corps médical compréhensif... Voilà pour mon avis :)

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Re: Accouchement physiologique ou médicalisé ? J'ai testé pour vous !

Message par Traum » ven. 24 août 2018 20:04

Félicitations, Adena ! Je ne suis pas surprise, et heureuse que ça se soit bien passé.

Je ne peux qu’accueillir avec joie ton message. Depuis des années, l’accompagnement des femmes par les professionnels de santé est l’objet de mon attention. J’envisage sérieusement d’en faire mon métier, au terme de mes études médicales.
Cela fait des années que je regrette que l’accouchement des femmes soit si médicalisé. Comme si la grossesse était une maladie, l’accouchement une catastrophe en devenir (alors que l’on répète le contraire aux femmes enceintes, mais allez le croire quand vous êtes perfusée, que l’on compte les minutes de progression d’ouverture du col, celles de l’expulsion du bébé, puis la délivrance…). Cela fait des années aussi que je m’intéresse à une approche plus physiologique de l’accouchement, jusqu’à l’accouchement à domicile (AAD), rare en France puisqu’il ne représente qu’1 % des naissances. (16 % aux Pays-Bas.)
Nombre de mes camarades en médecine ne remettent pas en question des dogmes médicaux : ils et elles ont toujours connu cela, et à l’hôpital, on voit souvent plus les problèmes que là où cela se passe bien. On pense en termes de risque, tout le temps. On oublie que les protocoles sont construits et qu’ils n’ont pas été là de toute éternité.
Je me souviens aussi d’une sage-femme qui pouffait derrière le dos d’une patiente parce que cette dernière ne voulait pas de péridurale : « Mais elle finira par la demander comme toutes les autres ! » En mon for intérieur, j’ai trouvé cette remarque horrible.
Il y aurait beaucoup à dire.

Cela fait plusieurs années que je sais que si cela est possible pour moi, j’accoucherai à domicile. Car il faut ne présenter aucune pathologie maternelle ou fœtale pour pouvoir y prétendre, et qu’il n’y ait pas ce jour-là des conditions climatiques telles qu’un transfert du domicile vers l’hôpital le plus proche, en cas de problème, devienne difficile.
Depuis que je sais que je suis enceinte, j’ai commencé à accomplir des démarches en ce sens. J’ai la chance qu’il y ait deux sages-femmes qui pratiquent de tel accouchement dans mon environnement, de vivre proche de plusieurs maternités, dont une de niveau III et deux qui ont des projets d’accompagnement des femmes enceintes dans « une grossesse et un accouchement physiologiques ».
Je me suis arrangée pour que la seule contre-indication (thrombophilie) que j’aurais pu avoir ne soit plus considérée comme une entrave à un projet d’AAD. Cela m’a valu plusieurs rendez-vous médicaux et de la patience pour y parvenir, parce que je savais qu’au vu des études récentes, je n’étais pas considérée comme à risque pendant ma grossesse, mais que je devrais avoir un traitement après l’accouchement. (Autrement, on me proposait des anticoagulants à partir du quatrième mois, fenêtre thérapeutique pour un accouchement déclenché et des anticoagulants, encore, ensuite… Rien de joyeux, donc. Alors que je suis juste à risque mais non pas encore malade.)
Maintenant, je sais que tout peut survenir durant ma grossesse.
Bien sûr, un accouchement à domicile suppose l’absence de péridurale, mais cela fait longtemps que je sais ne pas souhaiter prendre de péridurale, pour les raisons que tu évoques, Adéna.
J’ai peur de la douleur, je serais folle de ne pas avoir peur. Mais pour avoir connu des douleurs très violentes, je sais que la douleur peut s’apprivoiser et la douleur de l’accouchement, si violente parfois puisse-t-elle être, m’a toujours parue comme pouvant être accueillie. J’ai croisé des parturientes qui souffraient énormes, défaites par la douleur, d’autres qui l’affrontaient plus ou moins vaillamment. Je déteste souffrir pour « rien », mais je ne considère pas la douleur de l’accouchement comme « inutile ». Elle a un sens parce qu’elle mène à la naissance. Pour moi, cette douleur fait partie de la vie.

Si je devais ne pas accoucher chez moi, eh bien, cela dépendrait ensuite du lieu où je me trouverai et peut-être des nécessités médicales. Je refuse que l’on m’impose ce que je ne perçois pas comme nécessaire mais je suis suffisamment au fait des urgences obstétricales possibles pour savoir que je ne m’obstinerai pas si mon enfant ou moi devions courir un risque.

À l’inverse, mes cousines et ma belle-sœur qui ont déjà accouché ont choisi d’accoucher en maternité et avec la péridurale, ça leur paraissait aller de soi. Je n’ai pas à remettre en cause leur choix, je comprends les angoisses, le souhait de ne pas avoir envie d’avoir mal, quelles que soient les conséquences sur la suite de l’accouchement, la surveillance médicale, la fatigue, le fait que la poussée soit moins efficace, dirigée, l’enfant parfois bien groggy…

J’ignore ce qui me sera proposée en termes de préparation à l’accouchement. Je suis inscrite en maternité (obligatoire) où mon premier rendez-vous pour l’échographie a été tout sauf chaleureux et bienveillant. (J’en ai un vrai mauvais souvenir.) Mais j’ai aussi la sage-femme qui me suit en libéral et, elle, j’ignore ce qu’elle propose. Peut-être ferais-je aussi les choses de mon côté. Le parcours d’un accouchement à domicile me paraît assez solitaire.
Au mieux je veux accoucher chez moi, sinon ça sera en plateau technique ou à l’hôpital, dans une maternité corrélée au niveau de risque du moment.

Au fond du fond, je verrai. J’évite d’en parler dans le milieu médical parce que je connais déjà une bonne part des arguments que l’on pourrait m’opposer. Je préfère faire mon chemin de mon côté, en glanant les informations dont j’ai besoin.
J’ai rencontré des gynécologues très bien, très ouverts, sensibles au bien-être des femmes, d’autres paternalistes au possible (et pas que chez les gynécologues, d’ailleurs). Je sais aussi que l’on est mal formé en médecine pour se poser des questions sur la pertinence de ce que l’on fait et les effets iatrogéniques possibles. La prise en charge de la grossesse et de l’accouchement en font clairement partie.
Ce n’est pas (qu’)une question de confiance, c’est une question de choix. Je n’ai pas envie que l’on décide pour moi au prétexte que je suis enceinte et que je n’aurais donc plus de cerveau. (Certains médecins soutiennent que les femmes enceintes ne savent pas ce qui est bon pour elles, charmant.)

Désolée, c’est long mais le sujet me passionne.
« Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. » Mark Twain

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Grabote
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Re: Accouchement physiologique ou médicalisé ? J'ai testé pour vous !

Message par Grabote » ven. 24 août 2018 22:12

Merci pour le partage et le sujet Adena.
Je suis bien contente pour toi, que ce se soit passé comme ça et de sentir ton bonheur présent entre tes lignes.
Je suis aussi ravie de lire Traum à cette occasion ! (et lui envoie mes meilleures pensées pour cette nouvelle aventure).

Accoucher sans péridurale, oui ça existe ! oui c'est possible !
J'étais trop flippée pour envisager un accouchement à domicile, malgré ma phobie de l'hôpital, je crois que j'aurai choisi d'y aller même si j'avais eu le choix.
Ceci dit, je suis pour que l'on puisse avoir le choix, et il y'a de nombreux pays dans lesquels c'est le cas et où les accouchements à domicile sont courants et banals. Au Pays bas par exemple.

À voir sur ces sujets, le très beau film du MLAC , ambiance mai 68 "Regarde, elle a les yeux grands ouverts"

Pour revenir à la péridurale, je n'en voulais pas non plus, pour deux raisons :
1- j'avais encore plus peur de "la seringue dans la colonne vertébrale" que de l'accouchement
2- je voulais rester en conscience, en contact avec mon bébé.

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Après, je ne suis ni pour, ni contre, je suis pour qu'on ait le choix, qu'on puisse vivre ce moment au plus près de soi et de nos besoins singuliers à ce moment-là. Les nombreux récits d'accouchement que j'ai entendu dans le cadre d'une association qui organisait des rencontres parents-enfants m'ont amené à penser que se sentir vraiment respectée et en confiance à ce moment-là est important, voir très important, pour la suite des évènements. Les femmes sont souvent vulnérables à ce moment-là et particulièrement les primipares et beaucoup (trop) se sont senties méprisées, infantilisées, manipulées ... ce qui a parfois des répercussions désastreuses dans leur vie.

Comme Adéna, face à la pression sociale, je trouve important de témoigner que c'est possible d'accoucher sans péridurale et que ça peut très bien se vivre.
Je me suis aussi sentie connectée à une puissance en moi que je ne soupçonnais pas et le père de ma fille m'a avoué plus tard à quel point je l'avais impressionné :blonde3: (de fait oui, j'avais des gros seins à l'époque)
J'ai aussi entendu de première main si je puis dire, des récits d'accouchements à domicile sans problème et c'est sans doute quelque chose que j'aurai aimé vivre si j'avais eu plus confiance en la vie à ce moment là.
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L'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant. René char

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Re: Accouchement physiologique ou médicalisé ? J'ai testé pour vous !

Message par dani » sam. 25 août 2018 13:14

Je rejoins et partage tout ce qui a été dit sur l'accouchement sans péridurale.

Pour le premier, c'était clairement un choix, dans une maternité à la "leboyer" (lumière tamisée, accoucher assise etc... comme dans les livres, avec mon mari qui a fini de sortir mon fils, me l'a posé sur mon ventre.... moment magnifique, incroyable). Je voulais absolument vivre ça, et pendant les contractions je n'ai cessé de penser malgré les douleurs que je vivais ce que vivaient les femmes depuis le début de l'humanité, et j'avais l'impression de ressentir cette immense force féminine au fond de mes tripes. Je n'avais jamais eu autant mal de ma vie, mais je ne m'étais jamais non plus sentie autant reliée à la Vie sous sa forme la plus primaire, animale. ça a été un moment fondateur pour moi : je devenais "mère", je ne serai plus jamais la même femme, je le ressentais très profondément, et c'était important pour moi, aussi en raison d'un passé pas toujours facile.

Pour ma fille, j'ai perdu les eaux à 18h et les contractions sont très vite devenues presque insupportables. Je suis arrivée à la maternité (la même) en suppliant pour une péridurale, tellement j'avais mal, mais c'était trop tard, j'étais à dilatation complète et il ne restait qu'à pousser. Magique une 2ème fois. Mais ça l'aurait été aussi sous péridurale je pense. J'avais connu sans, je ne ressentais pas forcément le besoin de recommencer. Je me savais reliée à ma féminité, à mes capacités d'être mère, et la douleur ne m'amenait pas grand chose de plus. Le papa a été à nouveau parfaitement inclus dans le processus, il a coupé le cordon, on nous a laissé tranquille deux heures tous les 3 avant de faire les soins à ma fille (après avoir rapidement vu que tout était OK chez elle).

Pour mon dernier fils, la maternité avait fermé, je me suis retrouvée dans une maternité classique (mon assurance maladie ne me payait pas une clinique spécialisée). Le papa a été beaucoup moins inclu par l'équipe, j'ai dû insister pour qu'on nous laisse quelques minutes les 3 juste après la naissance, pour qu'il puisse le toucher sans gants stériles etc.. C'était trop tard pour une péridurale, mais si ça avait été à temps je n'aurais pas dit non. Mais on était déjà parent trois fois, on a fait comme on voulait, je n'obéissais plus à ce qui me semblait inutile. Mais si ça avait été une première fois je n'aurais pas su exiger ce qui était important pour nous.

Bref, le vivre une fois sans péridurale c'est top. Mais pour les accouchements suivants, ce qui a été vraiment important portait surtout sur le contexte, l'ouverture et les attentions de l'équipe, l'intégration du papa à la naissance et aux soins du bébé. La douleur, bof, si j'en avais eu moins ça aurait très bien aussi ;-)
Il faut avoir moins peur de l'intelligence artificielle que de la stupidité naturelle - Joël de Rosnay

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Re: Accouchement physiologique ou médicalisé ? J'ai testé pour vous !

Message par Adena » dim. 26 août 2018 19:24

Merci beaucoup à tous pour vos réponses ! Elles me touchent énormément, chacune à leur façon.

Za, je suis ravie que ce témoignage ait pu balayer l'avis de ce médecin un peu trop routinisé (voire même carrément goujat !). C'est exactement ce que je souhaitais faire et ce que j'espère, de plus en plus de femmes feront, contre-balancer les prophéties autoréalisatrices négatives.

De plus, au delà de la manière dont on perçoit les choses (ce qui est déjà un facteur énorme), je trouve qu'on est très mal renseignées sur la manière dont on peut se préparer.
Par exemple, quand on pense à la façon dont un accouchement sollicite le périnée, on se doute bien que ça risque d'être difficile pour ce muscle de tenir le choc. J'avoue qu'au delà des contractions que je savais pouvoir surmonter, l'idée qu'une tête de bébé de 10 cm de diamètre passe par mon vagin m'enchantais moyennement et de toute façon, la péridurale n'y peut rien.

Or, il y a très peu de préparation pour ça, voir pas du tout, en fonction des sages-femmes qui nous accompagnent...C'était pour moi une idée traumatique pendant très longtemps, qui m'a presque dissuadée de faire des enfants, pensant que si ce n'était pas un problème absolu pour l'Adena du futur, ça l'était clairement pour certaines parties de son anatomie. Je ne pouvais pas m'empêcher de me représenter une épisiotomie comme une mutilation. J'étais donc vraiment prête à tout pour l'éviter et j'ai trouvé ça : un simple petit ballon de silicone que l'on gonfle le plus possible en intravaginal avant de l'expulser : EpiNo

Ça m'a ENORMEMENT aidé à prendre confiance en ma capacité à y arriver. Il m'a fallu un mois et demi d'exercices quotidiens pour réussir à atteindre la taille d'une tête de bébé en entrainement, c'est dire quand même que ça ne se fait pas du jour au lendemain. Ressentir la sensation du ballon qui passe, la manière dont il faut pousser pour y arriver, c'est incroyablement pédagogique ! Et ça a sauvé mon périnée : 0 déchirures, même pas un tout petit bobo, je n'ai absolument pas eu mal lors de l'expulsion, c'était comme durant les répétitions. Quand on a fait l'exercice 5 fois par jour, tous les jours, ça démystifie beaucoup l'acte ! Les suites de couches ont aussi été très faciles en grande partie grâce à cet entrainement. La sage femme qui m'a ausculté le lendemain n'arrivait pas à croire que j'avais accouché la veille :lol:
C'était l'instant glamour où je raconte comment j'expluse des balles de mon vagin sur une partie publique du forum. :zeus: :tmi: Cependant, il me semble que le fait que cet outil existe est une info d'utilité publique.

D'ailleurs Traum, si tu ne connais pas, je recommande ^^ Magiiiiiiie transition, je te félicite vivement pour ta nouvelle maternité :cheers: !
Traum a écrit :
ven. 24 août 2018 20:04
Cela fait plusieurs années que je sais que si cela est possible pour moi, j’accoucherai à domicile. Car il faut ne présenter aucune pathologie maternelle ou fœtale pour pouvoir y prétendre, et qu’il n’y ait pas ce jour-là des conditions climatiques telles qu’un transfert du domicile vers l’hôpital le plus proche, en cas de problème, devienne difficile.

C'est un très beau projet et je te souhaite d'y parvenir. Personnellement, j'étais rassurée par le fait de me trouver dans une maternité, avec une équipe autour de moi qui pouvait intervenir en cas de complications imprévues, quand les minutes sont précieuses. Même s'il n'y avait aucune raison que les choses se déroulent mal et malgré mon désir d'indépendance, je n'aurai pas été aussi sereine chez moi, pas aussi libre de vivre ce moment en paix.

Si tu te sens en confiance de cette façon, c'est génial. J'imagine que tes connaissances en obstétriques t'aident à prendre une décision plus rationnelle en raison d'une estimation que tu sais être juste du risque. Ça doit être une très belle expérience d'accueillir son enfant au monde dans son foyer, un nid préparé pour l'occasion, plutôt que dans une salle aseptisée et impersonnelle. Tu feras également tes suites de couches à domicile ?

Je serai heureuse de savoir comment les choses se seront déroulées pour toi.

Merci aussi à vous, Dideline, Grabote et Dani, pour vos témoignages en retour.

Grabote et Dani, je me retrouve dans vos mots, quand vous parlez d'être connectée à une puissance insoupçonnée, d'être comme reliée aux tripes à la Vie et à la Féminité. Cette expérience à eu pour moi une résonance un peu mystique, en tout cas très spirituelle. C'était un moment hors du temps, hors de moi, durant lequel chaque geste, chaque mot prononcé avait la force d'une incantation. Je sentais l'importance immense de ce moment qui n'appartenait qu'à moi et qui m'échappait pourtant, comme un gouffre ouvrant sur le Sens. Je ne me sentais pas seule, comme si toutes les femmes avant moi ayant déjà accomplies ce miracle murmuraient dans mon sang ce qu'il fallait faire, et que tout irait bien. Je crois que la bienveillance de l'équipe est aussi due au fait qu'ils se sont laissé gagné par la magie de ce moment, par l'état de transe dans lequel je me trouvait et la force d'un rituel qui ne dit pas son nom.

La sage-femme qui a passé la nuit avec moi est restée après la fin de son service pour m'accompagner jusqu'au bout et ce qu'on a vécu ensemble fut vraiment très beau pour toute les deux, je crois, même si j'était dans un état trop second pour m'en souvenir très clairement.
Traum a écrit :
ven. 24 août 2018 20:04
J’ai peur de la douleur, je serais folle de ne pas avoir peur. Mais pour avoir connu des douleurs très violentes, je sais que la douleur peut s’apprivoiser et la douleur de l’accouchement, si violente parfois puisse-t-elle être, m’a toujours parue comme pouvant être accueillie. J’ai croisé des parturientes qui souffraient énormes, défaites par la douleur, d’autres qui l’affrontaient plus ou moins vaillamment. Je déteste souffrir pour « rien », mais je ne considère pas la douleur de l’accouchement comme « inutile ». Elle a un sens parce qu’elle mène à la naissance. Pour moi, cette douleur fait partie de la vie.
C'est en effet le sens, encore et toujours, qui permet de tout affronter.
S'il y a autant de neurones dans un cerveau que d'étoiles dans la galaxie, on a pas fini d'avoir des idées brillantes !

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Grabote
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Re: Accouchement physiologique ou médicalisé ? J'ai testé pour vous !

Message par Grabote » dim. 26 août 2018 19:56

:o trop bien ton truc !! EPI-NO à diffuser largement !
Ça a l'air top aussi Pour la rééducation du périnée .
L'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant. René char

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Re: Accouchement physiologique ou médicalisé ? J'ai testé pour vous !

Message par soazic » dim. 26 août 2018 21:26

Je ne connaissais pas non plus ce Epino!

je vous rejoins sur ce post, pour mon aînée j'avais choisi de ne pas avoir de péridurale mais ai senti qu'on me forçait la main "l' anesthésiste est dans la couloir pour l'autre maman…, vos contractions sont inefficaces…". Quand on n'est pas très sûr de soi… Résultat, un accouchement par ventouse (obstétricien réveillé, pas aimable qui ne s'est même pas présenté), un thrombus découvert quand la péri n'a plus fait effet (douleurs atroces et anormales), passage au bloc en catastrophe, anémie pendant des mois, rgo pour ma fille, etc...
Pour ma deuxième, j'ai été bien plus catégorique, je n'en voulais surtout pas (ils avaient mon dossier), accompagnement par la sage femme toute la journée, c'est elle qui a fait l'accouchement. zero séquelle.

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Traum
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Re: Accouchement physiologique ou médicalisé ? J'ai testé pour vous !

Message par Traum » lun. 27 août 2018 14:14

Merci Adena !
J'avais déjà entendu parler d'Epi-No, à l'époque où je lisais beaucoup au sujet de l'épisiotomie. J'avais oublié son existence mais, effectivement, en lisant la page que tu nous as indiquée, ça a l'air très bien pour préparer le périnée avant l'accouchement, comme le rééduquer après.
Même si, en France, on n'est pas trop à la ramasse au sujet du périnée (on fait au moins suffisamment attention aux périnées des femmes pour leur proposer des séances de rééducation après l'accouchement, ce qui fait beaucoup rire certains pays anglo-saxons), on est encore loin d'avoir pris la mesure de ce groupe de muscles. Notre vie intime s'en porterait pourtant mieux à tous niveaux.
Epi-No a l'air très, très bien. Combien de temps avant ton accouchement avais-tu commencé ?

L'accouchement à domicile est très surveillé, mais dans le bon sens du terme.
Dans mon cas, le suivi est effectué par une seule SF, qui appartient à un groupe de professionnels (plusieurs SF, gynécologues-obstétriciens et des psychologues). L'accouchement se fait normalement avec la SF qui m'aura accompagnée tout au long de ma grossesse et sera présente seulement pour moi seule, aussi longtemps que nécessaire.
À l'inverse, à l'hôpital, souvent une sage-femme prend en charge deux parturientes et les circonstances peuvent faire qu'il n'y ait pas toujours toute l'attention nécessaire portée sur une femme donnée à un instant T. Il peut ainsi y avoir autant de retard en maternité que lors d'un transfert du domicile vers la maternité.
Mes connaissances en obstétrique sont loin d'être exhaustives mais elles me rendent plus alertes sur certains sujets (je suis volontiers assez « parano » quant aux risques infectieux par exemple) comme elles me permettent aussi d'être plus posées vis-à-vis d'autres domaines.
En outre, la quasi-totalité des situations à risque peut être prévue avant l'accouchement. Je le savais déjà et la sage-femme me l'a rappelé. Face à certaines urgences, les protocoles sont bien rodés. Mes stages en obstétrique m'ont aussi montré les côtés nocifs d'une (sur)médicalisation. Si les progrès de la médecine ont permis une nette diminution de la mortalité infantile et maternelle, ils ont aussi induit, parfois, des pratiques qui, elles, ne sont pas sans effets. Je pense à l'épisiotomie, je pense au fait que l'on oublie souvent de penser aux effets secondaires de la péridurale ou encore de l'ocytocine que l'on injecte pour aider la délivrance, etc.

C'est toujours chez moi que je me sentirai le plus sereine. Je n'aime pas être dans un environnement inconnu où je sais que je ne serai pas libre. J'aime beaucoup travailler à l'hôpital, mais je n'aime pas du tout y être en tant que patiente.

Normalement, lors d'un AAD, les suites de couche se font à domicile. Je crois qu'elles peuvent l'être aussi lors d'un accouchement en plateau technique. Cela fait partie des prochaines questions à poser à la SF. Idéalement, je préfèrerais les faire à domicile. Je souhaite aussi ne pas accoucher à la maternité pour ne pas être « obligée » d'y rester après l'accouchement si ce n'est pas nécessaire (soit : si pas de complication pour mon enfant ou moi).
Je m'interroge de plus en plus quant à l'utilité de ces jours à l'hôpital alors que je pense que la totalité pourrait se faire en hospitalisation à domicile pour les femmes et les nouveaux-nés qui vont bien et les couples qui se sentent prêts. Cela se fait en partie avec le programme PRADO où les femmes sortent après quelques jours seulement et reçoivent ensuite quelques visites.
Bien sûr, l'hôpital, c'est pratique, on rassemble tout le monde dans un même lieu, ça rationalise le travail, mais quand même. Il y a aussi un aspect de prévention, notamment autour du baby blues, mais il semble maintenant que beaucoup de femmes quittent un peu tôt l'hôpital pour que cela puisse être identifié ; d'où le fait d'y être sensible à domicile, voire de faire en amont un peu de psychoéducation auprès des futurs parents pour les sensibiliser.
Je me demande si l'on n'a pas trop médicalisé aussi les suites de couche.

Mon compagnon me suit tout à fait. Ça aide. Son approbation dans ce projet était essentielle pour moi.
La suite dépend du déroulement de la grossesse. Pour le moment tout va bien, mais il y a encore plein de choses qui peuvent arriver. Le mieux est de voir au coup par coup. Je me prépare aussi lentement au fait que les choses puissent ne pas se passer comme je les avais prévues.

Édit : Un (gros ?) point négatif de l'AAD sur lequel il est nécessaire d'être parfaitement clair, en France, les sages-femmes qui pratiquent l'AAD le font sans assurance professionnelle. Pourquoi ? Parce que ces dernières sont tellement onéreuses qu'elles ne peuvent pas se les payer. Cela signifie que si un accident devait survenir, même s'il n'est pas particulièrement du fait de la SF, la parturiente et son conjoint peuvent toujours se retourner contre la SF mais ne pourront pas toucher plus que ses biens propres, et non demander une indemnisation à l'assurance.
Si le risque est faible, il existe. Et pour des questions d'argent, cela peut aussi s'entendre que l'on préfère accoucher en maternité pour au moins pouvoir attaquer l'hôpital en cas de problème, notamment si jamais l'enfant est handicapé (ce qui nécessite souvent pas mal de moyens).
Bien sûr, ça ne doit pas être le seul critère pour accoucher en maternité ou chez soi, mais ça doit toujours être pris en compte.
« Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. » Mark Twain

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Re: Accouchement physiologique ou médicalisé ? J'ai testé pour vous !

Message par madeleine » lun. 27 août 2018 17:15

Félicitations Traum :)
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
avec l'aimable autorisation de P.Kirool

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Re: Accouchement physiologique ou médicalisé ? J'ai testé pour vous !

Message par Grabote » mar. 28 août 2018 12:27

Traum a écrit :
lun. 27 août 2018 14:14
Je me prépare aussi lentement au fait que les choses puissent ne pas se passer comme je les avais prévues.
:D c'est une bonne chose, car ma longue moyenne expérience de la vie m'a montrée que les choses se passent rarement comme prévues :huhu: surtout avec les enfants :clin: chais pas pourquoi ils ont comme un don à bouleverser le programme !
Ceci dit, dans ce domaine comme dans d'autres, avoir une vision claire de ce qu'on a envie de vivre ou pas, aide beaucoup à ce que les choses se passent non pas "comme prévu" mais de façons satisfaisantes pour soi, car l'un n'empêche pas l'autre ...
Un autre point qui me parait important, par rapport à l'accouchement puis à l'allaitement, c'est la confiance. Pour l'avoir expérimenté et observé, quand on sait ce qu'on veut et qu'on a confiance dans le fait que c'est possible, ça aide grandement le possible d'advenir !
(Évidemment, il n'y a rien de magique là dedans et cela n'empêche pas les incidents de parcours.)
Profitez bien de ces moments les jeunes :devilish: vraiment très contente de vous lire :ensoleillé:
L'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant. René char

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