Qu'est-ce que le bonheur ?

l'Humanité, L'Existence, la Métaphysique, la Guerre, la Religion, le Bien, le Mal, la Morale, le Monde, l'Etre, le Non-Etre... Pourquoi, Comment, Qui, Que, Quoi, Dont, Où...?
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Mercador
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J'ai fouillé au préalable dans le forum et curieusement, je n'ai pas trouvé une question aussi simple que celle-là. Certes, la question est simple mais la réponse peut être franchement compliquée et très variée selon les répondants.

Je me suis dit que ça serait une question agréable à répondre, si je me trompe, eh bien dans la poubelle à sujets :D

Question de casser la glace; personnellement, je ne sais pas encore vraiment c'est quoi le bonheur mais je sais très bien ce qui n'est pas le bonheur alors j'y vais par raisonnement opposé. Avant, je me disais "quand tout le monde autour de moi est content, je suis content" sauf que je me suis rendu compte que même lorsque j'arrive à cet état de "balance", je ne suis même pas content (wtf?). J'ai remarqué aussi que lorsque je suis malade (genre grippé et fièvreux), je me sens bien dans ma tête (wtfx2), je suppose parce que mon cerveau a moins le temps de s'en faire avec la vie en général et me laisse tranquille quelques minutes / heures. Quand j'abusais des bonnes choses, j'étais également dans un état second, euphorique, pour moi, ça pouvait ressembler au bonheur.

À vous communauté en délire :D
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James
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Le bonheur.
A définir en quelques mot, ça doit forcément dépendre des valeurs de chacun, des aspirations dans la vie et de la sensibilité...

Je parlerais donc de ma vision du bonheur...
J'aimerais une vie faites de petits défis quotidiens, dans laquelles je me sente en harmonie avec mon entourage. Les gens que j'aime seraient proche de moi, et dans un environnement qui soit lui meme riche, plein de nouveauté. Cette dynamique m'entrainerais comme je la provoquerais également.
Mon job idéal est profondément humain, offre une grande flexibilité, et laisse une place importante au relationnel. Je voudrais pouvoir être moteur, laisser mon empreinte dans le coeur des gens, pas spécialement dans l'histoire. Peut-être écrire plus...
Pour moi, l'entourage à un rôle prépondérant dans le bonheur. Je veux pouvoir m'épanouir a leur contact. Et m'épanouit également seul, connaitre mes objectif, repousser mes limites. Evoluer.

Ensuite sur le plan affectif. C'est con, mais je suis profondément romantique. Je crois pas qu'il n'y ait qu'une chaussure a son pied, et cependant, j'aimerais trouver une compagne ouverte, intéressante et intéressée par tout. Avec qui discuter ne soit pas un problème, et qui bien entendu ait aussi un caractère propre...

C'est vraiment résumer, mais je crois qu'on se construit sur ces pilier : le développement personnel (faire du sport, se comprendre), le développement professionnel (exercer quelque chose qui apporte, qui nous nourris dans un cadre valorisant), le développement relationnel (la famille, les amis, le cercle social), et le développement affectif (l'autre). Actuellement, j'en ai 2/4 en construction, un de peu construit mais avec des projet, et un totalement rasé... Me reste du chemin ^^
L’Élixir de Jouvence est en nos esprits, la Pierre Philosophale au bout de nos doigts!
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Lego
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Pour moi le bonheur n'est pas un état, ni un ensemble de conditions, mais une capacité, une aptitude (que j'ai la chance immense d'avoir, depuis toujours je crois).
J'associerais ça à la sérendipité, cette capacité à saisir un hasard heureux, explorer la vie en se tenant prêt à découvrir des grandes choses sans s'éreinter à les chercher. Être confiant face à ce qui se présentera, sans attente précise, sans crainte, mais avec gourmandise et curiosité, l'oeil affuté et pétillant.

Pour s'autoriser cette sérénité, je suppose qu'il faut avoir dans l'âme une grande sécurité de base.
L'histoire ne dit pas non plus comment on l'acquiert, moi mes premières années on été marquées par un entourage qui craignait que je meure à chaque instant, des parents tristes et inquiets donc, et pas très soudés. Pourtant déjà à cette époque moi j'étais pas mal dans la vie et les rires, donc bon...

Mercador a écrit : J'ai remarqué aussi que lorsque je suis malade (genre grippé et fièvreux), je me sens bien dans ma tête (wtfx2), je suppose parce que mon cerveau a moins le temps de s'en faire avec la vie en général et me laisse tranquille quelques minutes / heures.
Mode psy à 2 kopeks : ou parce que c'est le seul moment où tu t'autorisais à ne pas jouer le joyeux "capitaine social", parce que tu te sentais légitime à dire ça va pas, j'ai besoin d'aide, je dois prendre soin de moi ?
Tête d'ampoule à paillettes
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Daysofwonder
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C'est un peu de la psychologie de gare, mais l'autre jour je suis tombée sur ceci (image sur un de mes groupes d'amis sur smartphone):

10 Steps to happiness
1. Hate less, love more
2. Worry less, dance more
3. Take less, give more
4. Consume less, create more
5. Frawn less, smile more
6. Talk less, listen more
7. Fear less, try more
8. Judge less, accept more
9. Watch less, do more
10. Complain less, appreciate more

► Afficher le texte
Et c'est exactement ma vision du bonheur, à ceci près que je n'aime pas follement danser :D mais on peut le remplacer par un autre verbe d'action, tel que "fais du sport" ou que sais-je.

Bon là je réponds plutôt à "comment accéder au bonheur?". Pour répondre à la question "Qu'est-ce que le bonheur?", je dirais que c'est un sentiment de bien-être permanent, qui fait que l'on ne souhaite pas être quelqu'un d'autre, être ailleurs, être avec quelqu'un d'autre. C'est ne pas regretter le passé ni espérer un futur meilleur, car le présent nous comble.

Mais je rejoins Lego pour dire que c'est aussi une capacité, une aptitude, sauf que même si on est moins doué pour le bonheur à la base, ça peut se travailler (cf. liste ci-dessus).

Je vous invite à regarder l'émission Specimen sur le bonheur qui est passée à la télévision suisse il y a quelques années (http://www.rts.ch/emissions/specimen/37 ... nheur.html; si pas de lien, peut-être retrouve-t-on l'émission sur Youtube): ça nous apprend entre autres qu'une part du bonheur est génétique, une part est due aux événements, mais une large part provient de soi et de sa capacité à travailler dessus.
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Mei Run
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Je crois que le bonheur est dans les détails infimes d'instants fugaces. Et que se rendre compte qu'ils existent et apprendre à les savourer contribue à faire en sorte qu'on se sente heureux.
Du coup c'est moins tranché que le 2ème paragraphe de Daysofwonder dans ma vision. Cette espèce de définition de plénitude tend à la frustration puisqu'à la "recherche" du bonheur, de ce "bien-être permanent", au moyen de faire en sorte que le présent te comble alors que ce n'est jamais le cas, ou de manière permanente.

Mais accueillir tout ce qui se passe de bon comme de mauvais en pleine conscience et en tirer le meilleur parti possible, transformer un élément qui serait réellement agaçant en une curiosité, changer les lunettes avec lesquelles tu regardes le monde permet de souvent faire un pas de côté, prendre le temps de respirer, de regarder de plus loin ou de plus près, respirer encore, s'imprégner des ressentis et émotions du moment avec une pause magique du neurone à pédale et profiter.

Je trouve (et donc c'est un avis purement personnel) qu'on se met trop de pression sur le fait d'être heureux et la définition du bonheur.
"Twenty years from now you will be more disappointed by the things that you didn't do than by the ones you did do. So throw off the bowlines. Sail away from the safe harbor. Catch the trade winds in your sails. Explore. Dream. Discover."
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Judas Bricot
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Je suis entièrement d'accord avec ce que dit Mei Run.
Le bonheur est dans l'instant, il se ressent plus qu'il ne se rationnalise.
En ce qui me concerne, je constate que plus j'essaie de comprendre et de maîtriser, moins je suis dans l'instant... et je savoure moins ce qui est là, tout près :ensoleillé:
Ethel
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Judas Bricot a écrit :Je suis entièrement d'accord avec ce que dit Mei Run.
Le bonheur est dans l'instant, il se ressent plus qu'il ne se rationnalise.
En ce qui me concerne, je constate que plus j'essaie de comprendre et de maîtriser, moins je suis dans l'instant... et je savoure moins ce qui est là, tout près :ensoleillé:
Il me semble que le bonheur est un état "d'être au monde" (excusez le jargon, mais je n'ai pas trouvé vraiment mieux), une façon de se sentir en harmonie avec soi dans un environnement et un contexte favorables ou même en dépit d'un contexte et/ou d'un environnement défavorable. A partir de cette définition, il est autant dans la contemplation du "perçu beau" (de la beauté me semblait parfaitement inadéquat, dans la recherche d'un bout de vérité, dans l'analyse d'un sujet, (j'arrête, je n'en finirai pas !) que dans le faire ou dans la relation avec un(e) ou plusieurs autres.
Bon, ça va pas loin et il y a de super livres sur le sujet mais, allez savoir pourquoi, c'est celui ci-dessus qui me vient à l'esprit, qui sait ? Peut-être parce que j'ai vécu des moments de pur bonheur en le lisant, chez ma copine malade, pendant qu'elle se remettait de sa dernière chimio.... et avec elle aussi, quand nous avons chanté dans l'église de son village dont une voisine lui avait confié la clé, rien que pour nous deux, mécréantes. Ou peut-être parce qu'il existe un lien entre l'harmonie et la lenteur.

Eloge de la lenteur par Carl Honore
ISBN : 2501055241
Éditeur : Marabout (2007)
Existe en édition audio
Résumé :
Aujourd'hui, la culture est à la rapidité. Mais dans cette course contre la montre, rien ne survit - notre travail, notre santé, nos relations, notre vie sexuelle. Nous sommes si pressés que la personne ou la chose qui nous ralentit représente, d'emblée, l'ennemi à abattre. Tout un courant d'opinion met en question ce culte de la vitesse et réaffirme les vertus de la lenteur. Baptisé " Slow ", il ne prétend nullement qu'il faut tout faire à une allure d'escargot mais souligne que notre qualité de vie passe par un meilleur équilibre entre rapidité et lenteur. L'enquête de Carl Honoré, menée de pays en pays, montre les différentes formes prises par ce phénomène qui touche de plus en plus de monde. Et si un bon usage de la lenteur pouvait rendre nos vies plus riches et plus productives ?
moi

" Le bonheur c'est pas le but mais le moyen
Le bonheur c'est pas la chute mais le chemin "

Joyce Jonathan

Plus sérieusement, quoi que, si le bonheur c'était d'arrêter de se comporter comme des petits êtres névrosés et égocentriques, coeurs de cible d'un buisness de la connaissance de soi psycho-risible et de se prendre en main ? si le bonheur était dans l'action pour changer ce monde et pour atteindre enfin, l'humanité qui nous fait défaut.

Pierre Dac disait : Le chaînon manquant entre le singe et l'Homme, c'est nous.

Et si le bonheur c'était de devenir des êtres humains ?
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Mercador
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Le but du topic n'était pas de se moquer des participants du forum; qu'est-ce que tu sais du malheur de certains participants du forum ? Ce que tu appelles des névrosés égocentriques qui se font vider les poches par des psys à 5 cents, je trouve ça pas mal réducteur... Perso, je prendrais 1000 fois mon ancienne vie que celle que je vie en ce moment.
moi

Je me moque en premier lieu de moi-même, ça fait 30 ans que je vois des psys et je me demande souvent qui rend le plus service à l'autre. J'ai pas spécialement pensé que j'allais blesser à ce point (c'est dire si je suis bien cet égocentrique que je dépeins..) Je me demande aussi en quoi ma relation à la névrose et au bonheur est en rapport avec mon "statut " de riche occidental. Qu'en serait-il si j'étais RWandais, Syrien ou coréen du nord par exemple, sans doute me sentirais-je aussi moins coupable si j'étais du côté de l'opprimé plutôt que de celui de l'oppresseur. Le bonheur pourrait tout aussi bien être se faire sauter au milieu de victimes innocentes (qu'est-ce que l'innocence ?) convaincu de défendre une juste cause que de profiter d'un certains confort matériel injustement acquis dans l'égale conviction d'être du côté des bons, des gentils. (L'ennemi est bête, Il croit que l'ennemi c'est nous. Pierre Desproges).

Enfin si je veux arrêter de faire le troll méchant (ce qui ne rend pas particulièrement heureux d'ailleurs) je pourrais apporter une réponse très bateau et hyper-conventionnelle : le bonheur c'est la certitude. Quoi que finalement ça se discute car qu'est-ce que serait un bonheur dont nous ne prendrions pas pleinement conscience ? ce qui explique un questionnement...:(
Alors le bonheur n'existerait pas, seule la quête du bonheur aurait un sens ?
Pas si bête alors la chanson de Joyce Jonathan ?
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Mei Run
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Ce n'est peut-être pas une moquerie dévolue aux participants du forum, mais une vision un peu cyniquement pessimiste de l'humanité occidentale actuelle, point de vue qui se discute, mais qui potentiellement n'est pas à prendre pour soi personnellement Mercador...
Peut-être ˆˆ


Edit : Moi, ta réponse fut plus rapide que la mienne :)
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Mercador
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Je suis peut-être aussi un brin trop susceptible aujourd'hui :) Son message m'a piqué alors il y a peut-être de quoi à creuser là, peut-être effectivement dans le fond, je suis juste un égocentrique névrosé qui cherche une réponse simple dans une boite de céréales.
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Miss souris
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Quand j'étais petite on disait dd'un truc pourri qu'on l'avait trouvé dans un paquet bonux ( une disparue marque de lessive )
Moi je crois que je serais heureuse avec des réponses, beaucoup, et une ou deux certitudes. Par exemple le jour où j'arriverai à vivre sans me prendre la tête sur tout, juste en profitant du truc à vivre. C'est pas gagné pour tout de suite, mais ça fait un horizon duquel essayer de se rapprocher. Même 5 minutes !
Eupalinos

Une question à laquelle il n'y aura évidemment aucune réponse absolue qui puisse convenir à tous et à chacun. Bon, je commence par enfoncer une porte ouverte, comme ça c'est fait et je suis sûr que le seuil est franchi.

Et j'ai envie de répondre par une pirouette de clown triste : peut-être est-ce ne pas avoir besoin de poser la question... Pouêt...

Je ne sais trop pourquoi, j'ai envie de dire qu'il faut essayer de ralentir, de sortir d'un état d'apnée, recommencer à respirer sans se poser la question de savoir comment on respire ; dormir sans se demander ce que signifient nos rêves. Arrêter de demander Pourquoi ? et Comment ? à chaque objet ou phénomène sur lequel notre regard ou notre esprit se fixe. Accepter de ne pas Savoir ou Pouvoir sans le regretter... Oublier les termes comme existence, vérité, mémoire, matière, infini, mort, amour, identité, etc..

Tuer les mots et Être sans Moi.

Faire de la place au vide et évacuer les abstractions, jusqu'à ce que ça devienne un réflexe.

Et poum, on meurt, on s'est rendu compte de rien et on a été heureux parce qu'on ne s'est plus jamais demandé ce qu'était le bonheur.

Faut pas avoir peur d'être bête.
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Coralie352
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Le bonheur, en-dehors de cet instant fugace que l'on vit et que l'on ressent alors qu'il est déjà presque passé, ce moment de simple plénitude et contentement que l'on peine à nommer sauf lorsqu'il s'en est allé, cet espace de temps situé entre deux moments moins sereins dont on se rend compte trop tard qu'il aurait fallu le goûter et le savourer ?
Le bonheur, donc, pour moi, c'est ça :
► Afficher le texte
"Those who would give up essential Liberty, to purchase a little temporary Safety, deserve neither Liberty nor Safety."
Benjamin Franklin, 1755
Eupalinos

Coralie352 a écrit :Le bonheur, donc, pour moi, c'est ça :
Haha ! J'ai éclaté rire en ouvrant l'image ! Merci pour ce petit bonheur éphémère !
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Ancien Membre de l'équipe

Qu'est ce que le bonheur?

arf..si je vous le disais, vous finiriez par m'en vouloir.
Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus. (Aristote, Ethique à Nicomaque).
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Je crois que c'est un complot.

Dans tous les moments où j'ai été joyeux, semble-t-il parfois en corrélation avec certains événements mais c'est loin d'être certain, il y a derrière tout ça un être nommé "le bonheur" qui en est la libre cause.

Je ne vois d'ailleurs pas l'intérêt de le chercher, ni de le trouver.
Pas sûr que c'était un WISC !
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Le "bonheur" (tel que j'aimerais l'appeler) n'existe pas.

Quand je me demande "C'est quoi le bonheur ?", je réponds à la question comme si c'était plutôt "Qu'est-ce qui me rendrait heureuse ?". La liste est longue et dans la grande majorité irréalisable.

On a déjà, mais on cherche mieux, on en veut plus, on se compare aux autres... Et au final on n'a pas tellement de résultats. On comprend que ce n'est pas possible. Et même si on comprend qu'on ne peut pas tout avoir, on peut tout espérer ; et c'est ça qui fait mal.
Donc on est "malheureux".

Si on considère que le bonheur est la satisfaction absolue, ou alors que le bonheur est la perfection, j'ai bien peur qu'alors on ne le connaîtra jamais.
Le bonheur ne sera plus qu'un "but", malheureusement impossible à atteindre.
Il ne faut donc pas se dire "je serais heureux quand...".
Ce que je veux dire c'est que le bonheur n'existe pas dans le futur.

Si on commence à attendre quelque chose de la vie, on n'a pas finit d'attendre...
Comme Eupalinos, je pense sincèrement que l'on se pose trop de questions. Le problème, c'est que certaines questions n'ont pas de réponses (et n'en auront peut-être jamais). (J'avais bien aimé une citation de Pierre Dac qui disait : "Si la matière grise était rose, on n'aurait plus d'idées noires".)
C'est extrêmement frustrant mais je pense qu'il ne faut rien attendre des autres, rien attendre du temps. Être heureux ça ne dépend donc que de nous. Qu'importe la situation. Même quand on pense que tout est noir. On reste acteur de notre vie. Et le seul moment où l'on peut agir c'est dans le présent. Le bonheur on ne peut le ressentir que maintenant.

Pour connaître le bonheur, il faut sûrement commencer par ne pas espérer mieux ou plus.
Ainsi ne pas se demander "qu'est-ce qu'être heureux ?" mais plutôt "qu'est-ce qui te rend heureux ?". Et à partir de là tout devient plus simple.
Je suis heureuse quand j'écoute de la musique, je suis heureuse quand je suis avec mes proches, je suis heureuse quand on me sourit, je suis heureuse quand...
On dit souvent que l'on connaît le bonheur quand on arrive à se contenter de petits riens. Moi je pense que le bonheur, c'est au contraire comprendre que ces "petits riens" sont en fait tout.

Si l'on voit les choses de cette façon, alors il existe une recette qui nous permet d'être heureux : dire merci à la vie. (C'est beau dit comme ça non ?)
Certes on peut toujours espérer mieux que ce que l'on a déjà, mais parfois on oublie surtout d'envisager le pire.
Nous pouvons tous être heureux. Ce qui est difficile, je pense, c'est d'admettre que nous sommes (déjà) heureux. Et certains mettront plus de temps que d'autres à le faire. (Voire certains jamais).
Je pourrai en effet reprendre le terme "aptitude" pour définir ce comportement. Les gens naturellement optimistes sont certainement plus "heureux" que les autres.
"La vie ce n'est pas d'attendre que les orages passent, mais de danser sous la pluie" disait Sénèque.
Et donc peut-être que oui, être heureux ça s'apprend. Mais ça s'apprend tout seul. On peut avoir des indices mais c'est tout. Personne ne peut être heureux à notre place.

Apprendre à s'accepter. À accepter les autres. (être blessé aussi ça nous aide à nous construire). Apprendre des autres, apprendre sur soi, prendre sur soi... Évoluer. Trouver ses propres réponses. Puis discuter avec d'autres pour remettre en question ces mêmes réponses. Et trouver d'autres réponses ! Encore et encore. (Si tout était trop facile, qu'est-ce qu'on s'ennuierait !)
Il ne faut pas courir. Car à la fin, quoi que l'on fasse, on meurt. Prendre le temps de vivre. Percevoir que c'est déjà une chance, et comprendre que c'est ça le bonheur. Vivre.

On n'a pas la chance d'être heureux, on a la chance de s'en apercevoir.

On peut toujours rester bloqué sur l'idée que certains ont plus de chances ou de raisons d'être heureux que nous. Moi je pense que ce n'est qu'une fuite. Et le fait qu'atteindre le bonheur soit aussi facile peut sembler étrange. Ce n'est pas être heureux qui est difficile, c'est de l'accepter.
Certes nous n'en avons pas conscience de la même façon, et le bonheur ne représente pas exactement la même chose pour chacun d'entre nous, mais nous sommes poussés à nous imaginer un "bonheur" idéaliste (même inconsciemment) en se disant que notre vie pourrait être tellement mieux si.... NON ! Regarde ce que tu as !

Quel est l'intérêt de vivre si l'on ne se rend pas compte de ce qu'est réellement le bonheur ? Moi je suis triste pour les gens qui portent un regard trop grave sur les valeurs matérielles alors que le temps passe.... Il ne faut pas se contenter d'exister mais vivre ! Et vivre pour ce que l'on est !
Même si on ne choisit pas qui l'on est, on choisit ce que l'on fait. On ne choisit pas ce que l'on a, mais on choisit ce que l'on en fait. Ce sont nos choix qui nous orientent. Et ne pas faire de choix, c'est déjà un choix.

En conclusion, pour répondre à la question "Qu'est-ce que le bonheur ?", je dirais que prendre du recul sur ce que nous offre la vie, c'est ça pour moi être heureux.

Toutes les choses qui me font ressentir que je suis vivante me permettent d'être heureuse.
J'ai choisi de voir les choses du bon côté, et surtout d'admettre que ce sont de bonnes choses justement.
(Et surtout de ne pas demander plus car sinon cercle vicieux et on recommence à lire ce roman. D'ailleurs merci d'avoir tout lu si vous en avez eu le courage).

Être heureux ce n'est pas seulement une vision du monde/de la vie, c'est une façon d'être (qui est à la portée de chacun).
On aura toujours des raisons pour dire que "oui mais..." STOP!!! Je suis heureuse point. On arrête de se plaindre, de se trouver des excuses pour ne pas être heureux. Si on veut être heureux, on admet. On choisit d'admettre. Car si on cherche une définition au bonheur autre que celle-là, on en arrive toujours au point où le bonheur est inaccessible. Or j'ai envie d'être heureuse.

Donc voilà où j'en suis arrivée : être heureux, c'est un choix.
Dans mon cas, j'en suis intimement convaincue.
J'irai même jusqu'à rajouter que c'est une résolution.

À vous d'y réfléchir et peut-être que vous le déciderez aussi : "à partir de maintenant, je suis heureux." Et maintenant n'est jamais trop tard !!

_______________________________________________________________________________________________________
Après la vraie question, je pense, c'est "est-ce que le bonheur est suffisant ?".

De mon point de vue, bien évidemment non. Mais je pense qu'il faut faire du bonheur une finalité en soi.
Si on est heureux, c'est que l'on a compris ce qu'est la vie.

La résolution la plus dure à faire est sûrement "Non. Cet état de satisfaction totale que tu recherches tu ne le connaîtras jamais. Tu ne pourras jamais ni tout savoir ni tout comprendre ni tout faire ni tout avoir", et c'est peut être la seule certitude que j'ai (et celle que j'aurai aimé ne jamais connaître/comprendre). Car au final, c'est elle qui nous rend malheureux, et qui nous fait penser que l'on ne connaîtra jamais le bonheur.

Parvenir à la béatitude sans ignorer cette triste vérité mais en décidant de l'affronter autrement justement. Profiter du présent, et ne pas trop se projeter dans le futur pour ne pas être déçu. Ne pas tout faire mais le faire bien ! Et ne pas attendre LA vérité à nos questions.
(Néanmoins, même si ma tête l'a compris, mon cœur ne l'accepte pas encore...).

Donc après tout, soit on a envie d'être heureux, soit on n'a pas envie de l'être. Et le plus formidable serait de choisir de l'être et surtout de le rester quoiqu'il arrive.
(Certains font ça inconsciemment. Lego en fait peut-être partie ? Quoi qu'il en soit, je trouve que ces gens ont une force de caractère remarquable, même s'ils ne s'en rendent pas compte. Et le mieux serait que ces personnes arrivent à trouver les mots sur leur philosophie de vie qui leur permettraient alors de la transmettre aux autres).

Bon je vais vous laisser réagir maintenant parce-que sinon je ne m'arrêterai jamais. Dites moi tout ce que vous en pensez ! ^-^[/align]
A journey of a thousand miles begins with a single step ~ Lao-Tzu Take that step now !
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Traum
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moi a écrit :Plus sérieusement, quoi que, si le bonheur c'était d'arrêter de se comporter comme des petits êtres névrosés et égocentriques, coeurs de cible d'un buisness de la connaissance de soi psycho-risible et de se prendre en main ? si le bonheur était dans l'action pour changer ce monde et pour atteindre enfin, l'humanité qui nous fait défaut.
Moui… à discuter…
Parce que je dois beaucoup à mon psy… Je lui dois en grande partie dans le fait de m'avoir aidée à me construire suffisamment pour être capable de faire mon bonheur (parce qu'à vingt ans, je n'y croyais pas à mon bonheur, ce mot n'existait pas, « je » n'existait pas) : d'aller jusqu'au bout de mon désir, de ne surtout plus accepter d'avoir des regrets que je peux m'éviter.
Et puis il y a juste les petits riens du quotidien qui peuvent suffire à me rendre heureuse…
Et parfois, je dirais juste bien que le bonheur est dans le calme, une grande contemplation… une grande respiration pour mieux reprendre mon souffle et continuer de courir, parce que ça aussi, ça me rend heureuse de vivre ma vie, mine de rien.

Ce n'est pas un bonheur béat. Il est rude et âpre mon bonheur à moi. Mais je m'y sens bien parce que je m'y sens à ma place. Et je crois que c'est un bonheur qui n'a pas de prix…

Mais on verra d'emblée qu'il n'y a pas de LE bonheur…
C'est une certaine conception du bonheur… Ce n'est que ma réponse… Il me semble que les sagesses antiques, notamment la sagesse grecque, voyait le bonheur dans l'ataraxie. Je crois avoir cru un peu comprendre que certaines philosophies de vie, telles que le bouddhisme, s'en approchent.
Le bonheur n'est d'ailleurs pas une notion si ancienne… ou plutôt : la placer ainsi aux centres de nos vie n'est pas si vieux… Les Lumières, si je ne m'abuse…
« Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. » Mark Twain
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zéphyrine
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Et si cette quête effrénée de bonheur, ce vouloir l’eudémonisme à tout prix, était la chose même qui nous confond ? Qu’est-ce qui nous fait bouger ? L’absence ! Ce que nous n’avons pas ! Et si l’essence de notre existence était, non pas le bonheur, mais l’absence, le vide ? L’absence de ce que nous ne possédons pas, le vide que cette même absence installe. L’absence est ce qui nous fait mouvoir, donc essence. Ou faudrait-il, alors, s’en tenir à ce que disent les philosophes : « Mieux vaut une réelle tristesse, plutôt qu’une joie illusoire » ?
Philosophie de l'artillerie: cogito ergo boum - Susan Sontag
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