Et si on changeait le monde ...

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Loupdessteppes
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Re: Et si on changeait le monde ...

Message par Loupdessteppes » mer. 15 mai 2019 09:33

Belgha a écrit :
mar. 14 mai 2019 23:39
J'évoquais plus haut Dabrowski : est-ce que c'était un tiraillement intérieur de plus en plus insupportable entre "ce qui est" et "ce qui devrait être" ?
Je ne crois pas qu'il y ait d'autre voie de changement. Je crois que chacun à sa manière, ceux qui changent vraiment vivent cela.
Je ne crois pas que la douleur soit nécessaire, pourtant sans cette douleur, sans ce "harcèlement du mieux sur le passable", personne ne change.
Et cela ne peut se dérouler hors du temps, car ce qui nous échappe le plus, c'est le temps.
Sans aller jusqu'à savoir qui et comment change le monde..., sans prétendre mordicus que la douleur est absolument nécessaire au tentatives de changement... :

Ceux qui sont satisfaits, pourquoi se donneraient-ils du mal pour que ça change ?

Ce sont me semble-t'il les poètes, les écorchés, les bouleversés... (les a-normaux ? ;) ) ou a minima les insatisfaits qui font re-bouger un peu les visions du monde au fur et à mesure des générations. Ceux qui sont repus et ont des jeux ne se révoltent pas... Même le désir est le signe d'un manque !

M'est avis pourtant que c'est un agir sans fin, toujours à recommencer. Y'a pas d'objectif, qu'un chemin, toujours le même qui pourtant apparaît toujours différent. Comme le hamster dans sa cage ?

Tout le monde il est pas beau, tout le monde il est pas gentil, ah ben zut alors !

La seule position a peu près tenable que j'ai trouvée c'est d'aimer la vie pour elle-même, par extension : ce qui vit y inclus moi. Pour elle-même et non seulement pour ce qu'elle m'apporte. Pour ce qu'elle est et surtout pas pour ce qu'elle devrait être. Position pas facile à tenir, hélas... et qui ne dispense pas de consacrer du temps à y faire éclore un peu de mieux par ci par là. Ici et maintenant !

Le temps ? Celui qui passe ? C'est bien la seule chose qui nous est donnée en propre, et dont nous ne maîtrisons même pas la durée. Finalement (je pique ça de mémoire à Eric Berne) : Chacun a chaque matin à choisir à quoi il va consacrer le précieux temps de cette journée de cette seule et unique chance de vivre cette seule et unique vie qui lui sera donnée. J'aime bien le terme consacrer, le sacré, c'est ce que dure ma vie.
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O'Rêve
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Re: Et si on changeait le monde ...

Message par O'Rêve » mer. 15 mai 2019 11:42

Belgha a écrit

Je ne dirais pas qu'elle a été présomptueuse, seulement inconsciente des différences de climats. Elle pourrait le devenir si elle niait ces différences et prétendait que les échecs ne sont dus qu'à l'incompétence des autres cultivateurs en herbes de courges. Dans ton exemple, cette dame pourrait aussi très bien apprendre de ses expériences, voyager pour découvrir d'autres climats et d'autres super moyens de cultiver d'énormes courges.
Je veux ici simplement dire que ce n'est peut-être pas l'intention de départ dont on devrait se méfier, mais plutôt justement de la manière dont sont gérés les inévitables échecs.
L'échec est banal. Plus il est courant, plus on a de chances, peut-être, d'avancer. Mais cela dépend de comment c'est vécu.
Si à la première plantade on se fait traiter de présomptueux, peut-être alors qu'on ne tentera plus grand chose.
Or il y a toujours quelqu'un à l'affut pour balancer ce genre de commentaire très affuté… Quelqu'un qui, probablement, n'aura aucune idée de comment on cultive de belles courges, même juste devant sa propre porte (alors n'oublions pas : "les chiens aboient, la caravane passe").

Arghh, je n’ai pas réussi à transmettre mon idée avec cet exemple.
Je ne suis pas arrivée à faire passer le message que je souhaitais. Dans ton exemple, si cette dame voyage, apprend de ses expériences, c’est justement qu’elle essaie de connaitre par l’association des connaissances et expériences juxtaposées. Elle comprend que pour essaimer son idée, elle va devoir se confronter à l’altérité. A travers ses voyages, elle fait alors l’expérience des différents environnements, qu’elle allie à son idée de départ. Elle va vivre des échecs et de ces échecs, elle va enrichir aussi ses expériences. Et puis, elle va réaliser qu’à elle seule, elle ne pourra pas se confronter à tous les environnements du monde. Elle va accepter de déléguer, de transmettre son idée en acceptant qu’elle soit réappropriée, qu’elle lui échappera aussi et qu’elle donnera lieu à de nouvelles propositions (elle aura inspiré, mais n’aura pas tout concrétisé). Elle va semer son idée et laisser aussi d’autres se la réapproprier, la transformer. Cette démarche des petits pas, j’y crois, elle me parle.
Mais je voulais plutôt prendre l’exemple de ceux qui moralisent à partir d’un cas particulier, sans expérimenter la diversité pour pouvoir théoriser en tenant compte des altérités. Ceux qui croient être arrivés avant d’avoir expérimenté. Ceux qui pensent détenir une vérité qui à tous pourrait être appliquée.
Je ne sais pas si c’est plus clair ?

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Belgha
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Re: Et si on changeait le monde ...

Message par Belgha » mer. 15 mai 2019 11:51

@O'Rêve - Oui c'est clair. Et ça l'était je pense dès le départ. Je crois que j'avais bien compris le message que tu souhaitais transmettre.
C'est juste que je l'ai imaginée devoir voyager et diversifier son expérience au lieu de devenir une ayatollah tyrannique parce que demeurée dans l'abstrait, dans la théorie.
Je crois que nous ne parvenons toujours pas à tomber en désaccord… :huhu:

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