Chronique du sexisme ordinaire

l'Humanité, L'Existence, la Métaphysique, la Guerre, la Religion, le Bien, le Mal, la Morale, le Monde, l'Etre, le Non-Etre... Pourquoi, Comment, Qui, Que, Quoi, Dont, Où...?
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Swinn
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J'éduque ma fille de 12 ans "comme un garçon" je lui ai appris à se battre, à donner des coups de pieds ou des coups de poing si quelqu'un l'embête à l'école.
Je lui apprends à ne pas avoir peur de sa propre violence si elle doit avoir besoin de s'en servir.
Et elle s'en est déjà servi, pour son plus grand bien.

C'est peut être un des problèmes, considérer que la violence est l'apanage des garçons et la douceur celui des filles. Ce ne sont jamais que des outils pour améliorer la qualité de sa vie.
"Nous sommes des farceurs : nous survivons à nos problèmes"
Cioran
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Holi
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Apprendre à nos enfants tout ce que l'on aurait voulu savoir... Essayer de corriger les travers de notre société pour eux et pour demain...
Comme je suis une incorrigible optimiste je veux y croire mais... Ce sont des siècles "d'éducation" et de pensées ancrées à modifier, chaque génération apporte sa pierre.
Mon fils est un sensible très empathique, je pense que l'autre sera forcément quelqu'un qu'il traitera avec respect mais je lui expliqurai que ça n'est pas toujours facile d' être une fille /femme et qu'il doit être attentif.
Malgré tout je reste stupéfaite que les hommes, un certain nombre d'hommes, d'aujourd'hui soit encore aussi peu "évolués". Mais comme dit mon mari : tu es dans ton monde, tu ne te rends pas compte que tout le monde n'est pas comme toi... Éternel problème :(
À force de penser à ce que les autres pensent de nous, on en oublie de se penser soi-même.
Christophe André
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blue hedgehog
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Je ne souhaite pas jeter un pavé dans la mare, et je suis la première à dire que l'éducation (bien faite) est un facteur décisif contre le sexisme. Mais, si parler sert assurément à sensibiliser, c'est par l'exemple que la généralisation se fait. (C'est comme un enfant qui apprend à utiliser des couverts pour manger plutôt que les doigts, il faut montrer, encourager, répéter etc.) Donc, au delà de nos paroles, c'est les actes que les aînés montrent qui ont aussi une grande influence. Or, depuis plusieurs années, le hyper genré est à la mode. Le rose pour les filles, le bleu pour les garçons, dans tous les domaines, jouets, habits, cahier etc. Et en tant que parents ou tante ou marraine, on achète le bidule princesse Disney à la choupinette qui l'adoooore. Et voilà, j'ai perdu, on a perdu! Non seulement contre la grosse machine du marketing, mais aussi contre cet exemple qu'on devrait tous être de non-discrimination des genres.

Par rapport aux violences faites au femmes, je souhaite juste dire vite fait que les auteurs ne sont pas toujours les hommes. Tout comme pour le sexisme, les femmes peuvent tout à fait s'inscrire dans un schéma de propagation et d'actes.

Spécifiquement, les violences et pressions sexuelles dans les couples homosexuels existent. Très peu d'études sont faites à ce sujet, mais il s'agit d'une réalité. Les couples lesbiens ne sont pas que douceur et harmonie, pas tous, pas toujours, enfin bref vous avez saisi.
Je ne sais pas quels rouages sont en jeu dans ces cas là de violence... ça me dépasse. Le pouvoir sans doute.
Même si très peu d'études existent, j'ai trouvé un article qui parle du sujet https://www.jeanne-magazine.com/le-maga ... ence_9557/ .
Une bougie offre sa lumière aux alentours, pendant qu'elle se consume. (Proverbe chinois)
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yokainoshima
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oh oui @blue hedgehog .

En fait, il existe hors europe des études qui montrent que la violence dans les couples lesbiens sont supérieurs à ... dans tous les autres types de couples...
Et pour l'avoir vécu, j'ai beaucoup, beaucoup de mal à me projeter à nouveau en couple et certainement pas avec une femme.

L'éducation n'est pas si simple. Mon leitmotiv avec mon fils est de lui apprendre à écouter un refus ou un non, quel que soit le contexte dans lequel cela arrive. J'ai tenté de lui offrir une poupée ou de jouer à des jeux de "filles", ça ne le branche pas des masses. En revanche, il a choisi des baskets roses à 2 ans, voulu une casquette avec des fleurs.

Et je cotoies beaucoup de femmes qui sont elles mêmes à fond dans le sexisme contre leur propre genre: pour ricaner, faire comme tout le monde, parce que ça fait "bien". Et dès que tu montes au créneau, je trouve que tu en prends plein la figure.
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Calvinethobbes
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@blue: je ne pense pas que le problème soit d'offrir une poupée rose disney à une fille (en dehors de l'aspect marketing)...selon moi (et ça n'engage que moi), c'est de ne pas l'offrir à un garçon s'il en a envie. Que les filles continuent à jouer à la poupée et les garçons aux voitures n'est pas un problème en soi, c'est qu'ils n'aient pas accès à "l'autre" jouet qui me gêne. Et...mes garçons ont joué à la poupée étant petits (et l'allaitant parce que...ben maman allaitait le petit dernier alors ... :) )...ce qui ne les a pas empêché quelques années plus tard de jouer à la guerre (beurk...merci les copains)...Et pareil pour ma fille: poupées et jeux de guerre (merci les frangins)...

(mais peut-être qu'on dit la même chose au fond, Blue)

[ :tourne: Jardinerie : édité pour double post, merci d'utiliser la fonction éditer. :)]
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Holi
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Ce que je vais dire me semble tellement évident que je ne suis pas sure que ça apporte quelque chose mais...
Je crois que les notions de base à apprendre à nos enfants ce sont la tolérance, le respect, le droit à la différence, voire la bienveillance.
Ce qui ne signifie pas l'acceptation de tout.
Quand l'un prend le pouvoir sur l'autre (quelque soit l'un et l'autre), qu'il impose et s'impose par la pression ou la violence, ça n'est plus "normal".
Quand il y a malaise et souffrance, ça n'est plus normal.
Encore une fois quelque soit l'un et l'autre...
Mais malheureusement dans notre société, ce sont souvent les femmes qui se trouvent en position de faiblesse, ce sont souvent les femmes qui acceptent et plient.
Le pouvoir est du coté des hommes, socialement, physiquement, et je crois que les femmes le savent depuis toujours... Et les hommes aussi.

et je rejoins ce que disait
lady space a écrit :
lun. 9 mars 2020 15:54

Et je pense que le problème est dû en partie au fait que l'éducation classique n'apprend pas aux filles à s'affirmer ouvertement et à supporter le désaccord, contrairement à ce qui est attendu des garçons. Du coup, l'incompréhension entre les unes que l'on a conditionnées à arriver à leurs fins par des moyens détournés, avec maintes subterfuges et sans faire de bruit, à maintenir l'harmonie coûte que coûte, et les autres conditionnés à procéder en mode "warrior" pour grossir le trait est quasiment inévitable. Ils ont déjà du mal à accepter un non clair pour certains, alors que c'est sûr qu'un "oui, mais attends, tu sais, hum...en fait, euh..." passera inaperçu. C'est aussi cette injonction à l'harmonie qui fait qu'on peut parfois céder, même sans avoir positivement envie, pour que l'autre se sente bien de nouveau et qu'il n'y ait pas de conflit ouvert.

Pour moi, la solution passe d'un côté par l'éducation où il faut clairement faire comprendre aux filles qu'elles ont autant de valeur et autant le droit d'exister que les garçons, tout en arrêtant de vouloir pousser les garçons à "être un homme". Et de l'autre côté, je pense qu'il serait pas mal si les hommes "qui ne sont pas comme ça" - et ils doivent être légion - se manifestaient un peu plus. Y compris en exprimant clairement leur désaccord en voyant les frotteurs à l'œuvre dans le métro ou les gros relous "draguer" pour ne pas dire importuner tout ce qui est susceptible d'avoir une paire de seins ou en s'interposant.
Les images et "blagues" sexistes circulent sans même que nous les reconnaissions comme telles tellement nous y sommes habitués. :(
Un homme qui a un rapport sexuel avec une femme peut dire qu'il la "prend", qu'il la possède etc... Je ne crois pas qu'il y ait d'équivalent pour une femme.
Une femme qui subit la violence d'un homme était encore il n'y a pas si longtemps assez facilement accepté, mais un homme qui veut déposer plainte parce qu'il subit la violence d'une femme semblait impossible... Parce que dans la pensée collective un homme est fort et une femme faible. Et je crois qu'une grande partie des hommes n'ont pas très envie au fond que ça change.

Le fait de ne pas m'être sentie directement concernée par l’enquête, contrairement à nombre d'entre vous, m'a amenée à me poser des questions.
Pourquoi est ce que j'ai eu la chance de ne pas subir ces pressions/violences ?
Est-ce une question de personnalité ? d'attitude ? juste de chance ? ou de résilience ?
Il parait que j'ai des cotés un peu "mec" :huhu: Mais plaisanterie mise à part est ce que ça n'est pas toujours un rapport de pouvoir, d'affirmation du pouvoir ?
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lady space
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Je pense pareil que Calvinethobbes : ce qui pose problème est de cantonner les filles et les garçons dans les différents stéréotypes, de ne pas offrir de meccano à une fille ni de chaussons reine de neige à un garçon s'ils les demandent. Et comme Holi, je pense que c'est le simple respect élémentaire de l'individualité de chaque enfant qui devrait conduire à répondre à ses besoins personnels quel que soit son sexe. Mais ce concept n'a pas vraiment l'air d'être compris ni d'être prioritaire pour bon nombre de gens.

Tout comme je pense qu'il est assez néfaste d'interdire aux garçons leur sensibilité au lieu de leur apprendre à gérer leurs émotions, l'apprentissage de la gestion des émotions étant d'ailleurs un atout pour tout le monde que notre société néglige malheureusement beaucoup trop. Faut dire aussi que la capacité de gérer ses émotions ne fait pas bon ménage avec les principes du marketing.

Après, ayant grandi et passé ma jeunesse dans l'Allemagne post-68 et vivant assez recluse dans une petite ville alsacienne aujourd'hui, je suis un peu mal placée pour comprendre certains phénomènes, mais je me pose quelques questions.

Je ne suis pas amenée à prendre les transports en commun bondés mais je me demande quel est le risque réel de pousser une gueulante face à un connard isolé qui se frotte ou tripote ? Personnellement, j'ai horreur qu'on me "colle" et j'évite les foules si possible. Mais quand on me serre de trop près dans une file d'attente par exemple qui n'avancera pas plus vite en compactant les gens, j'essaie de mettre de la distance entre moi et ceux qui me touchent physiquement, à coups d'épaule s'il le faut. Et je ne pense pas que je serais capable de retenir un "Enlève tes pattes de là !" si quelqu'un devait poser la main sur moi. C'est ce que je faisais spontanément plus jeune les rares fois où ça m'est arrivé en boîte avec des types bourrés et ça a toujours marché. Mais je ne sais pas du tout si les mentalités sont comparables entre l'Allemagne de l'époque et la France de maintenant.

Puis, je ne comprends pas trop non plus pourquoi la grande majorité des hommes qui, justement, n'ont rien à voir avec ceux qui se comportent en petit chien en rute dans le métro n'interviennent pas plus. Parce que, en ne disant et ne faisant rien, ils cautionnent ce type de comportement. En gros, ils permettent à quelques sombres ******* de ternir l'image de leur moitié de la population. Pareil pour les femmes d'ailleurs : en se regroupant à plusieurs contre un seul frotteur, je ne pense pas qu'elles prennent un risque inconsidéré.
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Judith
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lady space a écrit :
mer. 11 mars 2020 09:51
Je ne suis pas amenée à prendre les transports en commun bondés mais je me demande quel est le risque réel de pousser une gueulante face à un connard isolé qui se frotte ou tripote ?
Il doit être quasi-nul, mais malheureusement, ce n'est pas le problème réel qui se pose à beaucoup de femmes : les agressions répétées génèrent du stress post-traumatique, qui entraîne souvent (pas toujours) de la dissociation, et donc une incapacité à réagir normalement à la situation vécue. La rationalisation et le volontarisme ne servent à rien dans ces cas-là. Pareil pour la réaction en boîte face à des types bourrés : celle que tu décris est une évidence, mais le cerveau n'est pas toujours en état de mettre en pratique cette évidence.
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TourneLune
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Je pense que la non-action des gens en groupe a été étudiée niveau psychologique, j'ai oublié le nom de l'effet en question. C'est vrai pour la violence sexuelle mais aussi toute forme de violence, voire des choses beaucoup plus anodines.

L'être humain est un animal social avec un tas de fonctions particulières liées à la vie en groupe et qui ont parfois des effets secondaires à l'opposé des principes éthiques qui nous sont chers.
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Holi
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Je crois que tu parles de l'effet spectateur ou effet Kitty Genovese
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Effet_du_t%C3%A9moin
Plus on est nombreux à assister à une scène qui devrait nous pousser à réagir moins on réagit. Chacun pensant que quelqu'un d'autre le fera.
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Fu
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Je n'ai jamais vu un homme agresser sexuellement une femme ainsi : se coller, attouchements, etc. Pourtant c'est sûrement arrivé plein de fois, je prends les transports régulièrement. Ça doit souvent être trop discret, et comme tu le dis Lady, la victime est peut-être trop discrète également (ce que je peux comprendre [edit : je viens de voir la réponse de Judith, envoyée pendant que je rédigeais ce message]).

Si je prends un exemple avec un autre type d'agression, le vol : j'ai déjà assisté à des scènes de vol, la seule qui s'est bien terminée pour la victime, c'est quand elle crie « au voleur » et qu'on voit une personne partir en courant, on comprend tout de suite la situation et en peut intervenir. Ce simple appel donne un contexte, pas besoin d'avoir assisté à toute la scène pour savoir ce dont il retourne et comment agir. Dans d'autres situations, j'ai vu des personnes se taire et d'autres pousser des cris moins précis (« au secours, à l'aide »), dans le premier cas le voleur n'est pas inquiété, dans le second il est parti avant que l'on ait compris ce qui se passait. J'en conclue que pour obtenir de l'aide, il faut être audible et spécifique. Je ne serais pas surpris qu'un bon « arrête de me tripoter, sale pervers ! », audible par toutes les personnes présentes, fasse son effet.

Les seules fois où j'ai entendu crier « au viol », c'était toujours des gamines en train de rigoler avec leurs amis et amies, dans la rue, ce qui m'a prodigieusement agacé.

Il y a des situations plus claires où il n'est pas nécessaire de demander des explications, par exemple quand un mec donne des coups de pied à une femme en pleine rue (quand je suis intervenu il a dit : « c'est ma femme », comme si ça l'autorisait…) ou quand on assiste au départ de l'agression. Mais, encore une fois, je n'ai jamais vu de pervers à l'œuvre ni entendu de femme en dénoncer un : l'un et l'autre sont sûrement trop discrets.

Par ailleurs, je confirme que, dans mon expérience, faire du bruit et jouer sur l'effet de masse (le nombre de personnes présentes) a toujours suffit pour que le malfaiteur se dégonfle instantanément, pourvu qu'il trouve un moyen d'éviter la confrontation.
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lady space
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Donc ce serait un cercle vicieux : plus ça arrive à une femme, moins elle sera en capacité de donner la réponse adéquate et, vu qu'elles ne disent rien et que les gens autour ne remarquent rien, l'auteur des méfaits se croit autorisé à continuer ? Ce ne sera pas simple à briser...
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Je confirme le propos de Judith et ajoute que le blocage peut se produire sans qu'il y ai eu de trauma précédent (enfin du moins pas connu)... Ça m'est arrivé deux fois :
* une fois en me retournant dans un escalator pour parler à une amie, j'ai vu un type essayer de prendre le portefeuille dans le sac d'une dame, j'ai été instantanément statufiée, mon cerveau fonctionnait, mais mon corps ne répondait plus. J'ai même failli me vautrer en arrivant en haut, heureusement ma copine m'a prise par le bras et j'ai du coup pu franchir le haut. Ceci dit mon comportement pour le moins étrange, a alerté la dame qui a rapproché son sac d'elle sauvant ainsi ses affaires :-p

* la deuxième fois, en voyant des jeunes ados renverser un gamin pour lui piquer ses baskets. J'étais bien plus forte et grande qu'eux, mais là aussi incapacité de réagir... Je n'ai retrouvé mes mouvements qu'une fois les agresseurs partis et j'ai évidemment aidé la victime, appelé les gendarmes, etc. Une action immédiate aurait été bien plus efficace, je n'ai pas pu :-(

Dans les deux cas le lendemain, j'étais bourrée de courbatures. Depuis, je me pose la question de savoir si je réagirais pareil si la personne s'en prenait directement à moi...
Donc oui, parfois, la réaction à chaud n'est pas du tout celle qu'on aurait imaginé avoir!


Edit: A moins que du harcèlement scolaire subit ne constitue un trauma précédent? J'avoue que je n'avais jamais réfléchie à la chose sous cet angle... :blond:
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Judith
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lady space a écrit :
mer. 11 mars 2020 11:09
Donc ce serait un cercle vicieux
Oui, et il faut compter, dans les cas où le phénomène est perçu par l'entourage, avec l'"effet spectateur" mentionné plus haut, qui inhibe les réactions d'aide spontanée. On n'est pas tirés des ronces, comme dit l'une de mes amies... Mais la connaissance des processus à l’œuvre dans ce type de pratique sexiste constitue toujours un pas en avant.
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Le truc avec l'effet spectateur, c'est qu'une fois que l'on prend conscience de son existence on peut décider de se secouer pour « qu'il ne passe pas par moi » (et à condition de ne pas se mettre en danger, ou un de nos proches : quand je suis avec mon petit garçon, je rechigne à l'abandonner pour aller jouer au héros). Ça permet de rencontrer certains agresseurs outrés que l'on se « mêle des affaires des autres », ce qui est assez comique.
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Fu a écrit :
mer. 11 mars 2020 12:49
Le truc avec l'effet spectateur, c'est qu'une fois que l'on prend conscience de son existence on peut décider de se secouer pour « qu'il ne passe pas par moi »
Tout à fait (à condition de ne pas souffrir de troubles qui en empêcheraient : mieux vaut toujours garder à l'esprit que tout le monde ne peut pas tout faire, pour ne pas donner dans la culpabilisation naïve d'autrui). Je suis moi-même intervenue plusieurs fois dans le métro, dans la rue ou dans les couloirs de la fac, en luttant contre cet effet en moi. J'ai rencontré des réactions diverses de la part des agresseurs : fuite, contre-attaque verbale outragée et parfois grotesque (comme toi) déni de ce qu'ils venaient de faire, etc. Il y a un peu de tout, je n'ai jamais essayé d'établir une typologie mais ce serait sans doute amusant.
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Bon, ce torchon m’a toujours fait mal aux yeux et au reste mais là quand même... ils sont forts ... j’ai même ri tellement c’est énorme de bêtise (leurs couv sont souvent très mal faites).

Attention ça pique...
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Holi
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:violent:
Ah oui !
J'adore : fantasme le patriarcat
Cassent l'ambiance en soirée n'est pas mal non plus 🤬
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Christophe André
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Judith
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Pas mal!
J'aime particulièrement "elles censurent notre culture" et "elles demandent l'égalité aux WC". :diabloo:
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lady space
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"Préfèrent le foot féminin" est censé être un tort ?

On voit bien qu'ils ne doivent pas en regarder des masses, des matchs féminins. C'est tellement reposant de voir des gens jouer au foot sans contester les décisions de l'arbitre toutes les 30 secondes et faire des chutes improbables juste pour obtenir un coup franc imaginaire.

À moins bien sûr que pour eux le cinéma de Neymar & Cie représente le nec plus ultra footbalistique... Leur culture peut-être ? Décidément, la bêtise crasse a encore de beaux jours devant elle...
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