Ces mots qui vous touchent...

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VictorMenard
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enufsed a écrit :
ven. 2 mars 2018 22:35
J'avais une discussion récemment au sujet des voyages, je n'arrivais pas à définir pourquoi j'avais un sentiment mélangé relativement à ça, la peur d'être dans une consommation et d'y chercher les mauvaises choses.
Réminiscence de Nicolas Bouvier, dans L'usage du monde je crois mais il faut tous les lire, où il explique que pour réellement faire un voyage, on doit accepter la possibilité d'être défait par le voyage.
Autrefois j'étais indécis, mais à présent je n'en suis plus aussi sûr.
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Nelea
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Brrr...

Barbara

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t’ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N’oublie pas
Un homme sous un porche s’abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t’es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m’en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j’aime
Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s’aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N’oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l’arsenal
Sur le bateau d’Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu’es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d’acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé
C’est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent commes des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.
Jacques Prévert
"The only real conflict you will ever have in your life won't be with others, but with yourself", Shannon L. Alder
"Nous avons peur de nous-même et de ce que nous apercevons de nous chez les autres." Henning Mankell
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Tiamat
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PSAUME

Ô, combien perméables sont les frontières humaines !
Voyez tous ces nuages qui passent, impunément,
ces sables du désert filant d'un pays à l'autre,
ces cailloux des montagnes pénétrant chez l'ennemi
en d'insolents sursauts !

Est-il besoin de prendre un à un les oiseaux
qui volent ou qui se posent sur la barrière baissée ?
Mettons, rien qu'un moineau, et voilà que déjà
sa queue est limitrophe, et son bec indigène !
Et puis, qu'est-ce qu'il gigote !

Dans l'essaim des insectes je prendrai la fourmi
qui, entre le pied droit et gauche du douanier,
ne se sent pas tenue d'avouer ses vadrouilles.

Oh, saisir d'un regard cette immense confusion
sur tous les continents !
N'est-ce pas là le troène qui, de l'autre bord du fleuve,
passe en contrebande sa cent millième feuille ?
Et qui d'autre, pensez-vous, que la pieuvre aux longs bras
viole les sacro-saintes eaux territoriales ?

Comment peut-on parler d'ordre dans tout cela,
s'il n'est même pas possible d'écarter les étoiles
pour que l'on sache enfin laquelle brille pour qui ?

Et que dire du brouillard qui traîne où ça lui chante !
Et des poussières des steppes sur toute leur étendue,
comme si, en leur milieu, elles n'étaient pas coupées !
Et ces voix qui résonnent sur les ondes serviables,
pépiements séducteurs et allusifs glouglous !

Seul ce qui est humain peut nous être étranger.
Le reste c'est forêts mixtes, travail de taupe et vent.

– Wisława Szymborska, Grand Nombre (1976), in De la mort sans exagérer
Sabrikolle
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"Oui c'est assurément la plus belle histoire du monde puisque c'est la nôtre.
Nous la portons au plus profond de nous-mêmes: notre corps est composé des atomes de l'univers, nos cellules enferment une parcelle de l'océan primitif, nos gènes sont, en majorité, communs à ceux de nos voisins primates, notre cerveau possède les strates de l'évolution de l'intelligence, et quand il se forme dans le ventre maternel, le petit d'homme refait, en accéléré, le parcours de l'évolution animale.
La plus belle histoire du monde, qui pourrait le nier ?
Mais quelle que soit la vision, mystique ou scientifique, que nous portons sur nos origines, quelle que soit notre conviction, déterministe ou sceptique, religieuse ou agnostique, il n'y a qu'une seule morale qui vaille dans cette histoire, une seule donnée essentielle : nous ne sommes que de dérisoires étincelles au regard de l'univers.
Puissions-nous avoir la sagesse de ne pas l'oublier."

Dominique Simonnet
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PointBlanc
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"Ceux-ci n'ont pas voulu à tout prix faire du "véritablement sensationnel", ils ne furent pas lâchement complaisants envers la vie, ils n'ont pas voulu se réconcilier avec elle de manière prématurée. Ils eurent le courage de reconnaître leur situation, de voir les choses en face, de ne pas nier la catastrophe ni la flétrissure ; ils s'exercèrent à ne pas imaginer un autre lendemain que celui qui devait arriver ; c'est pourquoi ils restèrent à un seul endroit, c'est pourquoi ils purent témoigner et apporter quelque chose qui demeura. Quelque chose qui n'était pas pris sur le vif mais qui vivait."

Ludwig Hohl.
Vous qui vivez qu'avez-vous fait de ces fortunes ?
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Zéro Janvier
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Je découvre ce sujet qui me plait beaucoup, et je vous propose à mon tour quelques extraits de livres qui m'ont particulièrement touchés.

Ils tous tirés des romans de Philippe Besson, l'un de mes écrivains contemporains préférés.

Je commence avec un extrait de son roman Un homme accidentel, qui m'avait fait frissonner et retenir mes larmes, lorsque je l'avais lu dans les transports en commun pour la première fois.
Et puis, le manque est arrivé, dans le moment où je m’y attendais le moins, il est arrivé alors que j’avais presque fini par croire à mon amnésie.

C’est terrible, la morsure du manque. Ça frappe sans prévenir, l’attaque est sournoise tout d’abord, on ressent juste une vive douleur qui disparaît presque dans la foulée, c’est bref, fugace, ça nous plie en deux mais on se redresse aussitôt, on considère que l’attaque est passée, on n’est même pas capable de nommer cette effraction, et pourquoi on la nommerait, on n’a pas eu le temps de s’inquiéter, c’est parti si vite, on se sent déjà beaucoup mieux, on se sent même parfaitement bien, tout de même on garde un souvenir désagréable de cette fraction de seconde, on tente de chasser le souvenir, et on y réussit, la vie continue, le monde nous appelle, l’urgence commande.

Et puis, ça revient, le jour d’après, l’attaque est plus longue ou plus violente, on ploie les genoux, on a un méchant rictus, on se dit : quelque chose est à l'œuvre à l’intérieur, on pense à ces transports au cerveau qui annoncent les tumeurs, qui sont le signal enfin visible de cancers généralisés jusque-là insoupçonnables, on éprouve une sale frayeur, un mauvais pressentiment.

Et puis, le mal devient lancinant, il s’installe comme un intrus qu’on n’est pas capable de chasser, il est moins mordant et plus profond, on comprend qu’on ne s’en débarrassera pas, qu’on est foutu.

Oui, un jour, le manque est arrivé. Le manque de lui.

Au début, j’ai fait comme si je ne m’en rendais pas compte, le traitant par l’indifférence, par le mépris, je me savais plus fort que lui, j’étais en mesure de le dominer, de l’éliminer, c’était juste une question de volonté ou de temps, je n’étais pas le genre à me laisser abattre par quelque chose d’aussi ténu, d’aussi risible.

Et puis, il m’a fallu me rendre à l’évidence : ce match, je n’étais pas en train de le gagner, j’allais peut-être même le perdre, et je ne possédais pas le moyen d’échapper à cette déroute et plus je luttais, plus je cédais du terrain ; plus je niais la réalité, plus elle me sautait au visage. Autant le reconnaître : j’étais dévoré par ça, le manque de lui.
Je poursuis avec un extrait de l'un de ses plus beaux romans, Arrête avec tes mensonges :
Je dis : pourquoi moi ?

Il dit : parce tu n'es pas du tout comme les autres, parce qu'on ne voit que toi sans que tu t'en rendes compte. Il ajoute cette phrase, pour moi inoubliable : parce que tu partiras et que nous resterons.

J'ai les larmes aux yeux en recopiant les mots. Je demeure fasciné que cette phrase ait été prononcée un jour, qu'elle m'ait été adressée. Qu'on me comprenne : ce n'est pas l'éventuelle prémonition qu'elle contient qui me fascine, ni même qu'elle ait été réalisée. Ce n'est pas non plus la maturité ou la fulgurance qu'elle suppose. Ce n'est pas davantage l'agencement des mots, même si je prendrai conscience que je n'aurais sans doute pas pu les trouver alors, ni plus tard les écrire. C'est la violence de ce qu'ils signifient, de ce qu'ils charrient : l'infériorité qu'ils racontent en même temps que l'amour sous-jacent dont ils témoignent, l'amour rendu nécessaire par la disparition prochaine, inévitable, l'amour rendu possible par elle aussi.

Il sait quelque chose que je ne sais pas : que je partirai. Que mon existence se jouera ailleurs. Loin, très loin de Barbezieux, de sa langueur, de ses ciels plombés, de son horizon bouché. Que je m'en échapperai comme on s'évade d'une prison, que moi, j'y réussirai. Que je voudrai la ville capitale, que je m'y épanouirai, que j'y trouverai ma place, que j'y ferai ma place. Qu'ensuite, je sillonnerai la planète, puisque je ne suis pas fait pour la sédentarité. Il imagine une ascension, une élévation, une épiphanie. Il me croit promis à un destin brillant. Il est convaincu qu'au sein de notre communauté presque oubliée des dieux, il ne peut exister qu'un nombre infime d'élus et que j'en fais partie. Il pense que bientôt je n'aurai plus rien à voir avec ce monde de mon enfance, que ce sera comme un bloc de glace détaché d'un continent.
Rossignol bleu
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"Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles

Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un côté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre

Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres

Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape là–bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne

Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algue
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula

Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux

Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur

Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir z et à entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort..."

Boris Vian - Je voudrais pas crever (1952)
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Mikirabelle
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@Zéro Janvier tu me donnes envie de continuer ma découverte de Philippe Besson. J'ai lu Arrête avec tes mensonges, que j'ai beaucoup aimé. C'était il y a environ 2 ans et j'avais alors eu envie d'en lire plus... malheureusement l'accointance politique dont faisait état la page Wikipédia de l'auteur m'a fait arrêter net. C'est un peu con, je l'admets. Merci de me remettre le pied à l'étrier !

Edit :@Rossignol bleu c'est chouette ce poème, merci pour le partage !
Le meilleur moment de la journée, c’est quand on va se coucher (Chanson Plus Bifluorée)
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Zéro Janvier
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Mikirabelle a écrit :
lun. 17 févr. 2020 20:52
@Zéro Janvier tu me donnes envie de continuer ma découverte de Philippe Besson. J'ai lu Arrête avec tes mensonges, que j'ai beaucoup aimé. C'était il y a environ 2 ans et j'avais alors eu envie d'en lire plus... malheureusement l'accointance politique dont faisait état la page Wikipédia de l'auteur m'a fait arrêter net. C'est un peu con, je l'admets. Merci de me remettre le pied à l'étrier !
J'ai eu la chance de découvrir Philippe Besson dès la publication de son premier roman, En l'absence des hommes, en 2001. Quelques années plus tard, en l'apercevant dans plusieurs émissions de télévision, je me suis rendu compte que l'homme Philippe Besson me déplaisait autant que l'auteur Philippe Besson me plaisait. C'était pourtant bien avant qu'il ne devienne un proche du futur couple présidentiel et qu'il ne suive de près la campagne présidentielle de 2017, dont il a d'ailleurs tiré un récit, Un personnage de roman. Je ne suis pas certain que j'aurais pu me plonger dans ses écrits avec autant d'intérêt si j'avais su cela avant. C'est l'un des rares cas où j'ai su distinguer l'homme de l'artiste, sans vouloir ouvrir ce débat insoluble.
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On ne badine pas avec l'amour, 1834, Alfred de Musset

Perdican : Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu'on te fera de ces récits hideux qui t'ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : " J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui." (Il sort.)
Il faut une vie pour apprendre à vivre. Sénèque
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Très beau texte. De George Sand, dans une lettre à Musset...:) (Il paraît que c'est un hommage. Entre hommage et plagiat ? Ou c'est moi qui vois le mal partout.)
J'édite : non seulement je vois le mal partout, mais en plus je ne trouve pas sur mon ami Gogole de trace de ce que je viens d'affirmer... on va donc faire comme si je n'avais rien dit, en attendant que quelqu'un confirme, infirme ou nuance ma téméraire (et bien utile, du coup !) affirmation.
deuxième édit, pour confirmer : mon ami wiki est d'accord. "La liaison passionnée qu'il a entretenue avec George Sand a nourri en grande partie la pièce, ainsi la scène 5 de l'acte II reprend des passages des lettres écrites par George Sand lors du conflit amoureux (« Tous les hommes sont menteurs, inconstants… ») ".
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Zéro Janvier
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Je ne sais pas si vous accueillez ici les passages en anglais, mais comme je lis quasiment autant en anglais qu'en français, je ne peux pas m'empêcher de partager quelques extraits d'un livre estampillé jeunesse mais qui m'avait beaucoup touché quand je l'avais lu il y a quelques années, pour plein de raisons très personnelles.

Il s'agit de Wonder de R.J. Palaccio, dont je vous propose quelques extraits :

I wasn't even sure why I was getting this medal, really.
No, that's not true. I knew why.
It's like people you see sometimes, and you can't imagine what it would be like to be that person, whether it's somebody in a wheelchair or somebody who can't talk. Only, I know that I'm that person to other people, maybe to every single person in that whole auditorium.
To me, though, I'm just me. An ordinary kid.
But hey, if they want to give me a medal for being me, that's okay. I'll take it. I didn't destroy a Death Star or anything like that, but I did just get through the fifth grade. And that's not easy, even if you're not me.

He's just a kid. The weirdest-looking kid I've ever seen, yes. But just a kid.
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