La forêt, le bois, la combustion, le carbone et autres questions

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baptiste
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Re: La forêt, le bois, la combustion, le carbone et autres questions

Message par baptiste »

Je suis entièrement d'accord avec toi sur le fait que les épisodes des derniers temps ont été une catastrophe sur le plan écologique, notamment de part leur ampleur.

Les animaux ont été fort impactés comme tu le dis mais clairement sur le point de vue de la biologie évolutive et des écosystèmes ça devais arriver un jour ou l'autre.

Je m'explique, en tout ça son point de vue :

L'homme de part sa nature expansionniste et sa capacité à modifier les milieux est clairement devenu aujourd'hui une pression sélective, pour ne pas parler de catastrophe écologique.

Mais ce n'est pas plus catastrophique que l'ont été l'asteroide de chicxulub, l'éruption des trapps du deccan ou même la grande oxydation (autre cas connu ou une espèce à failli causer sa propre destruction, avec au passage un risque de stérilisation de la planète).

Concrètement les espèces aujourd'hui, comme à chaque extinction de masse (celles que j'ai cité remontent à des millions, voir des milliards d'années), doivent s'adapter ou périr.

Clairement (et je suis le premier à le reconnaître) c'est dommage. Mais on va assister dans les prochaines années à une refonte globale de l' écosystème sur le point de vue animal on a :
- ceux qui tirent clairement leur épingle du jeu en profitant de l'homme (parasites divers, rats, oiseaux qui ne nichent quasiment plus que sur les bâtiments humains...)
- ceux qui en profitent pour conquérir de nouveaux écosystèmes (toutes les espèces dites invasives)
- ceux qui s'adaptent (exemple du renard qui évolue pour devenir urbain)
- ceux qui vont disapraitre à plus ou moins brève échéance (routes les espèces considérées comme éteintes actuellement par exemple les paresseux géants dont la disparition coïncide avec l'arrivée de l'homme sur le continent américain il y a 50000ans)

Hors il ne faut pas oublier que la sélection naturelle continue aussi sans nous.

Ainsi de nombreuses espèces animales sont vouées à l'extinction soit de part leur dépendance à un écosystème spécifique mais aussi à cause de leur sur spécialisation alimentaire par exemple le panda géant qui se nourris exclusivement de bambou, plante connue pour fleurir et mourir tout les 70ans. On assiste donc à une extinction de la ressource qui conduis régulièrement cette espèce au bord de l'extinction l'empêchant de se développer et réduisant progressivement son pool génétique. On peut aussi citer le guepard dont la course à la vitesse avec la gazelle de Thompson le conduis à mourir de faim à la moindre égratignure. Plus anciennement le smilodon dont l'accroissement de la longueur des canines parallèlement à l'épaisseur de la peau de ses proies à fini par le conduire à l'extinction bien avant que l'homme apparaisse.

Clairement les écosystèmes endémiques ne sont pas les plus résistants, et c'est bien dommage. Mais les espèces comme le koala (dépendant d'une ressource qui est littéralement une bombe à retardement dans un contexte de réchauffement climatique) est voué à disparaître à plus ou moins brève échéance.

Aujourd'hui le réchauffement climatique est clairement une réalité. Et la catastrophe écologique qui en découle aussi. Vu la motivation de ceux qui dirigent le monde à mettre des mesures efficaces en place je crains fort qu'il faille faire le deuil de pas mal d'espèces que l'on connais actuellement.

Je suis peut être un peu cynique mais maintenir artificiellement des espèces n'est pas une solution viable à long terme donc autant s'y préparer, l'écosystème Que l'on a connu est mort. Et je suis le premier à regretter.
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InMedio
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Re: La forêt, le bois, la combustion, le carbone et autres questions

Message par InMedio »

Ce fil me semble tellement intéressant ! Je prendrai le temps de le lire un jour, ou deux.

Il faut notamment que je m'y penche car je pourrais à l'avenir me charger d'entretenir les deux petits bois de mon grand père. Un bosquet de robiniers et une sorte de petite chênaie-chataigneraie. Si tu as un avis spécifique, des conseils, @baptiste , je suis preneur.

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baptiste
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Re: La forêt, le bois, la combustion, le carbone et autres questions

Message par baptiste »

@InMedio ça dépend de ce que tu veut en faire et de ce que tu appelle entretenir.

Mais je suis toujours ok pour aider si besoin
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baptiste
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Re: La forêt, le bois, la combustion, le carbone et autres questions

Message par baptiste »

C'est quoi une forêt ?

La question peut paraître bête mais je vais ici vois parler de quelques termes que tout le monde à déjà entendu sans pourtant en connaître la signification exacte. Et au passage aborder quelques bases de la gestion forestière.

La forêt est définie par l'IFN (inventaire forestier national) comme un peuplement d'espèces ligneuses d'une superficie supérieure à 5ares (en dessous on parle de bosquet).

L'oeil averti remarquera que ce que l'on nomme forêt peut revêtir des aspects bien différents.

On trouve d'une part les futaies, composées d'arbres de haute tige et de franc pieds. Autrement dit chaque arbre est issu d'une graine et est isolé (relativement) des autres) c'est le cas des peuplements resineux par exemple.

Une futaie peut être soit naturelle (issue d'une régénération naturelle) avec des arbres disposés de manière aléatoire, soit artificielle (issue d'une régénération artificielle par semi ou plantation) avec des arbres disposés en ligne.

Une futaie peut être menée de plusieurs manières (on parle de conduite des peuplements)
- futaie régulière ou équienne : les arbres ont tous le même âge.
- futaie irrégulière : les arbres sont d'âges différents.
- futaie jardinée : il s'agit d'un cas particulier de futaie irrégulière que l'on gère de manière à avoir en permanence une régénération. Elle est codifiée et idéalisée pour avoir un revenu régulier en ayant toujours des arbres en production et en régénération.

La futaie est dite pure quand elle est monospecifique ou composée autrement.

On trouve d'autre part le taillis qui exploite la capacité de certaines essences à rejeter de souche (Quand on abat un arbre, de nouvelles pousses apparaissent sur l'écorce au pied). Comme les nouvelles pousses bénéficient déjà du système racinaire en place elles ont une croissance plus rapide et on les utilise pour produire rapidement d'y bois de faible valeur (chauffage et trituration).

Dans un taillis les arbres sont regroupés en cercle autour de la souche (on parle de cepée). Attention avec le temps la souche d'origine à tendance à disparaître et les arbres à s'affranchir et il deviens difficile de distinguer le taillis de la futaie.

Bien sûr il existe des intermédiaires comme le taillis sous futaie. Il s'agit de profiter des rotations de taillis (coupe) pour avoir des arbres de franc pieds (issus de graines) que l'on laissera grandir pour les utilisations nobles. Une fois coupés ils produiront de nouvelles cédées.
Il est facile d'estimer l'âge de ces arbres puisque la régénération à lieu lors des rotations (10-15 ans). Les arbres ayant connu une rotation sont dit nouveau puis moderne à la deuxième, puis ancien, puis aïeul...

Cas particulier la futaie sur souche : il s'agit d'une conversion de taillis en futaie en sélectionnant une seule tige par cépée. Si elle est mature il faut l'oeil exercé du forestier pour la reconnaître.

Pour donner quelques exemples : dans les landes on trouve des futaies pures, régulières et artificielles de pin maritimes.

Le Jura est connu pour ses futaies irrégulières naturelles composées de sapin et de hêtre.

Voilà j'espère que j'ai été clair et compréhensible. N'hésitez pas à demander des précisions si besoin
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Re: La forêt, le bois, la combustion, le carbone et autres questions

Message par TourneLune »

Un genévrier c'est ligneux?
Si tu as plein de genévriers, c'est une foret? A partir de quelle densité?
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Re: La forêt, le bois, la combustion, le carbone et autres questions

Message par baptiste »

Techniquement oui, le genevrier étant un arbre un peuplement peut être considéré comme une forêt, bien que l'usage ne soit pas d'accord.

La densité ne rentre pas forcément en compte et pour cause elle peut varier grandement.

Certains prennent aussi en compte le couvert pour définir une forêt
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Re: La forêt, le bois, la combustion, le carbone et autres questions

Message par wallcreeper »

Botaniquement parlant, je verrais plus le genevrier comme une espèce arbustive, différant de l'arbre par sa petite taille (inférieure à 7 ou 10 mètres selon les références) et son port plus trapu de part ses ramifications partant de la base, au même titre que le prunellier, le houx, .... Ces végétaux partagent en revanche avec les arbres leur tronc ligneux et constituent des fourrés selon les classifications Corine Biotope des habitats, servant longtemps de référence (terme repris par les classifications d'habitats Natura 2000).

Une forêt se définit phytosociologiquement parlant par la densité de son couvert selon mes souvenirs de cartographie d'habitats et non la densité des troncs, la surface de canopée couverte variant beaucoup selon les essences.
Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages. Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts, Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages. J. Richepin

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Re: La forêt, le bois, la combustion, le carbone et autres questions

Message par wallcreeper »

Petit retour sur les incendies, la forêt et les enjeux à venir dans sa gestion face aux évolutions de notre planète... Pour confirmer les propos de @baptiste et @blue hedgehog , les incendies rentrent dans le cycle classique des successions écosystémiques et sont parfois dans certaines régions essentiels afin de refaire démarrer une forêt vieillissante (la zone méditerranéenne chez nous en est le parfait exemple, les forêts d'eucalyptus également). La forêt étant le stade ultime de la succession écologique, le stade dit "climacique" tout du moins en théorie car l'écologie ne prend pas en compte l'influence de l'homme mais les incendies, tempêtes et autres pathogènes étaient un moyen pour la nature de "revenir en arrière", réouvrir les milieux pour relancer cette succession d'habitats en ramenant l'écosystème à la base, le stade pionnier. Globalement, il y aurait, sans que l'homme n'intervienne, un équilibre entre l'évolution naturelle des biotopes vers la forêt et leur rajeunissement, permettant la diversité des milieux...
Sauf que, en reprenant les termes de Mickey 3D, l'homme a déboulé avec ses gros souliers ! Non content de chambouler cet équilibre par ses interventions directes, il a généré les conditions parfaites pour que la forêt brûle par son action globale sur la planète. Et en effet, ce sont là les ampleurs et les surfaces détruites par les feux de forêt qui remettent en cause cet équilibre théoriquement existant, et de surcroit de nombreuses forêts s'embrasent dans des régions où cela n'était pas habituel (taigas russes et scandinaves, forêts humides australiennes et par l'action directe de l'homme les forêts tropicales d'Amazonie et d'Afrique). Tout cela générant de fait la destruction d'habitats pour de nombreuses espèces, on s'émeut souvent des espèces rares malgré tout condamnées à disparaitre en négligeant les espèces plus communes, ayant un rôle beaucoup plus important dans l'équilibre des écosystèmes, mais dont les effectifs patissent de ces phénomènes. Toujours ce discours de "Ah mais y'en a plein de toute façon", sauf qu'il ne faut qu'une espèce soit amenée à un statut rare voire menacé pour que sa population ne périclite (manque de mixité, le pigeon voyageur américain a été le plus bel exemple, son seuil d'extinction génétique était de plusieurs millions d'individus). Baptiste a bien exposé que la nature, malgré la rapidité du changement, trouvera quoi qu'il en soit des solutions...

Bref, revenons à nos bourgeons, tout du moins les miens. La forêt qui brule génère du carbone stocké depuis longtemps, remettant dans l'atmosphère tous les efforts que le nature a fait pour le stocker durablement. Ce carbone n'est pas seulement du fait de la combustion des futs mais aussi de l'altération de la litière forestière et la destruction de l'humus créé, que l'homme reproduit allègrement par ses coupes à blanc. Nous avons besoin de bois, pour de nombreux usages. Certains de ces usages stockent ce carbone pour longtemps, parfois des décennies comme la construction, les meubles, ... d'autres le stockent pour moins longtemps, le cycle est plus court, pour le chauffage principalement. Notre gestion actuelle des forêts malgré ses beaux discours et l'expansion de la forêt ne sont pas la panacée pour un stockage durable, il est nécessaire de trouver des compromis...

Voilà l'objet de ma réflexion actuelle, moi même propriétaire avec ma banquière d'un petit bout de paradis boisé bien diversifié, qu'en faire... Opposé à cela, 2 constats ! J'ai besoin de trouver quelque chose à valoriser pour la pérennité de mon activité (besoin de thunes quoi :blond: ) et le bois s'en voit, agressé à tout va, sécheresses et canicules qui s'acharnent, coups de vent, rien ne l'épargne.
Quel bois d'ailleurs ? 1.5 Hectares environ, en bordure de 50 Ha de forêt mixte en étage collinéen, qui montrent différents visages de surface équivalente.

Un premier faciès assez jeune, une jeune futaie de robiniers assez dynamiques, relativement résiliente au changement. Ce sont des "acacias", espèces invasive certes pour notre flore forestière mais qui aujourd'hui a pris sa place dans notre environnement et y joue un rôle peu préoccupant. Faisant partie de la famille des Fabacées (une légumineuse quoi, comme haricots et petits pois), cette essence fixe l'azote de l'air pour créer de la matière avec le carbone grâce à ses amies les bactéries, plutot que de se contenter de celui présent dans le sol... Double bénéfice, l'enrichissement du sol et le fait pour cela de capter un gaz particulièrement nocif pour notre atmosphère. "L'acacia" a de plus l'intérêt de fournir de belles fleurs pour les pollinisateurs, des piquets ou du bois d'oeuvre (parfois de chauffe).

Un second de futaie irrégulière assez agée (60 ans pour les plus vieux, les pins, espèce pionnière), composées de pins sylvestres, frênes, chênes et merisiers pour la strate haute, une strate basse la complète avec pêle-mêle frênes, merisiers et chataigniers. Un beau milieu de vie pour de nombreuses espèces forestières parfois rares, mais souffrant du changement, plus particulièrement les pins qui ont soufferts des successions de coups de neige et canicule, brisant et brulant respectivement la canopée.

Enfin, un dernier recoin où cohabitent Sylvebarbe et jeunes pousses, une futaie largement aboutie bordée de chênes et robiniers centenaires et et abritant un sous bois riche de ses noisetiers et autres rejets variés. L'âge aidant, beaucoup de casse, beaucoup de chutes pour ces vieux pépères qui les temps rendent vulnérables...

Si je le laisse évoluer, je suis sur une "impasse", un peuplement forestier qui va dépérir et se déprécier, tant pour moi du point de vue pécunier que pour la nature qui a besoin de sa bio diversité. Du coup, comme tout bon humain, face à cette forêt j'interviens ! :D En revanche, hors de question de faire comme tout le monde, et du coup de faire table rase du passé !
Mes objectifs, d'abord évacuer un danger potentiel, les pins sylvestres sont de vraies allumettes sur pieds ces derniers été, ils dépérissent alors qu'ils sont à maturité. Adapter le boisement au futur, car la donne a et va changer donc si je veux maintenir ce couvert forestier et tous ces bénéfices annexes (carbone notamment, et autre, je pourrais y revenir une autre fois) il faut s'activer. Et enfin, faire un peu de sous, ça paie pas de mine !
Mes contraintes sont de ne pas bouleverser l'équilibre naturel du site, par idéologie, ne pas participer au marasme carbonique actuel...

2 ans que le projet a germé et aujourd'hui ça débourre, l'intervention du bucheron est calée sur ce printemps (en essayant de préserver au mieux les nichées :blond: ) et tout a été planifié avec une amie gestionnaire forestière, le chantier a été affiné des derniers temps. La coupe ne concerne que 2 zones, les plus abouties, la "robineraie" sera épargnée de cette opération et bichonnée par mes soins pour la faire évoluer (éclaircissage et utilisation de troncs coupés pour des clotures, ici ou chez des copains, branches laissées à décomposer sur place). les rejets provenant des cépées (la souche restante après la coupe) seront sélectionnés par la suite pour repartir sur un taillis sous futaie.

En revanche, pour les futaies les plus anciennes, la coupe sera plus sévère. Les arbres les plus imposants, les plus aboutis seront abattus, pins, chênes et acacias seront valorisés en bois de chauffage, palettes et je l'espère un maximum de bois d'oeuvre. Tous les résidus de taille (petites branches) qu'on appelle trituration iront à la production de pate à papier ou panneau de bois. Tout carbone qui sera stocké à long terme sera bénéfique, laissant aux petits nouveaux le soin de reconstituer les réserves, capturant une part de l'émission du bois de chauffe, avec un sous bois et sa vie foisonnante préservé. Certes le paysage va changer mais il le fait de lui même inexorablement sous les coups de buttoir du climat rien que sur l'horizon de 9 ans passés. La question ensuite est qui favoriser dans ce sous bois varié,qui résistera aux évolutions à venir ? J'ai fait le choix de 4 essences pour ma part selon mes observations, l'acacia, enfin le robinier comme précité, le frêne sur les zones les plus "fraiches", le merisier et le chataignier. Ce sont les essences qui semblent le mieux réagir aux excès divers et variés qui s'annoncent pour le moment. Rien ne dit qu'au fil des ans, je ne changerais pas d'orientation, j'espère juste ne pas à prévoir de plantation mais accompagner le boisement et ses habitants dans sa mutation...

Un petit document pour les personnes que le sujet intéresse, glané lors de mes pérégrination en "arbor et sens". Il reste assez technique mais on peut facilement comprendre entre les lignes les fondements de l'alternative proposée à nos belles forêts sans langue de bois...
rapport_gestion_forestie_re_et_changement_clmatique-fev_2020.pdf
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