Jardinage

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Message par baptiste » mar. 26 mars 2019 13:46

Ici les patates sont en terre depuis 15jours déjà mais elles ne pointent pas encore le bout de leur feuilles. La faute peut être au froid qui reviens.

Petit truc marrant : il semblerait possible de greffer de la tomate à petit fruit sur des plants de patates afin d'optimiser sa production, pomme de terre sous le sol tomates cerises au dessus.

Si j'ai le courage je testerai cette année
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Message par TourneLune » mar. 26 mars 2019 13:50

Tu veux greffer des tomats sur des patates?
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Message par wallcreeper » mar. 26 mars 2019 14:04

Tourne, les aubergines et poivrons le sont sur plants de tomates sélectionnés pour leur résistance aux maladies et vigueur.
ça marchera les tomates sur patates mais doute du bénéfice rendu de l'un vers l'autre
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Message par baptiste » mar. 26 mars 2019 14:35

Oui les deux sont des solanacees donc compatibles pour une greffe. Ça se pratique pas mal dans les pays tropicaux, à voir ce que ça donne sous nos latitudes.

Les bénéfices mutuels ? Aucune idée. Je pense au contraire que ça dois pas mal ralentir leur croissance. Mais pouvoir produire sur le même plant a la fois des patates et des tomates est en gros bénéfice en gain de place pour les petits potagers
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Message par sanders » mar. 26 mars 2019 14:36

Merci de l'astuce patates/salades !

:o deux fois au jardin punk ce mois-ci : les fèves plantées sont retrouvées à moitié germées sur la surface de la planche et les salades plantées la semaine précédente ont tout bonnement disparu en totalité (on les avait recouvertes d'un voile donc on n'a pas fait attention à quand le "vol" fut perpétré).

Point de blagues faites par des jardiniers jaloux de notre jardin atypique qui ont déterré les fèves et les salades, emportant les dernières.

Après discussion avec un pote maraicher, des fèves pas enfoncées assez profond peuvent soit être déterrées par des oiseaux, soit sortir toute seule, mues par la force de la pousse de la radicelle et du germe.
Des limaces voraces et autres gourmets de la feuille peuvent faire disparaître en totalité une planche de salade comme si elle n'avait jamais existé.
Pour vérifier, il suffit de regarder si le terreau entourant la salade est toujours intact dans la terre.

Nous avons enterré délicatement les fèves à moitié germées et tout est reparti de manière conventionnelle. Nous avons retrouvé le terreau intact sur la planche de feues les salades, signe d'un festin efficace.
Le premier jour du reste de ma vie : Un jour, J'ai pu observer que la poutre que je voyais dans l'oeil de mon voisin, je l'avais fait devenir paille dans le mien. Alors même que nous buttions sur les mêmes (em)bûches. Depuis, plus rien n'est pareil..

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Message par baptiste » mar. 26 mars 2019 15:04

@sanders j'ai eu exactement le même problème avec mes fèves. J'avais fais plusieurs planches de culture, dont certaines non paillées par manque de matière première. Sur celle ci toutes les fèves ont été sorties du sol. Par contre celles sous paille aucun soucis.

D'après les vieux du coin "c'est les corbeaux".

Par contre j'ai une bestiole qui a tout grignoté mes bulbes de tulipe...


Petite question annexe : je cherche des trucs assez rares que j'ai du mal a trouver dans les jardineries près de chez moi. J'ai trouvé sur internet mais sous forme de plant. Du coup question : est ce que quelqu'un ici à déjà fait voyager des plants par la poste ?
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Message par wallcreeper » mar. 26 mars 2019 15:53

Sanders et Baptiste, les corneilles (pour mon cas) ont dégommé 2 rangs de 50 m de fèves l'an dernier, un petit voile ou filet s'impose...

Pour les limaces, un verre de bière (mauvaise, gardez la bonne pour le soir) sous le voile devrait bien calmer les baveux, une bonne cuite et ils ne trouveront plus les salades... Après, cette année, les rongeurs ne sont pas à exclure, voire les chenilles très présentes (noctuelle terricole, à chercher à coté du "cadavre")... Et si tu avais retrouvé le plant flétris, alors ça aurait pu être le taupin, à rechercher dans la racine. Ouvrir le voile en journée permettra aux merles de s'en délecter.

Concernant les tomates sur patates, j'y vois un problème de cycle notamment, le cycle biologique de la pomme de terre même tardive est trop rapide pour la production de tomates, et l'espèce beaucoup plus sensible aux problèmes cryptogamiques. De plus, la majeure partie de l'énergie de la pomme de terre est dédiée à la production des tubercules, pour sa multiplication végétative, donc la plante stocke au détriment de sa croissance, et donc de celle du greffon.

et oui, ça se fait les plants par la poste, plus souvent par un transporteur... C'est quoi si pas indiscret que tu recherches ? Ici j'ai fait venir beaucoup de petites raretés (amélanchiers, goumis, ...)
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Message par baptiste » mar. 26 mars 2019 16:05

Des petits trucs sympa et résistants au froid genre kiwai de Sibérie, bananier de l'Himalaya. Je cherche aussi des agrumes résistants au froid mais ça semble plus dur à trouver
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Re: Jardinage

Message par wallcreeper » mar. 26 mars 2019 16:30

Baptiste, Ribanjou.com... sérieux, un peu chers certes... envoi en bonnes conditions
Ou sinon un tour chez un maraicher ornitho à la bonne saison pour faire des boutures... notamment pour les kiwai, logan et tayberrys, lonicera kamtchaka...
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Message par baptiste » mar. 26 mars 2019 16:39

wallcreeper a écrit :
mar. 26 mars 2019 16:30
Baptiste, Ribanjou.com... sérieux, un peu chers certes... envoi en bonnes conditions
Ou sinon un tour chez un maraicher ornitho à la bonne saison pour faire des boutures... notamment pour les kiwai, logan et tayberrys, lonicera kamtchaka...
Super merci ils ont l'air d'avoir pas mal de truc sympa, a étudier.
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Re: Jardinage

Message par wallcreeper » dim. 21 avr. 2019 19:59

Le printemps avance à grands pas, l'été se profile... Les jardins se libèrent, et revivent. Temps pour le maraicher de s'occuper de ses petits bébés, dont les plus précieux, les tomates...

En pleine plantation de ce délicieux fruit sous serre et rempotage de centaines de petites vies destinées aux potagers, j'ai envie de vous parler d'elles, pas les artificielles réservées aux vendeurs d'eau, mais les réelles, les goutues, les variées, colorées, ...

Un plant de tomate, pour développer toute la saveur de ses aromes, se doit d'être antagoniste, bichonné et stressé... Bichonné au début, comme tout enfant puis stressé pour donner le meilleur de lui même, un fruit aux mille saveurs et au gout incomparable...
Je passerai la phase d'élevage du plant, nécessitant des conditions parfois difficiles à réunir pour un jardinier, donc autant se tourner vers le maraicher du coin, s'il produit ses plants...

Bichonnée, cette plante nécessite un environnement favorable, un socle rassurant, bien aéré, d'être bien nourrie, et pas avec de la nourriture "al dente" (fumier trop frais, compost encore plein de vers, semi mature) mais d'un repas juste à point (compost bien mature, fumier composté). On peut la planter sur une parcelle suite à des courges et courgettes, profitant de l'apport important réalisé sur ces cultures la saison précédente.
A défaut de compost ou fumier, la nature offre des fertilisants naturels facile d'accès, avec des gants bien sur, et d'utilisation aisée : l'ortie et si possible la consoude. Des feuilles séchées et broyées, mélangées à la terre de plantation, pourront déjà réaliser un apport intéressant, l'ortie pour la croissance, la consoude pour la fructification.

Le plant de tomate présente de nombreux poils sur sa tige, de potentielles racines à venir, d'où la nécessité de les planter profondément, au "ras la gueule", afin qu'elles s'ancrent mieux dans le sol. Un arrosage important est nécessaire à la plantation, mais il faut laisser le plant montrer des signes de soif avec nouvel arrosage, afin de stimuler son système racinaire. Après avoir testé plusieurs pratiques, et ne travaillant qu'avec des variétés dites "anciennes", j'ai pris l'habitude, lorsqu'elles ont poussées de 3 à 4 étages, de les "butter", à savoir ramener 5 à 10 cm de terre autour du plant après avoir préalablement taillé les feuilles, un apport complémentaire de feuilles séchées d'orties et consoude sera bénéfique pour les jardins "maigres"... Alors l'arrosage s'éloigne de la butte constituée, sauf avec une pomme d'arrosage douce, pour se concentrer sur le creux de butte, afin notamment de favoriser encore cet ancrage au sol et une résistance à la sécheresse estivale.
Il reste possible de pailler ensuite la surface avec des feuilles, de la paille, ce que l'on a sous la main et uniquement lorsque le sol est assez réchauffé...

Le plant alors s'épanouit, doucement, la taille est selon moi nécessaire pour les variétés adaptées (port indéterminé selon le jargon) sinon cela finit en buisson propice au maintien de l'humidité et des maladies. Certaines variétés supportent de ne pas être taillées voire ne le doivent pas (variétés à port déterminé, Rio Grande, Persimon...) car la croissance se termine non pas par une pousse mais un bouton floral, donc le plant s'arrête de grandir en pleine saison. Un petit stimulant foliaire (infusion d'orties, "purin" très dilué d'orties, consoude) n'est pas à proscrire, la plante n'en sera que reconnaissante (visible à vue d'oeil en 2 jours...). Pour le tuteurage, le top reste aujourd'hui, en extérieur, une bonne "vieille tente canadienne" ou plutôt une structure s'en rapprochant, des bambous comme support et du raffia comme liant, les plants de développant pour converger au sommet... L'ombre portée est idéale au centre de la "tente" pour les basilics, persils craignant trop d'ensoleillement.

Enfin arrive le temps de la fructification, le temps du stress, indispensable à tout organisme pour se révéler complètement (bon, sujet à débattre pour certains organismes...). Le début d'été bas son plein, le soleil devient omniprésent et murit les premiers fruits, bien protégés à l'abri des feuilles (et oui, attention aux brulures de ce soleil devenu trop agressif). Le temps des arrosages réguliers, même si le rythme s'est estompé, est passé, si l'on veut que la plante exprime tout son potentiel. Le système racinaire, s'il a pu bien se développer, va prendre le relais et puiser l'essentiel non plus de nos apports mais du "terroir". Les fruits n'en révèlent qu'encore plus leur saveur, leur richesse, leur texture.
En tant que pro, je n'hésite pas aujourd'hui à perdre un peu de rendement, de production nette pour arriver à ce résultat, une tomate charnue, douce, authentique et incomparable, pleine de ce lieu où elle pousse...

Quelques variétés intéressantes, suite au test de tant de diversité !
Mes préférées :
- Persimon, dont la croissance s'arrête en cours de route, fruit orange doux, taille d'une orange, et ce gout, cette texture, ferme mais fondante, relevée d'une pointe de cumin selon moi
- Chocolate strypes : un fruit brun strié, un concentré de chair, une intensité de saveurs, les fruits les plus denses et lourds.
- Prune noire : depuis tout petit, elle m'accompagne, une de mes premières trouvailles ! une belle "quetsche" savoureuse, en salade, à croquer, tout le temps !

La plus précoce :
- Tigrella bicolore, une anglaise acidulée, juteuse, la première
- Cor di bue (la vraie coeur de boeuf), et oui, une des premières toujours... qui ne la connais pas (enfin, pas la fausse de supermarché)

La rouge classique :
- Saint Pierre, rustique, trapue, productive et souple d'utilisation. Saveur intense et typique, le top farcie
- Merveille des marchés, climats plus chauds, productive, calibre un poil plus petit que Saint Pierre

La cerise :
- Zuckertraube pour le rouge, équilibre parfait sucre/acidité
- black cherry, l'intensité des tomates noires
- Greengrape, l'originalité, l'acidulé !

Enfin, pour le coulis, la Rio Grande, la tomate de glandeur par excellence, on la plante et l'oublie... fruits fermes en olivette, super conservation (contient le gène magique prisé par les sélectionneurs), gout bof bof en direct mais top en coulis, avec quel rendement !

Voilà de quoi mettre la bêche au jardin et l'eau à la bouche... le maraicher est toujours impatient en plantant ses tomates !

PS : Ouh, désolé pour le roman... la passion...
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Re: Jardinage

Message par -Olivier- » mar. 23 avr. 2019 20:27

wallcreeper a écrit :
dim. 21 avr. 2019 19:59
En tant que pro, je n'hésite pas aujourd'hui à perdre un peu de rendement, de production nette pour arriver à ce résultat, une tomate charnue, douce, authentique et incomparable, pleine de ce lieu où elle pousse...
Une petite question au pro, quid des gourmands ? Comment gérer la plante pour un rendement optimum sans sacrifier le goût ?
Mes certitudes ne valent que si vous en doutez

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Re: Jardinage

Message par TourneLune » mar. 23 avr. 2019 20:37

Moi j'ai avancé, j'ai acheté des plants de patates... et c'est tout :lol:
Si on a planté 2 plants de tomates et un de mélisse. Plus quelques piments du Laos qu'on a fait germer mais pas dit qu'ils donnent quelque chose sous nos latitudes et sans serres.
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Re: Jardinage

Message par Kirigol » mer. 24 avr. 2019 07:50

Ça m'en ferait presque aimer les tomates... :) Et j'aurais bien la même question qu'Olivier ! ...

Ici vu la clémence du temps, pas attendu les :blonde3: de glace, 4 vieilles patates plantées, mais vu le prix au kilo, c'est juste pour le fun. Quelques pépins de courgettes et de tomates récupérés, les mêmes haricots replantés depuis l'évasion du grand père en 1941, concombres, épinards, céleri, betteraves, qq choux, des blettes et salades, le carré d'aromatiques et d'infusions pour l'hiver, et un figuier bifére pas trop gros en prévision, et peut être un pied de vigne.

Si vous avez une idée d'un truc à planter qui se mange assez productif ( pas kiwi y'a des allergiques pfff ) pour une terre pas super drainante mais riche en exposition plutôt ensoleillée, je suis preneur ? ;)
En vous souhaitant de belles récoltes
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Re: Jardinage

Message par Nono » mer. 24 avr. 2019 08:45

Les fruits et légumes, c'est toujours une affaire de compromis.
wallcreeper a écrit :Un plant de tomate, pour développer toute la saveur de ses arômes, se doit d'être antagoniste, bichonné et stressé...
Tout à fait, parce que c'est en stressant la plante qu'on la force à synthétiser les molécules complexes qui donneront tout leur goût aux fruits. C'est pour ça qu'il faut souvent faire des choix entre rendement et qualité. Ça va dépendre du type d'utilisation qu'on veut en faire : potager ? jardin collectif ? commercialisation ?
J'observe deux principaux circuits de commercialisation : le circuit "grandes surfaces", où on tente de produire beaucoup, en stressant le moins possible la plante. Il faut alors un fruit assez résistant pour qu'il survive au transport, donc souvent récolté assez vert. On choisit souvent des variétés très homogènes, qui ont un développement très régulier sans gourmands et autres. Pour la tomate, on observe ici principalement des cultures hors-sol, en hydroponie, dans d'immenses serres en verre, mais pas toujours.
Et les circuits courts/vente directe, où les fruits ont meilleur goût mais sont vendus plus cher (c'est ce que tu fais wallcreeper non ?). Là c'est plutôt de la culture en sol, à l'air libre ou sous tunnel plastique.
Le modèle "productiviste" est assez décrié par une partie de la population - cf "vendeurs d'eau" - mais vu qu'il ne s'adresse pas au même marché, pas à la même partie de la population, j'ai parfois du mal à comprendre pourquoi... Certaines pratiques peuvent sembler anti-écologiques, mais elles sont loin d'être l'apanage de tous les producteurs.

Je connais mieux le processus cultural du modèle "productiviste" parce que j'ai plus travaillé dessus. Pour optimiser le rendement, on essaie de donner à la plante tout ce dont elle a besoin pour pousser, en supprimant au maximum les facteurs limitants : on peut éclairer s'il n'y a pas assez de lumière, on joue très finement sur le climat de la serre, on chauffe s'il y a besoin, on ajoute du CO2 dans l'air (éventuellement issu d'une centrale électrique au gaz couplée au système de chauffage, c'est la cogénération), on ne garde qu'un certain nombre de fruits par bouquet (de fleurs)...
Pour les gourmands, on les supprime systématiquement, SAUF quand la tête de la plante est endommagée ou qu'on veut augmenter la densité de plantes.
Quand on cherche plutôt du goût, je connais moins donc je laisserai les plus spécialistes pour les précisions ; je dirais qu'on tente aussi d'apporter à la plante ce dont elle a besoin (par des engrais, qui peuvent être sous forme d'engrais verts, lorsque la culture précédente n'est pas récoltée mais incorporée au sol, ou par des engrais organiques comme du sang séché, de la poudre de corne, du compost), qu'on va éventuellement tailler les gourmands et éclaircir les bouquets, éventuellement irriguer, mais si on est rarement sous serre on ne contrôle pas finement le climat.
Si la tomate est cultivée avec d'autres espèces (polyculture) comme c'est souvent le cas chez les maraîchers, alors on doit aussi composer avec les interactions avec les autres plantes en culture (compétition racinaire, ombrage, mais parfois aussi interactions positives).
Les plantes seront donc plus stressées, mais c'est ça qui permettra à la tomate d'accumuler un maximum de sucres et de composés complexes (comme les caroténoïdes).

@Kirigol : Fève/haricots/Pois ? Topinambour ? Igname ? Panais ? Pâtisson ? Oignon/Ail ?

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Re: Jardinage

Message par wallcreeper » mer. 24 avr. 2019 22:00

Les gourmands, plusieurs écoles, mais cela est souvent relatif au climat... La non taille (au plus une limitation) ne va pas trop retarder la production ni l'amoindrir selon différents essais sur stations expérimentales... En revanche, nous aurons un problème lors des étés humides et les début d'automne, alors que la durée du jour décroit, les températures baissent et que l'humidité réapparait (rosée, averses)... En effet, un plant non taillé va avoir une difficulté à "sécher" son feuillage et alors le terrain devient largement propice à l'apparition de maladies cryptogamiques et fongiques, mildiou en tête, flinguant de fait le plant et donc sa production (d'autant plus dépréciable si l'été a été très chaud, bloquant le métabolisme et retardant la production...).
Je ne pratique la non-sélection des gourmands que sur les variétés à port adapté, dites "déterminées" (comme le maraicher !) à port naturel buissonnant et se terminant par un bouton floral et non pas une pousse... la taille limitera alors grandement la production. Mais cela ne concerne que peu de variétés (2 sur 40 cultivées ici, Rio Grande et sibérienne).

Pour ce qui est de l'équilibre entre rendement et gout, il suffit d'attendre que le plant montre des signes de soif pour l'abreuver, ne pas le laisser dans une zone de confort avec de l'eau au pied constamment (attention maladies d'ailleurs) où il pourrait se complaire sans repousser ses limites... lorsque la plante est bien implantée, les fruits verts bien formés mais pas encore prêts à virer, alors je restreint franchement l'arrosage, pour optimiser les molécules aromatiques et autres carotènes, pour aller même jusque ne pas les irriguer 1 semaine à 10 jours durant... de toute manière, un apport mal jaugé à ce moment là risque plus d'entrainer l'éclatement du fruit à maturité, particulièrement sur les variétés traditionnelles à peau plus fine.

Concernant les apports organiques, le critère premier reste de nourrir son sol plutot que la plante, cela reste le premier gage de gout, cultiver ce terroir. De plus, dans un sol élaboré où la matière nutritive est fixée dans l'humus (complexe argile-humus plutot), un sol vivant, la plante ira chercher ce dont elle a besoin dans les réserves de ce sol, une interaction avec lui, sans ressentir des "excès" comme lorsque l'on fait un apport d'engrais à assimilation rapide (comparaison : sucre contenu dans un plat de riz complet, sous forme élaboré, ou une bonne cuillière de sirop de glucose-fructose et ses désagréments)

Je travaille souvent en sous-fertilisation pour éviter les maladies et ravageurs (trop d'azote = pucerons et maladies), tout en pouvant réajuster par des apports en cours de route (purins de plantes notamment, complément de compost "séché" au buttage)) si nécessaire.
Attention, on pense souvent que l'engrais vert est une source de fertilisation, mais excepté l'apport réalisé par les légumineuses (pois, feverolle...) et leur capacité à capter l'azote atmosphérique (merci la symbiose bactérienne), les autres ne capte que ce qui est dans le sol. Ces même légumineuses doivent être implantées longtemps pour obtenir cet effet, dans des quantités faibles... En revanche, le double intérêt des cultures "intercalaires" (blé-pois en hiver, phacélie-sarrasin le reste de l'année), en plus de servir de cul de sac épidémiologique, reste de piéger le reste de "nourriture" présent dans le sol avant le lessivage hivernal (enfin s'il pleut) et surtout lors de son incorporation au printemps de jouer sur la structure du sol du potager, lui apportant plus de souplesse et de capacité de rétention d'eau, et un relargage rapide des nutriments piégés par décomposition.

Ici oui, vente directe en bio ++, que des variétés traditionnelles, plus d'hybrides, et une forte prépondérance des variétés colorées et variées que rondes rouges. Cette orientation s'est faite progressivement en fonction des besoins et envies de la clientèle, qui au final dédaignent les rondes rouges (malgré que ce soit de top variétés, saint pierre, marmande, ...) au profit de toutes les autres, coloration et surtout saveur en critère de sélection, toutes étant au même prix, de 3.80 à 4.50 € le kg (province...). En bio les plantes ont les pieds en (sur ?) terre uniquement, pas de sauce nutritive adaptée à l’homogénéité et surtout inadaptée au développement d'un gout reflétant le terroir...

Bref, cultivez vos terroirs ! D'ailleurs, quelles variétés de tomates dans vos jardins ?
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Re: Jardinage

Message par Proxima » mer. 24 avr. 2019 22:18

De mémoire, les meilleures tomates que j'ai mangé poussaient dans le vaucluse, en plein cagnard et sans arrosage, tels les champs de lavande environnants. J'en avais conclu qu'une bonne tomate doit mourir de soif pour être juteuse et goûtue :huhu:

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Re: Jardinage

Message par sanders » jeu. 25 avr. 2019 17:47

Pour changer des tomates, gloire de l'été et du potagiste !, je viens parler du cassis, gloire de la région où je pousse.

Les cassissiers sont en fleurs ! Minuscules, en forme de chapeau clochette de conte de fée, peu colorées, elles sont pourtant visitées par plein de bestioles qui vont balader du pollen. Image Leur secret (avis qui n'engage que moi) c'est ... leur odeur : exquise, suave, une odeur de bonbon au cassis digne de la fameuse madeleine de Monsieur Proust.

Saviez-vous que les feuilles de cassis ont aussi cette odeur (je l'ai découvert assez récemment) ? Si vous les faites infuser (fraiches ou sèches ça marche pareil), vous aurez une tisane au goût de cassis tellement doux qu'il n'y aura même pas besoin de sucrer. C'est, en plus d'être bon, une tisane à l'action antiinflammatoire et antirhumatismale.

Tout le pied embaume en fait et si on passe au milieu des cassissiers par temps un peu venté ou bien sec, ça sent le cassis de partout.
Le premier jour du reste de ma vie : Un jour, J'ai pu observer que la poutre que je voyais dans l'oeil de mon voisin, je l'avais fait devenir paille dans le mien. Alors même que nous buttions sur les mêmes (em)bûches. Depuis, plus rien n'est pareil..

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Re: Jardinage

Message par TourneLune » jeu. 25 avr. 2019 20:29

Intéressant tout ça sanders !
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort". C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate.
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Re: Jardinage

Message par sanders » jeu. 25 avr. 2019 22:36

Y'a plein d'autres trucs de ouf en fait.
Image Saviez-vous que le calendula, le joli souci, produit trois graines de tailles et formes différentes sur la même fleur. Euh pardon sur le même ensemble de fleurs car chez le souci comme chez plein d'autres fleurs, il y a regroupement complexe d'un paquet de fleurs pour attirer le chaland butineur, promesse de pollinisation !
Bref revenons à nos fleurettes, ce qui semble un pétale est en réalité une fleur qu'on appelle aussi fleuron et l'ensemble de ces fleurons se nomme capitule.
Et pour ne pas simplifier, certaines fleurons s'appellent tubules et d'autres se nomment ligules. Toutes les combinaisons sont possibles.

Chez le souci, il peut y avoir une combinaison de tubules au centre et de ligules à la périphérie (on peut alors avoir des soucis de deux couleurs) ou bien que des ligules.
Les fleurons centraux donnent des graines assez petites, courbées, striées avec des excroissances sur le pourtour. Ce type de graine tombe tout simplement au pied de la plante.
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Les fleurons à la périphérie donnent deux autres types de graines de taille plus conséquente.
Un premier type est de forme allongée et portant des crochets sur l'extérieur, genre queue de dinosaure ou crête de punk. Ces graines peuvent s'accrocher aux poils des animaux ou aux vêtements.
► Afficher le texte

Le second type ressemble un peu à des ailes d'insecte, un peu bombé et peut être déplacé par le vent.
► Afficher le texte

Je récolte les graines depuis des lustres et celles du souci depuis pas très longtemps. Je ne gardais que les graines au centre, pensant que le pourtour c'était "du machin sec " pour protéger la graine. J'ai découvert cette particularité en discutant avec une copine et en cherchant un peu plus loin.
Dans les paquets du commerce, j'ai vu pour l'instant soit que des petites graines du centre, soit que des graines "velcro qui s'accroche".
Le premier jour du reste de ma vie : Un jour, J'ai pu observer que la poutre que je voyais dans l'oeil de mon voisin, je l'avais fait devenir paille dans le mien. Alors même que nous buttions sur les mêmes (em)bûches. Depuis, plus rien n'est pareil..

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Re: Jardinage

Message par madeleine » ven. 26 avr. 2019 06:28

Je fais également de la tisane de feuilles de cassis, et puis de framboise et de ronces à mûres. L'hiver quand il y a bien moins d'odeurs au dehors, c'est un plaisir sensuel de les déguster.
A l'automne dernier, j'ai laissé en paillage sur mes buttes les soucis, les oeillets d'Inde et les cosmos, pour que le vent les égraine où il le voulait. Malgré le printemps trop sec ça pousse vigoureusement de partout, de même que les salades.
Ce week-end je sème plein de haricots :)
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
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Re: Jardinage

Message par Nono » ven. 26 avr. 2019 10:24

Souvent chez les Astéracées comme le souci, les fleurs à l'extérieur du capitule sont stériles. Ce serait intéressant de voir si c'est le cas des graines qu'elles donnent ici.
Si les vendeurs de graines ne proposent que des graines "du centre", c'est peut-être aussi parce que c'est plus pratique pour eux de ne garder que celles-ci lors du tri.

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Re: Jardinage

Message par sanders » ven. 26 avr. 2019 10:55

C'est marrant, hier j'ai justement tenté l'expérience.
J'ai mis en godets les trois formes de graines
-soit séparément (un godet de chaque forme avec 5 graines dans chaque godet)
-soit ensemble dans un ordre défini (7 godets avec une graine de chaque forme).
Il y a donc douze godets et un total de 36 graines ... en fait 35 car après vérification j'avais oublié de mettre une graine dans un des godets et j'en avais pu de celles-là :huhu:.

Je viendrai dire plus tard.
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Re: Jardinage

Message par Proxima » ven. 26 avr. 2019 19:22

madeleine a écrit :
ven. 26 avr. 2019 06:28
Je fais également de la tisane de feuilles de cassis, et puis de framboise et de ronces à mûres. L'hiver quand il y a bien moins d'odeurs au dehors, c'est un plaisir sensuel de les déguster.
A l'automne dernier, j'ai laissé en paillage sur mes buttes les soucis, les oeillets d'Inde et les cosmos, pour que le vent les égraine où il le voulait. Malgré le printemps trop sec ça pousse vigoureusement de partout, de même que les salades.
Ce week-end je sème plein de haricots :)
Tu fais comment pour les mûres ? Tu ceuilles les feuilles et tu les fais sécher ?
Je me gavais de mûres ronces chaque été quand j'étais petit. Maintenant j'ai du mal à en trouver. C'est tellement bon :(

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Re: Jardinage

Message par madeleine » ven. 26 avr. 2019 19:39

Exactement :)
Ici il y a encore pas mal de ronciers et c'est une des joies de l'été.
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
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