l'abeille, un autre être social

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Thot74

l'abeille, un autre être social

Message par Thot74 » dim. 14 oct. 2012 23:30

Sommes nous les seuls êtres intelligents sur Terre? Y a t'il d'autres formes d'intelligence? D'autres modèles sociaux dans le vivant?

Les hyménoptères (les insectes les plus évolués) nous montrent qu'il peut exister d'autres formes de vie sociale que la notre, bien plus exigeantes et par certains aspects beaucoup plus compliquées.
En effet, un être humain est largement capable de survivre seul dans l'environnement à condition qu'il ait fait le deuil de son besoin psychologique primaire d'affiliation. Une abeille est incapable de cela. Elle est tellement liée à ses paires (l'emploi du féminin est volontaire) qu'elle est incapable de survivre seule en dehors de la colonie. Mais voyons comment se compose cette fameuse société.
Chez apis mellifera, puisque c'est ainsi qu'on nomme l'abeille domestique, il existe 3 catégories d'abeilles. Une femelle fertile ( la reine, qui n'a de reine que le nom d'ailleurs), des femelles stériles (les ouvrières), et des mâles (les faux-bourdons).

La reine : elle est un peu plus grosse que les autres abeilles femelles. Son rôle au sein de la colonie est la reproduction, elle pond jusqu'à 2000 oeufs par jour et pour arriver à cette prouesse qui demande une énergie considérable, elle est nourrie par les ouvrières et peut consommer jusqu'à 80 fois son poids en nourriture par jour (si je ramène ça à mon échelle il faudrait que je mange 5 tonnes de nourriture, écoeurant...). Elle règne sans partage sur la colonie, notamment par la production de diverses phéromones dont une, la QMP (phéromone mandibullaire de la reine) à pour effet de rendre les autres femelles de la colonie stériles. Toutefois ce sont les ouvrières qui décident de son sort. Si d'aventure, la vieille souveraine vieillissante venait à diffuser moins d'hormones, ses loyales sujettes aurait tôt fait de l'euthanasier et d'élever une nouvelle matriarche. Oui mais comment?
Pour faire une ouvrière, c'est simple il faut une larve issue d'un oeuf fécondé, vous la nourrissez 3 jours à la gelée royale (une substance riche produite par les glandes hypopharyngiennes des abeilles nourricières), puis d'un mélange pollen+miel le reste du temps.
Pour obtenir une reine, il faut une larve issue d'un oeuf fécondé que vous nourrissez tout le temps à la gelée royale dans une cellule spécialement adapté a son corps massif.
Pour obtenir un mâle, la reine pond un oeuf non fécondé (haploïde) qui sera nourrit à la gelée royale pendant 3 jours puis d'un mélange pollen + miel le reste de sa croissance.

Petite digression sur le schéma reproductif de l'abeille (ou comment en ne reproduisant pas, maximiser les chances de diffuser vos gènes) : l'haplodiploidie.
En effet, quel intérêt retirent les ouvrières de leur stérilité?
Les femelles abeilles sont issues d'oeufs fécondés soit 50% mere 50% père, les mâles sont issues d'oeufs non fécondés soit 100% maman.
En fait, si les ouvrières se reproduisaient elles transmettraient 50% de leurs gènes et 50% de celui d'un mâle autre.
La reine pond des oeufs d'ouvrières (50% du patrimoine mais non viable car stérile) mais aussi de future reine (50% du patrimoine fertile) et également de mâles (100% de patrimoine fertile). En fait si elles se reproduisaient individuellement, les ouvrières transmettraient au mieux 50% de leur gènes alors qu'en favorisant la reproduction de la reine, elles transmettent 75% de leurs gènes (50% diploide +25% haploide). C'est ce qu'on appelle la sélection de parentèle et cela montre que même chez les abeilles un comportement a priori altruiste est en fait dicté par la nécessité génétique.

voilà pour le premier épisode, j'imagine assez incompréhensible vu ma capacité limitée à expliquer les choses. Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas a me mp

la suite plus tard ^^

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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Pellucidar » mar. 16 oct. 2012 18:34

Merci,
mais alors la reine doit gérer beaucoup de choses ? (le stock d'ouvrières, le stock de mâles, future reine)
ou alors est-ce une constante ? (1000 ouvrières, 5 mâles, 1 future reine) (un mode idéal quoi :lol: )
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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Mlle Rose » mar. 16 oct. 2012 18:48

Si tu t'y connais comme tu as l'air, en fait y'a un truc que j'ai jamais compris : on dit toujours que l'abeille est un être social, mais pourquoi y'en a qui sont solitaires ?
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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Kayeza » mar. 16 oct. 2012 19:46

Comment ça, solitaires ? Papayeza le saurait mieux que moi, mais : certes, une abeille peut aller butiner jusqu'à plusieurs kilomètres de sa ruche, certes les abeilles s'éloignent le plus possible de la ruche quand elles sentent qu'elles vont mourir, mais solitaires ??
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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Mlle Rose » mer. 17 oct. 2012 08:26

Ben solitaires dans le sens où elles ne forment pas de société comme Apis Mellifera.
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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Kayeza » mer. 17 oct. 2012 15:46

Des abeilles (autrement dit apis mellifera) qui ne forment pas de société commes les apis mellifera (autrement dit les abeilles) ??
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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Mlle Rose » mer. 17 oct. 2012 16:58

Ben heu... y'a plusieurs races hein...
Exemple/illustration ici : http://lemondedesinsectes.over-blog.com ... 17210.html
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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Kayeza » jeu. 18 oct. 2012 09:06

Ben alors je pense que tu as ta réponse : il y a plusieurs races, donc il y a plusieurs modes de vie, non ? Quand on parles "des abeilles comme d'insectes sociaux", c'est une généralisation à partir du modèle dominant, voilà tout.
En tout cas merci pour le lien, je n'avais jamais vu d'abeille d'aussi près. Et les photos des "nids" dans les arbres sont intéressantes...
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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Thot74 » jeu. 18 oct. 2012 14:05

@Pellucidar : en fait la reine ne décide de quasiment rien dans la ruche, bien qu'elle soit l'élément clé de celle-ci. Ce sont les ouvrières qui, selon les réserves de nourriture, les conditions extérieures, etc... vont réguler la ponte de la reine par' un apport plus abondant de nourriture par exemple pour l'augmenter.
Les mâles, qui sont issus d'oeufs non fécondés, sont pondus normalement de avril/mai jusqu'en août, ce qui correspond à la période de reproduction des abeilles, c'est à dire l'essaimage (mais j'y reviendrai).
Ce sont là encore les ouvrières qui décident de leur nombre en construisant des alvéoles spéciales pour les mâles (d'une plus grande taille que les alvéoles d'ouvrières). Dès que la reine introduit son abdomen dans une de ces cellules, elle "sent" qu'elle est plus large et pond donc un oeuf non fécondé qui deviendra un mâle.
Une fois la saison de reproduction terminée et alors que les récoltes deviennent moins bonnes, les ouvrières chassent de la ruches les mâles devenus autant de bouches inutiles a nourrir. Ne sachant pas se nourrir par eux-mêmes, ils meurent très rapidement.
Il arrive parfois d'observer des mâles hors période de reproduction. Cela signifie toujours un problème dans la ruche, soit la spermathèque de la reine est vide et elle ne peut donc plus pondre que des oeufs non fécondés, soit la reine est morte et ce sont des ouvrières qui, en l'absence de l'effet inhibiteur de la fertilité des phéromones de reine, se sont mises à pondre et comme elles n'ont jamais été fécondées, elles ne pondent que des oeufs haploïdes. On dit que la ruche est devenue bourdonneuse (le mâle de l'abeille s'appelle faux-bourdon). Sans intervention de l'homme cette ruche meurt, mais auparavant, dans un ultime sursaut de survie, elle aura disséminé ses gènes via les mâles qui auront pu éventuellement féconder une reine vierge. En fait personne ne commande dans la ruche, c'est le principe de l'intelligence en essaim (je pourrai y revenir si tu veux).

@Mlle Rose : En parlant d'abeille comme être social j'ai fais un abus de langage et un raccourci malheureux. J'aurai du dire "l'abeille domestique" ou apis mellifera. En effet il existe d'autres abeilles qui n'ont pas de moeurs sociaux qu'on qualifie d'abeilles solitaires. Ce sont de plus ou moins proches cousines d'apis mellifera mais cette dernière, ainsi que les bourdons et les mélipones (ces trois là forment la famille des apidés) sont des insectes sociaux et sont considérés comme étant les plus avancés en terme d'évolution comme tu peux le voir là :
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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Flying » jeu. 18 oct. 2012 17:52

C'est intéressant, ça, le phénomène de l'intelligence en essaim. Je veux bien que tu y reviennes !

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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Mlle Rose » jeu. 18 oct. 2012 18:15

En fait, ce que je me demande c'est pourquoi certaines sont sociales et d'autres non. Il n'y a pas d'Apis Mellifera solitaire alors si je comprends bien, c'est juste une question de race. Qu'est-ce qui change ? Un truc dans leur génome ? Elles co-existent dans un même milieu ou il y a aussi une question de répartition (cf ressources disponibles, etc..).
Je me doute que ces questions n'ont peut-être pas de réponse hein, mais je trouverais ça intéressant à étudier, comme base pour mieux comprendre à terme les organisations sociales en général...
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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Kan » ven. 19 oct. 2012 16:37

Pensez vous que les surdoués soient une "Espèce clé de voûte" comme les abeilles ? 8) :emo: 8) :emo: 8)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Esp%C3%A8c ... vo%C3%BBte

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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Kayeza » lun. 5 nov. 2012 00:59

Hors-sujet
Thot74 a écrit :Une fois la saison de reproduction terminée et alors que les récoltes deviennent moins bonnes, les ouvrières chassent de la ruches les mâles devenus autant de bouches inutiles a nourrir. Ne sachant pas se nourrir par eux-mêmes, ils meurent très rapidement.
Attention à ne pas sortir cette phrase de son contexte... :lol:
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Re: l'abeille, un autre être social

Message par téthys » lun. 21 janv. 2013 00:18

Je me permets de remonter ce sujet afin d'hurler mon désespoir:

Alala! NON! On ne parle pas de RACES d'abeille!
Mais d'ESPÈCES!
:coleredefeu:
Crénons de non... Ça me fait frissonner tout partout quand je lis ça. :mad:

Si je ne suis pas viré du forum je crois que j'ai gagné le droit de faire au moins 50 fautes d'orthographe dans mes prochains messages sur ce coup! :mrgreen: (je devrais être tranquille pour trois jours au moins! :D1 ).


Bon... Après réflexion ce n'est peut être pas le bon plan de se fâcher avec une big boss... :* C'est super de parler des abeilles solitaires! :* C'est vrai que personne ne les connait alors qu'elles sont sans doute beaucoup plus importantes que les abeilles domestiques pour tout un tas d'écosystèmes. Et elles sont super intéressantes, par exemple de tête il y a les mignonnes petites osmies qui font de petites boules de coton en récoltant la bourre de certaines plantes et aussi les gros Xylopes, magnifiques, d'un noir brillant tendant vers le bleu irisé.
Lors de l'un de mes essais de "resocialisation" j'ai participé à une sortie de l'association Arthropologia au parc de la tête d'or à Lyon: Nous avons fabriqué des nichoirs à abeilles solitaires (elles nichent dans des tiges creuses) mais je n'ai pas trop accroché avec les animateurs.

Sinon je suis content d'avoir appris plein de trucs en te lisant Thot74. Pourtant j'ai connu des passionnés qui m'avaient un peu mis au parfum (ils étaient branchés "ruches solaires" je ne sais pas si tu connais?).

Par contre, attention avec la notion de degré d'évolution d'une espèce:
Si un taxonomiste vous traite d'individu "évolué" ce n'est pas forcement un compliment...

Allez je prends un exemple qui plaira à ces demoiselles...
Connaissez vous les Baudroies? Ce sont des poissons vivants dans les abysses (elles ressemblent à de petits monstres).
Il y a un très grand dimorphisme sexuel chez ces espèces (la femelle est beaucoup plus grande que le mâle).
Bien sûr les petits mâles nagent avec une seule idée en tête: Trouver une femelle! :amour1:
Chez certaines espèces, lorsqu'il l'a trouvé, le mâle mord la femelle puis commence à se transformer: Les systèmes sanguins des deux "amoureux" se soudent alors: Le mâle n'a plus besoin de se nourrir (la femelle le faisant pour lui) et ses organes s'atrophient jusqu'à ce qu'il ne reste de lui qu'un petit sac contenant ses testicules (l'essentiel donc, si je lis bien Kayeza :roll: )!
Et, si vous passer par là un week-end, vous rencontrerez des femelles baudroies qui se baladent tranquillement avec de petits sacs qui pendouilles (ses amants!).

Et bien, du point de vue de la taxinomie ces mâles baudroies "tailles réduites" sont beaucoup plus "évolués" que leurs ancêtres qui gardaient toute leur vie un aspect plus "commun".
Comme quoi, tout est relatif!
► Afficher le texte


Allez, je vais me coucher, demain j'ai le résultat de mon test... :worried:

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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Tipiak » lun. 12 août 2013 16:05

Yop! Et je up parce que j'ai disparu du forum pendant 4 jours pour faire de l'apiculture.

D'abord le bilan humain : il faut savoir qu'en apiculture, le grand danger c'est les coupures, pas les piqûres :D

Là nous avons fait la récolte du miel d'été.

Alors tout d'abord, il s'agit de se munir des vêtements les plus épais et amples possibles, et en même temps qui tiennent le moins chaud possible et dont les mailles du textile sont le plus serrées possibles. (Note que tout ça en même temps est quasi impossible :D) Et à les mettre sous la combinaison d'apiculture, car oui, j'ai peur de me faire piquer :D
Des bottes de caoutchouc et des chaussettes qui puent pas sont conseillées, de même que des gants mapa épais / hiver.
Une ceinture ou n'importe quel dispositif visant à éviter que les abeilles n'entrent dans les vêtements en passant par le dessous est indispensable.

Oui car les abeilles peuvent passer par de tout petits trous, et en plus elles ont le gps communautaire, quand y'en a une qui passe, elle file le tuyau aux copines. Une fois mon grand père a laissé moins d'un demi centimètre d'ouverture dans la fermeture éclair de sa visière grillagée, et il s'est retrouvé avec une quinzaine d'abeilles sous son masque en quelques minutes.

Une fois l'armure enfilée, il faut se munir de :

- un soufflet à fumée : vital
(C'est un machin un peu comme un pot à eau fermé, avec une partie "soufflet", dedans on fait brûler de la toile de jute, des herbes vertes, de la sciure : le but est d'obtenir la fumée la plus épaisse et acre possible.)
Le soufflet à fumée, c'est un peu comme le chien du berger qui va aider à orienter le troupeau là où c'est le mieux qu'il soit.

- une -mince, c'est quoi le nom de ce truc? ah oui, une spatule, pour couper les morceaux de cire ou de trucs qui gênent.

- un marteau d'apiculteur : pour décoincer tout un tas de trucs dans la ruche

- une petite balayette, pour pousser les abeilles qui gênent pour pas les écraser

- deux brouettes, dont une avec des morceaux de ruche vide, qu'on laissera loin des ruches.

- de la concentrature, de la précisitude, et de la résistance sphinctérienne (pasque ça dure un peu longtemps et qu'on peut pas aller aux toilettes n'importe quand)


Alors avant d'ouvrir une ruche, il faut savoir comment c'est fait. En général, mais dans le cas présent chez mon pépé, il y a :

- Des pieds de ruche : Bah le corps de ruche est posé dessus quoi..
- Un fond de ruche : entre les pieds et le corps, en général une grille, pour l'aération et pour éviter que les nuisibles ne rentrent dans la ruche.
- Un corps de ruche : Un cube carré sans fond ni dessus (un tour quoi, mais pas rond), avec des trous sur le devant pour que les abeilles puissent rentrer. Et une petite aire d'atterrissage aussi :)
- Une hausse : presque la même chose qu'un corps de ruche, mais y'a pas d'entrée et ça se pose sur le corps de ruche.
- Des cadres : ben c'est un peu comme des cadres photos, y'a un tour en bois, et à la place de la photo y'a de la cire, avec des alvéoles. Il faut imaginer une plaque de cire, sur laquelle les abeilles "font pousser" des tubes de chaque côté de la plaque. Les ouvertures correspondent pas, et les tubes ne communiquent pas à travers la plaque.
Dans le corps de ruche, et dans les hausses, on suspend les cadres, alignés de façon parallèle, espacés de 2 cm environ.
Il y a 10 ou 12 cadres dans un corps de ruche ou une hausse. Mais 12 c'est un peu trop, 10 c'est mieux, dixit mon Pépé.
- Sur le dessus, on pose un tissus comportant un trou central
- Sur le tissus, une plaque de bois comportant un trou central refermable par un couvercle de boîte de conserve. Les trous se correspondent, et servent à nourrir les abeilles avec "la sucrée" en hiver.
- Sur la plaque de bois, un toit en bois recouvert de tôle. Plat, c'est mieux qu'en forme de chalet, parce que quand on travaille sur une ruche, on peut poser des trucs sur l'autre.

Le corps de ruche contient le gros de l'essaim, la reine, beaucoup d'abeilles de toutes les castes, et surtout, le couvain, les larves, les bébés quoi. On reconnait le couvain dans une alvéole, car cette alvéole semble bouchée par une petite boule beige / jaunâtre et matte.
Une ruche est considérée comme bonne lorsqu'au printemps, le couvain est abondant et bien regroupé.
Il y a aussi quelques réserves de miel plus ou moins vieux, et peut-être d'autres trucs aussi, je ne sais pas.

Les hausses sont rajoutées sur le corps de ruche au printemps, il s'agit d'espace de stockage de miel, les abeilles vont les remplir au fur et à mesure. Une ruche considérée comme bonne remplira beaucoup et de façon organisée les cadres ; alors qu'une ruche considérée comme faible aura tendance à remplir les alvéoles de miel de façon dispersée et anarchique.


Comment procéder pour récolter le miel :

Une fois bien équipé, et après avoir anticipé au maximum en préparant tout le matériel et en mettant tout en place, à portée de main, tout ça, ça se passe comme ça :

On se met sur le côté de la ruche et on envoie un peu de fumée dans l'entrée. Alors oui, faut jamais se mettre en face de l'entrée, car c'est à peu près aussi logique que s'allonger sur l'autoroute, sauf qu'au lieu de se faire écraser, on se fait attaquer.
Le but de souffler de la fumée dans l'entrée de la ruche comme un gros troll, c'est de stresser un peu les abeilles, car stressées, elle vont se gorger de miel (faire des réserves pour prévoir, toussa), ce qui va avoir tendance à les assoupir. Yess! Le challenge c'est de pas y aller trop fort, sinon on obtient une attaque en masse et là y'a plus qu'à courir. Mais il faut y aller assez fort quand même, sinon ça ne sert à rien.

Une fois qu'on a gazé l'entrée (avec de la fumée, pas avec des restes de cassoulet on vous dit!), on enlève le toit. Il faut juste soulever, et le poser pas trop loin là où ça gêne pas.
Ensuite faut enlever la plaque de bois. Mais pas n'importe comment : il faut la tourner, et non pas la soulever. Pourquoi? Parce que les abeilles, côté isolation, elles sont pires que mon Pépé quand il trouve une cartouche de rubston, elles collent TOUT. Donc en tournant on cisaille la colle (propolys). En soulevant, on pète tout, c'est la loose et tout.

Une fois la plaque soulevée (même pas peur des contradictions! :D), on a un tissus avec un trou de 8 cm de diamètre environ. Et là, on met de la fumée dedans, arf arf! Pourquoi? Ben les abeilles voient de la lumière, alors elles y vont, mais si on met de la fumée, elle se disent que finalement non, elles avaient des courses à faire là, genre au centre de la ruche en sécurité et tout.
Après, on soulève un coin du tissus, on met de la fumée, on referme, etc, jusqu'à ce qu'on ait décollé doucement et progressivement tout le tissus et en même temps fait redescendre les abeilles. Le challenge du tissus, c'est que lui aussi il est tout collé de partout par la propolys, et ça le rend super facile à se déchirer, alors il faut du doigté. Le genre de truc pas facile avec des gros gants quoi... (D'ailleurs y'a des apiculteurs qui bossent sans gants, mais moi je crois qu'il faut être fou sous son scalp pour ça!! :D)

Bon, une fois tout ça fait, on vire le tissus.
Après, avec le manche du marteau qui se glisse entre le corps et la hausse de ruche, on fait levier pour décoller la hausse aux quatre coins, en faisant attention de ne pas disloquer la hausse. Chaque fois qu'on fait levier et qu'on soulève un peu pour décoller, hop, un coup de fumée pour aider les abeilles à se souvenir de rester dans le corps de ruches.

Après, on prend la hausse, on la met sur la brouette. C'est très lourd, jusqu'à 20 - 30 kg selon le remplissage. 5 kg environ si c'est vide.

Après, on souffle de la fumée par en dessous de la hausse qu'on a posée sur la brouette, pour faire partir les abeilles.
Après on referme la ruche, en balayant les abeilles qui risquent de se faire écraser : on ajuste le tissus, la plaque en bois, on met le toit, hop terminé.

On passe à d'autres ruches jusqu'à ce que la brouette soit pleine.

Une fois la brouette pleine, on part du rucher, on va loin, là où il y avait l'autre brouette avec des hausses vides.
Là, il va s'agir de prendre les cadres qu'on a sorti des ruches, un par un, de les enfumer, de balayer les abeilles, et de les redéposer dans des hausses vides en espérant qu'un minimum d'abeilles reviendra dedans.
Bien sûr on ne prends que les cadres où il y a du miel. Ceux qui sont vides sont rassemblés dans une hausse prévue pour ça, et ceux où il y a du couvain (rare en été) réintègrent leur ruche un peu plus tard (genre quand on peut, mais vaut mieux déposer le miel à l'atelier d'extraction d'abord).

A l'issue de ce tri, on va avoir des hausses avec cadres pleins de miel, qui vont partir à l'atelier d'extraction, des hausses vides qu'on laisse s'aérer le temps que les abeilles déguerpissent, et des hausses pleines de cadres vides qu'on va laisser s'aérer -à l'ombre- pour faire partir les abeilles, et qu'on rentrera pour les stocker à la tombée de la nuit, quand les abeilles seront parties en boîte / faire dodo si elles sont mineures.
Parfois pour faire partir les abeilles, la fumée suffit. Si il y en a quelques unes, la balayette est ton amie. Et si y'en a beaucoup, hop, faut prendre le cadre ou la hausse, et le taper sur un truc : les abeilles tombent en masse.

Alors après, une fois qu'on a les cadres plein de miel sur la brouette, hop, on va à l'atelier d'extraction. Mais ça ça fera l'objet d'un autre pavé dans pas longtemps : là je dois aller me laver l'orteil avant gauche.
Nous ne te lècherons pas car tu es toxique!
Mais ma signature est toujours 20% plus cool, d'ailleurs je retourne sur mon bateau pêcher des colins, signé ton papa le Captain Igloo.

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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Tipiak » lun. 12 août 2013 19:38

Mon orteil avant droit étant propre, on va parler de l'extraction du miel.

Pour ça il faut :

- Enlever la tenue d'apiculture, parce qu'il fait super chaud là-dessous, en plus on y voit pas trop bien avec le tissus grillagé (d'ailleurs, si vous avez des arbres avec des branches basses dans votre rucher, évitez que celles-ci ne sympathisent trop avec votre crâne, je peux témoigner que c'est douloureux :violent1: )

- Enlever les bottes, mais ne pas les remplacer par des tongs. Oui parce qu'une abeille qui a décidé d'aller becqueter la goutte de miel entre votre gros orteil et l'autre peut tout à fait décider que se trouver injustement coincée sous une lanière de tong va l'empêcher d'avoir son train, et vous le faire savoir de façon piquante. Ceci dit, c'est pas logique : vu qu'en piquant une abeille meurt, ça ne lui laisse plus aucune chance d'avoir son train. Mais on imagine qu'une fois au paradis des abeilles, ces préoccupations sont vaines.

- Un couteau à désoperculer

- Une grille à barbecue posée sur un tamis sur une cuve

- Une centrifugeuse (cuve + support pour les cadres + mécanisme de rotation)

- Une cuve avec robinet pour vider la centrifugeuse + mise en pot.

- Des pots de miel vide

- Un espace de stockage des cadres vides (genre une hausse vide :) )

- Un seau d'eau propre changée régulièrement, pour se rincer les mains ou les instruments

Alors la technique :
Hop, on prends un cadre. Il y reste toujours quelques abeilles, donc il faut faire attention de ne pas poser le doigt dessus, en général elles n'aiment pas trop. Pour éviter ça, il existe des pinces spéciales pour manipuler les cadres, mais j'aime pas trop parce que je trouve que ça tient pas bien : c'est technique à utiliser correctement.
Ensuite, on appuie le cadre verticalement sur la grille à barbecue (tm) posée au dessus du tamis.

Et là, on se saisit du découpator, j'ai nommé le couteau à désoperculer. C'est cet engin qui est à l'origine des nombreuses entailles qui sont apparues dans mon épiderme ce week end. :D
Ce couteau est très long et très tranchant. Je cherchais un élément de comparaison, mais il n'existe rien d'aussi tranchant. Genre si je n'avais pas un épilateur électrique, je pourrais me raser les jambes avec. Là, il va s'agir de scalper la surface de la cire, car les abeilles remplissent les trous (alvéoles) avec du miel, et après elle ferment avec une mince couche de cire (opercule). Pour extraire le miel, il faut l'enlever (Merci captain obvious! :D)
C'est technique, car la surface de la cire n'est pas régulière et plate, les alvéoles n'ont pas toutes la même profondeur, le miel n'a pas toujours la même viscosité, et parfois les alvéoles, trop fines, se déchiquètent au lieu de glisser sur le couteau, ou se redéposent sur le miel après le passage de la lame. Il faut gérer la force et l'orientation de la lame sur le plan, et coordonner avec un mouvement de cisaillement qui facilite le glissement.
En plus, il faut couper assez épais pour ne pas avoir de miettes d'alvéoles, mais assez fin pour ne pas avoir de gâchis.

Une fois le cadre désoperculé des deux côtés, on le met dans la centrifugeuse, on appuie sur le bouton et hop! ça fait des chocapics! (Enfin plutôt des miel pops, mais j'adore dire "et hop! ça fait des chocapics!")

Après, quand la centrifugeuse est pleine, on vide le miel par le petit robinet en bas pour le mettre dans une marmite géante elle-même garnie d'un petit robinet en bas.
Et après on remplit les pots.
J'aurai pu dire qu'à ce stade on peut manger du miel, mais en fait, au moment du désoperculage on en mange tellement qu'à ce stade-là on n'en a plus envie.

Bon, après, y'a encore des trucs à faire et à raconter et tout, mais le pansement que j'ai au bout de l'index commence à avoir la mauvaise idée de se faire la malle, alors écrire devient compliqué. Bonne digestion :)
Nous ne te lècherons pas car tu es toxique!
Mais ma signature est toujours 20% plus cool, d'ailleurs je retourne sur mon bateau pêcher des colins, signé ton papa le Captain Igloo.

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Re: l'abeille, un autre être social

Message par sanders » jeu. 12 sept. 2013 21:32

Hors-sujet
Je venais pour poster une émission de Jean Claude Ameisen sur les abeilles (car je venais de relire le topic sur le chocolat et ça m'a fait penser au miel et donc aux abeilles et à l'émission que j'avais écoutée hier ... sanders on s'en fout pfff ... toussa ...) et me oualà partie pour récolter du miel en plein mois d'août. Très intéressant Tipiak, je m'y suis crue, vraiment, merci pour ce partage.

L'émission, c'est l'âme de l'été et elle est à l'écoute jusqu'en juin 2016.

Il y est question des abeilles donc, de leurs origines (ça se compte en millions d'années), des différentes races/espèces (?) (une multitude en fait, incroyable), des abeilles généralistes qui vont sur plusieurs espèces de fleurs au contraire des spécialistes qui se consacrent à une seule, des abeilles solitaires, des abeilles agressives, des abeilles squatteuses (abeilles coucou).

Cette émission parle aussi des ruses des fleurs à base de couleur, de forme (que la fleur prend pour attirer les insectes pollinisateurs), de séduction olfactive, et même ...addictive(caféine)!

Un passage informe sur le système nerveux des bestioles et sur leurs capacités d'apprentissage et d'acceptation (ou pas) de la différence (envers d'autres espèces d'abeilles).

c'est simple, c'est clair et relativement court (une cinquantaine de minutes).



Il y a aussi quatre émissions sur les abeilles en archives (avril/mai 2012) mais je ne les ai pas écoutées celles-ci.
Et pour ceusss qui préfèrent lire, un site qui a pris la peine de faire une retranscription écrite de ces quatre émissions :
(1)la démocratie des abeilles
(2)La démocratie des abeilles
(3)Si différentes et par certains aspects si proches de nous
(4)Leur apprentissage : comment se fait-il ?
Soit on s'en sort et on invente nous-mêmes un destin, soit on continue dans la spirale du déclin.Thanh Nghiem

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Re: l'abeille, un autre être social

Message par marmotte » jeu. 12 sept. 2013 22:48

Mlle Rose a écrit :En fait, ce que je me demande c'est pourquoi certaines sont sociales et d'autres non.
Différents scénario évolutifs peuvent expliquer l’apparition de la coopération entre individus, qui une fois un peu compliquée et fixée génétiquement se transforme en évolution d'une société.
Pour la notion d'espèce qui fait hurler les biologistes quand on se trompe, espèces différentes cela veut dire qu'elle ne font pas régulièrement de bébé abeilles viables et potentiellement féconds quand elles se croisent; des races, ce sont juste qu'elles ont un ou plusieurs caractères différents mais qui n'entravent pas une reproduction croisée.
Deux espèces, ce sont deux tas d'individus dont les pool génétiques sont séparés, avec des histoires évolutives distinctes.
Deux races, c'est un seul tas d'individu avec un seul pool génétique, mélangé de façon non homogène, mais qui forme un ensemble unique avec une seule histoire évolutive.

Pour revenir a notre société,le début c'est la coopération. Celle ci peut apparaitre soit entre individus apparentés (en anglais kin selection ou sélection de parentèle) soit entre individus non apparentés.

Les insectes sociaux sont tous apparentés au seins du groupe d'individus collaborant, entre soeurs, demi soeurs ou entre mère fille. (je vous garde donc la coopération entre individus non apparentés pour un autre soir si vous en voulez encore :angel4: )

Pour mieux comprendre la kin selection il faut reprendre la notion de gène égoiste de Richard Dawkins (d'après son bouquin de la fin des années 70). Les individus font des bébé mais ce sont les gènes qui se transmettent inchangés (aux mutations près) d'une génération à l'autre.On va donc regarder le succès d'un gène (enfin d'un allèlemais on ne va pas compliquer, hein?) et non celui d'un individu.
Au début des sociétés animales, tous les individus sont potentiellement fertiles (les ouvrières ne sont stériles que dans des sociétés assez évoluées). Une individu peut transmettre ses gènes à la génération suivante, soit en faisant directement des descendants, soit en aidant des individus apparentés (avec qui elle a plein de gènes en commun) a se reproduire. Tout cela se met en équation et se calcule plus ou moins facilement.
De façon intuitive on comprend qu'une grand mère va favoriser le succès reproductif de sa famille en aidant à élever ses petits enfants plutôt que d'essayer de faire un petit dernier à 60 ans.
De la même façon, s'il est très difficile de fonder un nid (genre une chance sur dix), une fille abeille peut avoir intérêt a aider sa mère a élever ses soeurs (genre 200) pour maximiser le nombre de copies de ses gènes à la génération suivante.

Comme souvent en évolution on tombe sur un truisme décevant, certaines espèces d'abeilles sont devenues sociales car elle ont été sélectionnées pour, les autres sont solitaires soit parceque la socialité ne leur apporte rien soit parceque des contraintes ne leur ont pas permis de la faire.
La petite histoire biologique est différente pour chaque espèces, et des tonnes de conditions environnementales peuvent faire que la coopération entre apparenté est sélectionné ou non. C'est principalement lié à la difficulté de mener à bien une reproduction sans aide.
Par exemple chez le geai bleu de Floride (Florida Scrub Jay, c'est dans wiki) les jeunes oiseaux restent quelques saisons de reproduction avec leurs parents avant de fonder leur propre nid. Il sembleraient qu'en coopérant ils acquièrent de l’expérience qui les aidera a réussir ensuite leurs propres couvées. En coopérant ils augmentent aussi leur nombre de frères et soeurs qui portent une information génétique en partie commune avec la leur au lieu de juste rater des couvées.

Bon j'ai résumé a fond j'espère que ce n'est pas trop obscur......

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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Mlle Rose » ven. 13 sept. 2013 10:28

Non c'est très intéressant, merci des précisions :)
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. E. de la Boétie
NB : Je ne réponds pas aux questions perso en mp, je manque cruellement de temps pour ça et déteste répondre aux gens à l'arrache. Donc... merci d'éviter :f:

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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Aquilegia » mar. 10 déc. 2013 23:24

Pas l'énergie de tout lire à cette heure avancée ( en tout cas pour moi qui ai besoin d'au moins 8 heures...) , mais juste pour vous dire que je trouve bien malheureux que les abeilles sauvages soient si peu connues car elles sont essentielles pour la pollinisation et donc pour la propagation des graines, mélange génétique, biodiversité, cultures humaines...sans elles, plus de fruits ni de légumes...
Je ne vais pas m'étaller sur le sujet maintenant, mais celui-ci me tient très à coeur. (Je donne des animations sur la biodiversité et les abeilles au nom du WWF dans les classes de ma région)

Pour en savoir plus sur le dramatique déclin des abeilles:

http://www.morethanhoney.ch

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Re: l'abeille, un autre être social

Message par sanders » dim. 17 mai 2015 13:04

21 jours en 1 minute, naissance d'abeilles.
Une conférence TED où Anand Varma, photographe, a décidé d'élever des abeilles dans son jardin Californien.
Pour répondre à une commande du national géographic, raconter la vie des abeilles en images, cet homme a choisi de les observer au quotidien durant plusieurs semaines, de se documenter sur elles et bien sûr, de prendre des milliers de photos. Il en a fait une synthèse permettant de voir la naissance des abeilles. Il se pose et nous pose aussi un certain nombre de question sur les recherches actuelles de sélection d'abeilles résistant aux parasites.
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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Z74 » mer. 10 janv. 2018 16:25

Salut,

On peut aussi remarquer que l'abeille mellifère à basé sa stratégie de survie lors de la "mauvaise saison" sur l'accumulation de provisions et pour se faire il faut du monde dans la colonie.
Un des avantages induit pour la nature, c'est que les abeilles mellifère sont rapidement en ordre de marche en début de saison, ce qui intéresse certaines plantes j'imagine.
Un inconvénient, c'est une mobilité et un développement de nouvelles colonies fortement réduit par rapport à d'autres stratégies comme l'envoie de reines fécondées en hibernation en fin de saison. Reines qui auront du boulot au printemps pour créer une amorce de colonie, mais la dispersion sera bien plus rapide et étendue... comme pour le frelon asiatique arrivé en fin d'année passé dans les deux Savoies (derniers département encore vierge).

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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Albert Camomille » jeu. 17 mai 2018 08:43

Salut!

Je remonte ce poste pour partager un document sur les abeilles que je trouve extrêmement bien fait.

Sommaire:
1. L’abeille et les êtres vivants
1.1. Les insectes maîtres du monde
1.2. Origine de l’abeille
1.3. La super-famille apoidea et la famille des Apidae
2.1. L’exosquelette
2.2. Les pièces buccales
2.3. Les pattes de l’abeille
2.4. Les ailes
2.5. L’appareil vulnérant
3. Anatomie et physiologie de l’abeille
3.1. Le système digestif
3.1.1. L’alimentation de l’abeille
3.2. Le système respiratoire
3.3. Le système circulatoire
3.4. Le système nerveux
3.5. Les glandes exocrines
3.5.1. La sécrétion de la cire
4. Les sens chez l’abeille
4.1. Les antennes
4.2. Le sens olfactif et gustatif
4.3. La vision et les yeux
4.4. Le sens auditif
5. La reine et le faux-bourdon
5.1. Les appareils génitaux de la reine et du mâle
6. Le développement des abeilles
7. Références

Ce document a été produit par l'école d'apiculture Sud-Luxembourg en février 2010.
plonge tes racines dans la terre ; laisse nous vivre avec le vent ; passe l’hiver comme les graines ; et chante au printemps comme les oiseaux. Pour vivre on n’a pas besoin de semer la mort. Et on n’a pas besoin de milliers de misérables robots.

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Re: l'abeille, un autre être social

Message par Chacoucas » ven. 18 mai 2018 12:28

Wah, Merci Albert Camomille !

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