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Les différents accompagnements suite au diagnostic

Ici vous pourrez échanger au sujet du diagnostic et de l'accompagnement

Modérateur: Bradeck

Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar Presqu'île » Ven 11 Nov 2011 22:44

C'est vrai : je suis en ce moment un cursus de psycho à la fac et, même si on nous enseigne comment faire passer le WISC ou le WAIS, on ne nous dit rien sur les particularités des enfants précoces — et encore moins de adultes à haut potentiel ! C'est consternant...

Je ne généralisais pas, amalia, en ce qui concerne les ficelles, car je connais d'excellents praticiens, mais je n'ai pas rencontré à ce jour celui qui conviendrait à l'instant T évoqué par Soazic. Assurément, je serais très heureuse de trouver un(e) thérapeute avec qui m'occuper des cailloux de mes chaussures, mais il faudrait effectivement quelqu'un de spécialisé dans la "douance"...
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar Fabs le vaurien » Ven 11 Nov 2011 22:46

Presqu'île a écrit: il faudrait effectivement quelqu'un de spécialisé dans la "douance"...

une fois que t'as mis le pied dedans, ça me semble essentiel.
Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus. (Aristote, Ethique à Nicomaque).
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar amalia » Sam 12 Nov 2011 16:03

disons que trouver le bon psy est sans doute complexe : qui s'y connaisse en douance, ça court pas les rues, ça risque d’être difficile ;

mais plus simple est de trouver qqn qui accepte l'idée que tu sois douée et qui se penche avec toi sur les difficultés que ça génère pour toi ; qui accepte d'entendre tes particularités et qui puisse voir ce que ça représente ; et qui ne se sente pas trop dépassée par ta rapidité d'analyse...

je ne suis pas sure qu'un psy "normal" arrive à en comprendre les implications, moi-même j'ai du mal à l'accepter ; du reste je pense vraiment que nous devons nous spécialiser car les problématiques sont maintenant trop vastes, avec des prises en charge spécialisées (là, ça concerne plutôt le champ de la psychopathologie, pas vraiment la douance) et même surdoué, on ne peut pas tout connaitre et on n'est pas passionné par tout..enfin moi du moins ! j'ai une vie en dehors du travail !

sinon, perso, je suis de formation TCC, je trouve que c'est un cadre théorique très intéressant et logique (mais qui ne répond pas à toutes les questions), une façon d’être thérapeute qui me convient bien et qui convient à la plupart de mes patients ; mais il y a aussi des patients qui n'ont pas accroché, peut être parce qu'ils ont besoin de temps pour s'approprier l'idée, et devront essayer plusieurs psy, soit parce que nous n'étions pas "accordés", qui sait ?

pour ce qui est de mes ficelles : le but est justement de les montrer pour que le patient puisse en prendre conscience + rapidement au moment où il en a besoin..rapidement, certains patients voient où je veux en venir avec mes questions, et ça les fait sourire "ah d'accord, j'ai compris ce qui se passe dans cette situation" : ils acquièrent + rapidement les capacités d'analyse dont ils ont besoin.

enfin, je ne pense pas avoir pris en charge un jour un surdoué, donc je ne peux savoir comment ça se passera, mais je suis prête à parier que la problématique réside (comme souvent) au niveau des émotions, ce qui précisément déstructure la pensée et les capacités d'analyse.. à suivre donc ! réflexion en cours...
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar lausoda » Sam 11 Fév 2012 18:55

De mon coté, cela fait donc 10 jours que je sais que je suis surdoué et je me pose des questions en terme de suivi. Ma psychologue que je vois pour un RDV de bilan au mois de mars m'a dit que je pouvais entamer une thérapie si j'en ressens le besoin.

Je pense que je suis atteint de TAG qui s'est atténué au fil du temps et de mes rencontres mais qui nécessite aujourd'hui que je prenne le problème à bras le corps. Je n'ai pas envie de faire une thérapie analytique pour les diverses raisons qu'a citées Fabs, je pense donc demander à ma psychologue de m'orienter vers des professionnels de thérapie cognitive et comportementale. J'ai quelques questions pour les connaisseurs : combien de temps dure une TCC en moyenne? Concrètement comme cela fonctionne-t-il?
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar shunbabyx » Sam 11 Fév 2012 23:36

[align=justify]@ lausoda : J'ai fait une thérapie avec un comportementaliste (le premier à m'avoir orienté vers la piste de la douance, même si je n'ai pas voulu l'écouter), pour soigner des attaques de panique, cela a bien fonctionné, aujourd'hui je suis capable de gérer des situations stressantes de manière à peu près satisfaisante. Même si parfois les manifestations physiques du stress sont importantes, j'arrive à me contrôler et à me ressaisir dans le 1/4 d'heure qui suit.
Ça a pris 3 ans, avec une régularité plus ou moins variable de mes visites au cabinet selon mes besoins et mes avancées. Avant j'avais un traitement lourd avec des antidépresseurs, des neuroleptiques, et des anxiolytiques. Aujourd'hui je n'ai quasiment plus de traitement. Quand le psychiatre a pensé que ce n'était plus nécessaire d'avoir un suivi aussi médicalisé il m'a dirigée vers une psy, spécialisée dans les techniques EMDR pour m'aider à retrouver la mémoire sur des évènements traumatisants. Je suis en cours de thérapie avec elle, mais pour le moment ce parcours a été très bénéfique. Maintenant que les aspects les plus ingérables sont canalisés, je peux mieux analyser ce qui s'est passé dans le calme, j'arrive aussi à ressentir les émotions passées et les laisser s'en aller au lieu d'en rester éternellement prisonnière.

Pendant cette thérapie :

-j'ai réussi à quitter un métier qui me tuait à petit feu
-j'ai fait une reconversion professionnelle
-j'ai repris les études et réussi mon année de licence avec mention
-trouvé un nouveau job dans la branche qui m’intéressait
-quitté mon conjoint qui me prenait pour une demeurée et me méprisait
-rétabli le dialogue et les activités avec mon fils
-refait ma vie sentimentale avec qq1 qui me respecte et qui aime mon fils

Après 15 ans de thérapie analytique, le comportementalisme s'est avéré salvateur ! Je ne peux que le conseiller ![/align]
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar lausoda » Dim 12 Fév 2012 20:36

Ok, merci pour ce retour.

Et de manière pratique, comment cela fonctionne-t-il? (Oui ma curiosité est maladive :wasntme: ) Il y a des exercices etc?
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar shunbabyx » Dim 12 Fév 2012 21:35

[align=justify]Comme Fab l'a dit, ce type de thérapie s'attache plus au vécu actuel du patient et essaie de remédier aux problèmes rencontrés dans le quotidien. La thérapie commence par un état des lieux du comportement du patient, de quoi souffre-t-il, comment ressent-il les choses, comment se preçoit-il, y a-t-il un décalage entre ce qu'il perçoit de lui même et ce que perçoit son entourage etc ...
Puis le degré de lucidité du patient sur son trouble est mesuré, le patient est-il conscient de ne pas agir "normalement", ou en a-t-il conscience mais il n'arrive pas à agir autrement etc ...
Enfin le thérapeute vas essayer de trouver avec son patient des alternatives aux comportements qui font souffrir le patient ou qui posent problème. Chaque situation que le patient va vivre comme une difficulté va être revu en thérapie, et le psy va essayer d'apporter un éclairage nouveau sur ce qui s'est passé et progressivement d'imprimer d'autres schémas réactionnel dans son patient.
Souvent les troubles du comportements son réactionnel, c'est à dire que le patient réagit de manière consciente ou non à un déclencheur (évènement, situation, personne ...), il peut connaître ce qui provoque ces réactions inappropriées, comme ne pas le savoir du tout.
Tout le travail du thérapeute va être d'arriver à changer les réactions réflexes de son patient pour lui permettre de retrouver un comportement plus adapté.
Donc chaque situation problématique est analysée en séance et à chaque fois le thérapeute va guider le patient, en fonction de sa personnalité, de son degré de compréhension et de son avancement dans la thérapie, vers une alternative acceptable. Parfois le thérapeute, peut volontairement déclencher les comportements qui causent problème pour aider le patient à comprendre les mécanismes qui les régissent, et à les remplacer par d'autres mécanismes.
Ca peut être long, surtout si les causes sont complexes et que l'on a peu de visibilité sur les causes profondes du comportement, néanmoins le travail est payant sur le long terme.[/align]
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar moza » Mer 15 Fév 2012 15:40

En fait ca me rassure de voir que les thérapies comportementales sont abordées comme possible accompagnement suite au diagnostic.
Je m'interroge actuellement ayant été suivie en thérapie cognitive et comportementale par divers psys depuis plusieurs années, j'ai eu récemment l'occasion de passer un WAIS avec un psy (pas ma psy habituelle). Suite à ca, le conseil de fin c'était en gros "revoir sa vie avec en perspective la précocité intellectuelle". En lisant ca, je me suis dit que c'était un peu à l'opposé des TCC et j'ai eu un peu peur de devoir interrompre ma thérapie / rechanger de psy pour m'orienter vers une approche psychanalytique.

Plein de questions me viennent en fait : est il possible de prendre en compte la douance dans les TCC? Est il possible de "revoir ma vie avec l'éclairage de la douance" hors thérapie? Est ce "grave" si ma psy ne s'y connait pas en douance ? Devrais-je privilégier un suivi continu avec une psy qui ne s'attarde pas sur la douance ou risquer quelqu'un de nouveau pour un accompagnement plus ciblé?

J'ai des pistes de réponses, par exemple, revoir ma vie, avec quelque élément que ce soit, je le fais en permanence depuis des années... J'imagine que je peux toujours continuer cela. Quand à savoir si c'est "suffisant", c'est peut être une autre question.
Concernant un éventuel changement de psy, c'est toujours délicat, d'autant que j'ai un peu de mal à savoir si dans mon coin il existera un psy "plus adapté"... Tant que ca marche pour le moment hein...

Sinon, il semble que plusieurs psys m'aient considérée inapte aux thérapies cognitives, parce que je suis trop "tétue". Au début je ne comprenais pas. Ensuite j'ai reconnu que j'argumentais, et que je ne me laissais pas convaincre facilement. Je trouvais toujours des explications à mes pensées au delà des explications de la psy... J'en suis venue à me demander si ca avait rapport avec la douance et si d'autres avaient eu ce souci avec les thérapies cognitives. :?: En attendant il reste le comportemental :geek1:
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar funnymoon » Jeu 3 Mai 2012 10:58

@shunbabix : c'est impressionnant et rassurant de voir le chemin qui tu as parcouru grâce à cette thérapie. Mais je crois que je te l'ai déjà dit il y a quelques temps.
J'allais démarrer une thérapie comportementale avec une psy spécialisée dans le diagnostic et l'accompagnement des surdoués. Mais j'ai pris peur, tout s'est embrouillée et je n'arrivais plus à clarifier les choses sur lesquelles je voulais travailler. Et je n'ose plus reprendre contact pour l'instant. Je crois qu'il faut que je relise ton parcours et ce que ça t'as apporté pour me convaincre. (Ou que je change de psy :wink: ).
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar shunbabyx » Jeu 3 Mai 2012 12:14

[align=justify]En fait si la douance est à prendre en compte dans le suivi thérapeutique, ce n'est pas le seul élément dont il faut tenir compte.
Un exemple : je suis une femme, j'ai 29 ans, je suis malade (dans le sens santé physique), je suis HQI, je suis maman, j'ai divorcé, je suis actuellement en couple.
Aujourd'hui je fais une dépression (j'invente hun). Ben si on veut traiter la dépression, il va falloir tenir compte de l'ensemble de ces éléments, pas seulement de la douance. La prise en compte de la douance n'a de sens que si elle est intégrée à l'ensemble du tableau clinique. Non pas comme un symptôme (ce n'est pas la dépression qui cause la douance), ni comme une cause (ce n'est pas la douance qui cause la dépression), mais comme un élément identitaire parmi d'autres dont on doit tenir compte, exactement comme on tient compte du poids, et du sexe d'une personne, ou de son age pour administrer un médicament.

Mon psychiatre n'est pas spécialisé dans la douance, ma psychologue non plus. Simplement, ils savent lire un compte rendu (celui de la WAIS), et ils acceptent que le monde ne tourne pas uniquement autour de leur spécialité. Ils acceptent que d'autres spécialistes puissent trouver des pistes de travail, hors de leur champ de compétence, et ils respectent et intègrent le travail qui a été fait avec d'autres. C'EST FONDAMENTAL. Car on ne peut pas trouver un spécialiste de tout (douance + comportement + trouble de la personnalité + EMDR + sophrologie etc...), donc parfois le travail doit-être morcelé en fonction des compétences de chaque spécialiste, et c'est au patient de faire un travail d'unification à condition que les spécialistes se respectent et acceptent de travailler ensemble.
Ca s'appelle une prise en charge pluri disciplinaire. C'est valable dans tous les domaines du soins. On peut très bien avoir de une grippe et décider d'aller voir un médecin traitant (qui vous donnera du doliprane), se dire que bon quand même on est plutôt branché bio et aller voir son phytothérapeute, et un homéopathe, et puis finalement puisque c'est pas une grippe aller voir le pneumologue sur conseil du kiné qu'on a vu pour des séances de kiné respiratoire.
Si l'ensemble de ces soignants travaillent les uns contre les autres on va vers une catastrophe. Si ils travaillent ensemble, on aura une excellente prise en charge. Il n'y a pas une seule manière d'aborder un problème, il y en a plein. Et celle qui est valable est celle qui apporte un mieux au patient. La formule est différente selon chaque personne. Mais pour ça faut déjà commencer par trouver des médecins ou soignants avec un égo qui soit pas surdimensionné, et qui soient ouverts aux différentes formes de prise en charge. Et un patient suffisamment " élastique " , pour pouvoir utiliser ces différents outils thérapeutiques.
Un bon soignant doit savoir passer la main, quand le patient à besoin de changer d'outil thérapeutique. Et ça c'est rare de le voir. Mais ça arrive :angel4: . Sinon c'est aussi au patient de savoir ne pas donner un pouvoir absolu au soignant. A un moment, en thérapie on peut avoir l'impression de s'essouffler, de perdre son temps, et de ne pas avancer. Il est peut-être temps d'aborder les choses sous un autre angle alors, et d'avoir le courage de dire " je pense qu'il faut changer de méthode ", si le soignant est réfractaire demandez lui pourquoi. Il a peut-être des raisons tout à fait valables. Si c'est un non catégorique sans explication, faut peut-être passer à autre chose, sans pour autant jeter aux orties tout ce qui a été fait !
En fait, ce n'est pas parce qu'on est patient, ou malade qu'il faut de suite cesser toute approche critique des choses et s'en remettre au soignant comme si on s'en remettait à Dieu. C'est une erreur classique, mais une erreur quand même.
Renoncer à son esprit critique, ce n'est pas s'aider soi-même, c'est renoncer à se prendre en charge et s'infantiliser. Ça ne donne pas de bonnes habitudes pour la suite. Car la suite, c'est marcher tout seul comme un grand. Il ne faut pas perdre de vue l'objectif, qui est d'aller suffisamment bien pour ne plus aller en thérapie et vivre normalement, sans béquille. Et pour ça, faut continuer à être acteur de ses soins, et exercer son esprit critique, car après quand on marchera tout seul, personne ne sera là pour le faire à notre place.[/align]
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar funnymoon » Jeu 3 Mai 2012 15:44

Oui je crois que j'ai déjà ressenti ça les limites d'un psy. J'ai été suivi pendant un temps par un psychologue clinicien qui m'a beaucoup aidé pour certaines choses. Mais lorsque j'abordais différentes thérapie ou des choses que j'avais lu et qui m'intéressais, il se fermait tout de suite. J'ai finalement arrêté d'avancer avec lui et je suis partie.

Je n'ai pas jeté aux orties ce que j'ai fais avec lui bien sûr. Mais j'ai continué à chercher seule.
Je crois que l'esprit critique reste toujours là. J'hésite parfois à m'écouter c'est tout. C'est dur de faire le tris entre la peur et une saine intuition.
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar shunbabyx » Jeu 3 Mai 2012 16:26

[align=justify]C'est sur, surtout dans la psy ou on a + tendance à douter de soi et de ses capacité. C'est pour ça qu'en général on commence avec une méthode qui soulage et qu'on envisage seulement après avoir retrouvé un minimum de sérénité un changement. On ne peut pas opérer de changement de soignant quand on est en pleine crise, car une nouvelle relation thérapeutique, c'est une nouvelle recherche, une nouvelle personne à qui il faut apprendre à faire confiance. C'est pour ça que le choix du premier thérapeute est important. Si il est bien, il saura vous orienter en temps voulu vers d'autres techniques.

C'est ce qu'a fait mon psychiatre : après un suivi de 3 ans avec lui, il a conclu qu'il fallait passer à autre chose du point de vue de la prise en charge, il m'a dit de chercher un psychologue en EMDR, et qu'il continuerait de me suivre si besoin, mais que au stade où j'en étais, j'avais besoin d'une autre forme d'aide. Je trouve que c'est une bonne attitude vis à vis du malade. En me laissant chercher le psy, il m'a forcé à me bouger le cul (d'ailleurs au début je voulais pas hun), il m'a responsabilisée, il m'a dit très peu de chose sur l'EMDR pour me forcer à me renseigner, pour que je regarde un peu où j'en étais. J'avais peur d'aller voir un autre thérapeute, mais j'avais confiance en lui, je me suis dit que si lui me le disait, ben c'était surement le meilleur choix à faire (il m'a beaucoup entourée dans des moments très durs et permis de comprendre que JE pouvais changer les choses concernant les phobies, et que ce n'était pas une fatalité.). Mais je comprends, trop bien, que cette démarche puisse être très dure, voir impossible avec une personne fragile qui manque de confiance en elle, et un psy qui n'encourage pas la transversalité.

C'est pour ça que je pense que le premier contact thérapeutique est très important, pour que la suite puisse se dérouler correctement. C'est pas évident de s'orienter quand on ne connait pas le milieu. Une fois que j'ai trouvé quelqu'un de compétent dans son domaine, je ne le lâche pas, je fonctionne uniquement par recommandation. Les thérapeutes qui aiment travailler de manière transversale se recommandent les uns aux autres, c'est logique. Je n'hésite pas à poser des questions, même des questions brûlantes, sur leur motivations, leurs choix professionnels, le type de patients qu'ils soignent, l'opinion qu'ils ont sur telle ou telle pratique. C'est important pour moi de savoir qui est assis en face de moi, je vais faire un travail difficile, durant lequel je vais m'en remettre à quelqu'un, je dois avoir confiance. Si le soignant en face, n'accepte pas mes questions, je pars et c'est non. Ceux qui ont accepté de me répondre, de me donner des éléments personnels, sont ceux qui se sont réellement investi, qui ont pris un risque en m'acceptant comme patiente, celui de ne pas être indifférents. Et c'est avec ce type de personnes que j'ai eu les meilleurs résultats.

Mais je n'en ai pas rencontré beaucoup, 3 en tout. D'abord le psychiatre (un hasard), puis la psy EMDR, et le psy spécialisé sur la personnalité qui m'a fait passer la WAIS. Bizarrement, ils se connaissent et respectent mutuellement leur travail. Quand je suis arrivée avec mon bilan WAIS chez le psychiatre, il m'a dit : " ha le psychologue machin, il est très bien, il est absolument excellent dans son domaine, vous avez son compte rendu ? Non parce que j'ai totalement confiance en lui, bien que nos méthodes diffèrent. " Quand on entend ça, on est content.

Sinon un autre truc qui marche : demander au soignant de vous recommander une bibliographie adaptée à votre situation. Parfois ça aide à s'approprier certaines démarches.[/align]
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar funnymoon » Jeu 3 Mai 2012 18:31

Oui j'imagine que ça doit pas courir les rues ce genre de praticiens.
Le premier criait au charlatanisme (il était lacanien) sur tout ce qui touchait la psychologie comportementale et cognitive.
Et la psychologue comportementaliste fait de même avec ses pratiques.
ça m'a toujours mise très mal à l'aise. J'ai jamais osé poser des questions qui dérangent de la sorte.
Mais ce qu'ils pensent leur "idéologie" influe beaucoup sur ce qu'ils trouvent normal chez nous ou pas.

Une fois j'ai vu (une seule visite) une psychiatre qui m'a fait la morale parce que j'étais en train de décrocher mon année universitaire à l'étranger suite à une grosse maladie et une dépression...

Le psy était persuadé que mes parents m'avait mis la pression insidieusement pour réussir pour expliquer mon ambition et mon sentiment de ne pas réussir assez. Forcément ça crée à chaque fois un mur. Je voulais avancer pour me réaliser et réussir ce que j'entreprenais et il voulais m'aider à ne pas avoir autant d'ambition.

J'ai l'impression qu'il ne faut pas que nos valeurs soit en opposition avec celles du psy pour que ça marche.
ça a été tant autant problématique voire plus , que le manque de transversalité pour moi.
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar moza » Ven 4 Mai 2012 13:08

Je suis bien d'accord avec ce que vous exposez, shunbabyx et funnymoon, concernant la difficulté de trouver les psys ouverts à une approche transversale, et même sur la difficulté de s'orienter parmi les psys en général.

Malheureusement, je ne sais pas par où commencer. J'ai l'impression que dans mon petit pays, la seule chose que les soins publics connaissent, ce sont les thérapies comportementales et cognitives. J'ai bien demandé des références vers d'autres types de thérapeutes, mais cela fait trois fois (i.e. plusieurs mois) que ma psy "oublie" de demander autour d'elle.
Quand cela ne fonctionne pas, existe-il des moyens? Faut il se tourner vers le privé (hors de prix)? Je me demande si la recherche en frappant aux portes de divers psys sera plus bénéfique (sur le long terme) ou au contraire contre-productive (à force de perdre confiance ou de ne jamais construire de confiance envers un thérapeute précis), c'est pourquoi je la repousse pour le moment.

Concernant l'approche transversale, toujours : J'ai entendu beaucoup ma psy(chologue) me dire qu'il était hors de question d'envisager deux thérapies en parallèle, encore moins si les méthodes diffèrent. Comment vos thérapeutes perçoivent ils cela? Est ce une opinion fondée pour le bien du patient sur autre chose qu'une peur de la transversalité?

J'ai beaucoup plus de questions que de réponses à ce sujet, j'en conviens.
J'ai aussi une grande interrogation concernant l'échec de ma thérapie, qui est une question personnelle, mais avec aussi un lien avec la douance, et comme cette question persiste, je me permet de la reformuler :
Pensez-vous que la douance rende les thérapies (comportementales et) cognitives plus difficiles, parce que le patient réfléchit déjà "trop" et qu'il devient plus difficile de démonter les processus cognitifs? J'ai l'impression que cela touche peut être aussi au fait de savoir si le patient est "prêt" pour la thérapie (et du coup plus coopérant), mais du coup je rentre dans le flou, car avant d'essayer, je ne vois pas comment on peut savoir si l'on est "prêt" au fond de soi?

Concernant l'opposition de valeurs, c'est probablement vrai, mais je croyais que les psys devaient faire attention à cela et justement ne pas imposer les leurs, de valeurs, et être entraînés à s'adapter aux valeurs du patient? Peut être est ce encore une fausse conception de ma part?
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar shunbabyx » Ven 4 Mai 2012 17:36

moza a écrit:Quand cela ne fonctionne pas, existe-il des moyens? Faut il se tourner vers le privé (hors de prix)? Je me demande si la recherche en frappant aux portes de divers psys sera plus bénéfique (sur le long terme) ou au contraire contre-productive (à force de perdre confiance ou de ne jamais construire de confiance envers un thérapeute précis), c'est pourquoi je la repousse pour le moment.

Concernant l'approche transversale, toujours : J'ai entendu beaucoup ma psy(chologue) me dire qu'il était hors de question d'envisager deux thérapies en parallèle, encore moins si les méthodes diffèrent. Comment vos thérapeutes perçoivent ils cela? Est ce une opinion fondée pour le bien du patient sur autre chose qu'une peur de la transversalité?

Pensez-vous que la douance rende les thérapies (comportementales et) cognitives plus difficiles, parce que le patient réfléchit déjà "trop" et qu'il devient plus difficile de démonter les processus cognitifs? J'ai l'impression que cela touche peut être aussi au fait de savoir si le patient est "prêt" pour la thérapie (et du coup plus coopérant), mais du coup je rentre dans le flou, car avant d'essayer, je ne vois pas comment on peut savoir si l'on est "prêt" au fond de soi?

Concernant l'opposition de valeurs, c'est probablement vrai, mais je croyais que les psys devaient faire attention à cela et justement ne pas imposer les leurs, de valeurs, et être entraînés à s'adapter aux valeurs du patient? Peut être est ce encore une fausse conception de ma part?

[align=justify]Pour trouver le bon thérapeute ce n'est pas toujours évident, à titre perso, en France, je fuis le public, car la plupart des organismes publics ne m'ont proposé que des thérapies de type analyse qui ne me conviennent pas du tout, avec des psy vraiment hasardeux. Après c'est clair, c'est un budget, 75€ la séance de 3/4 d'heure chez le psychiatre, avec un remboursement sécu de 32€. Donc ouai faut allonger. Sinon la séance d'EMDR 3/4 d'heure avec une psychologue c'est 55€ non remboursé. Donc oui le budget soin est à considérer, après faut voir avec les mutuelles.

Si ta psy " oublie " ta demande de renseignement, tu peux toujours l'appeler la veille du RDV pour le lui rappeler, sinon essaye les associations, ils ont souvent plus de résea.

En ce qui concerne la possibilité de gérer plusieurs pratiques en même temps, cela dépend surtout des capacités du patient à intégrer des processus différents d'une séance sur l'autre. C'est sur que cela requiert plus de compétences, et qu'il n'est pas forcément souhaitable pour un patient vraiment fragile de cumuler des approches différentes qui peuvent l'embrouiller. Il faut avoir déjà atteint un certain degré d'autonomie. Moi je cumule TCC en filigrane et EMDR, entrecoupée de séances visant à renforcer les points forts de la personnalité et à rétablir l'estime de soi. Donc 3 techniques différentes qui cohabitent très bien. Après ça dépend aussi de la volonté du patient, qui peut avoir envie d'approfondir une technique en particulier et de s'y consacrer de manière plus importante.
Mes thérapeutes n'ont aucun mal à travailler ensemble, d'ailleurs ils me conseillent pour aborder tel ou tel point ne relevant pas de leur compétence, avec le collègue. C'est d'ailleurs sur le conseil du psychiatre que je me suis " diversifiée ", ce qui est un bon point aussi au niveau affectif. Car un patient peut développer une relation d'exclusivité avec son thérapeute, qui l'enferme dans un refus des soins provenant d'autres personnes (ça a été mon cas). A un moment, il faut passer par une période de sevrage affectif avec le thérapeute, c'est un mal nécessaire. Et à ce titre il peut être rassurant pour le patient de ne pas couper complètement les ponts avec son thérapeute de départ qui va l'accompagner dans sa prise d'initiative dans la nouvelle thérapie. C'est un peu, comme papa ou maman qui reste la première journée à la maternelle ... le temps que l'enfant fasse confiance à la maîtresse.

La douance est à la fois un atout, dans la compréhension des mécanismes et dans la capacité à conscientiser des choses très abstraites, et en même temps parfois un obstacle, car nul n'est plus habile à mentir que soi, à soi-même. Dans l'ensemble je considère, que la douance est quand même plutôt un atout. En tout cas elle m'a permis déjà de comprendre très rapidement des ouvrages complexes traitant de sujets pas forcément à la portée de tous. En thérapie, mes thérapeutes se sont adaptés, et sont rentrés dans des explications plus approfondies, je n'aurais pas compris certaines choses si je n'avais pas eu une explication nuancée, et précise.
Après l’honnêteté intellectuelle, et l'objectivité vis-à-vis de soi-même sont des éléments indépendants de la douance, mais nécessaires pour l'aboutissement de la thérapie.

Pour ta question suivante, la question est : que considères-tu comme un échec thérapeutique ? C'est ta psy qui t'as dis ça ? Parfois il y a des périodes de stagnation au cours de la thérapie, les avancées ne sont pas linéaires. Après les TCC, comme leur nom l'indique, sont orienté sur une approche cognitive (donc la perception) et le comportement. Ce n'est pas la solution à tous les problèmes. Pose-toi d'abord la question : est-ce que j'ai des troubles du comportement ? Base-toi sur des faits objectifs, où tu peux constater de manière très claire que tes réactions sont socialement inappropriées, ou que tes comportements te causent un préjudice, mais que tu n'arrives pas à te comporter autrement. Ta perception des choses est-elle erronée ? Déjà, si tu rentres pas dans ce cadre, c'est peut-être pas une TCC qu'il te faut ...
Si oui, il n'y a pas une, mais des thérapies. On peut pas dire qu'on est dans un cas d’échec thérapeutique tant qu'on a pas utilisé toutes les voies d'entrée. Après il faut peut-être recentrer tes attentes vis-à-vis de la thérapie, qu'en attends-tu ? Qu'est-ce qui pour toi définit le succès (ou l’échec) de la thérapie ? En as-tu déjà parler avec ta psy ? Ça pourrait être utile de confronter vos 2 visions.

Enfin concernant le soucis des valeurs, bien sur que le psy doit en tenir compte. Après si il y a une opposition trop grande entre le patient et le thérapeute, alors il faut changer de thérapeute. Une bonne thérapie ne peut se faire que dans le respect mutuel des valeurs. Le psy peut-être amené à faire réfléchir le patient sur la pertinence de ses valeurs, sur leur objectivité dans une situation précise, il ne s'agit pas de changer les valeurs du patient (celles qui fondent son identité), mais te traiter des croyances qui peuvent être fausses et entraver le patient dans sa démarche. C'est pour cette raison que le thérapeute, va aider le patient à distinguer ses valeurs (constructrices) des croyances (réductrices) auxquelles il est attaché. Pour cela, le thérapeute aide le patient à conscientiser les situations de manière plus profonde, plus raisonnable (par essence la croyance s'oppose à la raison, en développant la raison, on abaisse le seuil de croyance), pour cela il pousse le patient à la réflexion, et à la remise en question avec des questions du type : " vous pensez que ...", ensuite il aide le patient à envisager que sa croyance est subjective, par exemple : " de votre point de vue (bla bla qui résume la croyance), mais vous ne pensez pas qu'on peut envisager les choses sous un autre angle ? " Là il laisse chercher, et si on patine trop, il va glisser des éléments de réflexion, pour aider le patient à s'approprier des choses que jusqu'à présent il ne prenait pas en compte.
Ce travail aboutira au final au passage d'une croyance (fausse la plus part du temps, irrationnelle, réductrice, entravante), à une valeur (constructrice, socle identitaire, force intérieur, protectrice).

Pour illustrer : je pense qu'avoir une relation sexuelle est quelque chose d'avilissant. C'est une croyance. Objectivement, il n'y a rien de sale, rien de mal, à avoir une relation sexuelle. Avec le travail du thérapeute je vais arriver à une valeur : les relations sexuelles sans sentiments ne m'attirent pas, je pense que l'amour est une composante essentielle dans une relation physique. Ça c'est une valeur.

Il peut être utile dans un second temps de comprendre comment se sont construites nos croyances qui faussent notre perception de la réalité. Parfois un seul et même mécanisme peut-être à l'origine de nombreuses croyances. Quand on trouve ce mécanisme on peut traiter plusieurs symptômes à la fois.

Mais c'est évident que le thérapeute doit tenir compte de ces croyances en début de thérapie pour pouvoir appréhender son patient de manière adaptée. Il ne faut pas conforter le patient dans ses croyances, mais pas non plus le brusquer trop, ce qui risquerait d'enclencher les mécanismes de défense, et de rendre la croyance encore plus résistante.
Enfin voilà mon opinion sur le sujet ^^.[/align]
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar cosmos » Mer 11 Juil 2012 14:01

Le psy qui a réalisé mon bilan m'oriente vers une psychologue cogntivo- comportementale.

Ceci pour des troubles de l'attention qui seraient la conséquence de mon anxiété.

J'ai un premier RDV mardi prochain.

Avant ma connaissance des profils HP, j'ai fréquenté plusieurs "psy"

-Psychanalyse pendant 8 ans : divan, le monsieur assis derrière dans son fauteuil, 3 séances par semaine. Cela a fait disparaitre ma spasmophilie qui était presque invalidante car j'étais sous "bêta bloquant" puisque j'étais sans cesse essoufflée.

-2 psychiatres, une année environ chacun. C'était des discussions avec prescriptions

-2 psychologues, environ 6 mois chacun pour "vider mon sac"

-Quelques autres psy en passages brefs car j'ai pris la fuite

-Un médecin qui pratique des entretiens et l'EMDR l'an dernier. Je garde un souvenir positif même si j'ai fini par le lâcher pour des raisons que j'ignore.

-Enfin l'adorable neuropsycholoque pour le WAIS. Recommandé par Mlle Rose :D1

Pour la p'tite histoire je le connais bien puisqu'il suit mon fils depuis trois ans.
Mais je ne voulais pas "parasiter" la qualité des relations que mon fils et moi entretenons avec lui avec mes prétentions mythomanes. J'ai donc demandé à Mlle Rose de me conseiller quelqu'un là où j'habite. Et j'ai reçu les coordonnées du meuropsycho de mon fils...

J'ai pris mon courage à deux mains et lui ai expliqué tout ça au téléphone. Il m'a dit que pas de problème, bien au contraire. Faire mon bilan pourrait l'aider à mieux percevoir l'histoire de mon fils.

Tout ça pour dire que je vais encore rencontrer un nouveau "psy" la semaine prochaine.
Cependant cette fois j'en sais un peu plus sur mon fonctionnement, et le "psy" est choisi en conséquence.

J'aimerais bien être vraiment aidée :vgeek:

Je me demande si je ne suis pas hors sujet ? :sweat:
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar Mlle Rose » Mer 11 Juil 2012 14:21

HS sauf pour les trois premières lignes, mais c'est pas grave :lol:

Tu peux utiliser la balise [offtopic ] [/offtopic ] sans espaces quand tu veux insérer un texte HS mais néanmoins explicatif dans un message.

Ou alors le mette en spoiler.

Ce qui sera intéressant surtout pour rester dans le but de ce fil, c'est que tu nous détailles de quel type de thérapie il s'agit et ce que ça t'aura apporté.
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. E. de la Boétie
NB : Je ne réponds pas aux questions perso en mp, je manque cruellement de temps pour ça et déteste répondre aux gens à l'arrache. Donc... merci d'éviter :f:
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar amalia » Mer 11 Juil 2012 17:43

moza a écrit:En fait ca me rassure de voir que les thérapies comportementales sont abordées comme possible accompagnement suite au diagnostic.
Je m'interroge actuellement ayant été suivie en thérapie cognitive et comportementale par divers psys depuis plusieurs années, j'ai eu récemment l'occasion de passer un WAIS avec un psy (pas ma psy habituelle). Suite à ca, le conseil de fin c'était en gros "revoir sa vie avec en perspective la précocité intellectuelle". En lisant ca, je me suis dit que c'était un peu à l'opposé des TCC et j'ai eu un peu peur de devoir interrompre ma thérapie / rechanger de psy pour m'orienter vers une approche psychanalytique.

Plein de questions me viennent en fait : est il possible de prendre en compte la douance dans les TCC? Est il possible de "revoir ma vie avec l'éclairage de la douance" hors thérapie? Est ce "grave" si ma psy ne s'y connait pas en douance ? Devrais-je privilégier un suivi continu avec une psy qui ne s'attarde pas sur la douance ou risquer quelqu'un de nouveau pour un accompagnement plus ciblé?

J'ai des pistes de réponses, par exemple, revoir ma vie, avec quelque élément que ce soit, je le fais en permanence depuis des années... J'imagine que je peux toujours continuer cela. Quand à savoir si c'est "suffisant", c'est peut être une autre question.
Concernant un éventuel changement de psy, c'est toujours délicat, d'autant que j'ai un peu de mal à savoir si dans mon coin il existera un psy "plus adapté"... Tant que ca marche pour le moment hein...

Sinon, il semble que plusieurs psys m'aient considérée inapte aux thérapies cognitives, parce que je suis trop "tétue". Au début je ne comprenais pas. Ensuite j'ai reconnu que j'argumentais, et que je ne me laissais pas convaincre facilement. Je trouvais toujours des explications à mes pensées au delà des explications de la psy... J'en suis venue à me demander si ca avait rapport avec la douance et si d'autres avaient eu ce souci avec les thérapies cognitives. :?: En attendant il reste le comportemental :geek1:


je suis psy tcc et j'ai qqus patients adultes HP ;

les tcc ne s'opposent pas à "revoir sa vie" ; meme si le travail n'est pas axé sur "racontez moi votre enfance" mais plus sur "qu'est ce qui vous pose pbme aujroud'hui" on me méconnait pas l'importance de l'enfance sur le présent ;

perso, j'y fait des incursions fréquentes quand cela me semble venir éclairer des comportements/ressentis actuels du patient ;

quand à la question de changer de psy pour un psy spécialisé douance : pas forcement ; si tu es bien avec ton psy actuel, que tu trouves que tu avances, et que ça te convient...what else ?

bon courage
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar Fabs le vaurien » Mer 11 Juil 2012 17:50

amalia a écrit: les tcc ne s'opposent pas à "revoir sa vie" ; meme si le travail n'est pas axé sur "racontez moi votre enfance" mais plus sur "qu'est ce qui vous pose pbme aujroud'hui" on me méconnait pas l'importance de l'enfance sur le présent ;


Je confirme (pour avoir fait une TCC). Et ça dépend aussi vraiment de ce qu'on veut et du lien établi avec le thérapeute. Pour ma part, j'ai fait une TCC qui a occulté l'enfance (etc..) pour se centrer vraiment sur le quotidien qui fait défaut et franchement, j'ai bien apprécié ces moments.

Ce qui n'a nullement empêché parfois de lâcher des trucs et d'ne discuter mais de façon très naturelle, on en revenait au comportement...quand tu goûtes à autre chose qu'un truc analytique qui t'as plombé parceque tu ne pigeais pas vers où tu allais et que tu voyais venir à 10 000 l'autre en face, ça te donne une image beaucoup plus dynamique, concrète et developpementale de la psycho et des praticiens qui y gravitent.

je pense quand même que ceux ci doivent être sensibilisés au surdon.
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar moza » Mer 11 Juil 2012 18:13

amalia a écrit:je suis psy tcc et j'ai qqus patients adultes HP ;

les tcc ne s'opposent pas à "revoir sa vie" ; meme si le travail n'est pas axé sur "racontez moi votre enfance" mais plus sur "qu'est ce qui vous pose pbme aujroud'hui" on me méconnait pas l'importance de l'enfance sur le présent ;

perso, j'y fait des incursions fréquentes quand cela me semble venir éclairer des comportements/ressentis actuels du patient ;

quand à la question de changer de psy pour un psy spécialisé douance : pas forcement ; si tu es bien avec ton psy actuel, que tu trouves que tu avances, et que ça te convient...what else ?

bon courage


Merci pour ton témoignage amalia, cela me redonne un peu confiance. Mais malheureusement ce n'est pas moi qui décide de changer de psy... Ce sont les psys que je vois qui au bout d'un moment me disent qu'ils vont arrêter la thérapie. C'est leur point de vue qui dit qu'on avance plus, et apparemment parler du passé pour élucider le comportement/cognitif présent n'est possible que de manière très limitée avec les psychologues TCC que j'ai fréquentés. Je mets tout cela au pluriel car cette évolution : [thérapie TCC, progrès mais limités, abandon de la thérapie par la psy] s'est répétée deux à trois fois pour moi. J'ai l'impression que j'ai atteint ce que je pouvais avec les psys "conventionnels" qui font de la TCC "court terme" pour des soucis "simples/conventionnels" mais que je ne peux avancer si je ne tente pas quelque chose de différent. Apparemment d'après ma dernière psy, qui a eu l'info de la douance sur la fin de nos sessions, c'est juste une info qui confirme mon côté "tétu qui argumente trop" (= haut quotien verbal) et qui confirme donc que je suis pas "suivable". (Bon, j'y ai sûrement mis une petite dose d'interprétation libre, mais c'est le fond de ce qu'elle m'a dit).

[offtopic]Je me demande si le "court terme" n'est pas un truc qui est demandé par l'état tant qu'on est dans le système de psys "conventionnés". Ca ne s'appelle pas comme cela ici, mais il y a d'un côté les psys privés (chers) et les psys subventionnés par l'état (que j'ai fréquentés et qui ont chacun mis un terme aux sessions sans que la thérapie ne me semble aboutie). Il y a aussi la possibilité de subventionner une thérapie faite chez un privé, mais là aussi c'est un temps très limité (à 20 sessions) et sur dossier.[/offtopic]
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar amalia » Mer 11 Juil 2012 19:44

je l'ai déjà écrit par ailleurs, avec bcp de guillemets et de conditionnels, prendre en compte la douance me semble important pour travailler l'alliance thérapeutique un peu particulière ;

mais bon, j'ai eu relativement peu de patients hp pour le moment pour en faire une généralité ...

parler du passé pour élucider le présent, c'est a priori la thérapie des schémas, une branche des tcc, qui n'est pas forcement la première chose qu'on va mettre en place ;

et/ou le coté "têtu qui argumente trop" se travaillerait du coté du lacher prise, arret de controle, de la confiance dans le thérapeute, etc...

apres, tes psys non hp se sentaient peut etre effectivement débordés....le coté "verbal qui se lache" :P nécessite en effet un "cadrage" constant, un "interventionnisme" important auquel nous (moi) ne sommes pas trop habitués...
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar moza » Lun 27 Aoû 2012 10:45

Je reviens un peu par ici pour essayer de glaner un peu d'idées pour ma prochaine première séance avec une nouvelle psychologue.
Je lui ai vaguement dit des choses sur moi au téléphone, et j'ai même mentionné la douance. Elle m'a dit qu'elle ne la prendrait en compte "que parmi les autres choses dont on parlerai". En soi c'est positif, mais c'est aussi un signe que peut être avoir passé ce test ne servira définitivement à rien (?)...
Cette psychologue est chère, et j'avoue que j'ai d'avance une appréhension qu'elle ne soit que comme les autres, sans lien qui me fasse avancer. Peut être que mes deux échecs successifs m'ont rendue un peu méfiante? Pourtant à chaque fois que je dis ce que j'ai dans la tête à des amis, la conclusion est que cela relève du psy, et que je ferais mieux de reprendre une thérapie.
Donc, dans la perspective d'essayer d'avancer, devrais-je mentionner la wais? Que devrais-je en dire? À priori, en plus, si ma psy ne lit pas le français, ce qui est fort probable, je vais devoir tout lui dire moi même, d'autant que la psychologue qui m'a fait passé le wais est aux abonnés absents quand je lui demande une traduction - alors qu'elle me l'avait promise.
Existe-il des équivalents de TIPEH en anglais pour en parler à ma nouvelle psychologue?
Pour le moment j'ai plus l'impression que je vais jeter mon argent par les fenêtres pour éduquer une psy sans comprendre ce qui pourrait en ressortir de bénéfique pour moi - alors même que je sais que j'ai besoin d'un accompagnement psy. J'ai comme un gros manque de confiance dans la profession qui s'est installé je crois.
Où est ce que je me suis plantée dans le processus? Est il même utile d'avoir ce "diagnostic" du point de vue de l'accompagnement psy ?

Je me rends compte que je suis peut être off-topic. J'essaye de voir comment le "diagnostic" peut s'articuler avec "l'accompagnement après", mais je suis peut être trop dans le personnel... ? N'hésitez pas à me dire de supprimer si c'est le cas.
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar amalia » Mar 28 Aoû 2012 17:54

en gros, quel est le pbme que vous voulez traiter avec votre psy ?
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar Gabalus » Mar 28 Aoû 2012 20:56

Lors du compte rendu du test, on m'a conseillé de voir quelqu'un près de chez moi pour faire quelque chose de ce résultat.
Elle est très sympa. Seuls problèmes, lorsque j'ai osé lui parlé du test, elle a souri, a occulté mes propos et a dit qu'on devait voir mes difficultés.
La deuxième fois, voyant que j'insistais et lui ayant passé un bouquin, elle a semblé me voir comme un sujet d'étude, un moyen de se former. Cela ne m'a pas incité à poursuivre alors que j'étais trés motivé pour enfin penser un peu à moi.
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Re: Les différents accompagnements suite au diagnostic

Messagepar Plume » Lun 10 Sep 2012 18:03

Lors du premier RDV avec la psy spé elle m'a dit "Quel que soit le résultat du test il faudra dans tout les cas un suivi" (dû à mon hypersensibilité qu'elle a détecté et qu'elle coach chez d'autres personnes)
Pour elle, il n'y avait pas beaucoup de doute quant à mon QI, elle me pousse à passer le test et me rassure...
Mais lors du test: boum... pas HQI
et depuis: plus rien, plus de contact, rien, alors qu'avant il y avait beaucoup de mails....elle me comprenais j'avais l'impression, avait compris mon mode de fonctionnement
mais bon je suis suivi par quelqu'un d'autre donc voilà, on en revient au même point finalement....
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