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Le diagnostic...et après ?

Ici vous pourrez échanger au sujet du diagnostic et de l'accompagnement

Modérateur: Bradeck

Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar Gabalus » Mer 17 Sep 2014 14:44

Tu as dû remarquer qu'il y a cinq pages et que tu t'es contentée de lire la première.
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar bulle bleue » Mer 17 Sep 2014 14:59

Non non finalement j'ai pu lire les autres pages juste après avoir indiqué ne voir que la1ère!
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. A. de St Exupéry
Qu'est-ce que l'amitié? Une même âme qui habite deux corps. Aristote.
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar Lmsm » Lun 29 Sep 2014 20:16

Je viens fourrer ma truffe par ici, bien que seulement quelques jours se soient écoulés.

Donc juste après comme certains on pu le constater, gros soulagement/euphorie/sonnage.
Et quelques jours plus tard... Un mélange de colère, et de peur, et d'incompréhension.

Avoir envisagé le diag (positif ou non) comme un remède miracle était je pense de loin ma plus grosse erreur.

Je me demandais si certains ont eu peur. Peur se traduisant par un "en fait non j'ai pas envie, pas envie du tout d'être "ça" " ?

Oui ... Oh que voilà un joli dico/traducteur sur le passé !!
Mais pour y voir quoi ? Pour y lire quoi ? Pour envisager quoi à venir ?

Passé une certaine euphorie de se dire, "bon j'avais bien sentie qu'il y avait quelque chose, que ça sentait l'embrouille, et je suis pas folle, y a bien un truc", on sait. Quoique...

Se rendre vraiment compte, que la façade qu'on maintenait tant bien que mal à coup de ruban adhésif et de masque choisi depuis des années risque de se casser la gueule, et que ça va péter... C'est flippant.
J'ai l'impression de sentir le vernis qui craque et qui commence à tomber là... Et s'est extrêmement désagréable parce que j'ai peur de ce qui se cache en dessous.
Pourquoi ? Pourquoi cette fausseté dans les rapports humains ? Pourquoi le mépris ? Pourquoi le dédain ? Où est Dieu ? Que fait la police ? Quand est-ce qu’on mange ? - Pierre Desproges
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar Grabote » Mar 30 Sep 2014 10:38

Salut Lmsm,
ben oui, on se retrouve sur "et après ?"
J'ai regardé hier cette conférence de Kermandec
http://www.youtube.com/watch?v=N5fKllubB_o
ça m'a bien aidé
notamment à la fin quand elle incite à répondre à ces questions pour aller de l'avant :
"Qu'est ce qui a du sens pour moi ?"
"Qu'est ce qui me procure de la joie ? " (elle,elle dit plaisir, mais moi je préfère joie, j'y reviendrai surement quelque part)
"Quelles sont mes forces ?"

Lmsm a écrit:Se rendre vraiment compte, que la façade qu'on maintenait tant bien que mal à coup de ruban adhésif et de masque choisi depuis des années risque de se casser la gueule, et que ça va péter... C'est flippant.
J'ai l'impression de sentir le vernis qui craque et qui commence à tomber là... Et s'est extrêmement désagréable parce que j'ai peur de ce qui se cache en dessous.


Pas de panique quant à l'explosion, j'en ai déjà traversé plusieurs, j'ai envie de te dire que :
c'est douloureux, :'( d'accord, ça demande des efforts :whew: c'est sur
MAIS c'est vachement mieux après !! :rock:
et ici tu trouveras plein de piste pour t'accompagner !

bonne journée
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar sayadyn » Ven 27 Fév 2015 12:23

Bonjour à tous,

Allez, on ressort de nouveau ce sujet :)
Perso, je suis à 4 jours post test. J'avoue ne pas ressentir ce si grand chamboulement que certains décrivent .... il est vrai que si peu de temps après le test, j'en suis encore dans une phase un peu bizarre où je veux bien croire la psy, ok, je suis HP, mais où je ne comprends pas vraiment ce que ça implique ....
Les tests de la Wais ne m'ont pas parus très compliqués (oui, enfin, je me suis quand même plantée sur pas mal de questions, hein ! ;) )... j'ai l'impression que c'est à la portée de beaucoup de monde de faire aussi bien que moi ..... Si moi, j'ai eu ce score, alors tout ceux qui ont été reçus aux grands concours le peuvent, non ? tous les médecins, par ex, seraient HP ? Et pourtant, je sais bien que ça ne concerne que 2% de la population .... bref, un peu (totalement) perplexe à ce sujet.

Et puis, viennent 2 grands problèmes :
- que faire pour mes enfants ? L'ainé a 3 ans1/2, c'est à cause de réflexions de mon entourage à son sujet que j'ai passé le test. La psy qui m'a testée me dit qu'il n'est pas judicieux de tester de manière systématique les enfants s'ils ne montrent pas de signe de souffrance. Mais dans son deuxième bouquin, celui pour les adultes, JSF dit qu'il faut absolument les tester .... Et s'ils le sont, comment on élève des enfants HP pour leur permettre d'utiliser au mieux leur potentiel ? Bref, je ne suis pas sortie de l'auberge.... Mais j'anticipe peut-être trop ?
- pour moi, j'ai une belle impression de gâchi. Mais je suis encore jeune, j'étais de toute façon en train d'envisager une reconversion professionnelle. Mais avec ce résultat "haut potentiel", je me dis qu'il faut maintenant l'exploiter, ce fameux potentiel ! Mais comment faire quand on n'a pas l'impression d'avoir une intelligence particulière ? Ok, j'ai lu et compris qu'HP, ce n'est pas "plus" intelligent, mais intelligent "différemment". Oui, enfin, ça révèle quand même aussi une intelligence un peu supérieure à celle des pâquerettes, non ? Alors, quoi en faire ? Comment apprendre à l'utiliser ? Un psy peut aider à mieux utiliser ses neurones ?

Une chose est sûre : on m'a beaucoup fait le reproche d'une immaturité (surtout au boulot), d'une trop grande naïveté, voire d'une faiblesse (une collègue m'a même dit qu'elle avait peur chaque fois que je fouillais dans mon sac, de crainte de me voir me mettre à pleurer !). J'avais vraiment l'impression de n'être qu'une petite chose fragile, qui ne pense qu'à jouer et qui s'effondre devant le moindre jugement ou critique.
Au moins, maintenant, je peux me raccrocher au fait que ce côté naïf et très sensible n'est pas le signe d'une pathologie, à faire soigner par un psy comme suggéré par cette même collègue, mais fait juste partie de ma personnalité .... Rien que ça, ça fait du bien :D

En espérant ne pas avoir été hors sujet .....
bonne journée !

PS : je me rends compte que mon message aurait peut-être plus été à sa place là : acceptation-diagnostic-depassement-image-soi-t5901.html ..... Désolée !
sayadyn
 
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar Yelko » Lun 2 Mar 2015 16:44

Bonjour sayadyn,

Pour les questions concernant tes enfants, tu trouveras surement beaucoup d'informations pouvant t'aider ici:
pose-des-questions/les-reveles-tardifs-t837.html
pose-des-questions/douance-parentalite-t5616.html
propos-des-enfants/

Je te souhaite du courage dans ton cheminement personnel et pour accompagner celui de tes enfants .
"L'amitié danse autour du monde habité, proclamant à nous tous qu'il faut nous réveiller pour louer nôtre félicité".
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar Ana » Mar 17 Mar 2015 23:08

Je ne savais pas trop où donner des nouvelles tout en essayant d'être constructive pour la communauté, donc je le fais ici. Dites moi si je dois déplacer ce message sur un autre topic...
Je ne vous ai pas donné de nouvelle suite à mon passage de test le 7 mars: ou plutôt le 6, j'avais triché, je m'étais réservé un jour de sursis au cazou... Promis, ce mensonge était le premier et restera le dernier.
J'ai été diagnostiquée positivement, donc intense soulagement! Même si le QI reste faible et l'hétérogénéité grande...
Je ne vous l'ai pas annoncé plus tôt car le soir du 6 je me suis prise une murge monumentale qui m'a cloué au lit tout le lendemain, et le surlendemain je suis partie une semaine à l'étranger en voyage d'étude.
Je raconte ma vie parce que j'en arrive à ce que je voulais dire:
ça n'a rien résolu.
J'ai attendu la solution miraculeuse, l'illumination divine, la grâce me touchant de son doigt d'or; et rien n'est survenu.
L'annonce du diagnostic positif a donc eu l'effet contraire: je me suis effondrée.
J'ai passé une très mauvaise soirée le 6, et une assez mauvaise semaine en voyage d'étude. Mon cerveau a tourné à 10000 à l'heure, me paralysant socialement encore plus que d'ordinaire, et toujours cette même pensée qui revient: "Qu'est-ce que je fais maintenant? Elle est où, la solution tant espérée?"
En cette semaine d'après réponse, j'ai pu faire un énième bilan sur ma personne et le constat reste le même: Je suis une handicapée sociale, j'ai un caractère de merde, des exigences de merde, un ego de merde. Je ne m'aime pas, je tourne en rond, je touche le fond par vague; ma vie restera comme ça jusqu'à la fin.
ça n'a rien résolu.
Je lis bien vos commentaires sur le fait d'accepter, d'avancer, de faire avec, d'en faire une force, etc.tout ce que en somme je trouvais rationnellement intelligent avant le test. Maintenant que j'ai ma réponse tant espérée, je ne pense que cela:
Elle est où, la solution?
Il n'y en a pas et je me déteste.
Ana
 

Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar Zyghna » Mer 18 Mar 2015 09:56

Le résultat du diagnostic ne peut tout résoudre à lui seul, nous le mentionnons assez souvent. Il faut souvent du temps pour accepter le résultat, pour en faire partie intégrante de soi, et il faut parfois aussi se faire aider par un spécialiste pour avancer.
Le diagnostic sert d'ancrage, il sert à savoir d'où vient l'impression de différence. Il ne le résout par forcément pour autant.

Cela fait juste une semaine pour le moment, c'est court. Tu as entamé la période plus ou moins difficile de digestion. As tu prévu de revoir le psy qui t'a fait passer le test? En avez vous parlé?
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar Mercredi » Mer 18 Mar 2015 10:04

Je rebondis sur ton post! Je voulais actualiser ma présentation mais si je peux éventuellement t'aider directement avec mon parcours: c'est couul :-)

J'ai mis 4 MOIS pour accepter le diag +! et je crois que ma difficulté à l'accepter était en partie due au constat qu'il ne m'apportait rien à part des nuits blanches à la chaine, le sentiment de devenir encore plus "tiquée" que d'habitude dans mon rapport avec les autres et dans ma tête, le tout sous les tambours de ma rengaine préférée: "de toute façon je suis nuuuulle".

Bref, après moult tortures cérébrales, j'ai bien été obligée de constater que ce diagnostic ne m'apporterait en effet rien si moi-même je ne m'aidais pas un peu. C'est finalement en me détachant de la seule idée de l'accepter tout en continuant toutefois à explorer les pistes qu'il permettait de considérer que j'ai réussi à passer outre le blocage mais aussi à prendre ce diagnostic pour ce qu'il est: un chemin vers la connaissance de soi et non pas LA solution à l'entièreté des maux qui peuvent nous traverser. En tant que maître paresseuse, je t'avoue que cela m'a un peu emmerdée, "sérieux? j'ai eu le courage de me confronter au bilan et je dois encore faire des efforts?" Dans ma tête, on m'a répondu oui et ça a tout de même un peu de sens :-)

Donc, je te dirais de prendre ton temps, de laisser tout ça décanter, d'aller jeter ton oeil dans le Grand Salon (ici: documentations/) et d'éventuellement te faire accompagner dans ta réflexion. Chacun a ses fêlures, ses propres questions. Tu pourrais revoir tout ça avec ton psy en prenant ton diagnostic comme un outil dans ta réflexion car à nouveau, je ne pense pas qu'il soit la réponse à tout (malheureusement ou heureusement ;) )
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar Grabote » Mer 18 Mar 2015 19:56

Ana a écrit: Je suis une handicapée sociale, j'ai un caractère de merde, des exigences de merde, un ego de merde.

:D
On monte un club ?

Allez, laisses toi un peu de temps pour assimiler tout ça et sois un peu indulgente avec toi même .
C'est quand même mieux que si t'était sous efficiente, non ?
En tous cas,désolée, mais je suis bien contente pour toi .
Ana a écrit: je touche le fond par vague;

Le tout c'est d'apprendre à reconnaitre le haut de la vague et y rester le plus longtemps possible ! :-)
Mercredi a écrit:j'ai eu le courage de me confronter au bilan et je dois encore faire des efforts?

Ben ouais, maintenant faut apprendre à surfer. :ensoleillé:
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar Pier Kirool » Jeu 19 Mar 2015 00:03

Toucher le fond par vagues, et donner un grand coup permet de remonter en surfant (Nick Slater) :rofl: :clap: :porte:
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar Cyrielle » Jeu 19 Mar 2015 19:15

Ana : comme d'autres, le diagnostic m'a d'abord laissée sceptique, puis j'ai eu une phase de digestion assez longue...
Presque un an après, je constate tout de même quelques changements : plus grande indulgence envers moi-même, même si je ne m'aime toujours pas, meilleur décryptage de mon inadaptation sociale... bref je suis globalement mieux dans mes baskets^^.

Tout de même, je me suis faite un peu aider : par une psy d'abord (celle qui m'avait envoyée faire le test), qui m'a guidée pour relire un peu ma vie avec ce nouvel éclairage ; aussi par des-gens-d'ici, en participant peu après mon diagnostic à une IRL qui m'a vraiment bien remonté le moral (on me souffle que c'est juste parce que les nantais sont sympas !? chaipasmoi :P ).
Aujourd'hui, je vois ma psy de façon irrégulière et ça me va bien, je continue à avancer avec plutôt plus de hauts et moins de bas qu'avant (et surtout, je les comprends mieux, ces "creux de la vague").

Bon courage à toi !
Y'a trop de monde sur les gradins... Le spectacle du monde nous appartient !
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar JiBus » Lun 10 Aoû 2015 17:28

Bon, ça va bientôt faire un mois que j'ai reçu le diagnostic.
La psy qui m'a fait la restitution m'avait dit de prendre un peu de temps pour digérer, puis de continuer l'analyse de mon fonctionnement, avant d'envisager éventuellement une thérapie.

Bon, eh bien j'en suis là. :clap:
J'ai pris le temps de commencer à digérer, j'ai laissé décanter quelques notions nouvelles, j'ai parcouru pas mal de sujets, j'ai rationalisé certaines de mes envies (changer de boulot, reconversion, etc.), j'ai commencé à moins culpabiliser et à voir le bon sens de certains de mes ressentis. Je m'accepte mieux, mais je dois me rendre à l'évidence : il me reste du boulot! :think:
Notamment, je ressens le besoin de vraiment faire le point sur ces difficultés de fonctionnement qui me hantent : procrastination, inattention, difficultés de mise en route, de tenue sur la durée / persévérance.
Mais qu'est-ce qui relève de mon caractère propre (qu'il n'est pas forcément une bonne idée de chercher à à changer), et qu'est-ce qui relève de mauvaises habitudes, de déviances de fonctionnement, que je pourrais améliorer? (J'ai lu ici et là notamment, que le jeune surdoué n'apprenait pas le gout de l'effort car l'école était facile pour lui : ça me correspondrait bien, mais peut-on apprendre le goût de l'effort, peut-on apprendre à se forcer à rester concentré sur des tâches rébarbatives, une fois arrivé à l'âge adulte?)
Donc, oui, j'ai besoin de continuer l'analyse avec un professionnel, je ne trouverai certainement pas toutes les réponses tout seul, et de toute façon, vu mon estime de soi qui n'est pas encore au top, je ne me ferais pas suffisamment confiance sur les conclusions.

Mais c'est quoi la prochaine étape?
Trouver un psy pour continuer!
Mais où, comment?
Hors de question d'aller voir un psy lambda, qui risquerait de ne pas connaître la douance, et qui me proposerait une nouvelle approche. Pas envie de recommencer tout le boulot, retour à la case départ, vu le temps que j'ai déjà perdu.
La psy qui m'a fait ma restitution m'a conseillé de regarder là : choisir mon psy.
Mais il y en a tellement que je suis perdu! Et puis la recherche par spécialité/approche, c'est gentil, mais je ne sais pas du tout à quoi ça correspond, ce n'est pas mon domaine de compétences! :worried:
Comment réduire le choix? L'un d'entre vous aurait-il des conseils pour faciliter le choix d'un psychologue pour continuer?

:amour1: <== déclaration d'amitié à celui qui m'aidera à franchir cette étape!!
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar Mlle Rose » Lun 10 Aoû 2015 18:16

post191570.html#p191570

On en a parlé là, un peu, récemment par exemple :)
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. E. de la Boétie
NB : Je ne réponds pas aux questions perso en mp, je manque cruellement de temps pour ça et déteste répondre aux gens à l'arrache. Donc... merci d'éviter :f:
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar sanders » Lun 10 Aoû 2015 22:25

J'avais jadis fait une synthèse des conseils et retours d'expérience des uns et des autres ICI.

Et un avis que je trouve chouette .

Bonnes recherches ^^
Soit on s'en sort et on invente nous-mêmes un destin, soit on continue dans la spirale du déclin.Thanh Nghiem

Je n'aurais jamais cru que ça se débloquerait tout d'un coup comme ça ! - Avr 2017, Napirisha (avec son autorisation)
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar JiBus » Mar 11 Aoû 2015 16:24

Merci à vous deux pour vos réponses et pour les liens proposés !
J’ai tout lu !
Offtopic :
Et dieu que c’est long sur ce forum, de tout lire !! Un sujet de 2 pages, sur un forum lambda, c’est 20 minutes, ici c’est trois heures ! Déjà que j’ai du mal à rester concentré pour la lecture, mais ici, en plus, c’est bourré de gens intelligents qui font des phrases de plusieurs lignes avec des propositions relatives, avec des mots de plus de trois syllabes, avec des idées qu'ils développent, et tout et tout… :lol:

Bon, j'ai un peu l'impression que vous essayez de m'adresser des messages. Ou bien je suis parano? :(

"La psycho en question" ==> "Attention à ce que tu attends d'un psy. Y'a du bon et du mauvais. Faut y aller dans de bonnes dispositions. Mais au final, pourquoi pas..."

"Tests, incertitudes, mythe de l'expert" ==> "La quête du psy parfait peut être vouée à l'échec, ça dépend des gens. La réussite tient au moins autant à la disposition du patient qu'à la compétence du psy."

"Quel psy avez-vs choisi et comment? Pr QI ou thérapie?" ==> "Voilà des témoignages, fais ton choix!" (OK, celui de sofifonfec est intéressant, mais ce n'est qu'un cas particulier, je ne sais qu'en tirer à part le fait de faire confiance à son instinct quand il nous dit qu'on a trouvé la bonne personne, même si y'a 14 chats dans son cabinet, qu'elle a mis des fleurs dans ses cheveux et qu'elle fait brûler de l'encens...)

Alors, pour résumer, et pour essayer d'y voir clair, merci, mais j'ai l'impression que la réponse que j'attendais ne se trouve pas dans ces sujets. Il se peut que j'aie loupé un truc.

- Certes je ne peux pas savoir si mon approche est parfaitement appropriée ou bien si j'accorde a priori des facultés disproportionnées au "psy idéal" que je recherche, et qu'en cela j'ai tort. Ou bien même, je ne peux pas savoir si j'aurai la bonne réaction face à ce que le psy me dira ou me proposera. Je n'en peux malheureusement rien savoir tant que je ne confronte pas mon approche du sujet et mon attente, à une relation psy/patient, et que je n'évalue pas ensuite les résultats. Je prends le risque d'essayer et de me tromper, mais tant qu'à faire, autant viser le plus juste possible dès le début. D'où ma recherche d'un professionnel qui serait le moins possible éloigné de mon besoin. (A moins qu'on puisse gagner du temps avec de la clarté et de la franchise de votre part si quelqu'un a l'impression que je vais dans le mur, ou à tout le moins, que je fais au moins un peu fausse route.)

- Et là, pour l'identification de mon besoin, je pense avoir pas mal débroussaillé le début de la recherche : je cherche quelqu'un, juste pour continuer l'analyse de mon fonctionnement, après le début de digestion qui me dit que j'ai 1. des problèmes de gestion des émotions, 2. peut-être une légère dyspraxie, mais au moins une frustration liée au fait que mon cerveau va trop vite pour mes mains (hétérogénéité IVT/reste), et 3. finalement peut-être un léger TDAH bien compensé.

- Pour le soupçon de TDAH, la psy du bilan m'a dit non, mais en même temps, elle m'a dit que j'avais quand même des difficultés attentionnelles. Mais beaucoup m'ont dit (sur le forum où j'intervenais quand je pensais que mes difficultés venaient de là, et sur lequel je suis allé faire un petit retour il y a quelques jours) que l'un n'empêchait pas l'autre, et qu'il n'était pas rare qu'un TDAH bien compensé ne se voie pas bien et que le mieux était de confirmer avec un spécialiste à la fois du HPI et du TDAH. J'ai un nom de médecin, je prendrai RDV dès qu'il rentrera de vacances fin août.

- Pour l'éventuelle dyspraxie, j'ai l'impression qu'on est dans la même sphère que la question sur l'éventuel TDAH (ou en tout cas dans une conséquence possible), donc j'attends d'y voir plus clair de ce côté là.

- J'ai donc envie de creuser le point 1. (gestion des émotions), puisque c'est celui qui m'a, à la fois, le plus surpris, le plus remué et le plus parlé, lors de ma restitution.

- Bref, je cherche juste un psychologue qui connaisse la douance, pour éviter de tout reprendre à zéro, et qui puisse m'aider à poursuivre l'analyse de mon fonctionnement personnel en quelques séances, pour m'orienter ensuite vers des solutions, soit qui ne passeraient que par moi sur moi (en gros, pas besoin de thérapie, je me débrouille avec les connaissances nouvellement acquises), soit en thérapie. Je saurai alors me faire mon propre avis sur ces propositions de solutions.

Mais une fois tout cela dit (et c'est beaucoup, désolé pour la pénibilité de la lecture), je fais comment pour choisir parmi les 40 000 psychologues français? Je pioche dans les pages jaunes et j'appelle pour leur demander s'ils sont bien? :tmi:
Offtopic :
J'ai toujours eu un problème avec les "règles du jeu" qu'on ne me donne pas.
Quand je ne sais pas comment m'y prendre sur un sujet, je deviens, au choix, pénible, frustré, triste, ou en colère.
A 18 ans, je croyais que finirais vieux garçon car je ne comprenais rien à la séduction, on ne m'avait jamais expliqué, et je ne comprenais pas comment fonctionnais les gens autour de moi, encore moins les filles.
Bah là, c'est pareil, j'ai l'impression qu'il faut que je fasse quelque chose, mais ça me met en colère car ça a l'air d'être évident pour vous de savoir qui il faut appeler, comment il faut choisir. Moi je suis perdu, je suis dans une impasse, les sites qu'on me donne ne me permettent pas de sélectionner un professionnel sur le seul critère que j'ai identifié.
Cette colère n'est cependant pas dirigée vers vous, c'est en réaction à une frustration dont je sais que vous n'y êtes pour rien.

Si c'est bien ça la solution (sortir le bottin) : dites le moi, ça me parait bourrin, mais peut-être que je cherche trop midi à quatorze heures.

Offtopic :
Je pense que cette difficulté avec les "règles du jeu" explique une partie de ma procrastination. Si je ne comprends pas, je ne fais pas.




:blonde3: <== une jolie blonde bien fichue, en récompense à ceux qui auront lu jusque là.
Concernant l'absence de version masculine, se plaindre aux admins du forum. :lol:
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar Mlle Rose » Mar 11 Aoû 2015 17:20

Offtopic :
Je te mets au défi de trouver un smiley masculin avec un machin qui rebondisse ET qui ne soit pas interdit aux moins de 18 ans :P
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. E. de la Boétie
NB : Je ne réponds pas aux questions perso en mp, je manque cruellement de temps pour ça et déteste répondre aux gens à l'arrache. Donc... merci d'éviter :f:
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar sanders » Mar 11 Aoû 2015 17:24

JiBus a écrit:Alors, pour résumer, et pour essayer d'y voir clair, merci, mais j'ai l'impression que la réponse que j'attendais ne se trouve pas dans ces sujets. Il se peut que j'aie loupé un truc.

Je n'en peux malheureusement rien savoir tant que je ne confronte pas mon approche du sujet et mon attente, à une relation psy/patient, et que je n'évalue pas ensuite les résultats. Je prends le risque d'essayer et de me tromper, mais tant qu'à faire, autant viser le plus juste possible dès le début. D'où ma recherche d'un professionnel qui serait le moins possible éloigné de mon besoin. (A moins qu'on puisse gagner du temps avec de la clarté et de la franchise de votre part si quelqu'un a l'impression que je vais dans le mur, ou à tout le moins, que je fais au moins un peu fausse route.)


Ce n'est peut-être pas la réponse que tu attendais mais si la réponse attendue est l'adresse d'un psy., ici on ne fait pas.

Tu peux peut-être aller demander avec le formulaire de contact (en haut de la page deuxième onglet à gauche entre " le site " et " statistiques ") à Melle Rose qui a une liste de personnes faisant passer les tests. Peut-être que dans le tas il y en a qui font aussi des suivis et peut-être que dans le tas du tas il y en a par chez toi.

Sinon, oui il y a le risque de se planter et de perdre du temps. C'est une histoire de rencontre humaine et trouver le bon thérapeute pour toi demande, outre qu'il connaisse le sujet qui t’amène, aussi que ça passe suffisamment entre vous pour que tu lui fasses suffisamment confiance.
Car au-delà de ses connaissances, le lien qui va ou non se créer entrera pour une bonne part (la plus grande ?) dans la réussite de votre travail commun ... un truc comme ça.
Et donc un super psy qui connait super bien la douance et super bien la gestion des émotions et super bien le TDA mais qui a une voix que tu ne supportes pas ou chaipakoi qui te donne envie de te tirer ben comment dire, ça va pas marcher à mon avis.

Du coup pour être claire, sur les listes de psy internet ils sont classés par région et par domaine de compétence. Rien ne t’empêche de les appeler ou de leur envoyer un mail en leur expliquant succinctement ce qui t'amène afin de vérifier si ça leur cause et ensuite de rencontrer celles et ou ceux qui t'ont paru correspondre à tes attentes puis de faire un choix.

C'est sur, ça prend du temps et il ne faut pas confondre adéquation à tes besoins et gestion optimum de l'efficacité. On est dans de l'humain à fond ici, pas dans une construction de baraque (qui elle aussi prend du temps soi dit en passant). Ça me parait valoir le coup de prendre le temps de prendre le temps non ?

Offtopic :
J'ai répondu à ta (tes) question(s) ?

A la place de la blonde, je peux avoir un smiley qui soit un mélange de Robin William et Josef schovanec en train de se marrer ? Merci :)
Edit après lecture du poste de Melle Rose, en gros le mien se secourait le bide ou les dents ...
Soit on s'en sort et on invente nous-mêmes un destin, soit on continue dans la spirale du déclin.Thanh Nghiem

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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar JiBus » Mar 11 Aoû 2015 17:40

Merci de ta réponse.
Oui, je pense que tu réponds plutôt bien à mon message. ;)

Donc, pour résumer, la réponse serait :
"Méthode bourrin, modulo pré-sélectionner par spécialité, et si ça prend du temps, c'est normal en fait, car il y a pas de méthode plus efficace".

Après tout, pourquoi pas, mais je voulais en avoir le coeur net.

Offtopic :
Ce que j'ai trouvé de plus approchant, pour répondre à ta demande d'animation de R. Williams qui se secoue... mais pas sûr que ça calme les féministes! :lol:

Offtopic :
Edit : @MlleRose : pas le courage de chercher, mais je garde le défi dans un coin de ma tête... ;)
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar axolotl » Mar 11 Aoû 2015 17:43

Hey JiBus ! :)
J'ai lu l'intégralité de ton avant-dernier post, merci pour la blonde, ça m'a fait bien rigoler.

Offtopic :
Quant au smiley pour les femmes, rhoooo Mlle Rose ! :lol:
Le smiley "mélange de Robin William et Josef Schovanec en train de se marrer ", ça me plairait bien !
J'aime bien Mrs Doubtfire :rofl: (et je suis féministe, tendance vintage / NAFALT)


Pour ce qui est de ta recherche, je trouve que les petit.e.s camarades ont bien débroussaillé le sujet.
Pour ce qui est de trouver un psy sensibilisé à la douance ET répondant à ton cahier des charges, pourquoi ne pas solliciter des associations de HPI (enfants/adultes) ? Les "bonnes adresses" circulent, il doit également y avoir des listes noires.

:miaou:
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar Napirisha » Mar 11 Aoû 2015 21:18

Effectivement, la technique bottin/essai/erreur/bottin/etc... peut marcher. C’est en tout cas ce que j'ai fait. (je ne suis pas HP pour autant que je sache, mais je pense que la problématique est proche)
1er essai : - je termine au plus tard à 17h - euh, je travaille.... - z'avez qu'à poser des RTT! - Merci, au revoir madame
2e essai : neuropsy à 2mn à pied de chez moi, qui semble connaître le sujet des HP, qui peut me recevoir entre midi et deux, le courant passe plutôt bien, on verra à l'usage.
Mais c'est vrai que quand on n'aime pas le téléphone, ce sont des moments assez désagréables à passer!

Sinon, tu ne peux pas demander des adresses au psy qui t'a fait passer le test? ou au médecin que tu verras à la rentrée? Ça laisse toujours la question de savoir si le courant passe ou non, mais ça ferait un premier tri.
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar JiBus » Mer 12 Aoû 2015 13:18

Merci de ton avis.
Je vais faire ça, même si je n'aime pas l'idée que ça se rapproche de la procrastination... je vais attendre de voir si je peux avoir un RDV dans pas trop longtemps avec le fameux psy(chiatre) spécialiste TDAH/HPI et voir ensuite s'il peut me conseiller un psy(chologue) pour continuer l'analyse de mon fonctionnement.
Depuis que je sais que j'ai du potentiel, j'ai plein d'idées que je me sens la légitimité d'envisager, j'espère juste ne pas être trop coupé dans mon élan, vu que je me sens pas de me lancer sans un petit regard extérieur... ;)

Offtopic :
Et je ne sais pas comment tu as deviné, mais je déteste effectivement le téléphone, impossible d'y exprimer les choses de manière précise. Quand j'ai des périodes de moins bien, je suis tout simplement incapable d'y répondre.
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar PointBlanc » Ven 14 Aoû 2015 08:53

Cela fait presque un mois que j'ai passé le test. C'est encore peu ; pourtant ça semble déjà loin. Non que le chemin parcouru depuis soit si grand, je crois que c'est tout le contraire ; simplement ça paraît déjà perdu en arrière, dans le bruit de fond de la vie quotidienne, comme une espèce de signal aussitôt brouillé à peine entendu.

Les ombres  : J'ai bien senti des changements pour commencer : je n'avais jamais éprouvé une telle confiance en moi. J'avais l'impression que je pouvais enfin réclamer des droits qu'à vrai dire personne n'avait jamais songé à me refuser. Je rêvais de prendre ma revanche contre des oppresseurs largement imaginaires. En résumé j'avais quinze ans, j'étais redevenu stupide : le premier effet du diagnostic, le plus intense aussi, aura été de ressusciter temporairement l'adolescent colérique et frustré que j'étais à cet âge.

Je me suis livré à des calculs idiots pour savoir jusqu'où allait mon exception : c'était toujours trop. Il y avait sur Terre assez de mes au-moins-égaux pour peupler un pays moyen comme la Roumanie : j'aurais voulu Andorre ou carrément le Vatican. Évidemment j'aurais voulu être tout seul dans l'idéal - parce que j'ai cette obsession de la solitude, que je veux et qui me fait peur : dans le même temps que je déplorais d'avoir encore trop de compagnie à droite du point qui me signalait sur la courbe je m'observais en train de m'entêter dans mon égoïsme et dans ma bêtise, tout à fait comme avant, simplement sur un autre mode.

Et puis il y a eu cette phase : si moi, limité comme je me sais l'être, avec ma pensée confuse, hésitante, j'avais obtenu ce score, qu'est-ce que ça disait de l'humanité ? J'avais beau vouloir me persuader que le QI ne mesurait jamais qu'un aspect de l'intelligence, il était à peu près sûr que les autres, qu'il ne mesurait pas, suivaient la même répartition statistique. Donc si un imbécile comme moi se retrouvait si haut c'était terrifiant pour l'espèce. C'était les ténèbres, littéralement.
Ou bien c'était que décidément le QI ne mesurait jamais qu'une bizarrerie de fonctionnement sans grande incidence sur les facultés intellectuelles.
On le dit.
On dit aussi le contraire.
C'est peut-être selon le destinataire.
Professionnellement j'ai tout intérêt à me convaincre que ce score, non évolutif par-dessus le marché, ne correspond à rien de probant, qu'au mieux il signale une limite indifférente, sans rapport avec la connaissance. A titre personnel aussi d'ailleurs, puisque dans le cas contraire cela signifierait qu'au fond je ne peux pas faire beaucoup mieux que ce que je fais déjà, que mes quelques petites facilités ne deviendront jamais autre chose : quand bien même je sais qu'en réalité il y a peu de chances pour que je les aie exploitées à fond jusqu'ici, je n'y vois pas de quoi rêver à de grands changements.

J'ai occulté jusqu'à ces derniers jours le souvenir de ce que m'avait dit la psychologue à l'issue de la restitution : qu'au vu de mon profil il serait peut-être préférable que je cherche de mon côté sans passer par un thérapeute (et effectivement le site web de la seule sophrologue qu'elle m'ait conseillée à tout hasard m'a fait fuir en courant) ; que je devrais tenter de contacter la Triple nine society en dépit d'un score objectivement inférieur au seuil d'admission, ou me rapprocher de communautés d'Aspies. J'étais encore un peu sonné à ce moment-là, et je n'ai pas eu la présence d'esprit de lui demander ce qu'elle voulait dire. Elle avait en tout cas l'air de sous-entendre que je n'étais pas au bout de mes peines, soit que je n'aie pas fini d'être seul, soit que j'aie peu de chances de me débarrasser un jour de la horde de procureurs et de témoins à charge que je traîne partout après moi.

Ma plus grande crainte est que ce résultat me fasse voir mes élèves autrement. Je sais que c'est absurde. Mais ça n'empêche pas, j'ai peur de devenir un connard condescendant, que je suis peut-être déjà après tout. C'est peut-être comme pour la douance : c'est évident pour tout le monde, sauf pour moi.

Bref, il fait gris et je suis perdu. Je sais que je n'en suis qu'au début de cette phase d'ajustement mais pour le moment j'en suis là : soulagé sûrement de n'avoir plus à me demander si je suis un imposteur, et par ailleurs vaguement effrayé à l'idée de tout ce que cette fausse crainte pouvait dissimuler de vraies tares morales.
Les rayons : Ce sera sûrement plus court, d'autant que je dois me presser d'écrire avant que le soleil se cache de nouveau.

Je n'ai pas cessé de trembler mais je tremble moins.

Je n'ai pas tout compris mais je me sens davantage capable de comprendre.

Je retrouve peu à peu dans le langage une confiance que j'avais commencé à perdre : je sais qu'il est vague et trompeur, mais je me sais aussi capable de lui faire atteindre un degré raisonnable de précision. Je sais que je peux expliquer, que je peux même faire simple s'il le faut, quand bien même je n'en ai pas toujours envie.

Je sens que les obligations que je m'étais imposées en matière de culture ou de goût s'atténuent ; je m'accorde de ne plus confondre curiosité et cuistrerie.

Je me dis que mes parents ont eu bien du mérite à supporter si longtemps le petit être hypersensible et obtus que je devais être à l'époque.

Je crois que le fait de comprendre que ce qui est évident pour moi ne l'est pas forcément pour tout le monde me ferait plutôt gagner en patience et en pédagogie, parce que l'effort est pour moi, forcément.

J'ai de nouveau envie de ressentir, pour voir.


Edit : et voilà que le soleil revient. Du coup ce qui précède me paraît excessivement négatif. Tant pis : je laisse. Je ne peux pas nier que ça correspond pour une bonne partie à mon expérience de ces dernières semaines, même si ça n'est pas tout. J'ai ajouté le contrepoint.
Vous qui vivez qu'avez-vous fait de ces fortunes ?
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar Riffifi » Ven 14 Aoû 2015 09:26

PointBlanc a écrit:Ma plus grande crainte est que ce résultat me fasse voir mes élèves autrement. Je sais que c'est absurde. Mais ça n'empêche pas, j'ai peur de devenir un connard condescendant, que je suis peut-être déjà après tout.

Je réagis juste sur ce point (et en supposant que ça ne te tente pas, de devenir un connard condescendant ! ;) ).
Pour ma part, et dans les pages de ce forum tu trouveras d'autres témoignages en ce sens, j'ai effectivement vu ou plutôt regardé les gens autour de moi autrement, mais pas dans le sens que tu crains. Au contraire, en réduisant le retrait, en ayant le sentiment de mieux comprendre, de mieux admettre, d'avoir plus de tolérance et de patience (pour moi et pour les autres), d'avoir peut-être une attitude moins fermée et moins brutale (pour moi et pour les autres, là encore). Laisse venir, ça pourrait bien t'arriver ;)

Allez, on attend les rayons ! (j'aime bien ce classement ombres/rayons :) )
Où que tu sois, creuse profond. En bas, c’est la source.
Laisse les hommes noirs crier : « En bas, c’est toujours l’enfer".

(merci Friedrich)
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Re: Le diagnostic...et après ?

Messagepar Ariane » Mer 14 Oct 2015 09:53

Le diagnostic et après? Pour ma part, ça fait trois ans. Au début, j'étais refaite. HAllelujah, ça y est, je sais qui je suis. Surtout j'avais une excuse pour tout... :roll: Je venais tout juste d'entamer une thérapie, donc j'ai continué.

J'en ai parlé à quelques proches, en mode "donc, voilà, en fait, tous ces trucs chelou, c'est CA, donc, faut pas m'en vouloir, voyez." Une façon de m'excuser pour tous mes défauts, qui en fait, n'en étaient pas vraiment. Certains ont plutôt compris "donc, voilà, en fait, tous ces trucs chelou que vous pouvez pas comprendre, c'est parce que je suis mieux que vous, plus intelligente, donc vous me comprendrez jamais, et à vous de vous y faire"... Du coup, j'ai laissé tomber ce truc là, d'en parler aux amis. Parce qu'il faut tout expliquer, ce que ça veut dire vraiment, parce qu'un mot seul vient avec 3 millions de cliché, et parce que certains s'en tapent. Ils n'ont peut-être pas tort. Ca ne change rien à mon handicap social, le manque de confiance c'est creusé en parallèle, pas directement à cause de ça.
J'en ai parlé à ma famille proche. Ma mère m'a dit qu'elle s'en était toujours doutée. Mais qu'elle ne savait pas aller à contre-courant, donc elle m'a demandé de gérer sa culpabilité pour elle. Mon père, quand je lui ai dit le score, m'a dit "143? Ah, moi quand ils m'ont fait passer des tests au boulot j'avais eu 147" avec l'air de dire "tralalalalère, je t'ai battu" et en filigrane "la ramène pas, t'es toujours pas la meilleure". Je savais pas qu'on pouvait faire un concours de bite quand on était une fille!! :rofl:

Pour dire que trois ans après, je suis paumée. J'ai pas l'impression que mon entourage ait compris grand chose, en même temps j'ai toujours pas compris s'ils sont sensé y comprendre grand chose. Mais du coup, je me retrouve un peu toujours le même bec dans presque la même eau : je fais comment pour gérer ces petites bizarreries que je sors régulièrement, pour exister en dehors de mon côté cerveau sur patte? Pour être moi-même, sans me censurer, et sans avoir des "tu m'impressionne avec ta culture", alors que tu veux partager, pas épater, et surtout pas avoir l'air de prendre trop de place? et c'était qui le faux self? je peux pas décemment être moi-même sachant qu'a priori, moi-même, ça reste "trop". Mon côté pleutre, sûrement. :worried:

Le suivi m'a aidé, clairement, mais j'ai encore beaucoup de mal à me faire confiance. Surtout à mes intuitions. J'ai encore du mal à me dire que "savoir" quelque chose (sur quelqu'un, une situation, la vie, etc.) sans pouvoir décortiquer les rouages qui m'amènent à cette conclusion c'est possible (et c'est a priori un peu un des caractéristiques du HPI, ce côté intuitif).
J'ai beaucoup lu, quoique je découvre encore de nouveaux titres ici, sur la douance, ça m'a souvent mis en colère rapport à mon enfance, mais j'ai trouvé tellement peu de solutions d'adultes... Pas mal de littérature déprimante sur le sujet quand même! Peut-être que je n'ai pas assez exigé de moi. Peut-être qu'avec ce diagnostic je me suis autorisé à me relâcher, en mode mou, plutôt qu'en mode cool. Peut-être que je sortais d'un burn out et c'est le burn out plus que le reste qui a orienté mon comportement. Peut-être aussi qu'aujourd'hui il fait gris, j'ai des insomnies régulières ces derniers temps, et que je suis pas ultra optimiste du coup :o :D

Alors, le diagnostic, et après. Ben c'est super intéressant de la poser cette question. Je me rends compte qu'on n'est pas obligé d'être suivi quand on est HPI, finalement. On peut gérer seul, d'après les témoignages ici. ET que si on se fait suivre, c'est pas pour cause de HPI, (j'enfonce des portes ouvertes, mais je me rends compte de ça seulement maintenant je crois!), qui n'est pas un trouble ni rien, mais pour les autres trucs, les mêmes trucs qu'un neurotypique, (phobies, angoisses, handicaps, etc.). Enfin en tout cas à vous lire, on dirait qu'il n'y a pas de thérapie type HPI, si ce n'est le problème de pouvoir faire confiance à son psy. Suis d'accord de dire que le moindre écart et ça brise tout.
Faut me pardonner si je dis des platitudes, je fais de mon mieux pourtant!
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