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Asperger au féminin

Ici vous pourrez échanger au sujet du diagnostic et de l'accompagnement

Modérateur: Zyghna

Asperger au féminin

Messagepar Callie » Dim 20 Déc 2015 19:43

Bonjour
Je suis tombée sur ce site qui fait une longue liste des caractéristiques féminines du syndrome d'Asperger. En effet, la communauté scientifique s'interroge si le syndrome asperger plus diagnostiqué chez les hommes et plus exprimé chez les hommes ou s'il est simplement d'expression différente et sous-diagnostiqué chez les femmes.

Pour ma part, en lisant cela, je me demande si ces caractéristiques présentées ici relèvent réellement du syndrome d'asperger féminin ou simplement du haut potentiel non asperger (même si je sais que les deux forment probablement un continuum). C'est simple. Si cette liste est juste, je suis un stéréotype du syndrome asperger féminin sur certains points et pas du tout sur d'autres qui me semblent pourtant essentiels dans ce diagnostic (cf fuite et amitié où je ne me reconnais pas du tout).
Les caractéristiques de ce listing me semblent vagues et ambivalentes avec le surdouement ou quoique ce soit d'autre ( manie les chiffres, philosophe, grande penseuse, problèmes intestinaux (LOL), analyse l'existence et la signification de la vie sans arrêt etc...)
Qu'en pensez-vous ? Caractéristique du surdouement, du syndrome asperger ou un peu des deux ?
merci

http://deboutdanslesfleurs.blogspot.fr/p/blog-page.html
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Re: Asperger au féminin

Messagepar FeverDream » Dim 20 Déc 2015 20:34

Samantha Craft possède un diplôme dans le domaine de l'éducation. Samantha Craft ne possède pas de doctorat en psychiatrie ou en psychologie. Elle a sa vie en titre de référence du fait qu'elle est une femme qui a le syndrome d'Asperger et qu'elle est mère d'un enfant qui a le syndrome d'Asperger.


Donc, rien d'officiel là dedans, et elle s'est basée sur sa propre vie. Sachant que chaque autiste est différent, ce serait difficile d'établir quelque chose à ce niveau là d'aussi précis que "philosophe continuellement". Je trouve aussi la liste assez vague, j'ai un doute quant à dire que ça puisse aider les professionnels dans un diagnostic. A côté de ça, pour certaines caractéristiques intéressantes, elle omet d'écrit pourquoi, et ça, dans un diagnostic d'Asperger, ça change tout.

Exemple:

4. Comprend difficilement la manipulation et le manque de loyauté


Oui, les Asperger ne sont pas doués dans la manipulation, et se feront facilement manipuler du fait de leur naïveté. Mais ça peut être le cas de beaucoup de monde. C'est le cas pour les Asperger parce qu'ils ont du mal à saisir les implicites sociaux, les expressions non verbales, et étant concrets, ils ont aussi du mal avec les mensonges, notamment.

Disons que c'est très simplifié, et très (trop?) concret. Maintenant, il est effectivement dit qu'il y a des ressemblances assez frappantes entre HQI et Asperger. Si un résultat peut être le même, la base, le point de départ, est différent.
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Re: Asperger au féminin

Messagepar Yniel » Dim 20 Déc 2015 20:45

Après discussions avec d'autres, il semblerait que le (T)HQI fasse penser à de l'aperger. Plus on est haut plus on se sent différent, pus on a tendance à s'isoler...
Perso tous les tests "en ligne" (donc peu fiables quand même) me donnent pour aspie à 95% de chances. Mais je sais que je ne le suis pas. C'est juste une partie de ma manière de me protéger des autres, et de vivre mon manque de confiance en moi. Comment oser aller vers les autres quand on ne s'aime pas soi même ?

Plus que de lister les points que l'on a en commun avec une liste sensée décrire ce que les aspies doivent avoir comme caractéristiques comportementales, il vaut mieux à mon sens faire la liste de ce que l'on n'a pas en commun.
Et savoir qu'on peut faire évoluer le reste.
« La vérité est recherchée pour elle-même. Et ceux qui sont engagés dans une quête du savoir par goût de la vérité ne sont pas intéressés par autre chose. La recherche de la vérité est difficile et la route qui y conduit est ardue... »

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Re: Asperger au féminin

Messagepar Callie » Dim 20 Déc 2015 21:07

Ca me rassure un peu. Je pense que dans le continuum aspie/HQI, je suis clairement "middle road" mais côté HQI quand même (2 psy me l'ont dit d'ailleurs). Donc j'ai des caractéristiques des deux. C'est certain. Je me bagarre souvent entre le besoin de diplomatie de mon interlocuteur et mon besoin de dire les choses avec honneteté.. Ca c'est un peu aspie quand même...
Pour autant, pour tout un tas de raison (sarcastique, ironie, second degré, implicite "lu" sans problème, faculté à comprendre les émotions des autres etc... etc..), je ne pense pas être réellement aspie.
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Re: Asperger au féminin

Messagepar FeverDream » Dim 20 Déc 2015 21:27

Callie a écrit: Pour autant, pour tout un tas de raison (sarcastique, ironie, second degré, implicite "lu" sans problème, faculté à comprendre les émotions des autres etc... etc..), je ne pense pas être réellement aspie.


A savoir que la base de la problématique "Asperger" est une altération significative dans le domaine social, communicationnel, avec des stéréotypies, sans quoi, pas de diagnostic Asperger, puisque ça reste de l'autisme. Mais, sans être autiste, les "traits autistiques" existent aussi.

Il y a certains symptômes très précis qui ne sont pas forcément aussi brut que sur le papier, dans la réalité. Les débats sur l'empathie des autistes (et par extension, comprendre les émotions des autres), par exemple, vont bon train. :rock:

En somme, il faut vraiment se reposer sur le socle du fonctionnement et voir son cheminement, plus que les détails qui l'entourent qui chemineraient vers un fonctionnement. Et je pense que c'est à peu près la même chose pour les HQI. Et de cette façon, dissocier les deux (ou les associer d'ailleurs!).
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Re: Asperger au féminin

Messagepar PointBlanc » Dim 20 Déc 2015 21:40

J'en pense que je viens d'apprendre que je suis une femme asperger.
Au moins à 70%.

En d'autres termes, je pense que l'exercice du listing de critères a carrément ses limites - que ce soit dans ce cas ou dans celui du haut potentiel.
Que dois-je faire ?
- Rien. C'est cela.
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Re: Asperger au féminin

Messagepar kalimeris » Dim 20 Déc 2015 22:56

C'est vrai qu'il existe une pandémie effarante d'ignorance du syndrome d'Asperger chez les professionnels, en particulier chez les psychiatres, en particulier dans le domaine public (qui recrute via la formation classique, donc orientée psychanalyse, donc dénigrant l'autisme ou le considérant comme une psychose).

Cependant, je ne pense pas que cette liste puisse aider les psychiatres à diagnostiquer un syndrome d'Asperger, une liste comportant 154 caractéristiques et aucune explication. Peut-être des informations plus concises sur les TSA, accompagnées d'informations sur le CRA, ainsi que des recommandations de formations professionnelles (y en a t-il ? Les psychiatres du public vont-ils à des EPU comme les médecins généralistes ? Il faudrait créer des EPU pour la psychiatrie et les rendre obligatoires).

A présent, seules les équipes pluridisciplinaires aux CRA peuvent établir un diagnostic "autisme", et de nombreux Asperger passent à travers les mailles du filet avec de faux diagnostics* posés par les psychiatres freudiens qui, forts de leur morceau de papier jauni et de leurs livres imposants**, les maintiennent drogués et dépendants à vie, sans jamais mentionner l'autisme, le HPI, le CRA, etc... Absence d'intérêt, de curiosité, d'informations, excédent d'auto-suffisance, de facilité ???

* personnellement, j'ai déjà 3 diagnostics différents à ce jour ! Qui dit mieux ? Je ne sais pas si je devrais rire ou pleurer, mais il vaut mieux en rire. La neuropsychologue que j'ai vue, la première professionnelle que je rencontre et qui en connait un rayon (et pas de livres poussiéreux) sur le syndrome d'Asperger, me dit qu'il est courant pour un Asperger d'avoir reçu divers diagnostics psychiatriques.

** j'ai remarqué, surtout dans les interviews de psychiatres parlant d'autisme, une étrange corrélation entre le nombre de livres derrière l'interviewé-e et le nombre de bêtises proférées.
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Re: Asperger au féminin

Messagepar TourneLune » Dim 20 Déc 2015 23:01

?? C'est quoi une pandémie d'ignorance?

A la maison j'ai le livre aspergirl qui me semble plus intéressant que cette liste fourre tout.

Pour un diagnostic, rien ne vaut en effet un CRA si on veut vraiment creuser autour de cette hypothese. Sur le net on rencontre beeaauuucccooouuuopp de concernés, au moins autant si ce n'est plus que chez les psychiatres qui ont plein de livres dans leur cabinet (les ont ils seulement lus! Certains vaut peut être mieux pas d'ailleurs....)
Pour les mp qui ne sont pas à caractère personnel, merci d'envoyer vos messages au groupe " modérateurs globaux", ce sera plus efficace ;)
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Asperger au féminin

Messagepar kalimeris » Dim 20 Déc 2015 23:23

Face à une psychologue du public, à la mention du syndrome d'Asperger : "est-ce que vous tournez en rond pendant des heures ?" Aux psychiatres du public, j'avais l'impression de faire leur boulot, de leur rapporter les nouvelles informations que je glanais ici ou là. Les noms que je donnais (je le voyais sur leurs têtes) leurs étaient inconnus, de même que le contenu de leurs travaux. J'ai l'impression qu'ils ne savent pas ce qui se passe dans le domaine de la psychiatrie en dehors de la France (il faut pouvoir lire en anglais, est-ce la raison ?).

Les psychiatres ne reconnaissent pas l'hyperacousie. L'hyperacousie est considérée comme une hallucination auditive, donc un symptôme de schizophrénie. J'aimerais bien aller les revoir et leur montrer l'ordonnance de l'ORL et les résultats de mon test auditif. Aucun n'a pensé à m'en faire passer un ! C'est peut-être autant d'ignorance que d'auto-suffisance, et aussi un manque de curiosité. C'est peut-être l'effet Barnum que le psychiatre applique à ses patients.

En tout cas, ce sont des charlatans, des criminels, des dealers de drogues, qui profitent de la misère des autres en ayant le sentiment d'aider l'humanité. La psychiatrie aujourd'hui en France n'est pas si différente d'il y a 50 ans, sauf que l'enfermement des patients dits "anormaux" est chimique au lieu d'être physique.
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Re: Asperger au féminin

Messagepar Callie » Dim 20 Déc 2015 23:49

FeverDream a écrit:
Callie a écrit: Pour autant, pour tout un tas de raison (sarcastique, ironie, second degré, implicite "lu" sans problème, faculté à comprendre les émotions des autres etc... etc..), je ne pense pas être réellement aspie.


A savoir que la base de la problématique "Asperger" est une altération significative dans le domaine social, communicationnel, avec des stéréotypies, sans quoi, pas de diagnostic Asperger, puisque ça reste de l'autisme. Mais, sans être autiste, les "traits autistiques" existent aussi.

Il y a certains symptômes très précis qui ne sont pas forcément aussi brut que sur le papier, dans la réalité. Les débats sur l'empathie des autistes (et par extension, comprendre les émotions des autres), par exemple, vont bon train. :rock:

En somme, il faut vraiment se reposer sur le socle du fonctionnement et voir son cheminement, plus que les détails qui l'entourent qui chemineraient vers un fonctionnement. Et je pense que c'est à peu près la même chose pour les HQI. Et de cette façon, dissocier les deux (ou les associer d'ailleurs!).


La difficulté dans la lecture de l'ironie, du sarcasme et des émotions fait partie des signes ;) Trust me.

http://www.smith.edu/events/docs/collab ... SY-158.pdf
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Re: Asperger au féminin

Messagepar Callie » Dim 20 Déc 2015 23:50

TourneLune a écrit:?? C'est quoi une pandémie d'ignorance?

A la maison j'ai le livre aspergirl qui me semble plus intéressant que cette liste fourre tout.

Pour un diagnostic, rien ne vaut en effet un CRA si on veut vraiment creuser autour de cette hypothese. Sur le net on rencontre beeaauuucccooouuuopp de concernés, au moins autant si ce n'est plus que chez les psychiatres qui ont plein de livres dans leur cabinet (les ont ils seulement lus! Certains vaut peut être mieux pas d'ailleurs....)


Meme les CRA ne sont pas toujours au point. Dans mon secteur en tout cas. Phagocyté par les amoureux du complexe d'oedipe :worried:
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Re: Asperger au féminin

Messagepar *Za* » Lun 21 Déc 2015 06:17

Callie a écrit:C'est simple. Si cette liste est juste, je suis un stéréotype du syndrome asperger féminin sur certains points et pas du tout sur d'autres qui me semblent pourtant essentiels dans ce diagnostic (cf fuite et amitié où je ne me reconnais pas du tout).
Les caractéristiques de ce listing me semblent vagues et ambivalentes avec le surdouement ou quoique ce soit d'autre ( manie les chiffres, philosophe, grande penseuse, problèmes intestinaux (LOL), analyse l'existence et la signification de la vie sans arrêt etc...)

Je suis exactement dans le même cas que toi et pourtant, je sais pertinemment que je ne souffre pas de ce syndrome, puisque tout comme toi je sais que la définition médicale de l'Asperger et plus généralement de l'autisme ne s'applique pas du tout à moi.

C'est le problème de toute liste de symptômes : effet Barnum garanti par la profusion des items. Par exemple, si on lit une liste décrivant les comportements des pervers narcissiques, on va forcément en trouver plusieurs dans notre entourage (en général, à peu près toutes les personnes avec qui ça passe "mal" ^^). On oublie juste le plus important, la définition : un pervers est quelqu'un qui prend plaisir à faire du mal à autrui. Et là, d'un coup, y a plus grand monde !
Je ne reviendrai pas sur les listes de caractéristiques du HPI... ;)

Pour les TSA, c'est pareil, le critère sine qua non est, en gros "trouble des interactions sociales et de la communication (notamment de la pragmatique, petite touche maison), assorti de comportements répétitifs et/ou d'intérêts restreints". S'il n'y a pas ça, on est pas autiste.

Pourtant, j'ai moi aussi cette sensation de continuum, et je sais que je partage des points communs avec certains tableaux d'Asperger. Mais c'est ainsi : il ne suffit pas de sortir fréquemment des discussions pour regarder dans le vague en dodelinant de la tête pour être diagnostiquée !

Pour le coup des CRA, j'avoue que ça me terrifie un peu ce que tu dis par rapport à l'infiltration psychanalytique... :(
Heureusement c'est pas le cas dans ma région.
J'ai mis mon képi dans la cage
et je suis sorti avec l'oiseau sur la tête... J. Prévert
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Re: Asperger au féminin

Messagepar sandrinef » Lun 21 Déc 2015 10:40

Offtopic :
kiplingi a écrit: En tout cas, ce sont des charlatans, des criminels, des dealers de drogues, qui profitent de la misère des autres en ayant le sentiment d'aider l'humanité. La psychiatrie aujourd'hui en France n'est pas si différente d'il y a 50 ans, sauf que l'enfermement des patients dits "anormaux" est chimique au lieu d'être physique.


Euh... Attention quand même à ce que tu écris... Nous ne somme pas là pour dénigrer ni fustiger quelque corps de métier que ce soit... Et tu as certes raison d'émettre une critique sur la psychiatrie en France,( soumise, n'est-ce pas, à certaines volonté ou absence de volonté politique d'ailleurs...).
Mais la psychiatrie, ce n'est pas les psychiatres. Il en est d'incompétents comme de très bien. Et cela m'ennuie que tu mettes tout le monde dans le même asile panier. :P
Effectivement la psychiatrie n'est pas si différente qu'il y a 50 ans si tu considères la découverte du premier neuroleptique (Largactil). Et l'enfermement (je dirais la contention, moi) est chimique ( on parle de camisole chimique), mais il peut aussi être physique, les deux n'étant pas en opposition mais pouvant être complémentaires.
Euh... Sinon les psychiatres qui se réclameraient tous de Freud et de la psychanalyse, tu as trouvé ça où? :lol: Ou bien c'est une supposition de ta part?
Je veux juste mettre l'accent sur le fait que la psychiatrie est imparfaite et lacunaire aujourd'hui en France, mais que tout n'est pas à jeter. Et les traitements permettent à nombre de personnes de vivre malgré leur pathologie, et de vivre dignement, de retrouver une vie sociale.
Donc, comme dans tout, ce n'est ni totalement noir, ni totalement blanc.
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Re: Asperger au féminin

Messagepar Callie » Lun 21 Déc 2015 11:37

*Za* a écrit:
Callie a écrit:C'est simple. Si cette liste est juste, je suis un stéréotype du syndrome asperger féminin sur certains points et pas du tout sur d'autres qui me semblent pourtant essentiels dans ce diagnostic (cf fuite et amitié où je ne me reconnais pas du tout).
Les caractéristiques de ce listing me semblent vagues et ambivalentes avec le surdouement ou quoique ce soit d'autre ( manie les chiffres, philosophe, grande penseuse, problèmes intestinaux (LOL), analyse l'existence et la signification de la vie sans arrêt etc...)

Je suis exactement dans le même cas que toi et pourtant, je sais pertinemment que je ne souffre pas de ce syndrome, puisque tout comme toi je sais que la définition médicale de l'Asperger et plus généralement de l'autisme ne s'applique pas du tout à moi.

C'est le problème de toute liste de symptômes : effet Barnum garanti par la profusion des items. Par exemple, si on lit une liste décrivant les comportements des pervers narcissiques, on va forcément en trouver plusieurs dans notre entourage (en général, à peu près toutes les personnes avec qui ça passe "mal" ^^). On oublie juste le plus important, la définition : un pervers est quelqu'un qui prend plaisir à faire du mal à autrui. Et là, d'un coup, y a plus grand monde !
Je ne reviendrai pas sur les listes de caractéristiques du HPI... ;)

Pour les TSA, c'est pareil, le critère sine qua non est, en gros "trouble des interactions sociales et de la communication (notamment de la pragmatique, petite touche maison), assorti de comportements répétitifs et/ou d'intérêts restreints". S'il n'y a pas ça, on est pas autiste.

Pourtant, j'ai moi aussi cette sensation de continuum, et je sais que je partage des points communs avec certains tableaux d'Asperger. Mais c'est ainsi : il ne suffit pas de sortir fréquemment des discussions pour regarder dans le vague en dodelinant de la tête pour être diagnostiquée !

Pour le coup des CRA, j'avoue que ça me terrifie un peu ce que tu dis par rapport à l'infiltration psychanalytique... :(
Heureusement c'est pas le cas dans ma région.


Je vois en effet beaucoup de patients asperger pour un suivi sur la communication (pragmatique etc...). Et parfois j'ai l'impression avec eux d'être bilingue asperger. Je peux comprendre leur monde de l'intérieur. Je peux comprendre le monde non asperger de l'intérieur. Je peux faire le pont. Les deux sont relativement logiques pour moi, avec leur logique propre.
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Re: Asperger au féminin

Messagepar FeverDream » Lun 21 Déc 2015 18:58

Callie a écrit:La difficulté dans la lecture de l'ironie, du sarcasme et des émotions fait partie des signes ;) Trust me.


Certes.
Ce que je veux dire, c'est que s'attarder sur des symptômes, plus que sur le fonctionnement global d'une personne, porte à confusion les professionnels. Quand un psychiatre établit un diagnostic, il ne diagnostique pas un trouble, mais bien une personne. Il faut faire attention aux détails, aux symptômes trop précis.

Un exemple très concret: Une personne Asperger, qui aura compensé, en apprenant notamment différentes expressions françaises, parviendra très bien à comprendre "J'ai un chat dans la gorge". Seulement, la première chose à laquelle elle aura accès sera le premier degré. Hors, ce qui éjecte, au départ, le diagnostic de nombreuses personnes Asperger, c'est justement cette vision trop étriquée de ce qu'est l'autisme: "Tu sais parler, donc, tu n'es pas autiste". "Tu comprends les émotions, donc, tu n'es pas autiste".

En ce qu'il s'agit de l'empathie, le postulat est faux. Parce que, oui, les personnes Asperger sont capables d'empathie, et peuvent même reconnaître les émotions, lorsqu'elles leurs sont facilement accessibles. Si une personne Asperger se dit qu'une personne est triste parce qu'elle pleure, ça ne fait pas d'elle un faux diagnostic. Simplement qu'elle aura appris que quelqu'un pleure, cela est synonyme de tristesse. La difficulté qui réside, ici, est : le contexte (on ne pleure pas seulement quand on est triste), la façon non naturelle et instinctive de lui faire reconnaître et comprendre cette émotion.

A l'inverse, des symptômes présents ne sont pas synonyme d'autisme. Si on prend la théorie de l'esprit, et même les stéréotypies, elles peuvent tout aussi bien être déficiente, ou présente, chez une personne Asperger, qu'une personne TDAH. Si on ne prend pas en compte le fonctionnement de la personne qui fait arriver à ce résultat (déficit de la théorie de l'esprit), le diagnostic sera bancale et précaire. Cela mène aux diagnostics différentiels.

Diagnostiquer une personne autiste va plus loin qu'une simple liste de symptômes. C'est toute un vécu, une personnalité, des troubles peut-être associés, à prendre en compte. Ce qui a poussé à faire évoluer les diagnostics Asperger, c'est justement cette élargissement de vision de ce qu'est l'autisme.
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Re: Asperger au féminin

Messagepar TourneLune » Lun 21 Déc 2015 19:04

Je trouve que cette liste est effrayante et un gros fourre tout , plus susceptible d'amener des faux auto-diagnostics ou des gens qui arrivent chez le psy en sachant ce qu'ils veulent que de vrais pistes que les pros doivent bien connaitre.

Alors c'est sûr que tous les pros ne sont surement pas pointus dans le domaine mais, bon , cette liste, elle est.... :1cache:
Je la remets là pour ceux qui ont eu la flemme de cliquer
Il s'agit d'une liste de vérification non-officielle créée par une femme adulte qui a le syndrome d’Asperger et dont le fils a le syndrome d’Asperger. Samantha Craft possède un diplôme dans le domaine de l'éducation. Samantha Craft ne possède pas de doctorat en psychiatrie ou en psychologie. Elle a sa vie en titre de référence du fait qu'elle est une femme qui a le syndrome d'Asperger et qu'elle est mère d'un enfant qui a le syndrome d'Asperger. Elle a créé cette liste dans l'espoir d'aider les professionnels de la santé mentale à reconnaître le syndrome d'Asperger chez les femmes.

Section A : Profondes penseuses
1. Une profonde penseuse
2. Une écrivain féconde attirée par la poésie
3. Très intelligente
4. Voit les choses à de multiples niveaux, y compris les processus de réflexion
5. Analyse l'existence, la signification de la vie et tout sans arrêt
6. Sérieuse et pragmatique par nature
7. Ne prend rien pour acquis
8. Ne simplifie pas
9. Tout est complexe
10. Se perd parfois dans ses propres pensées et "est déconnectée" (regard vide)

Section B : Innocente
1. Naïve
2. Honnête
3. Problème d'expérience avec le mensonge
4. Comprend difficilement la manipulation et le manque de loyauté
5. Comprend difficilement les comportements vindicatifs et les représailles
6. Se fait facilement duper et rouler
7. Sentiments d'être confuse et d'être submergée
8. Sentiments de ne pas être à sa place et/ou venir d'une autre planète
9. Sentiments d'isolation
10. Si elle a été abusée ou si on a profité d'elle comme d'un enfant, elle ne le dira à personne

Section C: Fuite et amitié
1. Arrive à surmonter ses émotions et ses sentiments en fuyant en pensée ou dans l'action
2. Fuit régulièrement par des fixations, des obsessions et un intérêt excessif pour certains sujets
3. Fuit régulièrement par l'imagination, le fantasme et le rêve éveillé
4. Fuit par des processus de réflexion
5. Fuit par le rythme des mots
6. Philosophe continuellement
7. Avait des amis imaginaires étant petite
8. Imite les gens qu’elle voit à la télévision ou dans des films
9. Traitait ses amis comme des "pions" étant petite, c'est-à-dire que ses amis étaient des "étudiants", des "consommateurs", des "soldats"
10. Se lie d'amitié avec des femmes plus âgées ou plus jeunes
11. Imite ses amis ou ses pairs dans leur style, leurs vêtements ou leur comportement
12. Collectionne et range les objets de façon obsessionnelle
13. Maîtrise l’imitation
14. Fuit en jouant la même musique encore et encore
15. Fuit par le biais d'une relation (imaginée ou réelle)
16. Manie les chiffres aisément
17. Fuit en comptant, catégorisant, organisant, réarrangeant
18. Fuit dans d'autres pièces lors des fêtes
19. Ne peut pas se détendre ou se reposer sans penser à plein de choses
20. Tout a un but

Section D : Caractéristiques comorbides
1. TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs)
2. Problèmes sensoriels (vue, ouïe, toucher, odorat, goût)
3. Anxiété généralisée
4. Sensation de danger ou de mort imminents
5. Sentiments opposés extrêmes (déprimée/débordante de joie ; indifférente/excessivement sensible)
6. A un faible tonus musculaire, est désarticulée et/ou a un manque de coordination
7. Troubles alimentaires, obsession de la nourriture et/ou inquiétudes par rapport à ce qu’elle mange
8. Irritabilité du côlon et/ou problèmes intestinaux
9. Fatigue chronique et/ou problèmes immunitaires
10. Est mal diagnostiquée ou diagnostiquée comme souffrant d’une autre maladie mentale et/ou qualifiée d’hypocondriaque
11. Remet en question sa place dans le monde
12. Laisse parfois tomber de petits objets
13. Se demande qui elle est et ce qu’on attend d’elle
14. Cherche ce qui est bien et ce qui est mal
15. Depuis la puberté, a vécu des périodes de dépression
16. Claque des doigts/frotte ses ongles, frappe dans ses mains, glisse ses mains sous ou entre ses jambes, garde les poings serrés et/ou s’éclaircit souvent la voix.

Section E : Interaction sociale
1. Certains amis ont soudainement mis un terme à leur amitié sans que quiconque en comprenne la raison
2. Tendance à trop partager
3. Dévoile des détails intimes à des inconnus
4. Levait trop la main ou ne participait pas en classe
5. Contrôlait peu ses impulsions langagières étant plus jeune
6. Monopolise parfois la conversation
7. Ramène toujours le sujet à elle
8. Donne parfois l’impression d’être narcissique et désireuse de tout contrôler (n’est pas narcissique)
9. Partage pour tendre la main
10. A l’air passionné et trop zélé parfois
11. Garde pour elle beaucoup de pensées, idées et sentiments
12. A le sentiment de tenter de communiquer « correctement »
13. Est obsédée par la perspective d’une relation avec quelqu’un, en particulier s’il s’agit d’amour
14. Troublée par les normes de contacts visuels précis, le ton de la voix, la proximité du corps, la position et la posture dans la conversation
15. La conversation peut être épuisante
16. Remet continuellement en question ses actions et son comportement ainsi que celui des autres
17. A l’impression qu’il lui manque le « gêne » de la conversation ou « le filtre » de la pensée
18. S’entraîne à l’interaction sociale par la lecture et l’étude des autres personnes
19. Visualise et s’exerce à la façon dont elle agira vis-à-vis des autres
20. S’exerce mentalement à ce qu’elle dira à l’autre personne avant d’entrer dans la pièce
21. Eprouve des difficultés à filtrer les bruits de fond lorsqu’elle parle avec les autres
22. A un dialogue continu en tête qui lui dit ce qu’elle doit faire et comment elle doit agir lorsqu’elle se trouve dans une situation sociale
23. Son sens de l’humour semble parfois bizarre, étrange ou différent de celui des autres
24. Quand elle était enfant, il était difficile pour elle de savoir quand c’était à son tour de parler
25. Elle trouve les normes de conversation déroutantes

Section F : Trouve refuge quand elle est seule
1. Eprouve un immense soulagement quand elle n’a pas à se rendre quelque part, parler à quelqu’un, répondre aux appels ou quitter la maison
2. Un visiteur chez elle peut être perçu comme une menace
3. Savoir en toute logique qu’un visiteur reçu à la maison n’est pas une menace ne dissipe pas l’anxiété
4. Sensation de terreur concernant des événements à venir et des rendez-vous sur le calendrier
5. Savoir qu’elle va devoir quitter la maison provoque de l’anxiété dès le moment du réveil
6. Penser à toutes les étapes qu’implique le fait de quitter la maison est bouleversant et épuisant
7. Elle se prépare mentalement aux sorties, aux excursions, aux rencontres et aux rendez-vous
8. Se demande sans cesse quels sont les prochaines étapes et les prochains mouvements
9. Se dire à elle-même les « bons » mots et/ou se parler à elle-même de façon positive n’apaise souvent pas son anxiété
10. Le fait de savoir qu’elle reste à la maison toute la journée lui apporte une grande tranquillité d’esprit
11. A besoin d’une quantité importante de temps de repos ou de solitude
12. Se sent coupable après avoir passé beaucoup de temps sur un intérêt particulier
13. Se sent mal à l’aise dans les vestiaires, douches et/ou cabines d’essayage publics
14. N’aime pas se trouver dans un centre commercial, un gymnase ou un théâtre bondés

Section G : Sensible
1. Sensible aux sons, aux textures, aux températures et/ou aux odeurs quand elle essaie de dormir
2. Ajuste les draps, les couvertures et/ou son environnement en vue de trouver du confort
3. Les rêves sont empreints d’angoisse, vivants, complexes et/ou pré-cognitifs par nature
4. Possède une forte intuition en ce qui concerne les sentiments des autres
5. Prend les critiques à coeur
6. Meure d’envie d’être vue, entendue et comprise
7. Se demande si elle est une personne « normale »
8. Très sensible aux points de vue et opinions des étrangers
9. Adapte parfois sa conception de la vie et ses actions en fonction des opinions et des mots des autres
10. Reconnaît quotidiennement ses propres limites dans beaucoup de domaines
11. Est blessée quand les autres remettent en question ou doutent de son travail
12. Voit beaucoup de choses comme un prolongement d’elle-même
13. Craint les opinions, la critique et le jugement des autres
14. N’aime pas les mots et les événements qui blessent les animaux et les gens
15. Recueille ou porte secours aux animaux (souvent dans l’enfance)
16. Grande compassion face à la souffrance
17. Sensible aux substances (toxines environnementales, nourritures, alcool, etc.)
18. Essaie d’aider, donne des conseils non sollicités ou formalise des plans d’action
19. Se demande quel est le but de la vie et comment être une personne « meilleure »
20. Essaie de comprendre les aptitudes, les compétences et/ou les dons.

Section H : Conscience de soi
1. Se sent coincée entre sa volonté d’être elle-même et celle de s’intégrer
2. Imite les autres sans s’en rendre compte
3. Refoule ses véritables souhaits
4. Manifeste des comportements co-dépendants
5. S’adapte afin d’éviter le ridicule
6. Rejette les normes sociales et/ou les questions de normes sociales
7. Sentiments d’isolation extrême
8. Se sentir bien dans sa peau lui demande beaucoup d’effort et de travail
9. Change ses préférences en fonction de son environnement et des autres personnes
10. Change son comportement en fonction de son environnement et des autres personnes
11. Ne se souciait pas de son hygiène, de ses vêtements et de son apparence avant la période de l’adolescence et/ou avant que quelqu’un d’autre ne le lui ait fait remarquer
12. « Perd les pédales » mais n’en connaît la raison que plus tard
13. Voix qui semble jeune
14. Peine à reconnaître ce dont elle a l’air et/ou il lui arrive d’avoir une légère prosopagnosia (difficulté à reconnaître ou à se rappeler de visages)

Section I : Confusion
1. A eu du mal à apprendre que les autres ne sont pas toujours honnêtes
2. Les sentiments semblent être embrouillés, illogiques et imprévisibles (les siens et ceux des autres)
3. Confond les heures de rendez-vous, les nombres ou les dates
4. S’attend, en agissant d’une certaine façon, à obtenir des résultats, mais se rend compte qu’en matière d’émotions, ces résultats ne se manifestent pas toujours
5. Parlait de manière franche et littérale étant petite
6. Dépassée par les plaisanteries
7. Confuse lorsque les autres l’excluent, la fuient, la rabaissent, la trompent ou la trahissent
8. Peine à identifier des sentiments, à moins qu’ils ne soient extrêmes
9. Eprouve des difficultés face aux sentiments de « haine » et d’ « aversion »
10. Ressent de la pitié pour quelqu’un qui l’a persécutée ou blessée
11. Les sentiments personnels de colère, de rage, d’amour profond, de peur, de vertiges et d’anticipation semblent être plus faciles à identifier que les sentiments de joie, de satisfaction, de calme et de sérénité.
12. Les situations et les conversations sont parfois perçues comme étant soit noires, soit blanches
13. Le spectre moyen de conséquences, d’événements et d’émotions est parfois négligé ou mal compris (mentalité du tout ou rien)
14. Une petite dispute peut signer la fin d’une relation ou l’effondrement de son monde
15. Un petit compliment peut la plonger dans un état de bonheur absolu

Section J : Les mots et les modèles
1. Aime connaître l’origine des mots
2. Confuse lorsqu’il y a plus d’une signification dans un mot
3. Grand intérêt pour les chansons et les paroles des chansons
4. Remarque fréquemment des schémas
5. Se souvient de choses dans les images visuelles
6. Se souvient de détails exacts concernant la vie de quelqu’un
7. A une mémoire remarquable pour certains détails
8. Ecrit ou crée pour soulager son anxiété
9. Ressent certaines « sensations » ou émotions vis-à-vis des mots
10. Les mots lui apportent un sentiment de confort et de paix qui ressemble à de l’amitié

(Facultatif) Fonctionnement exécutif Ce domaine n’est pas toujours aussi évident que les autres
1. Des tâches simples peuvent entraîner une difficulté extrême
2. Apprendre à conduire une voiture ou tourner à l’angle d’un couloir peut être problématique
3. Les nouveaux endroits offrent leur propre lot de défis
4. Tout ce qui demande une quantité d’étapes, de dextérité ou de savoir-faire raisonnable peut éveiller une sensation de panique
5. La pensée de réparer, dépanner ou trouver quelque chose peut causer de l’anxiété
6. Evite les tâches sans intérêt
7. Le nettoyage peut parfois paraître insurmontable
8. Beaucoup de questions lui viennent à l’esprit quand elle s’apprête à effectuer une tâche
9. Peut quitter la maison avec des chaussettes dépareillées, une chemise mal boutonnée et/ou souffrir de dyslexie
10. Une sortie à l’épicerie peut sembler insurmontable
11. Eprouve des difficultés à mimer les pas de danse, les mouvements aérobics ou à se diriger dans un cours de gymnastique
12. A beaucoup de mal à trouver certains objets dans la maison, mais se souvient avec une précision exacte de l’endroit où sont les objets

Cette liste a été dressée après neuf ans de lectures, de recherche et d’expérience liés au syndrome d’Asperger.


Sinon, Kiplingli, pour moi une épidémie, c'est un truc qui se répand, une pandémie, ça se répand beaucoup et rapidement, alors l'ignorance qui se répand, je comprenais pas trop...
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Re: Asperger au féminin

Messagepar Callie » Lun 21 Déc 2015 20:16

FeverDream a écrit:
Callie a écrit:La difficulté dans la lecture de l'ironie, du sarcasme et des émotions fait partie des signes ;) Trust me.


Certes.
Ce que je veux dire, c'est que s'attarder sur des symptômes, plus que sur le fonctionnement global d'une personne, porte à confusion les professionnels. Quand un psychiatre établit un diagnostic, il ne diagnostique pas un trouble, mais bien une personne. Il faut faire attention aux détails, aux symptômes trop précis.

Un exemple très concret: Une personne Asperger, qui aura compensé, en apprenant notamment différentes expressions françaises, parviendra très bien à comprendre "J'ai un chat dans la gorge". Seulement, la première chose à laquelle elle aura accès sera le premier degré. Hors, ce qui éjecte, au départ, le diagnostic de nombreuses personnes Asperger, c'est justement cette vision trop étriquée de ce qu'est l'autisme: "Tu sais parler, donc, tu n'es pas autiste". "Tu comprends les émotions, donc, tu n'es pas autiste".

En ce qu'il s'agit de l'empathie, le postulat est faux. Parce que, oui, les personnes Asperger sont capables d'empathie, et peuvent même reconnaître les émotions, lorsqu'elles leurs sont facilement accessibles. Si une personne Asperger se dit qu'une personne est triste parce qu'elle pleure, ça ne fait pas d'elle un faux diagnostic. Simplement qu'elle aura appris que quelqu'un pleure, cela est synonyme de tristesse. La difficulté qui réside, ici, est : le contexte (on ne pleure pas seulement quand on est triste), la façon non naturelle et instinctive de lui faire reconnaître et comprendre cette émotion.

A l'inverse, des symptômes présents ne sont pas synonyme d'autisme. Si on prend la théorie de l'esprit, et même les stéréotypies, elles peuvent tout aussi bien être déficiente, ou présente, chez une personne Asperger, qu'une personne TDAH. Si on ne prend pas en compte le fonctionnement de la personne qui fait arriver à ce résultat (déficit de la théorie de l'esprit), le diagnostic sera bancale et précaire. Cela mène aux diagnostics différentiels.

Diagnostiquer une personne autiste va plus loin qu'une simple liste de symptômes. C'est toute un vécu, une personnalité, des troubles peut-être associés, à prendre en compte. Ce qui a poussé à faire évoluer les diagnostics Asperger, c'est justement cette élargissement de vision de ce qu'est l'autisme.


Ca fait quand même partie du fonctionnement global vu que le DSM 5 définit l'autisme comme un trouble de la communication et des interactions sociales. Les particularités de communication verbale, non verbale et para verbale font partie intégrante du fonctionnement global !
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Re: Asperger au féminin

Messagepar kalimeris » Lun 21 Déc 2015 20:38

Ce hors-sujet est un vaste sujet en soi...
Offtopic :
sandrinef a écrit:
kiplingi a écrit: En tout cas, ce sont des charlatans, des criminels, des dealers de drogues, qui profitent de la misère des autres en ayant le sentiment d'aider l'humanité. La psychiatrie aujourd'hui en France n'est pas si différente d'il y a 50 ans, sauf que l'enfermement des patients dits "anormaux" est chimique au lieu d'être physique.


Euh... Attention quand même à ce que tu écris... Nous ne somme pas là pour dénigrer ni fustiger quelque corps de métier que ce soit... Et tu as certes raison d'émettre une critique sur la psychiatrie en France,( soumise, n'est-ce pas, à certaines volonté ou absence de volonté politique d'ailleurs...).
Mais la psychiatrie, ce n'est pas les psychiatres. Il en est d'incompétents comme de très bien. Et cela m'ennuie que tu mettes tout le monde dans le même asile panier. :P

Ils/elles ne sont peut-être pas tous incompétents, mais quelle est la compétence de la psychiatrie au juste ? La psychiatrie est une spécialité de la médecine. Or, un médecin se base sur des tests et examens objectifs afin d'établir son diagnostic, qui est donc vérifiable par n'importe quel autre médecin, au contraire des psychiatres : il n'y a pas d'examens, de tests en psychiatrie, rien de vérifiable objectivement par d'autres médecins. Leurs "diagnostics" s'apparentent donc à des opinions personnelles, ce qui est prouvé par les multiples témoignages d'erreurs de "diagnostics", voire même d'une ribambelle de faux diagnostics (et mon exemple est loin d'être un cas isolé). Peut-on parler de compétences lorsqu'il est question d'opinions personnelles ?

En outre, ils/elles délivrent des médicaments dangereux et addictifs, et ils/elles ne s'en privent pas, des médicaments dangereux et addictifs délivrés sur des impressions personnelles qu'ils/elles nomment "diagnostics". La France est championne en prescription de médicaments psychotropes en Europe.

J'ai, en effet, du mal à distinguer la personne de la profession : peut-être les psychiatres sont-ils autant dupés que leurs patients et le reste de la population, mais ils/elles sont tout de même responsables de leur pratique, et du moins en partie, de leur auto-suffisance et de leur ignorance.

C'est la pratique de la psychiatrie que je remets en cause, en tant que pseudo-médecine arbitraire, toute puissante, et dangereuse, ainsi que sa place dans le système médical, sa collaboration avec l'industrie pharmaceutique, le favoritisme dont bénéficient les psychiatres, donc les médicaments, au détriment des thérapies. Pour toutes ces raisons, je considère la psychiatrie comme étant une pratique dangereuse et criminelle. Ce n'est pas parce que c'est légal et remboursé par la sécu que ce n'est pas moins criminel.

Le pire est que, peu importe le nombre de victimes, celui-ci est et restera sans doute toujours ignoré et décrédibilisé à cause de l'emprise de la psychiatrie dans l'opinion publique, la perte de personnes étiquetées "folles" étant d'ores et déjà consentie. Il n'y a jamais eu autant de "fous" et de "malades mentaux" qu'à notre époque. Il est également curieux que si peu de personnes "guérissent" de ces pseudo-maladies, et cependant, ces "médecins" persistent à vanter les vertus de leurs médicaments !

sandrinef a écrit:Effectivement la psychiatrie n'est pas si différente qu'il y a 50 ans si tu considères la découverte du premier neuroleptique (Largactil). Et l'enfermement (je dirais la contention, moi) est chimique ( on parle de camisole chimique), mais il peut aussi être physique, les deux n'étant pas en opposition mais pouvant être complémentaires.

L'enfermement aide t-il quiconque ? J'en doute. C'est une pratique barbare, déshumanisante. Au lieu d'aider les gens et de les écouter on les enferme et on les prive de leurs capacités cognitives. C'est criminel. Cette pratique barbare est légitimée par la peur de la population envers "le Fou" qui assassinerait des innocents dans la rue, une peur entretenue par les médias alors que de tels faits sont rarissimes. Le nombre de crimes violents et meurtres est en diminution en France, la majorité des crimes violents et meurtres ne sont pas causés par des fous, et l'immense majorité des patients psychiatriques ne sont pas violents, y compris chez les schizophrènes.

Mais évidemment lorsqu'un système absurde et néfaste est mis en place, conservé, revendiqué, protégé, et ardemment défendu, c'est qu'il y a de l'argent, beaucoup d'argent, qui profite à de grands groupes puissants, en l'occurrence l'industrie pharmaceutique. Il ne faut pas chercher bien plus loin pour comprendre pourquoi ce sont les psychiatres qui sont remboursés par la sécu, ceux ayant le droit (et usant et abusant de ce bon droit) de délivrer des ordonnances de médicaments psychotropes qui sont bien plus chers que de l'aspirine et addictifs (c'est pratique pour fidéliser les patients/drogués)), et non les psychologues et psychothérapeutes, qui sont les seules professions à véritablement aider les gens.
Souces : médicaments psychotropes dangereux et addictifs -> le Vidal
et l'INSERM
Le Monde : Comment la psychiatrie et l'industrie pharmaceutique ont médicalisé nos émotions


sandrinef a écrit:Euh... Sinon les psychiatres qui se réclameraient tous de Freud et de la psychanalyse, tu as trouvé ça où? :lol: Ou bien c'est une supposition de ta part?

En ce qui concerne l'influence de la psychanalyse dans la psychiatrie, j'ai, en effet, d'abord mon expérience, une expérience de plusieurs années pendant lesquelles j'ai pu constater le rejet systématique de la part des professionnels du secteur public à la mention des mots "thérapies cognitivo-comportementales". Et puis, lorsque j'ai commencé à chercher la réponse au pourquoi, j'ai trouvé quelques blogs, comme celui-ci, je reconnais que c'est un blog orienté, mais ces propos ont été les premiers à confirmer mon expérience :
Il est un fait que sur les 14000 psychiatres français, environ 9500 se basent sur la psychanalyse.

Pour prouver ces dires, on peut passer par le site de l'AFTCC (Association Française des Thérapies Cognivo-Comportementales), où, en cherchant les psychiatres membres, et comparant leur nombre au nombre de psychiatres au total (on peut le faire par ville), on se rend compte qu'ils/elles sont extrêmement peu nombreux.
Exemple : pour la ville de Bordeaux -> 8 psychiatres membres de l'AFTCC contre 200 psychiatres listés sur les pages jaunes. Ces chiffres sont à relativiser (il y a peut-être des doublons), mais cela donne tout de même une idée de la rareté de l'approche comportementaliste, la grande concurrente à l'approche psychanalytique, dans la psychiatrie.

Il y a aussi cet article du Monde qui date de 2010 :
Pour ma part, je pense que la psychanalyse, même fragilisée, dispose d'importantes ressources pour résister. D'abord parce qu'elle reste bien implantée dans les institutions psychiatriques. Il y a cinq ans, en étudiant un annuaire recensant environ 5 000 psychiatres, je m'étais ainsi aperçu qu'ils étaient 85 % à pratiquer la psychanalyse en cabinet privé. Cela prouve que celle-ci est encore considérée comme un véritable outil de soin, même s'il est vrai qu'elle est de plus en plus pratiquée en association avec d'autres traitements, médicamenteux notamment.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/culture/article/2 ... VidMbRT.99


D'autres articles du Monde : La psychiatrie m'a détruite
En psychiatrie, un usage abusif de l'isolement

Il y a aussi une injustice sociale qui s'ajoute à tout ceci : l'unique possibilité de s'en sortir étant d'aller dans le privé, cette possibilité n'existe donc pas pour les personnes pauvres, sans ressources personnelles ou sans aide de leur famille, ce qui est le cas pour la plupart des patients en psychiatrie. La psychiatrie est donc véritablement une machine à broyer des personnes déjà fragilisées par la vie et leur milieu social.
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Re: Asperger au féminin

Messagepar FeverDream » Lun 21 Déc 2015 21:21

Callie a écrit:Ca fait quand même partie du fonctionnement global vu que le DSM 5 définit l'autisme comme un trouble de la communication et des interactions sociales. Les particularités de communication verbale, non verbale et para verbale font partie intégrante du fonctionnement global !


Je dois mal me faire comprendre... Je ne nies pas l'existence des symptômes. Évidemment qu'ils sont le reflet de quelque chose. Mais s'ils ont font partie, ils ne sont pas le fonctionnement global. Ils sont, comme tu le dis, des signes, qui permettent de mettre un doigt sur le fonctionnement. Ce que je dis, c'est qu'il ne faut pas se focaliser sur les symptômes : "difficulté avec l'ironie" par exemple. C'est le reflet d'un fonctionnement, ce n'est pas le fonctionnement. Ce n'est pas aussi évident sur papier, que dans la réalité. Une personne n'est pas qu'une liste de symptômes à laquelle elle correspondra ligne pour ligne de la même façon que son voisin. On ne peut pas dire "Tu comprends les expressions françaises, donc, tu n'es pas Asperger". Ça va juste plus loin que ça. Si c'était aussi simple, ce handicap ne serait pas si "invisible", et complexe à diagnostiquer que cela. Il est "invisible" et difficile à diagnostiquer, parce que les personnes Asperger s'adaptent, compensent mieux que les autistes de Kanner. Les diagnostics peuvent prendre des années. Il y a aussi les errances de diagnostics. Les diagnostics ressemblant de près ou de loin à Asperger ne manquent pas. Et ne parlons même pas des diagnostics d'Asperger au féminin...

Suis-je plus claire?
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Re: Asperger au féminin

Messagepar TourneLune » Lun 21 Déc 2015 21:24

Moi je te trouve très claire et Callie, je trouve que tu barnumises à fond là.....
Pour les mp qui ne sont pas à caractère personnel, merci d'envoyer vos messages au groupe " modérateurs globaux", ce sera plus efficace ;)
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Re: Asperger au féminin

Messagepar Callie » Mar 22 Déc 2015 09:05

Fever dream jai jamais dit que c'était les seuls critères diagnostics et que cetait comme ça uniquement, par petites touches, qu'on diagnostiquait un syndrome aspie. Je donnais juste des exemples histoire de simplifier mon propos. Ne soyons pas caricatural.
Il n'empêche que le DSM 5 est très clair au sujet de l'autisme et que c,est un trouble de la communication et des interactions sociales associé à des troubles du comportement et des troubles sensoriels (et non l'inverse). Le DSM a totalement revu le diagnostic dans ce sens suite aux dernières recherches sur l'autisme. Et que le fonctionnement global de la communication verbale non verbale et para verbale, qui n'est pas le meme suivant les âges (Dieu merci, bien sûr qu'on compense et apprend avec l'âge) est significatif de l'autisme. Mais c'est encore un domaine dans lequel on est relativement en retard en France étant donné qu'on considèré l'autisme encore comme un trouble psychiatrique uniquement et sur le versant comportemental uniquement dans le meilleur des cas . J'ose espérer que depuis la récente traduction du DSM 5, les choses évoluent à ce niveau.
Si tu veux un petit lien sur le sujet , je te le mets (en anglais)
Tiens Fever dream. Je ne sais pas si on peut plus clair que ce lien universitaire de guidelines dans le diagnostic de l'autisme https://depts.washington.edu/dbpeds/Screening%20Tools/DSM-5(ASD.Guidelines)Feb2013.pdf
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Re: Asperger au féminin

Messagepar FeverDream » Mar 22 Déc 2015 10:37

TourneLune a écrit:Moi je te trouve très claire et Callie, je trouve que tu barnumises à fond là.....


Ouf!

En tout cas Callie, pour en terminer: Je n'ai pas dis que tu parlais d'un seul symptôme, de façon isolé, et je ne te mettais pas, toi, en porte à faux. Je parlais de la focalisation sur les symptômes trop précis, vis à vis des professionnels, pour qu'une personne colle mot pour mot à la liste.

Désolée, j'ai du mal avec l'anglais. Je prendrais le temps de le lire. Mais, je sais bien ce qu'est l'autisme et son diagnostic, en particulier Asperger.

Je voulais juste rebondir sur : les troubles sensoriels n'est pas un critère de diagnostic dans Asperger. C'est un signe très parlant. Comme les troubles de la motricité fine par exemple. Et je ne sais pas où tu as lu pour les troubles du comportement, parce que, ce n'est pas le cas non plus. Les critères sont clairs : communication, relationnel, stéréotypies et ou/intérêts restreints.

En France, l'autisme n'est plus considéré comme un trouble psychiatrique, mais comme un trouble envahissant du développement (TED). C'est surtout que la psychanalyse est très fortement implantée sur notre territoire (ne pas aller dans un CMP en somme), mais surtout, parce qu'Asperger est moins bien connu que l'autisme typique (les amalgames étant rapidement fait entre les deux), et que les professionnels ne sont pas assez formés là dessus (même dans les CRA). Il y a encore des professionnels qui pensent que ça n'existe pas et que c'est un effet de mode... Ou que les Asperger ne savent pas parler, ni ressentir de l'empathie. Ou ce genre de choses à la con. Heureusement, de l'autre côté, il y a les spécialistes ! :rock:
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Re: Asperger au féminin

Messagepar Callie » Mar 22 Déc 2015 11:14

Hé non. L'appelation Ted est en retard sur le DSM 5 et ne tient pas compte des dernieres données de la recherche dans ce domaine.
J'arrête cette lancée dans la discussion ici. On tourne un peu en rond et au final on dit des choses très similaires en prétendant être opposées dans nos idees. Je ne pense pas que ce soit très constructif. On peut peut être reprendre une discussion plus constructive plutôt que de disputer inutilement ? Le ton est un peu dommageable. Aussi je propose de reprendre le fil sur de meilleures bases.

Édit : je viens de voir dans ta présentation que tu avais un diagnostic asperger. Du coup je ne savais pas que cette discussion pouvait remuer des choses aussi personnelles ;) desolee. Si j'avais su, j'aurais été plus claire et plus prudente dans mes propos. Je comprends mieux le ton. Tu veux qu'on en parle de façon plus calme et que je prenne le temps de mieux m'expliquer ou tu veux clore le sujet ? (Sachant que je m'exprime un peu à l'arrache et que du coup, je n'explique peut être pas assez de mon côté)
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Re: Asperger au féminin

Messagepar FeverDream » Mar 22 Déc 2015 11:35

Pré-diagnostic en fait. :)

Je ne l'ai pas pris comme une dispute entre nous, ni l'ai mal pris, et ne suis pas agressive non plus, désolée si c'est ce ton qui est ressorti. J'essayais juste d'être plus claire dans mes propos pour être comprise. Pas de défauts de compréhension sur ce que tu as dit non plus, tu as été très claire. Je pense que tu pars de la globalité et de la synthèse, et que je pars sur les détails et les nuances.

Si tu as des informations quant à la requalification de l'autisme dans les troubles psychiatriques en France, pourrais tu envoyer un lien vers la source s'il te plait? Ça m'intéresse, je n'ai accès qu'au DSM IV de 2013 il me semble.
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