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A faire : arrêter de PROCRASTINER

La partie consacrée à la Santé dans sa globalité. Principalement la psychologie, psychologie sociale, la psychiatrie, les troubles de l'humeur, de la personnalité, les handicaps, l'autisme...

Modérateur: W4x

A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar shinoune » Lun 25 Mar 2013 02:49

Un article du site "mieux être.org" parle de la procrastination et, comme je l'ai trouvé intéressant et utile dans les questions qu'ils nous fait nous poser personnellement, je vous le propose de suite, avant de repousser le moment et de ne jamais le faire.

Le voici ici:
http://www.mieux-etre.org/La-procrastination-pistes-outils.html

ou ici:
La procrastination : pistes, outils et méthodes.

Par David Vandenbosch, psychologue, psychothérapeute.


Reportez-vous souvent les choses au lendemain ? Surfez-vous avec les limites du timing ? Regrettez-vous souvent de ne pas vous attaquer plus tôt à une tâche ? Remettez-vous tout à plus tard, au point que votre bien-être ou votre efficacité en pâtit ? Faites-vous souvent une autre action que la tâche que vous deviez accomplir ? Vous arrive-t-il de terminer une journée en considérant que vous n’aviez pas accompli tout ce que vous auriez dû ?

Si tel est le cas, il se peut que vous souffriez de procrastination.


Au départ, souvent dans les jeunes années, vous arriviez à gérer beaucoup de tâches dans les dernières minutes. Cela était une source de stress mais également à la base d’une certaine fierté. Les conséquences étaient relativement circonscrites et, excepté quelques interros ratées ou de temps en temps une arrivée en retard dans votre club de sport, vous ne vous en tiriez pas souvent avec les honneurs. Les parents et les proches faisaient peut-être souvent des réflexions, des remarques, ils prodiguaient des conseils que vous n’avez jamais appliqués, cela restait lettre morte et vous perduriez dans votre fonctionnement.

Les années passent, la matière s’épaissit, les responsabilités s’étoffent, vous devez faire face à des études supérieures, un travail, une maison, des travaux, des factures, des enfants,… Et votre rempart petit à petit s’ébrèche, vous constatez de plus en plus les conséquences de ce « tout à la dernière minute », vous arrivez hors délais, vous payez des frais de vos retards, vous laissez en friche certains de vos amis, vous arrêtez d’effectuer le suivi d’un client important,…

Dès que vous avez postposé une première fois , vous êtes aspiré dans l’engrenage où bien souvent vous avez l’impression de perdre un certain contrôle.

Première étape : Quel procrastinateur êtes-vous ?

Vous pouvez vous comporter en procrastinateur massif et laisser la remise à plus tard se greffer dans tous les domaines de votre vie. Cette tendance envahit tout votre quotidien (ou presque) et ce sans distinction.

Vous pouvez également être un fin gourmet et sélectionner les actions que vous remettez au lendemain :
A ce moment, vous serez d’une impeccable régularité dans le traitement de vos papiers administratifs, un vrai métronome dans la fructification de votre patrimoine et cependant vous reportez tout ce qui concerne les loisirs sportifs presque de manière systématique.

Comment s’effectue un tel choix ?
1. Vous n’avez jamais ou très peu postposé ces actions en particulier qui peuvent revêtir au sein de votre histoire personnelle une grande importance pour vous.
2. Le coût important cognitif, émotionnel, pécuniaire est supérieur au bénéfice de ne pas l’accomplir. Vous arrivez à passer au-dessus du désagrément de le régler tout de suite en prenant en perspective les conséquences sur le long terme. Vous quittez le biais du présent.

Il existe également des tests qui permettent de spécifier le niveau et le type de procrastination.

En remettant régulièrement le travail au lendemain ou à plus tard, nous nous retrouvons dans des situations auxquelles nous n’avions pas pensé et qui ont pour effet d’augmenter notre niveau de stress général.

Une fois tout cela mis en exergue, il importe de fournir les explications les plus complètes possibles qui permettent de poser sur un comportement apparemment irrationnel un regard emprunt d’une certaine objectivité.

Lorsque le constat est fait et que les mécanismes en action sont identifiés, il nous reste la lancinante question du "et quoi maintenant ?" ou le fameux « Que faire ? »


Une personne qui présente de la procrastination se retrouve souvent dans une position paradoxale, que parfois elle ignore l’existence.

_ Elle ouvre la porte du cabinet en clamant haut et fort « Il suffit maintenant je n’en peux plus de fonctionner comme cela. Ce n’est pas uniquement pour moi mais aussi pour mes proches, tout se complique, je n’arrive plus à faire face ».

Cependant, diminuer la procrastination va dans un premier temps déstabiliser un certain équilibre, augmenter la gêne et le stress à court terme et donc battre en brèche cette volonté infaillible d’y mettre fin. C’est comme jouer au tennis depuis 10 ans régulièrement avec un certain niveau sans jamais avoir pris de cours, se débrouiller mais sentir que l’on plafonne.

Puis se décider d’y mettre fin en suivant des leçons avec un professeur : dans un premier temps, le malaise est palpable, les coups sont maladroits, le stress est présent, les questions affluent. Votre niveau va commencer par baisser car il faut réapprendre.

Alors posez-vous bien cette question : Etes-vous réellement prêt à arrêter de procrastiner et à vous battre pour cela même si vos habitudes seront partiellement perturbées ?

Plusieurs pistes sont possibles pour flexibiliser, sortir de la fatalité, s’éloigner de l’inaction et diminuer la procrastination.
En voici quelques-unes.
Rentrer dans les ordres de la non-procrastination se fait par étapes, à un certain rythme, le futur initié devra faire face à des réussites et également des échecs, il pourra procéder par tâtonnements et expérimentations.

La première question que l’on me pose, après exposition des faits, est souvent celle-ci « Pensez-vous qu’il est possible de sortir de là ? Parce que je n’arrive pas à percevoir à quoi ressemblerait ma vie si j’arrêtais de procrastiner. »

Bien souvent on essaye de passer d’un état T0 rempli de procrastination à un état T1 où elle ne subsisterait plus, en brûlant quelques indispensables paliers. Ceci explique les nombreux échecs dans la cessation de cette activité, car au sein de la procrastination « je suis celui qui en souffre et celui qui en bénéficie. »

De l’observation à l’action

Les avantages de la procrastination
Procrastiner permet de ne pas accomplir en temps voulu des tâches de toutes sortes, qui présentent au moment présent un certain désagrément : cesser ou diminuer cette remise au lendemain implique une recrudescence de la tension et une confrontation à un certain pic de stress.
Commencez par énoncer les avantages de cette remise à plus tard ? Quelles qualités cela vous a permis de développer ?

Observer sa propre procrastination
Vous allez maintenant durant une journée observer votre propre procrastination : avant (les pensées, les émotions, les sensations et les solutions mises en place), pendant (pensées, émotions, sensations et solutions mises en place) et après (pensées, émotions, sensations et solutions mises en place).
• On constate souvent :
Avant : Il pointe à l’horizon une certaine pression assortie d’un débat interne, un évitement de penser à la question jusqu’au dernier moment, une impression de gêne assortie dune prémonition sous-jacente que l’on risque de ne pas se tenir à ce qu’on a prévu. Alors je me force, je m’oblige… C’est l’heure, la cloche sonne, les mots prisons sont de sortie : je dois, il faut, impossible, jamais,… ils se sont tous donnés rendez-vous.
Pendant : augmentation de la pression et de la gêne « il m’arrive d’être devant ma feuille à remplir, j’ai le bic en main et rien n’y fait, je n’arrive pas à écrire…alors je fais autre chose… ».. Les excuses aussi sont lâchées : la fatigue, la météo, les autres, le manque de temps,…
Après : « en n’accomplissant pas la tâche et en faisant autre chose ce n’est pas comme si je me sentais tranquille, au contraire cela reste quelque part dans mon esprit… là à l’arrière… comme un dérangement… ». Je ressens une certaine culpabilité que j’essaye d’atténuer par des tâches distractives utiles ou non.
• Ces observations permettent d’aborder :
Les mots prisons : Il est important de les traquer dans son discours interne car il nous coupe de l’importance de réaliser la tâche et nous ramène à une obligation dont nous sommes bien souvent les seuls garants. Nous pouvons les remplacer par « c’est important, c’est nécessaire,… »
Les mots tentatives : Je vais essayer… tenter… sont également à mettre en exergue et remplacer par « je fais », assorti d’une date et d’une heure : « je vais essayer d’aller chercher ma carte d’identité demain dans la journée…je vais chercher ma carte d’identité à 12h00 mardi »
Les excuses : « Les excuses sont faites pour s’en servir…et les imbéciles pour les croire ». Votre cerveau afin de maintenir une certaine cohérence dans votre système interne va vous fournir un certain nombre d’excuses et par moment vous allez même y croire. Listez les excuses ou les raisons que vous vous donnez généralement pour évitez certains tâches. Ensuite posez-vous la question : Imaginez que je capture la personne qui est la plus chère à vos yeux et que je ne vous la rendrai en vie que si vous accomplissez la ou les actions, allez-vous toujours considérer votre excuse comme valable ou serez-vous capable de passer au dessus et agir ?
De l’excluant au liant : ce qui nous bloque bien souvent également c’est l’usage du « mais » dans notre discours interne. Ce mot est « excluant » lorsqu’il est utilisé il rend impossible l’occurrence de l’évènement. « J’irais bien au sport mais je suis fatigué » « Je téléphonerais bien à Sophie mais je ne suis pas d’humeur ». Remplacez ces deux mais par et. « J’irais bien au sport et je suis fatigué » « Je téléphonerais bien à Sophie et je ne suis pas d’humeur ». Que cela produit-il ?
Les chronophages : En d’autres mots, faire une activité sans objectif précis ou pire, sans croire à son efficacité voire à son utilité. Parfois, même il se peut que vous croyiez à leur utilité comme une zone de calme avant la tempête : avant de m’y mettre je vais juste me permettre d’aller faire un petit tour sur internet, …
De même, lorsqu’avant de vous remettre au travail, vous allumez la télévision en mangeant un bol de céréales, vous risquez de vous mettre dans le vortex d’une spirale bouffe-temps. Dans ce cas, la télé immanquablement va vous captiver et vous maintenir sous son emprise durant un temps supérieur à celui prévu. Ensuite, au moment où vous avez enfin pris la décision de travailler, le portable vibre, un coup d’œil une seconde d’hésitation et vous décidez de décrocher. Le temps de terminer la conversation et un temps certain s’est écoulé.
En somme, « un bouffe temps » est un événement qui vient perturber ou qui empêche le bon déroulement de votre planning. Ce sont également de bonnes manières de procrastiner une action en maintenant une certaine occupation souvent stérile. Ceci peut entraîner des retards, qui en s’accumulant vont devenir dangereux et pénalisants pour vous.


Prenez le temps de faire la liste de vos chronophages personnels, de ces activités dans lesquelles vous vous engouffrez pour ne ressortir que quelque temps après ?
« Lorsque je dois commencer à faire ma comptabilité, souvent je me mets pour quelques minutes devant mon PC, après c’est la catastrophe je vogue de sites en sites, l’heure passe ensuite il est trop tard, plus de temps pour les chiffres il me faut continuer la journée… »


Mes procrastinations préférées : établissez une liste des sujets de procrastinations, complétez chacun des items par un niveau de difficulté et un niveau d’impact sur votre vie.
« Faire ma comptabilité : difficulté 9/10, niveau d’impact 9/10.
Aller au sport : difficulté 8/10, impact 5/10 ».
Ensuite, on commencera les expérimentations par celle qui présente le niveau de difficulté le plus bas même si son impact est infime pour le moment.
La liste des casseroles : l’ensemble des actions qui constituent le cheptel de ce que je « devrais faire mais que je ne fais pas actuellement. »


L’intervention paradoxale

Nous l’avons déjà abordée : procrastiner c’est privilégier une baisse de tension intéressante sur le court terme mais avec un impact certain sur le long terme. Afin de maintenir cet édifice en place, nous plaçons une série de jalons qui ont l’avantage de réduire l’effet néfaste de la procrastination sur notre humeur : la culpabilité. Par le biais de l’intervention paradoxale nous redonnerons à cette émotion complexe ses lettres de noblesse et lui permettrons de retrouver son utilité.

Il est permis d’interdire :
Généralement, lorsque nous procrastinons nous nous imaginons et nous leurrons en nous promettant que tout rentrera dans l’ordre dès le lendemain. Un beau miroir aux alouettes dans lequel bien souvent nous nous perdons. En faisant cela nous bloquons la possibilité pour la culpabilité de s’épanouir (pour rappel un de ses rôles est de nous amener à faire ou ne pas faire certaines actions par son côté désagréable). Dans ce cas-ci, déterminez une action précise assortie de sa date de mise en place et de l’heure « Le jeudi 24/02/2013 à 13h00 je complète mon fichier de résiliation d’abonnement ». Si à cette date précise à l’heure dite vous n’avez pas accompli cette action vous aurez l’interdiction et ce quelle qu’en soit la conséquence de faire ce travail pendant deux semaines, un mois, … Vous pouvez faire pareil avec le début d’étude pour les examens,…

Rien de plus beau qu’un mur blanc :
Dans la même optique, lorsqu’on diffère la réalisation d’une tâche, bien souvent on trouve une action connexe à accomplir : rangement, téléphone, internet, séries,… ce afin de se distraire. Dans ce cas, l’intervention consistera, pour toute action prévue et non accomplie en temps et en heure, à rester face à un mur blanc assis sans distraction pendant une demi heure. Vous vous posez peut-être la question de l’utilité, essayez et voyez l’impact que cela a sur votre procrastination ?

Il s’agit de rendre la procrastination suffisamment désagréable sur le court terme pour permettre de sortir plus facilement de son emprise sur votre emploi du temps.

La pleine conscience

Sa pratique permet d’activer ou ralentir plusieurs processus en fonction de son moment d’application :

Développer la métaréflexion : j’observe mes pensées, et je ne suis plus fusionné avec elles. L’exercice de centration sur la respiration est une bonne base d’entrainement pour cela. Je ne suis plus esclave de mes émotions et de mes pensées.

Travailler sur l’impulsivité : accomplir la rédaction d’un texte, mail en pleine conscience, centré sur la tâche et les actions mises en place pour la terminer. Le faire au ralenti, observez la gêne ressentie et les velléités de l’esprit pour vous en éloigner. Vous recentrez à chaque fois sur la rédaction sans vous en détourner. Prendre conscience de la torsion que cela nécessite.

Le rappel : Mettre sur votre portable un rappel qui aura lieu toutes les 4 heures. A ce moment, vous prendrez deux minutes pour observer vos pensées, vos émotions, ce que vous vous apprêtiez à faire ? L’objectif est ici de sortir du pilote automatique qui bien souvent vous mène à un rythme effréné vers des destinations pas toujours souhaitées avec le nez dans le guidon.

Mais aussi…

The experiment
OFF et ON :
ON : Dans cette rubrique, je vous propose de vous livrer à deux expériences inédites. Pour la première, lorsque vous vous réveillerez et que, comme chaque jour vous vous livrerez à votre rituel matinal, vous prendrez le temps pendant quelques secondes pour respirer et vous mettre en condition pour accomplir la journée comme si « aujourd’hui je ne procrastinais rien ».
Ensuite, durant toute la journée vous expérimenterez cette action continue, à chaque fois que vous devez accomplir quelque chose vous le faites ici et maintenant. Le but est de récolter des informations sur un tel comportement, ce que cela induit, ce que cela change.
• Quelles difficultés avez-vous rencontré ? Comment vous sentez-vous à la fin de cette journée ?

OFF : Il s’agit du même processus de mise en pratique mais dans le sens inverse en expérimentant la journée où « aujourd’hui je procrastine tout ».
• Que constatez-vous ?

Le coin des bonnes idées et des concepts détournés

La liste des priorités
Vous allez rédiger une liste de tâches à accomplir en mettant sur le premier une tâche importante, désagréable mais qui n’est pas accompagnée d’un délai d’accomplissement. Par exemple, cela pourrait consister en « ranger le grenier, peindre la cuisine, décaper un mur, tailler la haie, ranger votre armoire à dossier et tout classer,… »
Lorsqu’ultérieurement vous serez tenté de postposer une action, vous aurez la permission de le faire mais alors il vous faudra en remplacement accomplir votre tâche désagréable mise « en tête de gondole », ou quand même accomplir la première action prévue, vous aurez le choix.

La (not) to do list
En vous aidant de vos chronophages, faites la liste des activités que vous ne devez en aucun cas initier sous peine de vortex temporel immédiat et de désordre organisationnel assuré :
Tv
Internet
Coup de fil à un ami


Petit à petit l’oiseau fait son nid
Découpez toutes vos tâches à accomplir en petites étapes accessibles. Le danger est d’être trop gourmand, de vouloir trop en faire et au pied de la montagne qui paraît, dès lors, infranchissable faire demi-tour. N’oubliez pas « un voyage à mille lieues commence toujours par un premier pas ! »

La réunion au secours de la procrastination
Une astuce que j’applique souvent face à mes amis les chronophages comme l’ordinateur est de les prévoir quelques minutes avant une réunion importante ou un rendez-vous professionnel fixé à une heure précise.

Les classiques

Le système de récompense
Récompensez-vous à chaque fois que vous avez accompli une tâche que vous abhorrez.
Le rituel
Si vous avez une tâche à accomplir de manière récurrente, cependant à chaque fois vous avez du mal à vous y mettre, mettez au point un petit rituel pour vous mettre en condition et vous préparer à y travailler.
Le système sandwich
Divisez la tâche en petites portions que vous insérerez en « sandwich » dans d’autres tâches plus agréables.
La liste et son fluo
Noter sur une feuille ce que vous avez à faire et lorsque les tâches sont accomplies, surlignez-les ou rayez-les de la liste. Cela peut donner de bons résultats pour les gens qui ont une certaine discipline.
Un slogan sinon rien
Mettez des post-it ou même une affiche, un tableau sur lequel figure un slogan qui vous motive à avancer.

Conclusion

Néant, car le jour où je devais la faire c’était mon jour de procrastination massif en mode OFF et comme je suis un élève consciencieux et que j’applique mes propres tâches je n’ai rien fait de ce qui était important. Vous voyez ça marche ☺


David Vandenbosch,
Psychologue à l’hôpital ERASME/Le Lothier/ Le Domaine et Psychologue en libéral. Il est aussi Consultant & Formateur en entreprise dans la communication et le recrutement David est aussi conférencier sur le stress au travail et le Burn-out.


Il demande qu'on prenne un moment pour le lire, un moment pour y réfléchir et un autre moment encore pour en tirer des conclusions pour nous-mêmes.
Il demande aussi de se lancer comme cobaye et de voir comment on évolue, si cela nous aide, si une structure peut nous soutenir dans ce jeu de domino qui s'effondrent que peut être la procrastination.

Alors je nous propose à nous tous qui procrastinons et qui aimerions nous en sortir ou moins le faire , d'en discuter, de nous en parler, de partager nos expériences, de nous soutenir dans nos efforts, voire de nous confronter (hors conflis) juste pour encore aller plus loin.
Avançons ensemble par la synergie de nos chemins et de nos partages.
Cet article est efficace, je trouve, en ouverture de topic, d'autres amenant de nouvelles réflexions seront les bienvenus, ainsi que vos témoignages, expériences, idées, etc...

A nous, dès maintenant :rock:

Et comme là, en prenant le temps d'ouvrir ces lignes au lieu d'aller dormir pour être en forme demain matin, et bien je procrastine ... je décide d'en être consciente et de ne pas prolonger.
Je vais me coucher

Shine :okayd:
L'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant.
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar amalia » Lun 25 Mar 2013 09:44

merci shinoune,

vaste sujet !

pour ma part, je m'astreins maintenant à finir ce que j'ai en cours avant de lancer autre chose... je vais regarder du coté des autres recommandantions.
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar cléo » Lun 25 Mar 2013 12:45

J'aimerais être sûre que c'est vraiment le symptôme de quelque-chose, et pas une flemme coupable.

Je m'en veux d'être comme ça.

En plus ça n'aide pas au calme du cerveau, bien au contraire!

Cette sensation de tourner à vide.....

Je vais lire sérieusement le truc.

Et me motiver!

Merci pour ce topic.

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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Kayeza » Lun 25 Mar 2013 14:06

Offtopic :
Avant de me pencher sérieusement sur cet article et sur cette question (primordiale s'il en est), un petit témoignage amusant : il m'est arrivé deux fois récemment (la dernière fois hier soir) de me dire que je devais aller me coucher à une certaine heure pour profiter au mieux des heures du début de nuit (les plus réparatrices, à ce qu'il parait). Mais je continue à kayezer sur mon ordi, au-delà de l'heure que je m'étais fixée... jusqu'à ce qu'une panne de courant m'envoie un message clair : VA TE COUCHER ! J'ai bien ri ces deux fois-là, même si j'étais un peu désolée pour le reste du village... "Désolée, les gens, c'est la vie qui m'envoie me coucher, z'avez des bougies ?" :D
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar maxmomo » Mar 26 Mar 2013 00:42

Je suis un peu dubitatif quand à la portée de cet article, notamment face à son ton quelque peu moqueur. Je doute fort qu'aucune des remédiations proposées puisse avoir un effet concret à long terme (dans mon cas tout du moins). Le comble des exemples étant la punition face à un mur blanc...
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar sandrinef » Mar 26 Mar 2013 08:08

Merci Shinoune,
A part noter ce qu'il y a à faire pour chaque jour dans un agenda et se donner un bon coup de pied pour y arriver, je ne crois pas qu'il existe de solution miracle hélas.
Par exemple, là, je procrastine, mais je me suis donnée une heure de départ( que je vais surement dépasser :lol: )... Enfin, courage, on va y arriver...
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar amalia » Mar 26 Mar 2013 21:41

sandrinef a écrit:Merci Shinoune,
A part noter ce qu'il y a à faire pour chaque jour dans un agenda et se donner un bon coup de pied pour y arriver, je ne crois pas qu'il existe de solution miracle hélas.
Par exemple, là, je procrastine, mais je me suis donnée une heure de départ( que je vais surement dépasser :lol: )... Enfin, courage, on va y arriver...


la procrastination est souvent sous-tendue par un manque de confiance en soi (je vais pas y arriver ; ça va etre nul..)

un travail sur ses pensées peut aider :rofl:
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Mlle Rose » Mar 26 Mar 2013 22:00

Et si au lieu de s'enquiquiner la vie on s'autorisait à remettre à plus tard jusqu'à la vague thermonucléaire d'hyperactivité suivante ?
Sans déconner, oui y'a des trucs absolument nécessaires qu'il FAUT faire là tout de suite, mais si on remet à demain spontanément, c'est probablement que ça peut être effectivement remis à demain. Non ? :P
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NB : Je ne réponds pas aux questions perso en mp, je manque cruellement de temps pour ça et déteste répondre aux gens à l'arrache. Donc... merci d'éviter :f:
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar amalia » Mar 26 Mar 2013 22:15

:dent_blanche4: oui mais alors c'est pas de la procrastination, c'est de la flemme et c'est pas grave...
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Mlle Rose » Mar 26 Mar 2013 22:23

J'avoue avoir bien du mal à bien cerner la différence ^^
Je crois que "procrastination" est le mot joli pour flemme, comme "personne âgée" est le mot joli pour vieux, et "fille de mauvais vie" pour... etc
Mais bon je vous embête plus je >>>>>>
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Saladin » Mar 26 Mar 2013 22:31

maxmomo a écrit:Je suis un peu dubitatif quand à la portée de cet article, notamment face à son ton quelque peu moqueur. Je doute fort qu'aucune des remédiations proposées puisse avoir un effet concret à long terme (dans mon cas tout du moins). Le comble des exemples étant la punition face à un mur blanc...


Je rejoint un peu ce que dit Maxmomo, je sais pas si à long terme c'est vraiment utile. Quant à la punition face au mur blanc, je suis capable de la remettre au lendemain ahah!

Je trouves le constat dans la partie "observer sa propre procrastination" très utile, ça permet un peu de saisir son propre mécanisme, les exemples sont très juste.

amalia a écrit:
sandrinef a écrit:Merci Shinoune,
A part noter ce qu'il y a à faire pour chaque jour dans un agenda et se donner un bon coup de pied pour y arriver, je ne crois pas qu'il existe de solution miracle hélas.
Par exemple, là, je procrastine, mais je me suis donnée une heure de départ( que je vais surement dépasser :lol: )... Enfin, courage, on va y arriver...


la procrastination est souvent sous-tendue par un manque de confiance en soi (je vais pas y arriver ; ça va etre nul..)

un travail sur ses pensées peut aider :rofl:


Comme tu dis! Pour ma part j'ai souvent ce reflex avant de faire un travail créatif, devant la feuille blanche c'est souvent "je verrais ça demain, là ça va être nul" et je supporte pas que ce ne sois pas "parfait" -donc ça tourne en rond!

(Un lien d'un article qui aborde ce travail sur la pensée serait le bienvenue :D)

Petit HS: J'avais vu quelque chose sur le "complexe de Cassandre" (quand on ne croit pas ou ignore des avertissements ou préoccupations légitimes), il y a peut être un peu de ça aussi dans la proscratination.
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar cléo » Mer 27 Mar 2013 07:49

Mlle Rose a écrit:J'avoue avoir bien du mal à bien cerner la différence ^^
Je crois que "procrastination" est le mot joli pour flemme, comme "personne âgée" est le mot joli pour vieux, et "fille de mauvais vie" pour... etc
Mais bon je vous embête plus je >>>>>>



Je suis pas loin d'être de cet avis :ledoigt:

Cependant,ma première psychiatre de quand j'avais 20 ans m'avait dit: la fainéantise vraie n'existe pas, c'est toujours le symptôme de quelque-chose.

Et on en est restées là :D1

La vie c'est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit.
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Mlle Rose » Mer 27 Mar 2013 08:59

Les psychiatres voient des symptômes de quelque chose partout, du coup....
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Joebar » Mer 27 Mar 2013 11:03

C'est marrant, j'ai pensé un truc et je l'ai lu en suivant! Merci Rose!
travaillant à lutter contre la procrastination, je prends le temps de répondre.
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Louise » Mer 27 Mar 2013 13:35

Entendu hier soir un éloge de la procrastination sur Nova, je crois.
Je vais chercher le lien, mais j'ai direct pensé à ce topic, l'angle était amusant et définitivement positif.

Frout, je retrouve pas.
Y'avait l'axe : procrastiner c'est se rebeller contre ce monde de contraintes qu'on nous impose, c'est retrouver notre liberté d'action
et l'axe : procrastiner c'est l'art de ne rien faire sans culpabiliser, là où finalement la création à lieu, quand le cerveau est laissé à son propre vagabondage

Et la conclusion était qu'on devrait tous bien plus procrastiner.
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar amalia » Mer 27 Mar 2013 13:39

Mlle Rose a écrit:J'avoue avoir bien du mal à bien cerner la différence ^^
Je crois que "procrastination" est le mot joli pour flemme, comme "personne âgée" est le mot joli pour vieux, et "fille de mauvais vie" pour... etc
Mais bon je vous embête plus je >>>>>>


ben, la différence va être dans la cause et la conséquence :
* procrastination : ex : par peur de pas y arriver : cela va générer de l'anxiété
*anxiété gérée par des comportements d'évitement : "je ferais ça demain" : soulagement immédiat de l'anxiété --> les évitements deviennent des modes de gestion habituels de l'anxiété

mais double effet kiss cool :
*la culpabilité et le manque d'estime de soi qui vient renforcer le sentiment "je suis trop nul pour y arriver"
*les difficultés qui s'accumumlent car les choses ne sont pas faites, et ça génére angoisse, culpabilité, diminution de l'estime de soi....

et un beau cercle vicieux, un ! :devil: (tout ceci est extremement simplifié bien sur)

à l'inverse, le meilleur exemple de flemme assumée est le film où Philippe Noiret ne fait rien de rien de ses journées, où il s’est crée tout un tas de méthodes pour éviter le travail, et il est heureux comme un pape : Alexandre le Bienheureux.
là, c'est de la flemme ! (tiens, je me regarderai bien ce film !)
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Zyghna » Mer 27 Mar 2013 21:25

Après y'a les techniques de travail: perso je procrastine jusqu'au dernier moment, parce que c'est la meilleure façon que j'ai trouvé pour faire les choses de manière optimale. Si je ne me sens pas à la bourre, je fais de la merde!
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Mlle Rose » Mer 27 Mar 2013 21:53

J'ai compris amalia je crois la différence.
Du coup Zygh je ne suis pas sûre qu'on puisse parler de procrastination si ?
Je fais ça aussi, si y'a pas d'urgence, y'a rien qui se déclenche là-haut, à part un vague ronron, qui augure de piètres résultats dans l'entreprise du machin.
Et si ça DOIT speeder, y'a comme un truc qui décoince et qui tourne à fond, tout vient d'un coup trop fastoche et pour un résultat vachement plus satisfaisant.
Au lycée, je faisais mes disserts de philo juste le matin avant d'aller la rendre, réveil à 5h et hop (sans réveil d'ailleurs). J'avais de bonnes notes que comme ça. Si je m'avisait d'essayer de "m'avancer dans mon travail" (LOL), je faisais de la merde. C'est encore pareil aujourd'hui.
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Zyghna » Mer 27 Mar 2013 22:04

Procrastiner= remettre au lendemain ce qu'on peut faire le jour même.
On peut faire rentrer pas mal de choses là-dedans, de la flemme à la peur de mal faire. Cela peut devenir problématique pour certaines personnes, comme cela peut être un avantage, notamment au niveau de la réduction de stress.
Enfin, je me base sur le dictionnaire et sur ce que dit l'article ^^

Bon par contre, je ne sais pas comment prendre le faire que s'asseoir devant un mur blanc pendant 30 min soit considéré comme une punition à la procrastination! D'ailleurs pour ça je ne procrastine jamais! Je pars le retrouver hihi!
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Tinou » Jeu 28 Mar 2013 07:05

Mais qu'il tombe bien ce topic !!!!

J'ai lu l'article et il m'a apporté des réponses ...

Ma procrastination perturbe énormément ma vie et je voudrai "en finir" , c'est une étape indispensable pour moi : il faut que j'arrête, que je "remette de l'ordre" dans mes affaires pour pouvoir continuer, pour pouvoir "avancer" avec ma douance, pour pouvoir sereinement me consacrer aux domaines que j'ai envie d'approfondir ...
Chez moi ce n'est pas simplement de la "flemme", le malaise est plus profond et il faut que je découvre "pourquoi" ?
Je vais donc ajouter ce point à la liste des sujets à mettre sur le tapis avec mon psy ( et un de plus !!! :worried: )

Dès que vous avez postposé une première fois , vous êtes aspiré dans l’engrenage où bien souvent vous avez l’impression de perdre un certain contrôle.

C'est tout à fait ça : j'étais quelqu'un d'organisé, de méthodique, de "maniaque" ... Je faisais tout ce que je considère comme des corvées en priorité et il ne restait plus de place pour "moi" et "ce que j'avais envie de faire pour mon plaisir".
J'ai fonctionné comme ça toute ma vie et un jour j'ai décidé de m'occuper de moi et j'ai postposé ... Je n'en suis pas "morte" et mon entourage non plus ...

MAIS , de fil en aiguille, voici le résultat :

Quel procrastinateur êtes-vous ?

Vous pouvez vous comporter en procrastinateur massif et laisser la remise à plus tard se greffer dans tous les domaines de votre vie. Cette tendance envahit tout votre quotidien (ou presque) et ce sans distinction.


En remettant régulièrement le travail au lendemain ou à plus tard, nous nous retrouvons dans des situations auxquelles nous n’avions pas pensé et qui ont pour effet d’augmenter notre niveau de stress général.


Alors, aujourd'hui je dis STOP !!!!! :violent1:

Je vais donc utiliser les moyens donnés dans l'article : faire une liste, fractionner, me récompenser ... et pourquoi pas le mur blanc :mrgreen:
Je vais mettre un post-it sur l'écran de mon PC car:

Les chronophages : En d’autres mots, faire une activité sans objectif précis ou pire, sans croire à son efficacité voire à son utilité. Parfois, même il se peut que vous croyiez à leur utilité comme une zone de calme avant la tempête : avant de m’y mettre je vais juste me permettre d’aller faire un petit tour sur internet, …

et à midi je suis toujours devant mon écran et je pense : ho pas grave je le ferai demain, de toute façon je suis trop fatiguée aujourd'hui ... :$ et puis le "c'est pas pour un jour de plus" va être banni de ma pensée ...

D'ailleurs, je m'y met de suite !!! le coup de pied au luc et on y va !!!! :fouet:

Si ça vous intéresse je vous tiens au courant du suivi ;)

Belle journée à tous :ensoleillé:
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Kayeza » Jeu 28 Mar 2013 18:12

J'ai lu l'article et j'y repense régulièrement depuis. Il faut dire que c'est un sujet récurrent de préoccupation chez moi, lié à ce qui a été évoqué dans le sujet sur le sous-régime et au moment de l'année (on est déjà fin mars, j'ai un dossier en cours pour la fac, quatre autres qui m'attendent et un mémoire avant la "fin de l'année universitaire", qui devrait heureusement pouvoir être repoussée à septembre). Je m'observe donc procrastiner et j'ai pu déjà en tirer quelques conclusions qui ne m'avancent pas à grand'chose pour l'instant mais qui sont certainement exploitables.

Il me semble qu'il est question dans l'article d'activités anxiogènes. Je remarque en effet que le travail sur ce dossier pour la fac est très anxiogène pour moi car, même si j'ai choisi de reprendre ces études et que personne ne m'y oblige, j'ai toujours la trouille devant un travail universitaire. En gros, peur de ne pas être à la hauteur a) de ce qu'on attend de moi et surtout b) de ce que j'attends de moi-même (grande constante de la procrastination : des exigences démesurées). J'aime les études littéraires, j'aime le travail sur les textes, mais j'ai toujours l'impression d'avoir de grosses lacunes (mon premier cursus était en langues, je ne lis pas tant que ça finalement, notamment les fameux grands classiques, bref, je ne suis pas l'étudiante en lettres modèle...), donc j'ai toujours peur de passer à côté d'un truc gros comme une maison, peur que mon analyse sente trop l'amateurisme, etc. Donc pour contrer cet effet anxiogène, plusieurs tactiques: je repousse le travail jusqu'au dernier moment (pas top, puisque le côté anxiogène se trouve augmenté du stress de dernière minute ET de la frustration de ne pas pouvoir aller au fond des choses, phénomène que j'ai très bien observé l'an dernier au moment de la rédaction du mémoire de M1 dans les 10 derniers jours) et/ou j'interromps le travail par des activités "de consolation", du genre venir sur le forum, trainer sur internet, manger un truc de préférence sucré.

Désolée de m'étaler ainsi sur ma petite vie mais je découvre ici ce fameux facteur anxiogène et je me dis que ma réflexion peut être utile à d'autres. Ce travail que j'ai choisi et que j'aime me met face à mes insuffisances (réelles et/ou supposées) et j'ai tendance à fuir pour éviter la confrontation. Peut-être qu'un travail de fond sur l'estime de soi et la confiance en mes capacités pourrait aider :* (d'autant plus qu'objectivement, j'ai reçu plusieurs compliments sur mon travail littéraire, venant de profs que j'estime énormément et qui ont un parcours exemplaire).

Tinou a écrit:C'est tout à fait ça : j'étais quelqu'un d'organisé, de méthodique, de "maniaque" ... Je faisais tout ce que je considère comme des corvées en priorité et il ne restait plus de place pour "moi" et "ce que j'avais envie de faire pour mon plaisir".
J'ai fonctionné comme ça toute ma vie et un jour j'ai décidé de m'occuper de moi et j'ai postposé ... Je n'en suis pas "morte" et mon entourage non plus ...

Dans mon fonctionnement, j'ai l'impression qu'il y a aussi un processus à l'oeuvre qui rejoint ce que dit Tinou : comme si, jusqu'à maintenant, je n'avais fait que des "corvées" et que je me rattrapais en ne faisant que des choses "pour mon plaisir" (d'où un mal de chien à me lever le matin, vu que ça ne me fait pas "plaisir" de sortir de la douceur du lit, et tout le tintouin du genre). Le problème, c'est que la notion de "corvée" s'insinue dans les choses "plaisir", même encore maintenant. Donc, ma procrastination et mon "sous-régime" actuels ne seraient pas forcément liés à des "corvées" passées (d'autant plus qu'objectivement, je n'ai toujours fait que ce que j'ai voulu), mais plutôt au fait que je m'impose en permanence des exigences qui rendent presque toutes mes activités potentiellement anxiogènes. :fubar:
L'important serait donc d'apprendre à relâcher la pression et à mettre l'accent sur l'aspect plaisir de toutes ces activités que, je le répète, je me suis choisies.

Désolée encore une fois si cela vous semble terriblement banal...

Bref, je continue à creuser. Encore merci shinoune pour le partage. :-)
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar sanders » Jeu 28 Mar 2013 20:28

Kayeza a écrit:
Tinou a écrit:C'est tout à fait ça : j'étais quelqu'un d'organisé, de méthodique, de "maniaque" ... Je faisais tout ce que je considère comme des corvées en priorité et il ne restait plus de place pour "moi" et "ce que j'avais envie de faire pour mon plaisir".

Dans mon fonctionnement, j'ai l'impression qu'il y a aussi un processus à l'oeuvre qui rejoint ce que dit Tinou : comme si, jusqu'à maintenant, je n'avais fait que des "corvées" et que je me rattrapais en ne faisant que des choses "pour mon plaisir" (d'où un mal de chien à me lever le matin, vu que ça ne me fait pas "plaisir" de sortir de la douceur du lit, et tout le tintouin du genre). Le problème, c'est que la notion de "corvée" s'insinue dans les choses "plaisir", même encore maintenant. Donc, ma procrastination et mon "sous-régime" actuels ne seraient pas forcément liés à des "corvées" passées (d'autant plus qu'objectivement, je n'ai toujours fait que ce que j'ai voulu), mais plutôt au fait que je m'impose en permanence des exigences qui rendent presque toutes mes activités potentiellement anxiogènes. :fubar:

Désolée encore une fois si cela vous semble terriblement banal...

J'en suis à ce point de réflexion Kayeza et ça ne me parait pas banal. J'ai essayé plein de trucs avant d'en arriver juste à ce constat (dont pas mal cités plus hauts).
Aujourd'hui je lâche l'affaire et j'attends, de toute façon tout ce que j'ai tenté s'est soldé par un échec avec la culpabilisation derrière. Dernièrement s'est ajoutée celle de " t'ain mais quelle connerie, si vraiment t'étais surdouée tu devrais voir que ..., tu serais capable de ..., tu ne pourrais pas passer à côté de ... , blablabla ...".
Alors j'ai dit Stop et basta, j'ai pu à une époque être "parfaite" (selon mes critères et mes exigences) au prix d'une incroyable dépense d'énergie et d'un sentiment toupourri de supériorité et de suffisance. Et pour quoi tout ce bastringue finalement? Stop et basta et ... on verra bien :-).

Merci d'avoir lancé le sujet shinoune, je vais revenir ici et lorsque j'aurai des avancées dans mon basta, je viendrai les partager ( edit enfin ... j'essaierai :lol: ) .
Soit on s'en sort et on invente nous-mêmes un destin, soit on continue dans la spirale du déclin.Thanh Nghiem

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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar amalia » Jeu 28 Mar 2013 20:55

QUELS CAILLOUX ?
Un jour, un vieux professeur de l'École nationale d'administration publique (ÉNAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d'une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l'un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n'avait donc qu'une heure pour passer sa matière.
Debout, devant ce groupe d'élite (qui était prêt à noter tout ce que l'expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit :
"Nous allons réaliser une expérience".
De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Mason d'un gallon (pot de verre de plus de 4 litres) qu'il posa délicatement en face de lui.
Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :
"Est-ce que ce pot est plein ?"
Tous répondirent : "Oui".
Il attendit quelques secondes et ajouta : "Vraiment ?"
Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier.
Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux... jusqu'au fond du pot. Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda :
"Est-ce que ce pot est plein ?"
Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.
L'un d'eux répondit: "Probablement pas !"
"Bien !" répondit le vieux prof.
Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros
cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda :"Est-ce que ce pot est plein ?"
Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves répondirent : "Non !"
"Bien!" répondit le vieux prof.
Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'à ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda :
"Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ?"
Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit :
"Cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire.
- Non, répondit le vieux prof, ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite".
Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.
Le vieux prof leur dit alors : "Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? Votre santé ?
Votre famille ? Vos ami(e)s ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Vous relaxer ? Prendre le temps... ? Ou... toute autre chose ? Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir ... sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.
Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même cette question : "Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ?" Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie)..."
D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle."



quand je procrastinais sévère pour quitter un boulot qui me gonflait, mon superviseur m'a fait réfléchir à mes priorités : qu'est ce qui était important pour moi, ce que je plaçais en premier... la décision a été quasi immédiate, j'ai quitté ce boulot....
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Tinou » Jeu 28 Mar 2013 21:22

merci Amalia !!!
Je vais la garder précieusement cette histoire de cailloux !!!
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Kayeza » Jeu 28 Mar 2013 22:20

Merci amalia pour cette histoire et ce symbole.
On les retrouve dans un bouquin qui m'avait pas mal aidée à l'époque : "Priorité aux priorités : Vivre, aimer, apprendre et transmettre", de Stephen R Covey, Rebecca R. Merrill, A. Roger Merrill. Je repense de temps en temps à certaines choses que j'y avais trouvées et ça me booste un peu. Tiens, d'ailleurs, il faudrait que je le reprenne...
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