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A faire : arrêter de PROCRASTINER

La partie consacrée à la Santé dans sa globalité. Principalement la psychologie, psychologie sociale, la psychiatrie, les troubles de l'humeur, de la personnalité, les handicaps, l'autisme...

Modérateur: W4x

Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Nyx » Ven 1 Aoû 2014 20:49

Tu fais bien de UP, ça fait longtemps que je dois me pencher sur ce sujet !

J'ai même essayé de commencer une psychanalyse : j'ai repoussé le premier RDV deux fois... ensuite j'ai fini par y arriver : 30 minutes de retard au RDV, alors on m'a redonné un RDV pour continuer l'entretien préliminaire. J'y suis arrivée après une autre annulation avec 20 minutes de retard, donc on ma redonné un troisième RDV pour poursuivre, et j'ai oublié d'y aller.
Ca ma pris 3 mois tout ça ^^ il va falloir que je rappelle pour continuer dans ma lancée (pauvre psy).
Ca a été beaucoup plus rapide quand j'ai passé le WAIS !

J'ai quand même réussi à obtenir quelques pistes de réflexion. Je lui ai beaucoup parlé de mes rapports avec le temps... Mon désir d'arrêter le temps etc.

Tu as raison Sandre, plus j'y réfléchis, et plus je perçois ce besoin de liberté.
Ca me fait entrer dans un tel déni que même si je dis a voix haute "je suis en plein déni", j'y reste... :lol:
Quand je réfléchis avec logique : je sais très bien que je perds du temps, et que si je fais ce que j'ai à faire j'en serai débarrassée, et que j'aurai du vrai temps libre après.
Mais je n'ai pas le courage sur le moment, et je ne sais pourquoi, j'imagine que demain, un mystérieux élan de motivation va surgir de nulle part , et que je vais vraiment me mettre au travail, parce que j'ai décidé que demain, je me mettais au travail. Le problème, c'est qu'hier j'ai fait la même chose et ça n'a pas marché aujourd'hui.
Mais, demain c'est un autre jour, alors comme demain je n'ai rien de prévu je vais m'y mettre !
Et le lendemain en fait c'est exactement comme la veille : rien n'a changé, et je repousse encore...

Je ne comprends pas pourquoi je repousse... Surtout que ce n'est pas compliqué : passer à la poste, lire des mails, passer un coup de fil. Et quand je le fais, je me dis : c'est facile !

J'ai essayé de réfléchir là dessus et je crois que ce qui me bloque c'est "je dois".
"je dois" sera toujours moins puissant que "je veux". Je dois travailler, mais je veux faire autre chose. Je le souhaite tellement fort que je me projette dans un monde où je peux faire ce que je veux, et ce sera parfaitement justifié : je peux m'amuser encore un peu, parce que demain j'ai encore du temps libre".

Quand on veut on peut :lol:
Alors si je veux vraiment me débarrasser de mes taches ménagères, je peux.
J'ai essayé une technique, au lieu de penser "je dois faire ceci ou cela", j'essaye de me poser la question : est-ce que je veux le faire? oui, et pourquoi? parce que je veux m'en débarrasser, parce que je veux que l'évier soit propre.... etc.

Ca marche un peu... Mais il faut le vouloir très fort ^^
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Zyghna » Ven 1 Aoû 2014 21:23

Le nœud du problème ne vient il pas non plus de ce fameux "temps libre"? Parce que cette soi disante liberté n'est rien d'autre que le reflet de nos propres projections: quand on y voit de la contrainte, c'est une corvée, quelque chose que l'on essaie de ne pas faire, et quand on y prend plaisir on considère ça comme du temps libre.

Donc plutôt que d'essayer de se forcer à arrêter de procrastiner, peut être serait il plus simple d'essayer de changer la perception que l'on a des choses. Cela demande clairement du temps, mais la liberté que l'on y gagne en vaut largement le coup.
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Kayeza » Sam 2 Aoû 2014 07:46

Nyx a écrit:J'ai essayé de réfléchir là dessus et je crois que ce qui me bloque c'est "je dois".
"je dois" sera toujours moins puissant que "je veux". Je dois travailler, mais je veux faire autre chose. Je le souhaite tellement fort que je me projette dans un monde où je peux faire ce que je veux, et ce sera parfaitement justifié : je peux m'amuser encore un peu, parce que demain j'ai encore du temps libre."

C'est une des conclusions à laquelle je suis arrivée avec mon psy : remplacer les 'il faut' par des 'je veux, je peux'. Même conclusion après la lecture du livre ''Priorité aux priorités'' de Stephen Covey (nom à vérifier, mais je le conseille). Ce qui rejoint ce que Zyghna.
D'autre part maintenant, j'ai un autre type de pensées : je me dis qu'en faisant le truc que j'ai à faire maintenant, j'épargne à la Kayeza de demain d'avoir à le faire à la bourre. Et j'aime bien faire des petits cadeaux à mon moi futur. :-)

Et sinon, de manière générale, le 'faites-le maintenant', ça fonctionne assez bien : répondre au mail dès qu'il arrive, ranger un truc dès que j'y tombe dessus, mettre un truc dans la valise dès que j'y pense. Le problème de la procrastination est loin d'être 100% réglé mais ça va déjà un peu mieux...
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Bradeck » Sam 2 Aoû 2014 12:36

J'ai pris le temps de lire tout le topic, et je ne dirais qu'une chose: Merci Amalia pour l'histoire des gros cailloux. Je la connaissais, mais il y a tellement longtemps que j'en avais oublié la morale de l'histoire...

Intéressant topic. Actuellement je procrastine tous les jours.... au travail surtout (ok, à la maison aussi :1cache:).
J'ai l'impression de ne pouvoir fonctionner que comme cela: en repoussant les tâches au dernier moment, sinon mon cerveau ne s'y colle pas vraiment. Et j'admire les gens qui, au travail, savent s'occuper tout seul avec des choses productives pour la boite (non, je n'expliquerais pas comment je m'occupe au travail.... il suffit par exemple de regarder l'heure de certains de mes posts ^^)

Je ne parviens pas à me dire "Fait le tout de suite et tu seras tranquille", non moi c'est "Je suis tranquille jusqu'au bord de l'échéance".

Et puis j'ai lu l'histoire des cailloux (Un grand merci Amalia). Je la connaissais, mais avais oublié la morale. Et il est clair que depuis quelque années, mon travail est très très loin d'être un gros caillou... Puisqu'il m'apporte cependant de quoi remplir le frigo, on va dire que c'est un gravier, et ma procrastination du sable et de l'eau.
AU début de ma carrière, mon travail était génial, innovant, etc... et c'était un gros caillou, et je ne procrastinait pas (euh... moins ^^). Donc juste... merci, j'ai beaucoup matière à réfléchir maintenant.
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Kayeza » Sam 2 Aoû 2014 19:29

Bradeck a écrit:moi c'est "Je suis tranquille jusqu'au bord de l'échéance"

L'âge aidant, j'en viens à me dire que je n'ai plus envie de m'infliger ces rush de dernière minute. Je crois que ça fait bien de se dire "ah ben oui mais moi je ne suis productive que dans l'urgence" et qu'en réalité c'est un peu se mentir aussi (au moins en partie, au moins pour ce qui me concerne). C'est sûr que l'urgence donne cette stimulation qui nous manque parfois, mais avoir le temps de faire ce qu'on a à faire, c'est aussi prendre le temps de le faire avec moins de pression, donc plus de plaisir, plus en profondeur, de façon plus satisfaisante.
En fait, dans le travail avec mon psy, j'apprends à mettre l'accent sur le facteur plaisir. Travailler dans l'urgence, franchement, ça ne me fait pas plaisir, c'est même tout le contraire. Donc d'un côté j'ai le plaisir de la paresse dans l'instant (en sachant que dans la procrastination, il y a aussi d'autres choses, évidemment, comme la peur de l'échec, etc.) mais d'un autre je le paie par un gros déplaisir par la suite. Et comme je m'aime bien, finalement, je me dis que je n'ai pas envie de m'infliger ce gros déplaisir de demain. Donc je m'y mets tout de suite.
Bon, comme je disais, ça ne marche pas encore à tous les coups, mais c'est aussi un entraînement... (Désolée si ce post n'est que la répétition de ce que j'ai écrit plus haut, il m'a semblé utile de clarifier...)
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Sandre » Mar 12 Aoû 2014 15:10

Le plaisir/déplaisir est un truc qui me turlupine depuis un bon moment. Pour grossir un peu, je n'arriverai jamais à expliquer de manière raisonner pourquoi je préfère les spaghetti aux coquillettes: même goût/même odeur, et pourtant je préfère manger des spaghetti.

Et si je regarde objectivement et en détail les activités que je procrastine et celles que je ne procrastine pas, les unes ou les autres ne me font pas plus plaisir que ça (ou ne me déplaisent pas plus que ça). Du coup, Kayeza, je suis d'accord sur le changement de regard vis-à-vis de nos activités au quotidien. Mais cela marche uniquement si on peut définir qu'en effet telle activité me fait vraiment bien plus plaisir qu'une autre.

La question du regard que l'on porte sur nos activités se rapprocheraient-elles donc pas de l'impression de liberté? (en tout cas, dans mon cas). Je ne vois que cela comme explication.
Si on me donnait comme tâche, au travail, de regarder des séries télévisés toute la journée, je le ferai aussi au dernier moment. La différence se situe vraiment dans l'injonction, qu'elle vienne de moi ou de l'extérieur d'ailleurs. Du coup, le comportement que j'essaie d'adopter est "plus vite c'est fait, moins j'aurai d'injonction", plus je me sentirai libre vite et longtemps. Du coup, je "devrai" moins procrastiner. Je devrai... seulement ça ne marche pas toujours. :-(

Après, j'apprends aussi à supprimer de mon calendrier toutes les tâches qui ne sont pas essentielles, et ce, même si elles me feraient potentiellement plaisir. Elles n'ont pas à devenir des obligations. Cela m'a déjà beaucoup simplifié la vie.
Et pour le travail... j'attends que le seuil d'attention et de stress inhérent à la tâche soit suffisamment important sans être inquiétant. Je chope les moments de motivation pour tout faire et finir. Et j'accepte que cela ne soit pas aussi parfait que je l'aurai aimé. Parce que je suis comme ça... si j'ai le temps et que le résultat peut être amélioré, je reprends. Sinon je laisse. Tant que cela convient à ceux qui m'entourent, c'est cool. Sinon, c'est de la masturbation synaptique.
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar *Za* » Sam 30 Aoû 2014 17:37

Bon.
Je tente une expérience anti-procrastination, dérivée de l'observation que j'ai pu faire de mes propres actions, de ce qui me motive, etc. Je crois qu'il n'existe aucune solution toute faite, et que chacun doit chercher la sienne : j'ai lu plein de choses qui me parlent, mais je n'arrive jamais à les mettre en place.

J'essaye donc de m'adapter à mon cas. Je commence par une simple "règle", et si ça marche j'en ajouterai :
Chaque jour je dois réaliser au moins une corvée, même mineure, dans la maison (ménage ou administratif, la cuisine ne compte pas) et une dans le jardin.

Ça peut avoir l'air futile comme ça, mais l'idée est la suivante :
- d'une part, j'ai le droit de choisir une mini-tâche si je le veux, et je sais que même si elle est minime, en l'ayant faite je me sentirai contente de moi et soulagée ("pour aujourd'hui c'est terminé, je peux passer à autre chose !"), ce qui devrait normalement me motiver à faire plus et plus facilement ;
- et d'autre part je sais qu'en général, j'ai du mal à démarrer mais une fois lancée je fais plus que prévu, sans en être affectée, et avec à la clef un vrai sentiment de satisfaction.
Parce que ça me pèse vraiment d'avoir en tête la liste des choses-que-je-devrais-faire.
En plus j'ai un homme qui est motivé pour faire de même de son côté (en adaptant à sa manière), alors j'ai l'espoir qu'on se motive un peu l'un l'autre.

Voilà, j'essaye, et j'avise.
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Carrot-Cake » Sam 30 Aoû 2014 18:06

Merci pour l'article. Je le lirai demain.



:lol:


(sans déconner, aujourd'hui j'ai du retard à ratrapper)
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Sandre » Lun 1 Sep 2014 11:22

C'est marrant Za! Je fais à peu de choses près la même expérience depuis ... Aujourd'hui. Je tente:
- dans ma vie personnelle: trois tâches à faire dans la ma ToDoList (j'utilise le logiciel Any.Do). Peu importe les tâches, elles ne doivent pas demander beaucoup de ressources en temps. Mais cela peut faire partie d'une corvée/d'un projet plus grand. j'ai la semaine pour les réaliser (en tout cas dans un premier temps).
- dans ma vie professionnelle:
pour la partie libre de mon temps, même processus mais sur une journée.
pour la partie moins libre... en général, j'ai pas trop l'espace temporelle de me poser des questions mais je fonctionnerai toujours de la même manière: trois tâches avec plus de flexibilité sur la durée (secondes/minutes/heures/journée). Je ferai attention de découper la tâche suffisamment pour ne pas dépasser la limite de la journée.

J'ai à peu près les mêmes attentes que toi Za. A ceci près que, quoiqu'il arrive, si je veux réaliser autre chose, une fois ces tâches terminées, je ne m'imposerai en rien de les faire (hors partie assermentée de mon temps). Et j'aurais le droit de procrastiner autant que je veux. Le fameux emballement dont tu fais état et que je connais si bien, j'essaierais de le limiter au maximum... car j'ai l'impression que ces emballements font partie du cercle infini de la procrastination. Je remplacerai par des plaisirs et activités plus ou moins futiles comme... boire une bière... pour la moins futile ;-)

Rendez-vous en fin de semaine?
Sandre
 

Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar *Za* » Jeu 4 Sep 2014 09:48

Disons plutôt dans 2 semaines alors, parce que là j'ai eu un pépin qui a un peu mis ça en arrière-plan ;)
C'est un peu ça le problème aussi : dès que j'ai un souci, ça devient hyper dur de faire ce que je devrais tellement je suis obnubilée...
Bon courage en tout cas !
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar amalia » Jeu 4 Sep 2014 14:04

Bradeck a écrit:J'ai pris le temps de lire tout le topic, et je ne dirais qu'une chose: Merci Amalia pour l'histoire des gros cailloux. Je la connaissais, mais il y a tellement longtemps que j'en avais oublié la morale de l'histoire...

Intéressant topic. Actuellement je procrastine tous les jours.... au travail surtout (ok, à la maison aussi :1cache:).
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Je ne parviens pas à me dire "Fait le tout de suite et tu seras tranquille", non moi c'est "Je suis tranquille jusqu'au bord de l'échéance".

Et puis j'ai lu l'histoire des cailloux (Un grand merci Amalia). Je la connaissais, mais avais oublié la morale. Et il est clair que depuis quelque années, mon travail est très très loin d'être un gros caillou... Puisqu'il m'apporte cependant de quoi remplir le frigo, on va dire que c'est un gravier, et ma procrastination du sable et de l'eau.
AU début de ma carrière, mon travail était génial, innovant, etc... et c'était un gros caillou, et je ne procrastinait pas (euh... moins ^^). Donc juste... merci, j'ai beaucoup matière à réfléchir maintenant.


je procrastine un peu aujourd'hui (je viens de faire 3 taches de ma To Do : j'ai le droit !!)

Histoire de cailloux encore ;
souvent quand je demande aux patients comment ils perçoivent les choses qu'ils ont à faire, ils me répondent "une montagne devant moi, je ne vais pas en arriver au bout)...

en discutant, on remplace cette montagne par un tas de cailloux..pour le déplacer, il faut commencer par un petit caillou, n'importe lequel pourvu qu'il soit en haut et y aller caillou par caillou....ça permet de ne pas se sentir écrasé par la tache (ça revient aussi à ce que propose Za) et ne pas oublier de se féliciter !
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar *Za* » Jeu 4 Sep 2014 15:54

Oui, le principe de la félicitation, il est hyper important.
J'en ai pris conscience en me renseignant sur l'ABA pour mes patients autistes : un comportement ne se renforce QUE s'il débouche immédiatement sur un effet agréable. Au contraire, il va diminuer si l'effet immédiat est désagréable.

Or j'ai remarqué que, quand je fais enfin une de mes corvées, à la fin je me dis souvent "sauf que j'ai encore ça, ça et ça à faire, et j'aurais dû déjà avoir fini...". L'effet immédiat, c'est que je m'en veut, je me dévalorise, voire (en fait souvent) j'ai honte de n'avoir fait que ça.
Si une corvée débouche sur un sentiment de honte, aucune chance qu'on parvienne par la suite à la faire plus facilement.
C'est pour ça que je me suis organisée pour obtenir l'effet inverse ;)

NB : ce site vaut le coup d’œil. J'étais extrêmement sceptique vis-à-vis de cette méthode, que je voyais comme du "dressage". Il s'avère que, depuis que je m'y intéresse, je vois d'énormes effets positifs sur mes patients jeunes (autistes ou pas), et aussi sur moi. On est plus détendus, la communication passe mieux : tout le monde y trouve son compte. Et je pense qu'on peut trouver plein d'applications dans la "vraie vie".
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar madeleine » Jeu 4 Sep 2014 18:08

Offtopic :
je te remercie vraiment pour l'adresse du site, *Za* ! J'ai vu la méthode à l'oeuvre sur mon neveu (autiste) et je suis persuadée qu'elle est extensible à d'autres publics.
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar amalia » Jeu 4 Sep 2014 20:05

Offtopic :
cette méthode est utilisée maintenant dans les écoles ; bon parfois un peu mal comprise, mais il y a de l'idée


Je passe beaucoup de temps à apprendre à mes patients à être bienveillants avec eux-mêmes, à reconnaître leurs efforts, et les résultats positifs, même s'ils sont imparfaits.
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Boby » Ven 5 Sep 2014 20:26

Je ne connaissait pas l'histoire des cailloux...
Merci beaucoup Amalia
Nous verrons cela... Destinée ... ou PAS !
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Armie » Mer 4 Mar 2015 14:50

J'ai l'impression en lisant ces posts que le problème vient moins du fait de reporter au lendemain que le cercle vicieux culpabilité/anxiété qui en découle, et l'inévitable souffrance qui l'accompagne.
Si la différence entre la flemme et la procrastination est la façon dont on a de le vivre, alors vive la flemme! Luttons contre le stress et non contre la procrastination!

Une solution ne serait-elle pas d'accepter tout simplement ce mode de fonctionnement comme étant une donnée de base, puis apprendre à en tirer avantage? Procrastiner à son profit, en quelque sorte... Ne pas considérer que la "vague thermonucléaire d'activité" est notre régime de base, mais que l'on fonctionne par alternance activité/glande, et qu'au final les choses sont faites. Pourquoi l'activité devrait-elle être uniformément répartie dans le temps? L'important n'est-il pas le résultat et non le processus? Attendons les deadlines tranquillou... La pression monte? Tant mieux! Ça permet d'abattre un boulot dingue n'ayant aucun rapport avec la tâche en question...

Il y a des universitaires de haut niveau, considérés comme des bourreaux de travail, qui avouent qu'ils passent leur temps à remettre à après-demain ce qu'ils auraient dû faire avant hier et expliquent comment ils en ont fait une force: http://www.philomag.com/les-idees/procr ... n-nom-6057

Je copie/colle l'article, déculpabilisant au possible:
"Procrastination, j'écris ton nom"
Voici des mois que j’aurais dû écrire cet essai. Pourquoi ai-je fini par m’y mettre ? Parce que j’ai du temps libre ? Eh non ! J’ai des copies à corriger, des commandes bibliographiques à passer, un projet de la National Science Foundation à évaluer et des thèses à diriger. Si j’ai décidé de me lancer dans cette entreprise, c’est justement pour me soustraire à toutes ces corvées. Telle est l’essence de ce que j’appelle la procrastination structurée, stratégie épatante dont j’ai découvert qu’elle transforme les procrastinateurs en foudres de guerre, respectés et admirés pour leur zèle infatigable et le bon usage qu’ils font de leur temps.
(Une stratégie dont je revendique, sinon la découverte, du moins la redécouverte : en 1930 déjà, dans une chronique du Chicago Tribune parue sous le titre “Comment venir à bout de vos corvées”, l’humoriste Robert Benchley [1899-1945] affirmait qu’“il est possible de tout faire, à condition de ne jamais faire exactement ce que l’on est censé faire”. Benchley venait de mettre le doigt sur un axiome fondamental, qui n’a sans doute pas échappé à d’autres fins connaisseurs de la nature humaine. Un jour, il faudra que j’approfondisse ces recherches…)
Procrastiner, c’est remettre au lendemain ce que l’on devrait faire le jour même. La procrastination structurée est l’art de mettre à profit cette faiblesse de caractère. Mais, attention, procrastiner n’équivaut pas à ne rien faire du tout. Le procrastinateur est rarement inactif : il s’adonne à des activités utiles mais marginales, comme jardiner, tailler des crayons ou griffonner un diagramme qui prévoit comment classer ses dossiers. Pourquoi s’emploie-t-il à ces activités ? Parce qu’elles sont prétexte à se soustraire à une tâche plus importante. Si le procrastinateur n’avait rien d’autre à faire que de tailler des crayons, aucune force au monde ne pourrait l’y pousser. Afin qu’il soit motivé pour s’acquitter d’une besogne pénible, urgente et importante, il faut que celle-ci lui permette d’éviter une autre besogne plus importante encore.
La procrastination structurée consiste à organiser la liste des choses que vous avez à faire de manière à pouvoir tirer parti de ce constat. Dans votre esprit, voire sur un bout de papier, vous allez classer par ordre d’importance les corvées qui vous incombent. Celles qui vous semblent les plus urgentes et les plus importantes seront en tête de liste. Mais, plus bas, figurent aussi des tâches incontournables : s’y consacrer est un bon prétexte pour ne pas s’acquitter des tâches prioritaires. En jouant sur les divers niveaux de priorité, le procrastinateur devient un citoyen utile qui peut même, comme moi, acquérir une réputation de bourreau de travail.
En termes de procrastination structurée, mon expérience la plus marquante remonte à l’époque où mon épouse et moi-même étions chercheurs résidents à Soto House, une cité universitaire de Stanford. En fin de journée, alors que j’avais des copies à corriger, des cours à préparer, des charges administratives à remplir, j’allais jouer au ping-pong avec les étudiants, bavarder dans leur chambre ou lire le journal. J’ai acquis la réputation du plus sympa des chercheurs résidents et l’un des rares profs du campus disponible et qui s’intéressait aux étudiants. Imaginez un peu : passer ses soirées à des parties de ping-pong pour ne pas s’employer à des activités plus importantes, et acquérir ainsi une réputation de maître à penser !
Souvent, les procrastinateurs s’y prennent tout de travers. Ils s’efforcent de réduire autant que possible leurs engagements en partant du principe que, s’ils ont peu de choses à faire, ils arrêteront de procrastiner et les accompliront enfin. Cette stratégie va à l’encontre de la nature même du procrastinateur : elle annihile sa motivation principale. Les quelques corvées qui demeurent sur sa liste seront forcément les plus importantes et le seul moyen de s’y soustraire consistera à ne rien faire du tout. C’est la recette assurée pour devenir un sinistre glandeur.
Vous vous demandez peut-être : “Mais qu’en est-il des tâches prioritaires, celles que l’on ne se résout jamais à faire ?” En effet, cela peut poser problème. L’astuce consiste à bien sélectionner les projets qui méritent d’être placés en tête de liste. Ils doivent présenter deux caractéristiques : être soumis à des délais contraignants (mais pas tant que ça) et être terriblement importants (mais pas tant que ça). Par chance, ce type de tâche ne manque pas. Dans le milieu universitaire, comme dans la plupart des grandes institutions j’imagine, l’immense majorité des travaux relève de cette catégorie. Prenons l’élément qui se trouve en haut de ma liste en ce moment : rédiger une contribution pour un recueil sur la philosophie du langage. J’aurais déjà dû rendre mon texte il y a onze mois. Entre-temps, pour m’y soustraire, j’ai abattu une quantité de travail impressionnante. Il y a quelques mois, pris de remords, j’ai adressé une lettre à l’éditeur pour m’excuser de mon retard et l’assurer de mes bonnes résolutions – la rédaction de cette lettre étant évidemment prétexte à ne pas rédiger mon article. Finalement, il s’est avéré que je n’étais pas le seul contributeur à avoir pris du retard. Et, de toute façon, cet article est-il vraiment si important ? Sûrement pas assez pour qu’une tâche plus importante encore ne vienne s’y substituer. À ce moment-là, je m’y mettrai.
Autre exemple : les formulaires de commande de manuels universitaires. Nous sommes au mois de juin. En octobre commence mon cours sur l’épistémologie. J’aurais déjà dû faire parvenir ma bibliographie à la librairie universitaire. Incontestablement, ce pensum est prioritaire et urgent (pour ceux d’entre vous qui ne seraient pas procrastinateurs, précisons que les délais commencent à être pressants une semaine ou deux après leur échéance). Le secrétariat ne cesse de me relancer, les étudiants viennent me demander quels sont les livres au programme. Et les formulaires restent à l’abandon sur mon bureau, juste au-dessous d’un paquet de chips entamé. Cette tâche est numéro un sur ma liste ; elle me tracasse et me motive à faire d’autres choses utiles mais a priori moins importantes. Or, en réalité, la librairie est occupée à traiter les commandes déjà transmises par les non-procrastinateurs. Si j’attends le milieu de l’été pour envoyer les miennes, ça ira. Il suffit que je prescrive des manuels connus, publiés par des éditeurs diligents, comme je le fais toujours. Et il est à prévoir que, d’ici début août, j’aurai à m’acquitter d’une autre tâche apparemment plus importante : pour m’y soustraire, il faudra bien que je me décide à remplir lesdits formulaires de commande.
Il n’aura pas échappé au lecteur attentif que la procrastination structurée requiert une bonne dose de mauvaise foi, puisqu’elle repose sur une constante arnaque pyramidale contre soi-même. Il s’agit d’éviter des tâches à l’importance exagérée et aux délais irréalistes, en se persuadant qu’elles sont véritablement décisives et urgentes. Facile, dans la mesure où presque tous les procrastinateurs ont un talent particulier pour se mentir à eux-mêmes. Et quoi de plus noble qu’exploiter un défaut de caractère pour contrecarrer les conséquences fâcheuses d’un autre ? »
La Procrastination. L’art de remettre au lendemain / John Perry

Une autre facette de la procrastination positive: quand elle se fait symptôme. Si la procrastination devient massive dans un domaine particulier (ex: le travail), c'est peut-être un signal pour aller voir ailleurs, qu'il est judicieux d'écouter et non de combattre... Et mettre son énergie dans la recherche d'un quotidien réellement enthousiasmant plutôt que de luter contre soi-même indéfiniment. On se pense paresseux jusqu'au jour où on se rend compte que ce n'est pas un problème d'auto-discipline mais d'ennui profond! Ne pas laisser s'installer une souffrance dans la durée...

Un petit conte pour finir:
"On raconte qu'il existe en Chine une variété de bambou tout à fait particulière. Si l’on sème une graine dans un terrain propice, il faut s’armer de patience… En effet, la première année, il ne se passe rien, aucune tige ne daigne sortir du sol, pas la moindre pousse. La deuxième année, non plus. La troisième ? Pas davantage. La quatrième, alors ?... Rien ! Ce n’est que la cinquième année que le bambou pointe enfin le bout de sa tige hors de terre. Mais il va alors pousser de douze mètres en une seule année !
Que s’est-il passé ? La raison est simple, durant cinq ans, alors que rien ne se produit en surface, le bambou développe de prodigieuses racines dans le sol grâce auxquelles, le moment venu, il est en mesure de grandir très rapidement."

Voilà, donc la prochaine fois qu'on vous traitera de procrastinateur/flemmard/glandeur, y compris votre censeur intérieur, vous pourrez répondre: "je suis un bambou chinois cher ami, et je vous ris au nez."
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Oxymora » Mar 31 Mar 2015 12:45

Je vous ai lu, et ça me parle de plein de choses.

Oui, sûrement, il y a de la flemme, je ne peux pas le nier.

Il y a quelque chose de plus sournois que la flemme, pour moi un genre d'auto-complaisance, voire d'auto-apitoiement : suite harcèlement/burn-out, il y a une petite voix qui me dit : "repose-toi, dé-stresse, fais ce que tu as envie, TOI, pendant une heure (bon, deux !) et après tu te forces". Peut-être que je ne devrai pas appeler ça de l'auto-complaisance, c'est une phase nécessaire, mais à un moment si on ne se sort pas de ce cocooning, la culpabilité s'en charge.

Justement, j'ai cette cyclothymie : burn-out => auto-complaisance et procrastination => culpabilité => auto-harcèlement => suractivité => stress => angoisse.
(Ca s'est dans la vie perso, dans la vie pro c'est : suradaptation + souvenir traumatique du harcèlement moral => Harcèlement interne => angoisse et inhibition d'action => Harcèlement moral => Burn-out. Ca se ressemble, mais c'est un autre topic ^^ . Même si j'ai eu des inhibitions d'action ou de comportement dans la vie professionnelle (cf Laborit) ce n'est pas de la remise au lendemain, je ne procrastine que dans ma vie perso.)

Donc j'arrive à la procrastination d'angoisse : dans le doute, je décide de laisser mûrir le problème pour apaiser le stress que je ressens... bien sûr ça ne marche pas toujours (moins qu'avant je dirais). J'ai donc tout un tas de choses "pending" ou "in progress" dans la tête. Avant, ça marchait bien de laisser les choses en tâche de fond, (Mushu dit plus haut que "ça se débloque au moment opportun") mais avec la fatigue (ou sous le harcèlement interne) je me sens en surcharge mentale, et parfois en "confusion". C'est amplifié depuis la naissance de mon fils, je crois qu'il y a un genre de "préoccupation maternelle", qui comme son nom l'indique pré-occupe mes pensées. J'aimerai bien avoir d'autres avis là-dessus.

Et il y a la "bonne procrastination" : faire quelque chose qui me paraît plus important pour mon épanouissement (par exemple lire et écrire sur ce forum). J'ai le choix : nettoyer la vasque de la salle de bain ou lire l'article sur la procrastination, gros dilemme. Les petites choses du quotidien, le trivial : du gravier dans la chaussure ! Difficile de s'y intéresser plus et d'y trouver plus d'importance que la manipulation de concept (gros caillou !). J'ai une grosse résistance avec les routines. Donc je le fais plus tard, ou demain, parfois un peu en retard...
Sortir de cette procrastination, il me semble que c'est faire un choix impossible, c'est renoncer à soi, si on ne peut plus mettre le quotidien sur "pause" pour rêvasser, ou réfléchir. C'est être pris dans la mécanique de l'efficacité, mécanique trop bien inhumainement huilée.

A votre lecture, je me dis qu'il faut surtout distinguer si on est dans la procrastination qui a de grosses conséquences sur notre avenir ou sur notre bien-être, par exemple une mise en échec d'un examen ou d'un emploi, car là on est dans une inhibition "morbide" (et dans ce cas il ne faut pas penser que ça se résout par des techniques anti-procrastination), et la procrastination légère qui est juste un conflit avec la culpabilité, une incapacité à renoncer au perfectionnisme, auquel cas c'est peut-être la fantaisie qui doit vivre et le harceleur interne qui doit se faire soigner ?
Et se mettre en situation de rush c'est peut-être aussi un façon de faire taire le perfectionniste en nous, qui n'aura pas d'autre choix que d'accepter le résultat tel qu'il sera.

Et encore une chose, à propos de la to-do-list, il parait qu'il faut aussi se faire une to-don't-list : ce qu'on ne fera pas aujourd'hui, exemples :
- pas d'ordi au lit
- pas appuyer sur snooze ("répeter l'alarme dans 10 minutes")
- pas présenter mes opinions comme des faits
- pas plus de 4 heures sur le forum :D
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Bubulle » Dim 26 Avr 2015 11:51

Bonjour,

Certains d'entre vous ont-ils lu cet article et/ou ce livre, abordant la procrastination structurée ? Si oui, qu'en avez-vous pensé ?

Si j'ai bien compris ce que l'article suggère, il faudrait avoir deux listes : une de choses très importantes, et une de choses moins importantes mais à faire également. Ainsi, lorsque la procrastination pointe le bout de son nez quand il s'agit de réaliser une activité de la liste 1, l'idée est de remplacer la tâche à accomplir par une activité de la liste 2. Pour enfin parvenir à réaliser les tâches de la liste 1, il semble nécessaire de leur donner une date butoir et un caractère excessivement urgent.

La première question qui me vient à l'esprit est "que se passe-t-il lorsque la procrastination intervient également pour les tâches de la liste 2 ? " (Il est vrai que je cherche peut-être la petite bête mais je me connais assez pour savoir cette option possible).

Avez-vous déjà tenté cette approche ? A-t-elle fonctionné pour vous ? Pensez-vous qu'elle puisse vous convenir ?
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Napirisha » Ven 10 Juil 2015 19:01

Je me reconnais hélas bien trop dans ce post! Il faut vraiment que j'arrive à sortir de ce comportement qui me met dans des états d'anxiété pas possible, et me conduit dans l'impasse au niveau pro. Je suis allée lire l'article indiquée en première page, les pistes ont l'air intéressantes. Pour ceux qui ont tenté de les appliquer en 2013, vous y avez trouvé un bénéfice?

Offtopic :
hop hop hop on se motive : je vais de ce pas envoyer ce message, puis poster mon règlement pour ma facture d'eau que je repousse sans raison depuis des semaines, et mon inscription à un stage pour les vacances. Et je ne rallume l'ordinateur qu'après.
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar shinoune » Lun 7 Sep 2015 00:45

Un article d'un site géré par des pros de la psychologie, cette fois-ci il parlent de PROCRASTINATION et de quelques nouvelles compréhensions de cette "mauvaise habitude"

Découvrez-le ici
Je vous laisse le lire et on en discute éventuellement.
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Grabote » Lun 7 Sep 2015 09:36

Merci pour ce lien Shinoune,
je trouve que cet article est intéressant et qu'il enrichit ce sujet déjà bien nourri par ici.
Ce que j'en retiens pour moi même :" le chemin reste à faire "pour me rééduquer m'auto éduquer.
Heureusement, j'ai déjà (laborieusement) commencé, et les nombreux échanges par ici y participent.
:arag
Cela met aussi en lumière le rôle que j'ai à jouer auprès de ma fille pour lui éviter au mieux cette perte de temps et d'énergie, ce stress supplémentaire inutile.

" Si un regard parental bienveillant n’a pas été porté sur nous dans l’enfance pour nous encourager à intégrer ces éléments comme une seconde nature, il s’agit de s’en rendre compte et d’accepter que le chemin est à faire. Ceci souligne l’importance de l’accueil de soi et de se permettre des erreurs. Ce n’est donc pas en se fouettant que l’on parviendra à ne plus procrastiner…"

Je vais donc de ce pas me confronter à mon stress et à mon manque de motivation pour faire ce que j'ai à faire aujourd'hui et que je n'ai pas du tout envie de faire :1cache:
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar ouf... » Lun 19 Oct 2015 12:14

A lire ce fil (et d'autres), je me demandais si ceux d'entre vous qui ont passé le test puis ont été "suivis" n'ont pas vu leur tendance à la procrastination diminuer ou disparaitre ? Si non, pourquoi ? Est-ce que le seul fait d'avoir l'explication n'aide pas à réduire les dégats ?

C'est le fil Un jour, une procrastination qui me fait riredire ça ...

Merci de vos lumières :)
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar Tab » Mar 1 Déc 2015 14:33

shinoune a écrit:Un article d'un site géré par des pros de la psychologie, cette fois-ci il parlent de PROCRASTINATION et de quelques nouvelles compréhensions de cette "mauvaise habitude"

Découvrez-le ici
Je vous laisse le lire et on en discute éventuellement.


J'ai dit que je fermais les fenêtres de navigation afin de pouvoir travailler !!!! je vais regarder ça plus tard, car s'il y a un moyen de changer, je veux savoir comment :clap:
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar SylDa » Mer 2 Déc 2015 05:25

chez moi ça devient ennuyeux parce que c'est pas mal spécifique aux démarches administratives :roll:

Il va vraiment falloir que je me marie avec un gars qui les fera pour nous deux que j'me mette des coup de pied au c** pour les faire ces satanées démarches (c'est pas comme si c'était compliqué en plus rhalala)
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Re: A faire : arrêter de PROCRASTINER

Messagepar shinoune » Dim 6 Déc 2015 03:35

Ben, cette année je suis plutôt contente : toutes mes cartes de vœux pour les fêtes sont déjà écrites, avec adresse et timbres. Reste plus qu'à les poster.
Heureusement que je ne les ai pas datées l'année passée :1cache: :$
Il n'y a plus qu'à aller à la poste ... et puis sinon, elles pourront encore servir l'année prochaine :P
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