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Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Modérateur: Zyghna

Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Messagepar marmotte » Lun 12 Aoû 2013 13:43

LiF a écrit:En tout cas c'est mon avis pour une grande majorité des cas. Et plus je lis sur le sujet, moins je trouve de contre indication. J'aimerais, si vous avez, trouver une seule étude, pas un avis comme ça, une étude, montrant que le saut de classe est une mauvaise chose. Pour l'instant je n'ai trouvé que le contraire. Les seuls éléments avancés pour le refus étant des convictions personnelles ou la mise en avant de cas qui ont posé problème (quelle part, à côté de ceux qui n'en ont pas posé ? Quand ça va, personne ne vient faire de réclamation, c'est ça le hic, ça fausse l'image des choses).


Je trouve ton argumentation un peu bizarre, tu expliques le manques d'avis "pour" parceque les gens pour ne parlent pas; et tu dis que les avis "contre" basés sur des exemples qui ont posé pb ne comptent pas :grattelatete: y reste quoi?
En plus j'ai plutôt l'impression que dans ce forum il y a beaucoup de personne très pour qui le disent et quelques personnes avec des avis plus mitigé, personne n'a l'air vraiment contre le saut de classe ici?

Pour savoir ce qui est bien et ce qui ne l'est pas on est bien obligé de regarder des exemples qui ont marché et qui n'ont pas marché pour essayer d'en tirer des conclusions plus ou moins générales.
Il n'y a aucune étude qui sera à 100% pour le saut de classe pas plus que d'études à 100% contre, c'est bien pour certains enfants, cela ne l'est pas pour d'autres. Le vrai enjeu est de savoir prédire quand le saut de classe va être positif pour l'enfant et quand il va être négatif de façon à faire le bon choix.

Les études montrent toute plus ou moins la même chose, quand l'enfant est en difficulté, sauter une classe c'est plutôt bien pour l'ennui mais il y a un risque de (plus) mauvaise intégration sociale qui augmente avec la différence d'age.
Les surdoués sont aussi des hyper sensibles, ce volet là ne doit pas être sous estimé.

Enfin a part éviter (transitoirement) l'ennui, mon année d'avance ne m'a pas apporté grand chose, j'ai passé la moitié du primaire à la bibliothèque, à soigner l'animal de la classe, ou à aider les autres.
Ah si, j'ai fait plein d'année d'études, mais passé ma thèse à 24 ans seulement alors j'aurais mes annuité pour partir à la retraite à 65 ans contrairement à la plupart de mes potes... :2deg :P
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Messagepar LiF » Lun 12 Aoû 2013 16:10

le mot réussite n'était pas lourd de sens pour moi, c'était juste un exemple, tu peux simplement lire dans mon propos "une étude sur les enfants précoces ayant ou non sauté une classe..." Je suis entièrement d'accord avec toi sur ta remarque.
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Messagepar LiF » Lun 12 Aoû 2013 16:28

marmotte a écrit:Je trouve ton argumentation un peu bizarre, tu expliques le manques d'avis "pour" parceque les gens pour ne parlent pas; et tu dis que les avis "contre" basés sur des exemples qui ont posé pb ne comptent pas :grattelatete: y reste quoi?
En plus j'ai plutôt l'impression que dans ce forum il y a beaucoup de personne très pour qui le disent et quelques personnes avec des avis plus mitigé, personne n'a l'air vraiment contre le saut de classe ici?

Tiens justement, je lis un article sur les réticences au saut de classe, qui dit mieux que ce que je l'ai fait mon ressenti, une citation sera peut être plus claire que mon propos :
Raison nº 3 : Les programmes accélérés vont à l’encontre des opinions personnelles. En règle générale, lorsque les opinions personnelles entrent en conflit avec les résultats de la recherche, ce sont les opinions qui gagnent.

marmotte a écrit:Pour savoir ce qui est bien et ce qui ne l'est pas on est bien obligé de regarder des exemples qui ont marché et qui n'ont pas marché pour essayer d'en tirer des conclusions plus ou moins générales.
Il n'y a aucune étude qui sera à 100% pour le saut de classe pas plus que d'études à 100% contre, c'est bien pour certains enfants, cela ne l'est pas pour d'autres. Le vrai enjeu est de savoir prédire quand le saut de classe va être positif pour l'enfant et quand il va être négatif de façon à faire le bon choix.

Les études montrent toute plus ou moins la même chose, quand l'enfant est en difficulté, sauter une classe c'est plutôt bien pour l'ennui mais il y a un risque de (plus) mauvaise intégration sociale qui augmente avec la différence d'age.
Les surdoués sont aussi des hyper sensibles, ce volet là ne doit pas être sous estimé.

Ben justement, sur tout ce que j'ai lu, je trouve que c'est peu complet, ya pas tant que ça du pour du contre avec des analyses chiffrées, argumentées, etc. J'ai lu pas mal de trucs qui disent que c'est une solution, mais je ne trouve pas les éléments dont tu parles. C'est envisagé, certes, mais pas étudié. Si tu as des liens, je prends :wink:

marmotte a écrit:Enfin a part éviter (transitoirement) l'ennui, mon année d'avance ne m'a pas apporté grand chose, j'ai passé la moitié du primaire à la bibliothèque, à soigner l'animal de la classe, ou à aider les autres.
Ah si, j'ai fait plein d'année d'études, mais passé ma thèse à 24 ans seulement alors j'aurais mes annuité pour partir à la retraite à 65 ans contrairement à la plupart de mes potes... :2deg :P

héhé pareil.
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Messagepar jade16 » Mar 13 Aoû 2013 00:36

Aïe aïe aïe, comme il est difficile de savoir ce qui aurait été mieux vu que ce n'est pas ce qu'on a fait.

La réussite, comment la mesurer? Où regarder pour voir l'amélioration? est-ce dans le cognitif? dans l'affect? dans la (re)motivation?

Je me demande toujours quand il faut proposer un saut de classe? Faut-il avoir décelé de l'ennui? sous quelle forme? faut-il une baisse du niveau? ou justement être très bon?
Faut-il toujours de la souffrance?
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Messagepar marmotte » Mar 13 Aoû 2013 13:08

LiF a écrit:Raison nº 3 : Les programmes accélérés vont à l’encontre des opinions personnelles. En règle générale, lorsque les opinions personnelles entrent en conflit avec les résultats de la recherche, ce sont les opinions qui gagnent.

Effectivement quand on tombe sur un abruti qui est responsable du devenir de ses mômes c'est pas simple....


LiF a écrit:Ben justement, sur tout ce que j'ai lu, je trouve que c'est peu complet, ya pas tant que ça du pour du contre avec des analyses chiffrées, argumentées, etc. J'ai lu pas mal de trucs qui disent que c'est une solution, mais je ne trouve pas les éléments dont tu parles. C'est envisagé, certes, mais pas étudié. Si tu as des liens, je prends :wink:


Ce que j'ai trouvé de mieux c'est le chapitre 9 de "enfants exceptionnels:précocité intellectuelle, haut potentiel et talents sous la coordination de Todd Lubart (j'ai récupéré le pdf quelque part sur le net).
Ce chapitre explique les possibilité en France de modification du cursus.
Au niveau de la recherche il y a effectivement peu de choses chiffrées et la problématique est plutôt est-ce qu'une avance scolaire favorise ou non de meilleurs résultats scolaires, le coté bonne intégration sociale n'est pas étudié. L'auteur explique pourquoi d'un point de vue méthodologique la recherche est difficile sur ce point.

Une citation du bouquin:
"Une étude récente (Hertzog, 2003) a porté sur les jugements que
50 étudiants, ayant participé à des programmes d’enseignement spécial pour
enfants précoces lorsqu’ils étaient dans l’enseignement primaire ou secondaire,
portent rétrospectivement sur ces programmes. Il s’agit d’une étude qualitative
des réponses données au cours d’un entretien.Trois points principaux ressortent
de cette étude. Le premier est que la majorité des étudiants interrogés ont mal
vécu le fait d’avoir été séparés des autres élèves (il s’agissait de programmes dans
lesquels ils étaient regroupés dans des classes spéciales ou des établissements
spéciaux). Ils ont dit s’être sentis de ce fait stigmatisés et auraient aimé, du point
de vue de leur formation sociale et de leurs relations amicales, être en contact
avec un milieu de plus grande diversité culturelle. Le second point est que la
plus grande différence entre ces classes spéciales et les classes normales leur a
paru tenir au fait que les enseignants étaient meilleurs et plus enthousiastes. Le
troisième est que le bénéfice principal qu’ils pensent avoir tiré du programme
est d’avoir été mieux préparés à l’entrée à l’université et à apprendre leur vie
durant. Dans l’ensemble, ils ont estimé que ce bénéfice l’emportait sur l’inconvénient
signalé plus haut."

Je pense que c'est tout ce qu'il y a de scientifique sur la question, sauf peut être plus récent.
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Messagepar LiF » Mar 13 Aoû 2013 13:53

http://leadserv.u-bourgogne.fr/IMG/pdf/ ... onnels.pdf je vais le lire, merci.

Et oui, tout ce que j'ai lu jusqu'ici et notamment les synthèses académiques vont dans le sens de regroupements au sein de classes normales, mais pas de classes spécifiques. D'ailleurs, il est également recommandé de concerver les liens amicaux en mettant dans la classe le copain le plus proche par ex.
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Messagepar *Za* » Mar 13 Aoû 2013 14:16

Hello!
Plutôt que de réussite, je parlerais plutôt de bien-être et de mieux-être...

Dans mon cas le saut de classe a été la solution la moins pire.

- Côté négatif : à partir du CE1 (j'ai sauté le CP) j'ai été systématiquement la plus jeune + la pus petite + la première de la classe. Ca fait beaucoup. Avec le recul je me dis que ce n'était pas si terrible, mais quand j'y étais je sais que j'en ai bavé, je n'en pouvais plus d'être une "petite naine" (sic) en plus d'une "intello". C'était peut-être le grand problème de ma vie en primaire.

- Côté positif : sans ça je serais probablement morte d'ennui. Déjà avec un saut de classe, les journées de cours étaient épuisantes : ressasser toujours les mêmes choses, supporter les élèves bruyants, éventuellement se prendre des remarques pas très sympathiques de la maîtresse à force de vouloir toujours répondre à tout. Résultat, je m'ennuyais avec application, au point d'avoir mal au ventre ou à la tête tous les soirs ou presque.
Ce qui m'a sauvée, en CM1 je crois, c'est la mise en place d'un tutorat : j'étais assise à côté d'un élève en difficulté, ou dyslexique par exemple, et je pouvais l'aider. Voilà une idée formidable lorsque le caractère de l'enfant surdoué le permet !! ça demande de l'énergie et de l'intelligence d'aider quelqu'un d'autre à comprendre, et ça m'a tout de suite plu !
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Donc dans mon cas, pas de saut de classe aurait forcément mené à l'impasse, mais un double saut n'aurait sans doute pas été souhaitable au niveau de l'intégration dans le groupe... Il y a un juste milieu à trouver selon les capacités scolaires d'un côté et l'adaptation sociale de l'autre - entre ennui et rejet si l'on est fataliste...
J'ai mis mon képi dans la cage
et je suis sorti avec l'oiseau sur la tête... J. Prévert
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Messagepar TourneLune » Mar 13 Aoû 2013 22:44

Moi je n'ai pas sauté de classe même si ça a été envisagé à un moment. Les instits ont considéré que je n'avais pas la maturité suffisante, et franchement, je pense qu'elles avaient raison.
Je pense qu'on peut considérer que j'ai "réussi" au sens classique du terme. J'ai appris à m'ennuyer, à m'occuper discrètement, à pas lâcher pour autant parce que je suis têtue et j'aime bien y arriver. A profiter de la dispo générée pour faire des trucs à la con sans décrocher pour autant.
J'ai appris à m'insérer , à faire ce qu'il fallait pour pas avoir l'air trop bizarre et je suis sûre que si j'avais sauté une classe, ça aurait été encore plus difficile à faire.

Ce n'est qu'un cas isolé qui n'a aucune valeur statistique mais je crois vraiment que dans mon cas, c'était la bonne décision. A la rigueur, le saut de classe aurait résolu un problème un an mais il se serait reproduit un ou 2 ans après.
Cela dit le refus systématique du saut de classe est aussi con que sa proposition systématique en cas de suspicion de douance.
Pour les mp qui ne sont pas à caractère personnel, merci d'envoyer vos messages au groupe " modérateurs globaux", ce sera plus efficace ;)
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Messagepar LiF » Mer 14 Aoû 2013 06:47

Tournesol a écrit:Cela dit le refus systématique du saut de classe est aussi con que sa proposition systématique en cas de suspicion de douance.

Allelluia ! Ca me paraît assez bien résumer l'affaire !! :cheers:
Je serais encore plus restrictive que toi sur l'impact du saut "seul" : à mon avis un trimestre de répit, en général en février maxi c'est du vieux. En dehors des cas où ça permet de régler une grosse douleur comme je l'ai vue par ex pour ma fille aînée. C'est vraiment un moment de répit à mettre à profit pour essayer de faire passer des explications sur comment être un élève, comment mieux être avec les autres, l'enseignant, etc. Une garcimore quoi.
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Messagepar Louise » Mer 14 Aoû 2013 12:54

Je pourrais écrire mot pour mot ce qu'a écrit Tournesol. De début d'année, j'ai zappé ma première année de maternelle, autant dire que ça compte pas.

En fait le titre enduit d'erreur, il n'est ni opportunité ni danger, car il n'est nulle question de voir le saut de classe autrement que comme un outil. Comme tous les outils, et comme 99% de ce qui concerne les mômes et leur construction, tout dépend de comment il est utilisé, et par qui.
Il n'y a pas deux mômes pareil, surdoué ou non, il n'y a pas deux cas de figure identiques, le cas par cas me parait incontournablement de mise.

En ce qui concerne mon fiston (en grosses difficultés d'intégration scolaire cette année), l'option n'est pas envisagée, parce que :
1. ce sont des classes double niveau, il peut déjà fonctionner à son rythme.
2. Il y a tous ses copains, et c'est la seule chose positive pour lui en ce moment à l'école.
3. Parmi les valeurs avec lesquelles je l'élève, il y a la volonté de lui apprendre à s'adapter au monde dans lequel il vit, et non l'inverse.

Mais si ça se trouve ces problématiques changeront en cours de route, et si la question se pose pour un des autres enfants, on l'envisagera peut être?...
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Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

Messagepar Tails » Mer 14 Aoû 2013 16:00

Thibaud a écrit:Suite à la conversation sur le chat que l'on a eut avec Lif, Il semblerai opportun Tails, que tu précises les particularités du système scolaire Suisse, qui diverge énormément du système Francais, et qui pourrait apporter pas mal de réponses au débat que tu as eu.


Yep ! Je m'y colle. Ca tombe peut-être un peu comme un cheveux dans la soupe vu l'orientation des discussions mais sait-on jamais ! Donc allons-y ! Accrochez-vous c'est partit. :mrgreen:

Remarques préliminaires :
  • Je me base sur ce tableau pour les éventuelles comparaisons sur les niveaux scolaires français et suisses
  • Nous avons, quoi qu'il arrive, 9 ans de scolarité obligatoire
  • Notre système de notation se fait sur une échelle de notation de 1 à 6. Si non spécifié, la condition de promotion est une moyenne de 4.
  • Le système scolaire helvétique est basé sur le principe du FEDERALISME. En raison de ce principe les plans de scolarité sont du ressort des autorités cantonales et varient passablement d'un canton à l'autre. Le système qui suit est celui du Canton du Valais et n'est donc pas valable pour le reste de la Suisse. Je me baserai ici sur la législation en vigueur et plus particulièrement la Loi Cantonale sur le Cycle d'Orientation 2009

Le système scolaire par lequel nous passons tous est construit comme suit :
  • 2 années d'école enfantine (maternelle), dont la première est facultative
  • 6 années d'école primaire, correspondant en France aux années de CP jusqu'à 6ème
  • 3 années de Cycle d'Orientation dont la troisième année est facultative, mais j'y reviendrai

ECOLE PRIMAIRE

  • Rien à dire en particulier si ce n'est les notes finales de la 6ème primaire dans les branches suivantes : Mathématiques et Langue d'Enseignement (Français pour la partie francophone du canton, Allemand pour la partie germanophone), définissent les niveaux dans lesquels l'élève se trouvera au Cycle d'Orientation.

    • Moyenne de 4 à 4,7 : Branche enseignée au niveau II au C.O.
    • Moyenne de 4,8 à 4,9 : niveau I si au moins deux des trois critères
      ci-après sont favorables, sinon niveau II:
      • résultat de l’examen cantonal: 5,0 et plus: niveau I; 4,9 et moins: niveau
        II;
      • avis des parents;
      • avis du maître de 6e primaire fondé sur une évaluation globale
    • Moyenne de 5 et plus : niveau I au C.O.

CYCLE D'ORIENTATION

  • Correspond aux années de 5ème à 3ème en France
  • Enseignement à niveaux
    • 1ère année : Langue d'Enseignement, Mathématiques
    • 2ème année : Langue d'Enseignement, Première Langue Etrangère (Allemand ou Français selon la partie linguistique), Mathématiques, Sciences Naturelles
    • 3ème année : Idem
  • Possibilité de transfert entre les niveaux
    • À la fin de l'année scolaire l'élève en niveau II avec une moyenne égale ou supérieur à 5 peut être promu en niveau I
    • À la fin de l'année scolaire, est promu en classe supérieure mais avec
      un transfert en niveau(x) II pour la (les) disciplines concernée(s) l’élève:
      • qui a une moyenne générale égale ou supérieure à 4,0 et
      • qui a une note inférieure à 4,0 dans une ou plusieurs discipline(s) suivie(s)
        en niveau I.
    • En cours d’année scolaire, selon les aptitudes et résultats de l’élève, un
      transfert peut avoir lieu en principe à la fin du premier semestre mais entre la
      deuxième moitié du premier semestre et la fin mars au plus tard.
    • En cours d’année scolaire, un transfert de niveau II en niveau I n’est possible
      que si la note dans la discipline considérée est égale ou supérieure à 5,0.
  • Particularités de la 3ème CO
    • La 3CO offre un choix obligatoire entre deux disciplines accentuées (Langue 1 ou
      mathématiques) dont l’enseignement a pour objectifs, selon les besoins de
      l’élève, de renforcer ses connaissances de base ou de lui offrir des
      développements liés aux programmes d’études.
    • Des périodes d’enseignement sont réservées dans la grille horaire pour la
      mise en place d’un projet personnel conduit par l’élève et en principe lié à ses
      visées professionnelles.
    • Des blocs de cours définis au niveau cantonal offrent des orientations
      spécifiques au choix de l’élève.
  • Possibilité d'entrée au gymnase (lycée) après la 2ème année de CO
    • année réussie avec une moyenne générale minimale de 4,5 et
    • quatre niveaux I, dont trois à 4,5 au moins et aucune note insuffisante dans
      les branches à niveaux.

    • Saut de classe: Précision laconique et lapidaire xD :
      "Art. 38 Saut de classe
      Le Département émet une directive qui règle le saut de classe au CO." <- autant dire que je n'ai pas trouvé de telle directive :roll: :roll:

    Voilà alors le système est plutôt compliqué comme ça, j'ai essayé de faire simple. Je précise que le système a changé en 2009 et que donc je n'étais moi-même pas soumis à celui-ci, j'ai du donc me remettre à jouer et me baser pas mal sur la loi cantonale(d'ailleurs purée ils sont sacrément augmenté les exigences pour les passages de classe >< :shock: :shock: Note à moi-même : Aller voir son bulletin de note de l'époque pour voir si les exigences seraient remplies :shock: )

    Si vous avez des questions ne vous gênez pas, mais plutôt en MP selon les questions pour ne pas orienter le topic sur un sujet tout autre (si besoin est je créerai un nouveau topic).

    Valà valààààà :mrgreen:, pour le reste....je répondrai plus tard si vous voulez bien m'excusez mais là j'ai le cerveau en compote :oops:
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    Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

    Messagepar LiF » Mer 14 Aoû 2013 18:56

    Super, merci pour les explications !! :)
    Et donc, niveau âge, comment ça se passe ? Est-ce que du coup on se retrouve avec des élèves avec des différences d'âge importantes ou pas en cycle d'orientation ?
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    Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

    Messagepar La Paresseuse » Lun 19 Aoû 2013 22:03

    De Dieu, je n'aurais jamais pensé que le système suisse eut été si... complexe. Venant du système français ça surprend!

    Pour en revenir à l'interrogation initiale, je me permets de parler de ma propre expérience. Comme c'est un peu long, je met en spoiler :)

    En CE1, mon institutrice avait parlé à ma mère de la possibilité de me faire sauter une classe, possibilité apparemment confirmée par une psy (je vous renvois à ma présentation ^^). À cette époque, pour situer la chose, j'étais dans une petite école primaire privée catholique, avec une classe par niveau, à l'exception du CP et du CE1. Il y avait un CP, un CE1, et un CP/CE1 plus réduit avec les meilleurs éléments au sortir de la GS (ne me demandez pas comment les enfants étaient sélectionnéEs au sortir de la maternelle, ça m'a toujours ébaubie). Bref, à cette époque dans la fameuse classe double, j'avais refusé le saut qui m'était proposé pour rester avec mes camarades. Comme cette école était très exigeante scolairement (liste d'exercices facultatifs à faire si les obligatoires étaient achevés, forte compétition scolaire, grande valorisation des bons élèves) ça ne m'avait pas posé de problèmes particuliers. J'étais en tête de classe, bien intégrée dans le groupe d'élève, avec moult lectures personnelles pour le reste.
    En CM1, je suis entrée dans un nouvel établissement pour cause de déménagement, beaucoup plus grand et dépendant directement de l'EN. Et là, horrible ennui: je passais mes cours à lire tous les textes du livre de français, ou le doigt levé pour répondre aux questions de la prof. Ajoutez à cela que je m'adaptais mal à ma nouvelle école, les élèves se connaissaient depuis fort longtemps et n'avaient foncièrement pas les mêmes intérêts que moi. Lorsque mon instit m'a proposé un saut de classe, j'étais seule dans la cour de récréation à tourner en rond. J'ai accepté le saut en CM2 au 2ème trimestre.
    Par la suite, je n'ai jamais retrouvé l'entente avec mes camarades de classe que je pouvais avoir dans ma première école, mais au moins scolairement je m'ennuyais moins. Disons que je suis resté dans les 5 premierEs toute ma scolarité durant, et que je n'ai réellement commencé à travailler/étudier à l'université (et c'est là que j'ai vraiment eu des amiEs, j'ai toujours trouvé les gens de mon bahut détestables...). Ma différence d'âge n'a jamais été très perceptible puisque j'ai débuté ma puberté relativement tôt, au point que à 12 ans on m'en donnait 14.


    Pour conclure mon pavé, je dirais que le saut de classe est un moyen et pas une fin. Si l'environnement (ici scolaire) de l'enfant est suffisamment stimulant, s'ille se sent bien dans sa classe, j'ai tendance à penser qu'il ne faut pas forcer le saut... Et au contraire l'encourager si l'enfant se sent mal dans sa classe, que ce soit à cause des contenus trop limités ou du groupe classe. Je pense même que le saut de classe devrait être reconductible à chaque nouvelle année: peut-être que sauter telle classe n'est pas nécessaire pour cause de bien-être de l'élève, mais peut-être que l'année suivante est moins stimulante et aura intérêt à être sauter. Le problème restant bien sûr les notions enseignées dans la classe sauté non acquises; pour reprendre mon exemple j'ai eu des difficultés en grammaire française à un moment parce que je n'avais pas les acquis du CM1. L'idéal serait bien sûr les classes selon les besoins et l'envie de l'élève, mais c'est un autre débat qui est malheureusement difficilement transposable à l'EN (et ses congénères du monde)...

    Je me permet un petit HS peut-être pas si HS: pensez-vous qu'il est possible de faire sauter une classe (au sein de l'EN bien sûr) à unE élève sans test WISC + bilan?
    La Paresseuse
     

    Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

    Messagepar W4x » Mar 20 Aoû 2013 09:46

    La Paresseuse a écrit:Je me permet un petit HS peut-être pas si HS: pensez-vous qu'il est possible de faire sauter une classe (au sein de l'EN bien sûr) à unE élève sans test WISC + bilan?

    A priori ce n'est pas une obligation, et je ne saurais dire si c'est plus simple au secondaire qu'au primaire. Ceci étant, lorsqu'une telle demande est formulée auprès de l'institution, au plus elle est étayée par des éléments concrets au mieux c'est : productions écrites, bilan orthophonique/psychomoteur, rapport d'entretien psy, WISC...

    Un autre élément à garder à l'esprit est l'attitude des parents dans cette démarche, qui selon leur approche auront tôt fait de refroidir les enseignants ou chefs d'établissement. Il faut accepter de relativiser les choses, écouter l'avis des intervenants et par exemple (en primaire) accepter dans un premier temps quelques aménagements avant d'effectuer éventuellement le saut : cela peut aller de la mise en place d'un cahier d'exercices de niveau supérieur à l'intégration d'une classe à double niveau (quand cela existe), en passant par 1 ou 2 sessions d'une demi-journée en classe supérieure. Cette étape de négociation n'est pas à mon avis à négliger.

    Enfin, dans l'intérêt supérieur de l'enfant, même si cela va sans dire son avis prime et ne doit pas être négligé par des parents dont la démarche serait motivée par une simple question d'ego.
    Ce n'est pas maintenant qu'il faut craindre de comprendre.
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    Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

    Messagepar jade16 » Mar 20 Aoû 2013 14:55

    La Paresseuse a écrit:Je me permet un petit HS peut-être pas si HS: pensez-vous qu'il est possible de faire sauter une classe (au sein de l'EN bien sûr) à unE élève sans test WISC + bilan?

    Je rejoins totalement W4x sur son analyse, j'y apporte une parentèse : il n'y a rien dans les textes qui exige un bilan psy ou wisc ou autre concernant un saut de classe, dans les texte l'école primaire est divisée en trois cycles et un des cycle peut être raccourci ou rallongé sur proposition de l'équipe pédagogique et en accord avec la famille.
    Dans les faits, on demande souvent d'autres appuis que le seul jugement de l'enseignant avant de proposer un saut de classe. J'en reviens donc à ce que disait W4x.
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    Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

    Messagepar *Za* » Mar 20 Aoû 2013 15:04

    La Paresseuse a écrit:Je me permet un petit HS peut-être pas si HS: pensez-vous qu'il est possible de faire sauter une classe (au sein de l'EN bien sûr) à unE élève sans test WISC + bilan?

    En tout cas il y a une vingtaine d'années c'était parfaitement possible : j'ai sauté le CP sans aucun bilan, de quelque sorte que ce soit, sur simple avis de l'enseignante de GSM (et directrice de l'école), alors même que mes parents étaient plutôt contre.
    A cette époque, la solution proposée a été de me faire suivre quelques journées de CP en fin de GSM pour voir si j'étais capable de m'adapter, puis passage en CE1 (dans un double niveau CP-CE1 "au cas où").
    J'ai mis mon képi dans la cage
    et je suis sorti avec l'oiseau sur la tête... J. Prévert
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    Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

    Messagepar LiF » Ven 30 Aoû 2013 20:01

    Mon aîné a sauté ses classes sans Wisc, sans voir de psy, rien. Si les enseignants sont initiateurs, ça ne pose pas de problème. Les textes concernant le raccourcissement de cycle concernent les enfants en avance scolairement et les EIP. Pas exclusivement les EIP.
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    Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

    Messagepar Korydween » Lun 2 Sep 2013 09:39

    Je me permets d'apporter mon petit témoignage à l'affaire (en caché car je ne sais pas faire concis :oops: )

    J'ai également expérimenté les classes double niveau en CM1/CM2. Comme je finissais mes exercices de CM1 assez vite, j'écoutais le cours CM2 et faisait leurs exercices. Du coup, lors de mon propre passage en CM2, je connaissais déjà une bonne partie du programme.

    Mes parents ont décidé de tenter le saut de classe le jour où, à la question « comment s'est passée ta journée », j'ai répondu « Comme celle d'hier et comme celle de demain ». Je n'ai personnellement aucun souvenir de ma période de CM2, mais il paraît que je ne faisais plus aucune des activités que pourtant j'adorais, que je n'étais plus motivée pour rien et que du coup je tombais sérieusement en mini-dépression. Je sais cela dit que le saut de classe a été un vrai parcours du combattant : refus de l'instit (qui prenait ça pour un échec personnel), difficultés administratives (je passais du primaire au collège) et surtout la psy... Cette psy, rattachée à l'école primaire, était contre le saut de classe par principe et mes parents ont eu la surprise de voir que ce qu'elle avait marqué sur la feuille de bilan de correspondait pas du tout à ce qu'elle leur avait dit à l'oral. Elle leur avait dit que j'étais très en avance, que je comprenais très vite, qu'émotionnellement j'étais stable... Mais « vous comprenez, je ne peux pas écrire tout ce que je vous dis »(sic).

    Heureusement, grâce au combat de mes parents (et à leurs relations : ma mère était enseignante dans le collège où je devais aller), et à la persévérance de la directrice de l'école qui était très bien, le 24 décembre au soir, coup de téléphone pour m'annoncer que le 3 janvier je commencerai la sixième. Mes souvenirs reprennent à ce moment là où j'ai dit à ma mère que c'était le plus beau cadeau de Noël de ma vie... Par la suite ça s'est très bien passé. J'ai été un peu seule le reste de l'année de sixième, mais je l'ai plutôt bien vécu. Tant que je ne disais pas mon âge, personne ne pensait que j'étais bien plus jeune que les autres.

    Il y a juste une fois, le premier jour de classe en seconde, où une « merveilleuse » prof me sort en plein cours : « ah, c'est toi qui a un an d'avance ? Non mais c'est important pour moi de le savoir, tu risques de manquer un peu de maturité par rapport aux autres ». :coleredefeu:


    Concernant mon point de vue sur le saut de classe, je suis du même avis que Tournesol et W4x: il ne faut pas que le refus ni l'acceptation soient systématiques et surtout pas que le saut de classe ne servent qu'à satisfaire un besoin narcissique des parents.
    Je regrette seulement qu'il soit parfois (souvent?) si difficile de le faire accepter et de le rendre effectif quand il est nécessaire juste parce que certaines personnes le refusent par principe, en font un échec personnel ou parce que cela demande un effort administratif.
    J'ai également l'impression que parfois la difficulté d'acceptation ou d'intégration qui en suit n'est pas uniquement due à l'enfant mais aussi à son entourage qui s'évertue, consciemment ou inconsciemment, à rappeler à l'enfant et à tous les autres enfants qui l'entourent que celui-ci est plus jeune. Qu'il faille garder cette particularité en tête pour accompagner cet enfant dans son saut de classe et dans la scolarité qui suit, c'est évident. Mais je pense qu'il est essentiel de ne pas le faire ressentir aux autres enfants pour ne pas stigmatiser celui qui a sauté une classe et qu'il ne se sente pas encore plus différent qu'il ne l'est parce que plus jeune. Si la différence d'âge se ressent, les autres s'en rendront compte bien assez vite et on pourra alors réagir. Si elle ne se ressent pas, pourquoi vouloir à tout prix la signaler ?
    Never tell a young person that anything cannot be done. God may have been waiting centuries for someone ignorant enough of the impossible to do that very thing.
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    Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

    Messagepar Cali25 » Mer 30 Oct 2013 15:46

    Solenn a écrit:Je pourrais écrire mot pour mot ce qu'a écrit Tournesol. De début d'année, j'ai zappé ma première année de maternelle, autant dire que ça compte pas.


    C'est marrant ce que tu dis, car c'est ce que je me disais et que je disais aux autres également. "T'as quel âge? Ah bon ? Mais t'as 1 an d'avance alors ???" "Ben oui je savais écrire mon prénom, alors mon m'a fait sauté la GS" (Mais bon ça compte pas hein !!!).
    Sauf qu'en réalité ça compte, parce que c'est grâce à ça que je ne me suis pas trop ennuyer en classe, et aussi que j'ai pu à peu près m'intégrer (parce que si j'avais parfois du mal à comprendre ceux de ma classe, c'était toujours mieux que de s'ennuyer avec ceux de mon âge).

    Solenn a écrit:Il n'y a pas deux mômes pareil, surdoué ou non, il n'y a pas deux cas de figure identiques, le cas par cas me parait incontournablement de mise.

    En ce qui concerne mon fiston (en grosses difficultés d'intégration scolaire cette année), l'option n'est pas envisagée, parce que :
    1. ce sont des classes double niveau, il peut déjà fonctionner à son rythme.
    2. Il y a tous ses copains, et c'est la seule chose positive pour lui en ce moment à l'école.
    3. Parmi les valeurs avec lesquelles je l'élève, il y a la volonté de lui apprendre à s'adapter au monde dans lequel il vit, et non l'inverse.

    Mais si ça se trouve ces problématiques changeront en cours de route, et si la question se pose pour un des autres enfants, on l'envisagera peut être?...


    Je suis à fait d'accord pour le cas par cas, ce qui marche pour 1 ne marche pas forcément pour tous. Cependant il me semble que certaines conditions facilitent le saut de classe. C'est en tout cas ce que j'ai pu constaté pour moi petite mais aussi dans l'école de mes enfants. A savoir qu'un enfant en classe double (par exemple CP-CE1) dans le plus petit des 2 niveaux (donc dans mon exemple le CP) et qui sauterait le CE1 pour aller directement en CE2. En effet l'année en classe double lui permet d'acquérir en parallèle certaines notions de l'année qui sera sautée (et cela même si la maîtresse ne lui donne que le travail pour son niveau et ne fait pas d’aménagement pour lui). De plus il s'intégrera plus facilement car lors de son passage en CE2, il sera en classe avec ses camarades ex-CE1 qui étaient déjà dans sa classe, il ne perdra donc pas tout ses copains.


    Après pour ton 3/ : Oui il faut apprendre à s'adapter au monde, sinon ce ne serait pas vivable. Mais attention cependant à ne pas renier ce que l'on est pour s'adapter et correspondre à l'image que la société attend de nous: il y a certaines adaptations qui finissent par être source de souffrances. Mais bon je pense que tu sais de quoi je veux parler donc je suis sûre que tu fais ce qu'il faut ;-) ET je n'ai pas bien compris en quoi cela implique de ne pas sauter de classe. L'adaptation au monde devra toujours se faire, même si l'on a sauté 1 classe. Aller 1 peu plus vite que les autres n'est pas une tare en soit, et de toutes façons c'est représentatif de la réalité même en entreprise: certains vont plus vite que d'autres, certains ont plus de responsabilités... pour dire que je ne vois pas en quoi le fait d'apprendre à nos enfants à s'adapter est une contre indication au saut de classe. Désolée si c'est HS
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    Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

    Messagepar Zyghna » Mer 30 Oct 2013 20:51

     ! Zyghna a écrit:
    Ce n'est pas tant le hors sujet qui dérange ici que de mettre des nombres à la place des lettres. Nous rappelons que le langage SMS, tout comme les abréviations, ne font pas partie des choses qui facilitent la lecture et leur utilisation est donc déconseillée. Cela serait sympa d'y penser pour les autres messages.
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    Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

    Messagepar Cali25 » Jeu 31 Oct 2013 16:01

    Zyghna a écrit:Ce n'est pas tant le hors sujet qui dérange ici que de mettre des nombres à la place des lettres. Nous rappelons que le langage SMS, tout comme les abréviations, ne font pas partie des choses qui facilitent la lecture et leur utilisation est donc déconseillée. Cela serait sympa d'y penser pour les autres messages.


    Désolée si j'ai commis un impair. Je suis totalement d'accord que le langage SMS et les abréviations ne facilitent pas la lecture, et sont même parfois incompréhensible pour certains (dont je fais partie !). Remplacer le mot un par le chiffre 1 est un réflexe chez moi, d'autant plus que le chiffre 1 se lit de la même façon que le mot un.
    J'essaierai donc de faire plus attention à ce mauvais réflexe, qui finalement pourrait presque s'assimiler à une faute d'orthographe, afin de ne choquer déranger personne sur ce forum.
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    Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

    Messagepar Louise » Ven 1 Nov 2013 22:39

    Cali25 a écrit:
    Après pour ton 3/ : Oui il faut apprendre à s'adapter au monde, sinon ce ne serait pas vivable. Mais attention cependant à ne pas renier ce que l'on est pour s'adapter et correspondre à l'image que la société attend de nous: il y a certaines adaptations qui finissent par être source de souffrances. Mais bon je pense que tu sais de quoi je veux parler donc je suis sûre que tu fais ce qu'il faut ;-) ET je n'ai pas bien compris en quoi cela implique de ne pas sauter de classe. L'adaptation au monde devra toujours se faire, même si l'on a sauté 1 classe. Aller 1 peu plus vite que les autres n'est 1 tare en soit, et de toutes façons c'est représentatif de la réalité même en entreprise: certains vont plus vite que d'autres, certains ont plus de responsabilités... pour dire que je ne vois pas en quoi le fait d'apprendre à nos enfants à s'adapter est 1 contre indication au saut de classe. Désolée si c'est 1 HS


    Bin tu adaptes le monde à eux versus tu leur donnes les clés pour qu'ils s'adaptent au monde, non?

    En effet, je pourrais reformuler : apprendre à nos enfants à être heureux tels qu'ils sont dans le monde REEL dans lequel ils vivent. (mais si tu n'as pas lu mes autres topics, tu ne peux pas savoir spontanément que s'il y a bien un seul principe d'éducation de base que j'ai c'est de tâcher de ne pas demander à mes enfants d'être autre chose que ce qu'ils sont).

    Ceci posé.
    Aller plus vite que les autres, ça va lui arriver tout le temps, tout au long de sa vie. Il va donc devoir faire avec, tout au long de sa vie, et moi j'aimerais lui apprendre à faire avec sans blesser les autres ou attendre d'eux des choses qu'ils ne peuvent faire. Sa vie aujourd'hui, c'est qu'il est en CE2, et qu'il capte plus vite que les autres, ce qui crée un certain nombre de problématiques dont tous les gens qui l'entourent sont conscients (c'est important). Je ne vois pas en quoi ça justifie un saut de classe. Je tâche donc, moi en collaboration avec les instits et LUI! de trouver comment il peut passer son CE2 de façon épanouissante, en validant les acquis nécessaires, en restant avec ses copains et sans emm... le reste de la classe, comment il peut trouver sa place en captant plus vite que les autres, et je suis persuadée que c'est tout à fait possible! Et les clés qu'il va développer ou capter maintenant, elles lui serviront toute sa vie. On fait avec ce qui est. Lui faire sauter une classer va lui faire perdre ses copains, va le marginaliser encore plus, et va l'empêcher de développer des compétences dans cette étape. Après, c'est pas simple, hein, on en chie cette année, mais si on y arrive, ça sera une extraordinaire leçon et réussite.

    Si je prends mon expérience, j'ai appris à m'adapter (en gros à gérer l'ennui en classe, ce qui me permet aujourd'hui de gérer l'ennui dans mon job :) ). Mon compagnon, à qui on a jamais appris à gérer ces situations, quitte tous ses employeurs en mauvais terme et est incapable de gérer la frustration au travail...En entreprise, personne a jamais dit hey, ils sont surdoués, on va leur faire sauter des étapes pour qu'ils se sentent mieux dans leur taf :) C'est à nous de connaître les clés, de connaître notre fonctionnement, et de faire avec pour atteindre nos buts!
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    Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

    Messagepar domisud » Lun 25 Nov 2013 15:40

    Bonjour

    Je me permet de m'insinuer dans la discussion pour témoigner sur une personne que je connais bien (quoique...) : moi :grattelatete:

    J'ai sauté le CE1 il y a, certes fort longtemps, du temps que les moins de vingt ans, euh... passons.

    Pour faire bref, j'étais en avance par rapport aux autres élèves de ma classe et mes parents ont considéré que me faire sauter le CE1 serait une bonne chose (pour qui ?). Je me souviens très bien de la présence de mes parents dans la salle de classe lorsqu'ils en ont discuté avec la maitresse. Je venais de construire une fusée en mécano géant et j'étais resté coincé dedans :rofl:
    J'ai eu une scolarité très moyenne à difficile au fur et à mesure que je passais d'une classe à l'autre. J'ai surtout vécu la difficulté d'être tout le temps avec des plus vieux et plus grands que moi. De très bonne notes jusqu'en 3ème dans les matières scientifiques, j'ai pris un sacré gadin en arrivant au lycée. Le retard psycho-affectif jouant à plein, j'ai eu une adolescence pas vraiment heureuse. Je ne vais pas rentrer dans les détails.
    Le non-verbal par clavier, c'est pour bientôt ?
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    Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

    Messagepar altima » Lun 25 Nov 2013 16:01

    C'est vraiment du cas par cas, j'ai conseillé parfois le saut de classe tandis que dans d'autres je l'ai déconseillé...bref, ça dépend de tellement de choses.
    En tout cas, c'est vrai ce que dit Louise, c'est à chacun d'apprendre à connaître son fonctionnement pour s'adapter.
    A l'école, nous les profs on est censés s'adapter aux élèves en difficulté, à ceux qui ont des troubles de l'apprentissage et donc a priori la solution du "je te mets dans une autre classe pour te sortir de la mienne et pour que tu sois mieux" est reléguée au dernier rang, sauf urgence ou situation particulière.
    C'est sûr que si on présente la chose au gamin comme étant là pour lui faciliter la vie, ça ne risque pas de l'aider pour la suite, parce que déjà d'une le saut en lui-même ne change pas grand chose sur le fond, de deux justement il constatera plus tard qu'on ne peut pas toujours se déplacer de case en case hélas.

    Depuis quelque temps je tiens un autre discours, je me dis que l'école ce n'est "que" l'école. Que même s'ils y passent beaucoup de temps et qu'il faut faire en sorte que ça se passe au mieux là-bas, ben ils ont d'autres moyens et d'autres plages horaires pour s'éclater y compris intellectuellement. Il ne faut pas attendre que l'école pallie toutes les carences du système, ça n'est plus à prouver que le mammouth est trop gros et que la barque est chargée de toutes parts.

    Bref, les sauts ouais c'est pas toujours bien vécu, surtout quand c'est subi comme tu en témoignes domisud. Heureusement de nos jours (pardon c'est pas pour te vexer) en général on prend un peu (un peu j'ai dit ;) ) mieux en compte l'ensemble des aspects.
    Bon après, y'a aussi les parents qui vont nous dire "ah non non non on veut qu'il reste avec ses copains, mais si vous pouviez lui donner ça...et ça...En plus, faire du travail adapté pour lui quoi". Euh...non, je suis pas préceptrice. :mrgreen: Je propose des aménagements, mais ça s'arrête là. Parce que j'en ai 29 autres à côté qui attendent de manger soit "normalement", soit en A4 agrandi cause dyslexie, soit en exercices à trous parce que difficultés de concentration, bref je pourrais continuer longtemps.
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    Re: Sauter une classe : opportunité ou danger ?

    Messagepar Nout » Lun 16 Déc 2013 13:24

    Bonjour,

    Ce sujet m'intéresse car mes deux enfants sont concernés :

    > Mini-Nout, diagnostiquée précoce, est en CE1 dans une classe à double niveau (CE1/CE2). Pour elle la question du saut de classe ne s'est jamais posée malgré ses très bons résultats scolaires pour plusieurs raisons :
    - Grâce au double niveau elle ne s'ennuie jamais (c'est le même groupe d'élèves depuis la PSM donc elle a toujours été dans cette configuration de double niveau)
    - Car elle est très rêveuse et elle a vraiment besoin de cet espace de liberté onirique.
    - Elle est perfectionniste et supporte mal l'échec. Elle est ravie d'être en CE1 et de n'avoir que des "excellent travail!" partout. Elle perd vite confiance en elle si elle ne réussit pas à faire quelque chose.
    - les instits de mon village sont intelligentes et elles lui donnent du travail en plus si nécessaire pour qu'elle ne s'embête pas.
    - Ces instits en or ont compris qu'elles pouvaient aussi valoriser ma fille en lui donnant des missions dans la classe, comme aider les élèves en difficulté.
    - être "la plus forte en classe" l'aide à accepter d'être moins performante dans d'autres domaines (le sport par exemple)

    > Micro-Nout, non diagnostiqué, est en Grande Section. Dès le mois d'octobre son maître me parlait de saut de classe car il savait déjà lire. Sur le coup j'ai refusé (ça m'a fait peur) et on est censé en reparler en janvier. Voici mes réflexions :
    - En sautant une classe il perdrait son "super-meilleur-copain" qu'il connaît depuis ses 3 mois (même nounou). J'ai peur qu'il le vive très mal.
    - Quitte à sauter une classe, je préférerais que ce ne soit pas la GSM. C'est une classe "cool" où on s'amuse (contrairement au CP où il faut rester assis tout le temps).

    Doonarrala a écrit: J'ai eu dans mes classes cette année une élève brillante dans tous les domaines, avec en outre une très grande créativité et maturité, qui apprend avec une rapidité et une précision extraordinaire (c'est la meilleure élève que j'ai eu en 13 ans de carrière), mais qui n'a jamais demandé de saut de classe, malgré des 19-20 dans toutes les disciplines (je dis bien toutes). J'ai d'ailleurs demandé en conseil de classe pourquoi il n'avait jamais été proposé de saut de classe à cette élève. Il m'a été répondu que la famille ne l'avait jamais demandé, et que de toutes façons c'était trop tard au niveau du collège pour le faire. Cette élève n'a jamais montré de signes d’ennui en classe et ne s'est jamais plainte du rythme imposé. J'ai eu la chance de l'avoir en classe pendant 2 années consécutives, et je suis très admirative de sa grande intelligence interpersonnelle (plus encore que les autres formes qu'elle manifeste), car elle laisse leur place aux autres, et intervient en classe uniquement si ses camarades n'ont pas trouvé la réponse. Elle est jalousée pour ses résultats, mais son calme, sa maîtrise de soi, sa douceur et sa réserve ont fait qu'elle parvient à désamorcer l'agressivité (latente ou pas) des autres. Elle force le respect de tous. 

    Merci pour ce témoignage très positif ! ça me fait du bien ! ;)

    Garett a écrit: Beaucoup ont parlé du fait de s'ennuyer en classe. Je crois que pour un enfant, ce qui se passe hors de la classe (récrés, voyages scolaires, activités sportives, etc) est encore probablement plus important que ce qui peut se passer en classe. "Intellectuellement", j'étais probablement prêt au sauter même deux ou trois classes. Mais niveau émotionnel ou relationnel, certainement pas.

    Je retrouve bien ma fille dans cette description
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