Le désir d'avoir un enfant

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sandrinef
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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par sandrinef » jeu. 7 déc. 2017 07:01

Il y a peut-être un élément intéressant dans ce que tu écris: jamais tu n'en as voulu. Tu en as deux.
Pas de jugement de ma part. Simplement, ne pas ressentir de bonheur du coup me semble logique, au vu d'une situation non désirée.

Sinon, sans parler spécialement de toi hein: je trouve que c'est super toutes ces raisons rationnelles d'avoir ou de ne pas avoir d'enfant. Vraiment super, bien élaboré, cohérent, tout ça, tout ça.
Hormis ce que j'ai écrit bien plus haut, je crois aussi que ce désir d'enfant est une folie. J'avoue ne pas réfléchir de manière si rationnelle et je suis admirative. Mais j'ai toujours vêcu ma vie comme une folle aventure, une urgence à vivre, un combat aussi, une prise de risque quasi permanente. Avec de gros revers. Des échecs monstrueux. Dont certains faillirent m'anéantir. Je ne sais exister qu'en osant.

Alors oui, mes deux enfants sont des actes de folie pure, de rage de vivre et de survivre, de pulsion animale archaïque de survie de moi-même. Quand je les regarde, les écoute, leur parle, les respire: mon coeur est empli d'une immense vague de bonheur, de sérénité, de tendresse, d'émotion: d'Amour à l'état brut.
Et cette folie-là, je remercie tous les jours la vie de m'en avoir fait don.
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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par Za » ven. 8 déc. 2017 09:02

Je comprends ce que tu veux dire sandrinef : autour de moi, beaucoup de mamans m'ont assurée que l'envie d'un enfant arrive de manière brutale, elle est sans équivoque, et on se doit d'y répondre.

Même si certains (beaucoup ?) n'attendent pas cette envie et décident, rationnellement, de mettre la machine en route. Ce qui peut donner lieu à des déconvenues comme tu en parles, UnknownPlayer, mais pas forcément, cela dépend des cas.

Pour ma part je rêvais d'avoir des enfants lorsque j'étais ado, mais je n'en ai toujours pas ressenti l'envie, le besoin, ce fameux besoin purement hormonal auquel on ne peut pas dire non. Et j'ai décidé que ça ne se ferait pas sans. Bonne nouvelle, on est deux à penser ainsi à la maison.

Ce n'est pas que je n'aime pas les enfants : je travaille justement avec eux et ils m'apportent beaucoup. Dans l'ensemble j'adore passer du temps avec les gosses des autres (et mon conjoint aussi). Mais d'en avoir un à nous, voilà une idée qui nous paraît toujours aussi étrangère au fil des années. Pourquoi ? aucune idée.
Pire : en voyant, en parlant avec mes amis qui ont des enfants, tous ces récits ont tendance à me refroidir de plus en plus. Je ne me sens pas les épaules pour ça. L'un comme l'autre, on ne se sent pas l'étoffe de parents.

Et la pression sociale qui commence à se faire sentir m'en éloigne également.
J'ai mis mon képi dans la cage
et je suis sorti avec l'oiseau sur la tête...
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Re: Intelligence et procréation

Message par Tartempion » mar. 12 déc. 2017 17:50

Adena a écrit : [troll] Et puisque les gens intelligents prennent des décisions raisonnables, alors peut-être feraient-ils bien de transmettre leurs neurones de qualité au générations futures afin d'éviter une chute phénoménale de l'intelligence moyenne :P [/troll]
Il n'y a qu'à regarder les cinq premières minutes du film Idiocracy pour en avoir un aperçu =)

PS : promis, je finis de lire les 5 pages de ce sujet et j'apporterai une contribution plus fournie que celle-ci.
L'erreur est humaine, mais un véritable désastre nécessite un ordinateur.

Les systèmes de croyances créent des filtres à travers lesquels le chaos se résout en ordre.

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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par Napirisha » mer. 21 févr. 2018 21:26

La discussion sur "Relations sentimentales, sexuelles, et autres" m'a fait repenser à ce sujet.
Je le remonte donc, avec une petite chanson en bonus (les enfants des autres, Mano Solo)
http://www.youtube.com/watch?v=R3skITv-8zA
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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par pixelvois » jeu. 22 févr. 2018 00:50

J'peux pas m'empêcher de rebondir avec ces quelques chansons... ( notez que je ne met que les liens pour éviter de mettre trop de vidéos quand même limite off-topic dans ce fil :music: )

Pour commencer, Les Satellites : Protégez les bébés
https://youtu.be/Opw3OT0MYS8
( la qualité est assez médiocre, malheureusement... mais c'est quand même moins pire -- d'un point de vue vaguement respectueux des artistes auteurs/compositeurs -- de partager une vidéo déjà ouvertement disponible sur youtube que de mettre à disposition un fichier mp3 que j'ai pourtant sous la main ^^ )

Ensuite une (très) jolie chanson de Pierre Barouh : Berceuse
https://youtu.be/OtowEqx6stc

... et aussi celle-ci, toujours de Pierre Barouh : Chats, Chiens, Chats
https://youtu.be/31AwDSzkSFY

Enfin, comment pourrais-je finir sans vous proposer Jacques Higelin : Ballade pour Izia
https://youtu.be/HYeFouE-_ug
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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par Septembre » dim. 4 mars 2018 23:42

Coucou, j'avais mis un message sur ce fil alors que j'étais enceinte de mon fils. Il a 16 mois aujourd'hui. Son arrivée nous a chamboulés bien au delà de ce que nous aurions pu imaginer. Comme je l'écrivais à l'époque, il n'est pas là pour donner un sens à notre vie, combler un vide ou réparer nos propres blessures d'enfance. Je crois qu'il est là comme un oui à la vie, un oui à l'inconnu, un oui à l'espoir. Et puis la vie, l'inconnu, l'espoir, ça bouleverse tout, ça retourne la tête.

Mais peut être, en feed back, ce que je voudrais dire... C'est qu'on peut croire le nourrisson qui arrive fragile et sans défense, dépendant de ses parents plus que n'importe quel autre mammifère, et on voit arriver un petit guerrier solaire qui brûle tout le mort, toute la misère sur son passage, qui est plus fort que ses parents, qui du haut de ses quelques semaines les pousse à apprendre à se protéger eux-même, à s'aimer, à se respecter, à se relier à ce qu'ils ont de plus intime, de plus grégaire, animal...

J'ai lu les messages postés depuis 2 ans, et celui de theudericus m'a mis la chair de poule. Que de mal de vivre... Bien avant d'être enceinte de mon fils je suis passée par quelque chose de similaire. Pas d'en vouloir à mes parents d'être vivante, mais j'ai pris conscience que depuis ma naissance je n'avais fait que polluer l'écosystème, et que je n'y pouvais rien, malgré mes efforts, tous les jours je le polluais un peu plus. J'avais même un bugg sur le nombre de brosses à dent en plastique que j'avais consommé depuis ma naissance et avais beaucoup de mal à continuer à me brosser les dents, à me nourrir, à me déplacer autrement qu'à pieds.

Et puis à un moment je me suis rendue compte que ce faisant je n'éprouvais plus de joie, juste de la colère et de la tristesse. Et quelque part, j'ai la conviction qu'elle est là, notre raison d'être, le sens de notre existence : elle est de trouver ce qui nous procure de la joie et de s'y épanouir... Comme dit Lyonnel Trouillot, à l'heure de notre mort la seule question qui compte vraiment est "quel usage as-tu fait de ta présence au monde ?"

Et il y a plein de manière de s'épanouir et d'être dans la joie. Sûrement autant qu'il y a d'êtres vivant sur cette planète. Ce qui est dommage, je trouve, c'est que les adultes cassent autant cette joie qui est naturelle aux enfants, avec leurs propres blessures et leurs certitudes à la noix. Et après il faut souvent toute une vie pour recoller les morceaux et pouvoir goûter à nouveau à cette complétude solitaire, cette insouciance.

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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par sandrinef » lun. 5 mars 2018 13:47

Merci de nous faire partager cela: c'est très beau ce que tu as écrit, et ça me parle beaucoup.
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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par PointBlanc » lun. 5 mars 2018 16:13

Et à moi donc. Merci :)
Vous qui vivez qu'avez-vous fait de ces fortunes ?

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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par Pascalita » lun. 5 mars 2018 16:56

Et à moi aussi, en particulier le dernier paragraphe.
Merci.

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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par O'Rêve » lun. 5 mars 2018 18:57

Ça me parle beaucoup aussi! Merci pour ton témoignage!

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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par Septembre » lun. 5 mars 2018 22:56

merci de vos messages, ça me touche beaucoup beaucoup.

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BarbieTuriq
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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par BarbieTuriq » jeu. 8 mars 2018 13:46

Merci beaucoup à la maman de ce sujet, @Korydween , et à ses contributeurs.

J'ai abordé plusieurs fois en société cette question qui me taraude : "pourquoi fait-on des enfants ?" et je me heurte à deux problèmes :

1- Refus pur et simple de réfléchir à ce sujet, sous prétexte que c'est notre instinct qui nous pousse à faire des enfants et donc, qu'il n'y a pas lieu de rationaliser le désir d'enfant.

2- l'interlocuteur finit la plupart du temps par amener la question suivante "est-il plus égoïste de vouloir des enfants ou de ne pas en vouloir?" et reste coincé sur cet aspect. Pourtant je prends soin de mettre de côté, dans mes questions, tout ce qui pourrait s'apparenter à un jugement de valeur. Le problème est que ça ne répond pas à la question initiale et surtout, cela transforme un débat qui se voulait philosophique en un monologue où l'autre tente en général de démontrer la supériorité morale de son choix par rapport au choix contraire. Peut-être suis-je tout simplement une mauvaise maïeuticienne...

Et vous, avez-vous déjà abordé ce sujet en société et qu'en avez-vous tiré ?

PS : c'est très gonflé de ma part de me plaindre de ceux qui refusent de réfléchir à cette question, alors que je ne donne même pas mon avis ! Mais je n'apporterais rien de plus à ce qui a déjà été dit et mon message est déjà suffisamment long.

Merci en tout cas à vous tous de partager vos ressentis et vos réflexions sur ce sujet, c'est très intéressant.

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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par Le Renard » ven. 9 mars 2018 14:17

Mais on parle bien de désir. Est-ce que se forcer à raisonner sur le désir de la vie elle-même de se perpétuer peut mener à autre chose que des conclusions cyniques ?

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Traum
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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par Traum » ven. 9 mars 2018 16:27

BarbieTuriq a écrit :
jeu. 8 mars 2018 13:46
1- Refus pur et simple de réfléchir à ce sujet, sous prétexte que c'est notre instinct qui nous pousse à faire des enfants et donc, qu'il n'y a pas lieu de rationaliser le désir d'enfant.
Cette question est compliquée, je trouve.
Pour ma part, je trouve extrêmement compliquée de rationaliser le désir d'enfant. On peut en parler, on peut essayer de réfléchir dessus, mais rationaliser, cela me paraît fort difficile. Je ne parle là bien sûr que de ma position, de comment je conçois les choses, et plus que de les concevoir : comment je les vis.
Pour moi, in fine, le désir d'enfant a quelque chose de viscéral. Et parfois ça peut être tellement fort que ça me donne être l'impression de n'être plus que des ovaires sur pattes, dénuée de cerveau.
En réalité, une part de mon psychisme s'en désole sincèrement. Mais je me rends bien compte que je suis bien loin de maîtriser ça. Si on m'avait dit, avant, que ça pouvait être aussi violent, j'aurais probablement exprimé un certain scepticisme. Maintenant que j'y suis moi-même confrontée, je dois avouer que je fais face à quelque chose de bien plus fort que moi. À ne pas y cesser d'y penser malgré moi. À en pleurer la nuit, le jour. À avoir du mal à travailler.
J'ai eu la chance que, dans mon entourage, mis à part les remarques tout à fait déplacées de mon frère, je n'ai guère eu la moindre question à ce sujet. (De toute façon, mon entourage amical est très respectueux, et mon entourage familial est plutôt pudique dans l'ensemble — sauf quelques sujets soigneusement tenus à l'écart.)

Alors rationaliser… ça ne peut plus parler du tout. (Pourtant, j'ai dû élaborer un message avec beaucoup plus de recul ici même. :tmi: )
Et pourtant, je sais que la vie de parents change par rapport à la vie de couple, juste à deux. Je sais que ce n'est pas facile, que l'on est obligé de revoir certaines priorités, que les deux membres du couple ne sont peut-être pas toujours sur la même longueur d'onde… Je sais que l'on peut vite s'empêcher d'exister pour son enfant. (Euh… là, franchement, j'espère que j'aurai la lucidité pour ne surtout pas reproduire les schémas parentaux, et notamment l'injonction familiale qui voudrait qu'une femme se consacre à ses enfants… Oui, ils sont réac' chez moi. Ils ont bousillé ma mère comme ça.)
Oui, c'est des contraintes… C'est beaucoup de choses. Mais je ne sais pas… ça ne me fait pas peur. Je suis loin d'avoir un plan tout tracé. Voire même, je n'en ai pas beaucoup, des plans… Je pensais même il n'y a pas si longtemps que je ne serais pas capable d'élever une fille… J'avais peur de lui faire payer toutes les souffrances de mon enfance et mon adolescence. Aujourd'hui, même si ça n'est pas totalement guérie (je reviens de loin), je sais que même si j'avais une fille, je n'aurais pas à avoir peur.
Je n'ai pas peur du tout. Je sais que je serai une bonne mère. Qu'on m'en voudra. Que mes enfants me détesteront parfois. Que… plein de choses. Mais ça, ça ne me fait pas peur. Je n'ai pas de meilleure comparaison que la fois où j'ai moi-même accouché une femme enceinte : ça ne sert à rien d'avoir peur, je sais tout ce que j'ai à savoir, il faut agir vite, bien et je vais faire au mieux. (Pour les accouchements, c'est parfois une question de seconde. Heureusement que dans la vraie vie, c'est rarement une question de secondes…)

Et je ne suis pas loin de souscrire à la position du Renard, sans être aussi « radicale ».
Le Renard a écrit :
ven. 9 mars 2018 14:17
Mais on parle bien de désir. Est-ce que se forcer à raisonner sur le désir de la vie elle-même de se perpétuer peut mener à autre chose que des conclusions cyniques ?
« Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. » Mark Twain

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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par Le Renard » lun. 12 mars 2018 14:38

Pour pousser encore en répondant à une remarque de BarbieTuriq, oui bien-entendu, comme la plupart des gens, j'ai plus d'une fois discuté de désir d'enfant "en société".

Et la durée a rendu la chose intéressante. Parce que dans la durée, derrière les principes et les discours, à la longue me semble se dégager un truc bien plus simple, à savoir tout ça m'a l'air surtout de ressembler à de la rationalisation de contexte. Où l'on voit chez une même personne, même sérieusement militante, un discours qui varie aussi vite que le contexte de sa vie, fût-ce dans des détails mesquins dont il est difficile, ensuite, même seul(e) devant un miroir, d'admettre qu'ils étaient une articulation plus certaine que les grandes causes précédemment invoquées par la raison.

- Ah oui mais entre temps mademoiselle Jamais a rencontré un homme avec qui elle se sent en sécurité, et découvre que ses certitudes sur le besoin de rester nullipare ne venaient finalement ni des problèmes de la planète ni de ses grands projets de réalisation individuelle.

- Ah oui mais entre temps monsieur Toxique s'est rendu compte qu'en pratique, les années passant, il avait finalement gagné le long du chemin plein de choses à transmettre, et ses vieux discours sur le malheur auquel on condamne les enfants lui tirent désormais un sourire en coin.

- Ah oui mais entre temps mademoiselle Trovite a appris un métier qui lui plaît énormément, et reconnaît que son ancienne revendication de procréer avant 23 ans pour avoir le temps de faire une grande fratrie pouvait être repoussée en même temps que cet ennui existentiel dont elle n'avait même pas conscience.



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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par Louise » lun. 12 mars 2018 15:14

J'édite pour citer ce sur quoi je rebondis :D
J'ai abordé plusieurs fois en société cette question qui me taraude : "pourquoi fait-on des enfants ?" et je me heurte à deux problèmes :
Ah ouais??? Alors moi j'aborde pas trop le sujet en société. Déjà parce que "pourquoi fait-on des enfants?", ça équivaut à "pourquoi faites-VOUS des enfants?", ou plus souvent "pourquoi n'en faites vous pas?" Pour moi c'est trop intime si la personne n'y vient pas elle-même. Ce sont des histoires de vie, de couple, des mises à nu. Je ne pose pas ces questions.

Parce que une fois sur deux, la personne ou le couple en face qui n'a pas d'enfant alors qu'il a 30-40 piges, bah souvent c'est pas qu'il veut pas, c'est qu'il ne peut pas, et qu'il en souffre. Et que le "c'est pour quand?"est extrêmement douloureux à entendre une fois de plus.
Et, de temps en temps, la personne, souvent une femme, a fait le choix de ne pas en avoir, subi une pression sociale de fou pour en faire. Et le "c'est pour quand" oblige à une ènième et fatigante justification.

Si la question est "pourquoi"? A vrai dire, personne autour de moi ne s'est posé cette question avant de faire des enfants, moi y compris. Ça me parait un curieux angle d'approche. Je me suis demandée si j'étais prête à cette responsabilité, si mon couple était prêt, j'ai tenté de réfréner ce désir, mais je ne me suis jamais demandé pourquoi il était là ou pourquoi j'allais "y aller".

En revanche, ce que j'aborde régulièrement en mode pieds dans le plat (et qui me vaut aussi des levers de bouclier, d'ailleurs, mais au moins je ne blesse pas les gens, je me contente de les agacer ^^), c'est la question de la régulation des naissances d'un point de vue écologique versus libertaire. Mais, comment dire, c'est justement un sujet de société, pas un sujet intime.

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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par Le Renard » lun. 12 mars 2018 15:19

C'est la différence entre "discuter de désir d'enfant" et "demander pourquoi t'as pas d'enfants". :)

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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par korosion » lun. 12 mars 2018 15:28

Je suis papa depuis début novembre d'une petite merveille, et la question de la parentalité est au coeur de notre vie depuis maintenant un tout petit peu plus d'un an... mais a toujours trotté dans nos têtes.

J'ai toujours eu envie d'avoir des enfants, mais c'était jamais le bon moment.
Enfant, je n'était pas capable. Ado, j'étais en train de préparer ma vie future.
Adulte, j'étais déjà en couple mais il manquait toujours un paramètre : le temps, l'argent, le besoin de voyager...

Et puis est arrivé un drame, la mort subite de mon beau-père. En prenant la voiture pour aller dans la région natale de ma femme, sa première réaction a été : nos enfants ne connaîtront jamais leur grand-père.
S'en est suivi quelques dizaines (centaines ?) d'heures sur l'oreiller à se questionner sur le sens de la vie, le sens de la mort, sur le dépassement ce néant terminal, et sur l'absurdité d'attendre pour faire des choses qu'on veut faire.

Faire un enfant est quelque-chose de fondamentalement égoïste. C'est un moyen de transmettre ses gênes (ce qui fait de nous des êtes vivants), son savoir (ce qui fait de nous des primates). C'est un moyen de donner un but, un centre de gravité à son existence. C'est assurer la suite de l'entreprise humaine et plus prosaïquement à payer nos retraites. Le pessimiste dira que c'est mettre au monde un humain de plus sur une terre surpeuplées, dont la vie si elle est assez longue devra faire face à des crises économiques et civilisationnelles sans précédent. L'optimiste dira que c'est offrir au monde une âme de plus qui contribuera à changer l’impact de l'humanité sur notre planète, et qui vivra dans une société reconnectée avec son monde.

Pour notre couple, c'était devenu la réponse à nos besoins à la fois physiques et psychologiques, une évidence au-delà des inquiétudes. On a eu la chance de ne pas avoir à essayer bien longtemps pour que le process s'enclenche et que la vie nous offre ce qu'il y a de plus beau :amour1:

Pour finir, je vais répondre au deuxième message, qui me parle beaucoup :
Aïnoa a écrit :
lun. 17 nov. 2014 14:55
Moi, je n'en ai pas et je ne veux pas!
Pourquoi?
- ça crie, ça pleure, ça fait du bruit (et je ne supporte pas le bruit... :$ )
- ça coûte cher (entre les couches, le lait, les petits-pots, les fringues qu'il faut changer tous les 3 mois, ...la poussette, ..., puis après l'école, les loisirs -le foot, la danse, le cheval, ...-, les vacances, puis les études...)
- ça ne sait rien faire, il faut les changer, les habiller, les nourrir, les laver, ...
- et puis quoi qu'on fasse, même si on fait le mieux possible, les enfants auront toujours quelque chose à reprocher à leurs parents
- et puis moi j'ai envie d'être libre (je fais ce que je veux quand je veux, si j'ai un WE de libre, je peux me dire la veille au soir, Tiens, je vais prendre un train pour Milan! :-) )
- Oui, ça fait du bruit et devoir calmer un bébé qui pleure demande toute sa patience, toute son énergie. J'en sors souvent épuisé... mais tellement heureux d'avoir contribué à son bonheur !
- Ca coûte oui, mais pas tant que ça. D'autant plus qu'on est dans un pays où on nous paie pour être parent (Paje/allocs) et où la naissance et "gratuite" (plusieurs milliers de dollars outre-atlantique).
- C'est justement ce qui est fascinant et gratifiant. Voir cette chose arriver au monde ne sachant que respirer, puis apprendre à regarder, puis bouger ses membres, puis un bras indépendamment de l'autre...
- Ce qui est valable pour toute relation humaine... et même sa relation à soi :D
- Je pensais la même chose, retardant toujours le projet en voulant encore profité de cette liberté... Et puis je me suis rendu compte que la liberté dont tu parles est frivole et me privait de ce qui donne du sens à ma vie.

Mais il y a bien d'autres moyen d'exister sans faire d'enfant (vie associative, accomplir de grandes choses, certains métiers), et selon les aléas de la vie j'aurais je pense pu m'accomplir autrement.

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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par Pascalita » lun. 12 mars 2018 18:40

Eh bien si toi tu as changé - et je suis heureuse que tu sois heureux d'être père -, d'autres qui avaient des avis tranchés en ont peut-être changé aussi (comme dit Le Renard)... ou n'en ont pas eu le temps, ou la possibilité. Ou la possibilité intérieure.
Comme tu le dis, il y a là-dedans un parallèle et un rapport à la relation à soi-même. Et c'est très difficile à soigner, la relation à soi.

Tu as toujours eu envie d'avoir des enfants, et la mort de ton beau-père a joué le rôle de déclencheur.
Ce n'est pas tout à fait pareil que de se demander si on n'a envie d'en avoir ou pas, ni de se demander, le cas échéant, pourquoi on n'a pas envie d'en avoir. Pourquoi on n'a pas ce truc qui semble pourtant naturel et instinctif. Et parfois c'est encore plus dur quand on arrive à identifier quelques "raisons" de ne pas avoir envie d'en avoir (des raisons qui peuvent être autres que celles évoquées par Aïnoa).

Je comprends ton bonheur et ton message, et vraiment, je suis ravie qu'avoir des enfants ait du sens pour toi et en donne à ta vie. Et pourvu que ça dure !
Mais ta dernière phrase est extrêmement dure (tu ne t'en es probablement pas rendu compte). Pour ceux qui ne sont pas dans ton cas. Pour ceux qui voudraient bien en vouloir, des enfants. Pour ceux pour qui c'est trop tard.
Et aussi pour ceux qui n'ont pas envie, et ce quelles que soient leurs raisons et même s'ils n'en ont pas, de raisons.
On peut vivre sans avoir d'enfants, et même sans accomplir de grandes choses à la place. Et on a le droit, même.

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korosion
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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par korosion » lun. 12 mars 2018 21:30

Oui c'est vrai, ma phrase peut être dure, je vais la retirer parce que ça n'est pas mon but du tout.

Ce que dis aussi dans mon message, c'est que mis à part l'aspect génétique, on peut avoir dans sa vie tout un tas de chose qui peuvent répondre au besoin qui peuvent pousser à avoir un enfant : celui de laisser une marque de son passage, de rendre la vie de quelqu'un plus belle ou de contribuer à l'évolution de notre espèce/civilisation.

La vie n'offre pas toujours la chance de pouvoir faire un enfant, mon message s'adresse plus à ceux qui en ont la possibilité et sont indécis, ou le souhaitent mais repoussent l'échéance : ils peut vite devenir trop tard.

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Pascalita
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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par Pascalita » mar. 13 mars 2018 05:43

Je comprends, korosion, je comprends.
J'entends le bonheur et la passion dans tous tes mots, et je trouve ça magnifique et touchant.
Juste un peu... passionné, justement ! :clin:

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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par korosion » mar. 13 mars 2018 07:34

J'ai une créature qui a pris il y a à peine 4 mois la place d'un Dieu dans ma vie, je suis forcement un peu allumé ;)

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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par sanders » mar. 13 mars 2018 10:39

Pascalita a écrit :
lun. 12 mars 2018 18:40
On peut vivre sans avoir d'enfants, et même sans accomplir de grandes choses à la place. Et on a le droit, même.
Le à la place n'étant même pas nécessaire ;) .

Je taquine et ceci dit ma taquinerie dit quelque chose de mon expérience et de mes questionnements passés présents et à venir.

Ceci étant un constat a posteriori pour ce qui concerne le passé, j'y mets le scepticisme en prime. Parce que réfléchir a posteriori implique pas mal de reconstructions avec toutes les briques de l'expérience et des histoires.
Réfléchir sur mon désir à 20, 30, 40 ans, je le fais avec ce que j'ai vécu ensuite et ça colore forcément le désir que j'avais.

J'ai 49 ans et je n'ai pas d'enfants. Je suis passée par plusieurs états concernant la potentielle venue d'une vie dans mon ventre, cette liste n'est pas chronologique ni exhaustive et parfois c'était tout mélé :

- Nan mais sanders, tu te vois maman :o ?

- Nan mais sanders tu te vois maman :inlove: ?

- Nan mais sanders tu te vois maman :x ?

- Nan mais sanders tu te vois maman :fubar: ?

- Nan mais sanders tu te vois maman B) ?

- Nan mais sanders tu te vois maman :huhu: ?

J'ai expérimenté surtout le chaipastrop en fait, j'ai pas d'avis/envie sur une expérimentation personnelle de la maternité , l'envie venant parfois en réaction à la vision concrète du bébé d'une femme que j'aprécie(ais). J'aime les bébés, je les trouve fascinants dans leur découverte du monde. De là à envisager d'en créer un, de là à avoir envie d'en avoir un en moi ...
Aujourd'hui, la question est obsolète pour mon utérus, mes ovaires et plus globalement mon âge biologique. Je reste avec mon chaipastrop en fait, j'ai pas d'avis/envie sur un regret, une frustration ... de ne pas avoir eu d'enfant(s).

Sauf peut-être une fois lorsqu'une copine (qui n'en n'est plus une après ça) m'a dit (je résume) ... sanders, tu a 42 ans c'est trop tard pour avoir un enfant ... mais pas pour avoir un copain. Quelques années plus tard (elle avait 43 ans), elle a consulté plusieurs spécialistes pour avoir un deuxième bébé. L'incohérence m'a sciée ! En fait, après un mini tsunami parce que je l'avais crue, j'ai réalisé que ma colère venait de l’incohérence et de ma crédulité, plutôt que de ce que j'avais potentiellement "raté" en la croyant.

Et je n'ai pas ressenti de pression sociale ni de pression personnelle. Rares ont été les fois où on m'a questionnée sur ce sujet.


Je trouve ça très mystérieux la Vie et nos réactions humaines face à elle, si elles peuvent paraître se ressembler parfois, relèvent pour moi de la singularité, de l'intime, de l'unicité de l'expérience de vivre.

J'aime bien les explications de Pierre-Henri Gouyon (Merci madeleine), ça rejoint ce que note Le_Renard, " le désir de la vie elle-même de se perpétuer , une hypothèse qui postulerait que la perpétuation de la vie depuis son origine serait un mouvement qui dépasse l'homme (et les autres créatures vivantes) même s'il nécessite sa participation.

Une question serait alors la mesure de sa "liberté" dans cette transmission biologique (ou non transmission d'ailleurs) qui peut englober la notion de désir.
Arf, cette question me semble sans fin, sans réponse sûre autre que l'expérience de vie de chacun concernant ce désir, cette participation.
Soit on s'en sort et on invente nous-mêmes un destin, soit on continue dans la spirale du déclin.Thanh Nghiem

Je n'aurais jamais cru que ça se débloquerait tout d'un coup comme ça ! - Avr 2017, Napirisha (avec son autorisation)

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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par Napirisha » mar. 13 mars 2018 20:00

@korosion , c'est mignon, ce syndrôme de Stockholm parental :P
@Traum :hug:

Je suis dans une phase un peu différente de mon post d'il y a 2 ans. Le désir d'enfants, un jour peut-être si les conditions y sont, est toujours là. Le pincement au coeur en félicitant les amis pour leur petit 3e ou 4e aussi, parfois.
Mais, et c'est assez récent, je me rends compte que la place de tante/marraine/adulte-pas-parent, bien différente de la maternité, est précieuse elle aussi. Pour moi, et pour les gamins de mon entourage avec qui se nouent peu à peu de belles relations. Il y a des choses à transmettre, des étapes à accompagner, un regard sur ces enfants vus à intervalles réguliers que les parents n'ont pas toujours. Ne pas être leur parent, ne pas avoir de responsabilité éducative, être proche mais extérieure, donne une liberté, une disponibilité différente. Ca ne "compense" pas, c'est d'un autre ordre, mais je crois que cet aspect là a pu se développer à partir du moment où j'ai reconnu que, oui, j'ai envie d'avoir des gosses, et que non, peut être ça n'arrivera pas. Ca m'a permis de ne pas rester focalisée uniquement sur ce que je n'ai pas, de laisser la place à d'autres possibilités, d'autres relations. (c'était la leçon de sagesse à deux balles du jour : "mieux vaut vivre pleinement la beauté de ce qui est là que de se lamenter sur ce qui n'est pas". ça ferait trop bien en rose avec des paillettes, sur un power point avec des montagnes au soleil levant et des dauphins :P )
Et l'avantage des mômes des autres, c'est que je les rends aux parents après, et que je fais la grasse mat' quand je veux...
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Re: Le désir d'avoir un enfant

Message par Tartempion » mar. 13 mars 2018 20:32

Napirisha a écrit :
mar. 13 mars 2018 20:00

[...]

Mais, et c'est assez récent, je me rends compte que la place de tante/marraine/adulte-pas-parent, bien différente de la maternité, est précieuse elle aussi. Pour moi, et pour les gamins de mon entourage avec qui se nouent peu à peu de belles relations. Il y a des choses à transmettre, des étapes à accompagner, un regard sur ces enfants vus à intervalles réguliers que les parents n'ont pas toujours. Ne pas être leur parent, ne pas avoir de responsabilité éducative, être proche mais extérieure, donne une liberté, une disponibilité différente. Ca ne "compense" pas, c'est d'un autre ordre, mais je crois que cet aspect là a pu se développer à partir du moment où j'ai reconnu que, oui, j'ai envie d'avoir des gosses, et que non, peut être ça n'arrivera pas. Ca m'a permis de ne pas rester focalisée uniquement sur ce que je n'ai pas, de laisser la place à d'autres possibilités, d'autres relations. (c'était la leçon de sagesse à deux balles du jour : "mieux vaut vivre pleinement la beauté de ce qui est là que de se lamenter sur ce qui n'est pas". ça ferait trop bien en rose avec des paillettes, sur un power point avec des montagnes au soleil levant et des dauphins :P )
Et l'avantage des mômes des autres, c'est que je les rends aux parents après, et que je fais la grasse mat' quand je veux...
Je suis tout à fait d'accord avec le proverbe.

Et les enfants quand ils sont suffisamment grands et bien éduqués te laissent faire la grasse matinée. |-)
L'erreur est humaine, mais un véritable désastre nécessite un ordinateur.

Les systèmes de croyances créent des filtres à travers lesquels le chaos se résout en ordre.

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