les "révélés tardifs"

Cette section est ouverte à tous les membres : elle doit permettre un partage d'expériences autour des problématiques liées à la découverte de la douance.
Avatar du membre
Livingstone
Messages : 1716
Enregistré le : lun. 8 août 2016 19:16
Présentation : la réponse est 42
Profil : Diagnostic +
Test : WISC
Localisation : Dans ma captcha, en Cybérie

Re: les "révélés tardifs"

Message par Livingstone » sam. 19 août 2017 16:45

La trousse d'urgence semble urger :
premieres-decouvertes-attention-aux-pieges
l'effet barnum
les-surdoues-ordinaires-nicolas-gauvrit
yopidou
menu à la carte
encore youpi
Hors-sujet
Ver1976 a écrit :"don" qui a flingué mes rapports sociaux notamment avec les femmes

Image
Ça doit être de la logique masculine... en tout cas je n'ai pas le neurone pour saisir une cohérence.
« Nous croyons fermement que c'est une grave erreur d'avoir des croyances fermes.» Principia Discordia
« Celui qu'a inventé l’échelle on peut pas dire que ce soit un con. Par contre çui qu'a inventé l’étagère trop haute, je le félicite pas ! » Coluche

Ver1976
Messages : 47
Enregistré le : ven. 18 août 2017 19:58
Profil : En questionnement
Test : NON

Re: les "révélés tardifs"

Message par Ver1976 » sam. 19 août 2017 16:48

Merci ! Exactement ce que j'étais en train de chercher ! :D
Livingstone a écrit :
Hors-sujet
Ver1976 a écrit :"don" qui a flingué mes rapports sociaux notamment avec les femmes

Image
Ça doit être de la logique masculine... en tout cas je n'ai pas le neurone pour saisir une cohérence.
Ah désolé je n'avais pas vu votre remarque. ^^'
Effectivement, il n'y a pas de cohérence. ;-)
Livingstone a écrit :l'effet barnum
Merci pour ce lien en particulier car je pense que j'en suis fait un de beau, d'effet Barnum. Tu as donc vu juste et tu as bien fait de m'avoir transmis ce lien. ;-)

D'ailleurs en apparté c'est assez marrant ce concept. En effet en lisant "effet Barnum" je m'identifie à la personne qui en fait un. Donc en lisant la définition de l'effet Barnum, on se fait un double-effet Barnum :mrgreen:

Ver1976
Messages : 47
Enregistré le : ven. 18 août 2017 19:58
Profil : En questionnement
Test : NON

Re: les "révélés tardifs"

Message par Ver1976 » sam. 19 août 2017 17:09

Livingstone a écrit :
Hors-sujet
Ver1976 a écrit :"don" qui a flingué mes rapports sociaux notamment avec les femmes

Image
Ça doit être de la logique masculine... en tout cas je n'ai pas le neurone pour saisir une cohérence.
Ah désolé je n'avais pas vu votre remarque. ^^'
Effectivement, il n'y a pas de cohérence. ;-)

Ver1976
Messages : 47
Enregistré le : ven. 18 août 2017 19:58
Profil : En questionnement
Test : NON

Re: les "révélés tardifs"

Message par Ver1976 » dim. 20 août 2017 08:28

Livingstone a écrit :l'effet barnum
Merci pour ce lien en particulier car je pense que j'en suis fait un de beau, d'effet Barnum. Tu as donc vu juste et tu as bien fait de m'avoir transmis ce lien. ;-)

D'ailleurs en apparté c'est assez marrant ce concept. En effet en lisant "effet Barnum" je m'identifie à la personne qui en fait un. Donc en lisant la définition de l'effet Barnum, on se fait un double-effet Barnum :mrgreen:

Avatar du membre
Livingstone
Messages : 1716
Enregistré le : lun. 8 août 2016 19:16
Présentation : la réponse est 42
Profil : Diagnostic +
Test : WISC
Localisation : Dans ma captcha, en Cybérie

Re: les "révélés tardifs"

Message par Livingstone » dim. 20 août 2017 09:22

Hors-sujet
C'est surtout des liens que je partage régulièrement avec les nouveaux. J'ai même un document "liens pour les nouveaux" sur l'ordi, parce qu'en gros on cherche toujours les mêmes posts. Pïs y a le contre-barnum aussi. Ah , mais je vois que vous avez déjà fait connaissance :D Bref, je n'ai rien vu, sinon que ceds psots pouvaient t'aider dans les montagnes russes du "si". Je te suggère le post sur les premiers murmures (l'autre ; tu trouveras bien). il n'a qu'une petite trentaine de pages, tu vas le trouver trop court.
« Nous croyons fermement que c'est une grave erreur d'avoir des croyances fermes.» Principia Discordia
« Celui qu'a inventé l’échelle on peut pas dire que ce soit un con. Par contre çui qu'a inventé l’étagère trop haute, je le félicite pas ! » Coluche

Ver1976
Messages : 47
Enregistré le : ven. 18 août 2017 19:58
Profil : En questionnement
Test : NON

Re: les "révélés tardifs"

Message par Ver1976 » dim. 20 août 2017 09:26

Hors-sujet
C'est dommage qu'il n'y ait pas de bouton "like" :up: car j'aurais volontiers cliqué dessus ! ("Vous" ? Ou "Tu" ?)

Avatar du membre
Tamiri
Messages : 229
Enregistré le : sam. 30 sept. 2017 21:43
Présentation : Ah? Bon.
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 41

Re: les "révélés tardifs"

Message par Tamiri » lun. 2 oct. 2017 11:00

Tiens, 40 ans tout rond, à vous lire il semble que je sois dans la bonne moyenne (ou plutôt la moyenne des gens qui s'expriment ici sur le sujet, donc aucune conclusion statistique à donner... :) )

Pour ajouter un ressenti (de plus), en ce qui me concerne, l'aspect "tardif", au fond, est une bonne chose : je ne me suis pas compliqué la vie outre-mesure avec ces considérations avant que les difficultés ne deviennent pesantes, et je me rends également compte que j'ai eu quelques bonnes fées en la personne de quelques enseignants, puis de mes parents. Disons que le caractère "précoce" est revenu tout au long de ma scolarité, mais il y a eu ces enseignantes de maternelle et de CP qui ont tenu ce raisonnement salvateur : en substance, "sur critères strictement intellectuels on lui ferait sauter des classes, mais au vu de tout le reste (aisance physique et relationnelle principalement), c'est hors de question".
Conscients de ce fait et par ailleurs familiarisés avec le peu de goût (euphémisme) que je manifestais pour l'effort, le challenge et la performance, mes parents ont repris le flambeau de la prévention anti-saut de classes et m'ont ainsi permis une scolarité touristique - pendant laquelle je n'ai jamais vraiment intégré le fait que, de ceux qui écoutaient les cours tout en faisant autre-chose en même temps ou s'abstenaient régulièrement de rendre un devoir, j'étais probablement le seul à me maintenir aux alentours de la tête de classe.

Les points saillants du diagnostic dont j'ai reçu les conclusions ces jours-ci - les capacités intellectuelles donc, le "décalage de maturation" (sic) entre icelles et la sphère affective, l'hypersensibilité à certaines questions éthiques - sont donc jusqu'à une certaine date des éléments dont j'ai pu tirer un profit plus ou moins conscient, ou des difficultés potentielles mais peu exprimées grâce à un environnement (social, affectif, familial) protecteur.

Il en ressort que, sans les difficultés professionnelles et sociales apparues ces dernières années, j'aurais poursuivi mon chemin. Mais mon premier ressenti avant le bilan ("j'espère ne rien découvrir") et quelques heures après ("j'aurais préféré ne rien savoir") ne me semble plus avoir énormément de sens. Parce que certaines difficultés auraient conservé dans tous les cas de fortes chances d'apparaître à un autre moment, et parce qu'il me reste encore une bonne part du parcours à faire en ayant conscience de ce bilan qui, pour difficile à avaler qu'il soit, n'en contient pas moins un certain nombre d'éléments susceptibles de m'aider à identifier des zones de danger potentiel.

Avec l'humeur de l'instant, disons : ce n'est pas si mal.

Avatar du membre
Judas Bricot
Messages : 710
Enregistré le : dim. 7 juin 2015 08:34
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : Third Stone from the Sun

Re: les "révélés tardifs"

Message par Judas Bricot » lun. 15 janv. 2018 17:33

Je n’ai pas lu tous les posts de ce fil, mais une question m’assaille: c’est quoi, concrètement, un « révélé tardif »? Il y a un âge plancher pour intégrer le club? :D

Avatar du membre
Sam Hayton-Ray
Messages : 90
Enregistré le : sam. 13 janv. 2018 12:47
Présentation : Entrez
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS

Re: les "révélés tardifs"

Message par Sam Hayton-Ray » lun. 15 janv. 2018 18:03

Je pense avoir l'âge implicite requis pour faire partie du "club".

Ca n'a pas boosté mon ego, mais je crois que j'accepte davantage ma manière d'être, de penser, et je m'autorise plus de choses. D'un côté je sens que je vais être davantage pénible par moments (je vais plus faire part aux autres de mes pensées ambigues, plus subtiles, obscures, alors qu'avant ce que je disais devait avoir été prouvé, parfaitement logique, ou servir un objectif précis). Je serai moins un robot qu'avant. De l'autre côté je vais faire davantage d'humour.

Avant toutes mes pensées devaient être concentrées vers un objectif précis (je devais comme remplir une mission). Je crois que désormais j'aurais tendance à devenir (beaucoup) plus éclectique.

En tous cas aujourd'hui j'accepte toutes mes pensées et je pense avec plaisir. Pourvu que cela dure.
Mais vous pouvez aussi m'appeler Jean Dewt.

Avatar du membre
Grabote
Messages : 3272
Enregistré le : mar. 16 sept. 2014 20:08
Présentation : *
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : dans un village
Âge : 49

Re: les "révélés tardifs"

Message par Grabote » lun. 15 janv. 2018 18:05

Judas Bricot a écrit :
lun. 15 janv. 2018 17:33
Je n’ai pas lu tous les posts de ce fil, mais une question m’assaille: c’est quoi, concrètement, un « révélé tardif »? Il y a un âge plancher pour intégrer le club? :D
C'est un peu comme le diag, il n'y a pas vraiment de seuil où tout bascule, c'est un continuum mais cette fois, c'est l'auto évaluation qui prime :huhu:
L'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant. René char

Avatar du membre
Fish
Poisson Pilote
Messages : 366
Enregistré le : dim. 3 janv. 2016 18:33
Présentation : Clic !
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : Paris
Âge : 40

Re: les "révélés tardifs"

Message par Fish » lun. 15 janv. 2018 20:47

Wala.
Je me considère comme tardif, "révélé" alors que j'avais 38 ans. Si chacun donne l'âge au moment du passage du test, on pourra faire des statistiques et, qui sait? obtenir une belle gaussienne.

AxelTT
Messages : 5
Enregistré le : mer. 21 févr. 2018 15:24
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS

Re: les "révélés tardifs"

Message par AxelTT » ven. 23 févr. 2018 14:16

Bonjour,
Nouveau sur ce forum (présentation faite hier), ce sujet m'intéresse, car à 38 ans, ça fait un an que j'ai fait le test. Donc je suis certainement un "révélé tardif" moi aussi. Du moins, s'il n'y a certainement pas de seuil officiel, je trouve pour ma part que ça s'est révélé (trop) tardivement.
C'est suite au test de mon fils de 10 ans que j'ai sauté le pas après une discussion avec sa psy, et j'avoue qu'un an après, je suis toujours un peu perdu. D'abord une certaine euphorie car ça m'a permis d'y voir bcp plus clair sur mon passé, puis une bonne grosse descente et déprime. Et depuis 2 mois, ça s'est stabilisé. Ca va mieux. Mais j'ai toujours pas réussi à appréhender, je crois, comment valoriser cette meilleure connaissance de moi-même. Ce qui est sûr néanmoins, c'est que je pense commencer à réussir à tomber le masque, vous savez ce fameux faux self ou ce truc qu'on se colle dessus souvent sans le vouloir. Du moins je l'ai plus fait dans mon foyer que dans la vie de tous les jours, que ce soit avec les amis ou au boulot. J'ai d'ailleurs aussi tenté d'en parler à 1 ou 2 personnes, mais j'ai bcp de mal et je me sens aussi maladroit que mes interlocuteurs semblent ne pas comprendre (mais c'est un autre sujet).
Du coup, je lis pleins de choses ici sur comment chacun a passé ce cap, comment valoriser tout ça, et je crois bien qu'il n'y a pas de règles c'est ça ? J'aimerais y voir plus clair et que cette connaissance m'enthousiasme plus qu'elle ne me pèse, mais pour le moment je n'ai pas trouvé la solution, si tant est qu'il y en ai une réellement. Je me sens bloqué pour le moment. Et toujours un peu frustré.
Bref, je ne crois pas avoir trouvé ma voie. Mais je sais que les échanges sur ce forum pourront certainement m'aider, et ce même si je ne sais même pas vraiment par quelle question précise commencer. Voilà... pour le moment.
Bonne journée !

Avatar du membre
Yannouk
Messages : 24
Enregistré le : lun. 19 févr. 2018 13:24
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 40

Re: les "révélés tardifs"

Message par Yannouk » ven. 23 févr. 2018 15:01

Salut Axel,
Moi aussi je fais partie des "révélations tardives"... C'est accidentellement que j'ai commencé à le découvrir, au détour d'une passation "entraînement" avec une de mes collègues psychologues de l'époque... C'était y a déjà 5 ans... Et il m'a fallu d'autres confrontations pour vraiment comprendre de quoi il s'agissait, car cette idée n'a JAMAIS fait partie de mon identité, auto- ou socialement construite.

C'est donc pas facile d'en parler.
L'autre jour, quand je me suis inscrit sur le forum et que je rédigeais ma présentation, j'ai eu ma tante (très proche) au téléphone. Elle me demande ce que je fais, je lui dis que je m'inscris sur un forum pour "adultes surdoués" et elle me sort : "c'est pas toi, ça..." Sentiment de solitude lol parce que les gens m'ont jamais vu comme tel...
Un autre jour, au travail, je discutais avec une collège éducatrice... Elle me parlait de moi, et de ma façon, foisonnante, très complexe mais construite, de voir les choses (c'est tout moi ça!)... Et donc je tente, en lui disant qu'effectivement, j'ai ce mode de fonctionnement là au niveau cérébral, de faire énormément de liens entre les choses, les idées, les complexifier, etc... Et là elle me sort : "tu es comme Macron alors"... Nouveau sentiment (d'intense) solitude :D
Les gens sont pas prêts... Je remarque que la "surdouance", quand elle est concrète (c'est-à-dire quand les gens ont affaire à un HP), provoque finalement pas mal d'ambivalence...
--> Je crois juste que je vais arrêter de la ramener à ce sujet lol

Du coup, pour ma part, même si j'ai ressenti beaucoup de libération à le savoir, je suis content que ça fasse pas partie de mon identité... Les étiquettes sont tellement aliénantes!
J'aurais juste aimé qu'on se penche sur mon cas comme on peut le faire aujourd'hui pour les enfants qui sont comme ça, ça aurait expliqué tellement de choses, et peut-être évité de mettre la "culpabilité" là où c'était pas nécessaire de la mettre... sur mon côté "asocial" (peu social) justement! C'est juste tellement compliqué de se faire des amis quand tu planes en pleine stratosphère de la pensée, avec des questions hyper-existentielles (parce que ce sont les plus passionnantes). Je m'ennuie beaucoup (et de plus en plus) quand les discussions n'ont pas une certaine profondeur (y compris dans la légèreté, je suis pas à un paradoxe près lol), c'est-à-dire quand elles ne cherchent pas à lier les choses, à aller toujours voir "derrière". Or, tout le monde ne fonctionne pas comme ça (puisque l'intérêt du QI c'est, au-delà de la performance, de voir que ça ne concerne qu'un faible pourcentage de la population). Mais maintenant, je le sais, que c'est "normal"! :D

AxelTT
Messages : 5
Enregistré le : mer. 21 févr. 2018 15:24
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS

Re: les "révélés tardifs"

Message par AxelTT » ven. 23 févr. 2018 16:39

Yannouk,
Merci pour ton témoignage. Je te rejoins sur l'ennui et la culpabilité. Je n'avais jamais compris pourquoi, dans les soirées entre amis par exemple, je n'arrivais pas à avoir de conversation. Je passais d'un groupe à l'autre, sans arriver à participer à aucun, et je me disais "mon pauvre, tu n'as vraiment aucune conversation". En fait, c'est tout simplement que je n'arrivais pas à prendre part à des discussions, comme tu le dis, sans profondeur. Et c'est là que ça coince encore malheureusement.
Quand j'étais plus jeune, autour d'une vingtaine d'années, j'étais encore, je m'en aperçois maintenant, bcp plus sincère. J'étais très impliqué dans la lutte contre le racisme et dans l'écologie et j'en parlais bcp, mais je passais soit pour un idéaliste, soit pour un intégriste. J'étais passionné par l'espace, l'origine de toute choses, et même très curieux de la pensée religieuse (pourtant complètement athé). Mais là, je passais pour un extraterrestre quand j'engageais ce genre de sujets, et j'avais l'impression que les autres évitaient d'engager la conversation avec moi. Du coup, au fil du temps, je crois que j'ai lissé mes discussions, pour finir par ne plus rien avoir à dire. Je trouve, avec le recul maintenant, que c'est dommage, même si je n'ai surtout pas arrêter de réfléchir et travailler sur tous ces sujets.
Mais bon, j'essaie de me forcer à ne plus trop revenir sur le passé, même si c'est encore très dur. Je me dis, ce qui est fait est fait. D'ailleurs, je crois que j'écris cette dernière phrase pour me forcer à prendre cette posture. C'est un des trucs que j'ai retenu des autres témoignages je crois : se tourner maintenant vers l'avenir.
Par contre, tu dis "je suis content que ça fasse pas partie de mon identité... ". Moi je crois que j'ai plutôt envie que ça fasse partie de mon identité. Du moins, je sais pas si "j'ai envie" est la bonne formule. Je crois que ça fait partie de mon identité. Et ça a tellement été ignoré, que je suis soulagé de le savoir. Mais là, ce que je n'arrive pas à faire encore peut-être, c'est faire que mon identité ne se résume pas à ça. J'ai pas encore trouvé de juste mesure. Je ressasse un peu trop, et réfléchis trop autour de ça. J'ai pas encore trouvé la bonne distance, ni le moyen de l'intégrer avec un certain recul. Mais je suis preneur de conseils bien entendu.

Avatar du membre
Yannouk
Messages : 24
Enregistré le : lun. 19 févr. 2018 13:24
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Âge : 40

Re: les "révélés tardifs"

Message par Yannouk » ven. 23 févr. 2018 17:25

Axel, re!
Oui voilà, on lisse tout avec le temps... J'ai vécu pendant 10 ans avec une femme très extravertie et, en fait, c'était "sa" vie sociale à laquelle je participais. Ca me faisait du bien, mais j'en tirais pas une grande joie... Et pourtant, j'aime discuter avec les gens, de leurs sujets, et pas forcément en profondeur d'ailleurs. Mais y a quand même à un moment, où la discussion doit s'approfondir (en tout cas, évoluer) pour se maintenir, de mon point de vue. J'ai eu de mon côté la chance d'avoir quelques personnes dans ma vie (mon amoureuse actuelle, alias ma meilleure amie, et une de mes tantes maternelles), avec qui je peux avoir une très grande profondeur de pensée et être ainsi tel que je suis (compliqué, bizarre, diffluent, insistant, ...). C'est rare et précieux!

Sur la question de l'identité HP, je veux pas m'approprier un cheminement qui ne peut être que personnel. Je compatis évidemment beaucoup, mais j'ai pas de "conseils". Juste un : lance tes sujets ici, et tu verras bien! :) (Bon c'est un piètre conseil, je suis tout aussi nouveau que toi, donc je ne sais pas exactement comment ça marche, c'est juste mon optimisme béat qui parle :D).
On peut discuter aussi si tu veux!

Avatar du membre
pixelvois
Papa Ours
Papa Ours
Messages : 5974
Enregistré le : dim. 27 nov. 2011 10:50
Présentation : moi-jeu...
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : planète Mars en navet rond
Âge : 46

Re: les "révélés tardifs"

Message par pixelvois » ven. 23 févr. 2018 17:27

AxelTT a écrit :
ven. 23 févr. 2018 14:16
et je crois bien qu'il n'y a pas de règles c'est ça ?
En effet... même si, fatalement, y'a des tendances...
Mais que ce soit réconfortant, gênant ou bouleversant, la clé c'est de se laisser du temps, que ça décante... Le temps remet les choses en perspective, et finalement, cela ne devient plus qu'un élément parmi d'autres auquel on n'accorde plus l'importance qu'on a pu lui accorder au début ;)

AxelTT a écrit :
ven. 23 févr. 2018 16:39
Mais bon, j'essaie de me forcer à ne plus trop revenir sur le passé, même si c'est encore très dur. Je me dis, ce qui est fait est fait. D'ailleurs, je crois que j'écris cette dernière phrase pour me forcer à prendre cette posture. C'est un des trucs que j'ai retenu des autres témoignages je crois : se tourner maintenant vers l'avenir.
Concernant les révélé tardifs, le truc, c'est que plus que probablement à l'époque où l'on était enfant, ça aurait pu faire plus de dégat qu'autre chose de le savoir et/ou d'avoir une prise en charge, vu que on ne savait pas le peu que l'on sait depuis sur le sujet, voire on se méprennait beaucoup ^^ ( et c'est même pas encore une époque tout à fait révolue, quand bien même les progrès sont nets )

Et puis après tout, le parcours, même difficile, qui a été le notre a forgé d'une façon ou d'une autre ce que l'on est devenu, et pas tout est à jeter :rock: ( c'est probablement plus compliqué pour ceux qui se sont forgé un faux-self important, paske la remise en cause est sûrement beaucoup plus violente ^^ )
"Dans un monde où chacun triche, c'est l'homme vrai qui fait figure de charlatan." ( André Gide - Les faux monnayeurs )

Avatar du membre
soazic
Messages : 1358
Enregistré le : mar. 23 août 2011 18:31
Présentation : http://adulte-surdoue.fr/presentations/ ... -t724.html
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS

Re: les "révélés tardifs"

Message par soazic » ven. 23 févr. 2018 19:10

J'espère que ce sera plus facile pour nos chérubins, pour l'instant ce n'est pas le constat que je fais et ignore si quelque enfant peut aujourd'hui goûter à l'insouciance.
L'aspect "absence de conversation" m'interpelle dans vos propos, j'ajouterais l'entrée en conversation et trouve particulièrement compliqué d'échanger sans se perdre ou sans se sentir irrémédiablement stupide par rapport à autrui. Quelque soit le "niveau"de conversation.

Avatar du membre
enufsed
Messages : 507
Enregistré le : mer. 8 mars 2017 17:07
Présentation : La Mort Dorée
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : Morbihan
Âge : 44

Re: les "révélés tardifs"

Message par enufsed » ven. 23 févr. 2018 19:55

AxelTT a écrit :
ven. 23 févr. 2018 16:39
Yannouk,
Merci pour ton témoignage. Je te rejoins sur l'ennui et la culpabilité. Je n'avais jamais compris pourquoi, dans les soirées entre amis par exemple, je n'arrivais pas à avoir de conversation. Je passais d'un groupe à l'autre, sans arriver à participer à aucun, et je me disais "mon pauvre, tu n'as vraiment aucune conversation". En fait, c'est tout simplement que je n'arrivais pas à prendre part à des discussions, comme tu le dis, sans profondeur. Et c'est là que ça coince encore malheureusement.
C'est quelque chose que j'ai profondément vécu, parfois perdu dans des soirées d'une centaine de personnes (j'ai des amis qui adoraient ça et le pire c'était leur délires "costumés"), accroché au frigo, dernier lieu qui faisait encore sens et là j'essayais comme une araignée de choper le type ou la nana qui passait pour lui faire sortir ses tripes, et y avait rien que leur air goguenard et leur seule phrase "tu fais quoi dans la vie" à laquelle je voulais répondre "j'avance vers la mort comme toi", et je buvais ou alors je devenais super sobre, toujours à contretemps des autres. Personne ne me laissait approcher des sources musicales parce qu'ils savaient qu'il y aurait une alerte Pink Floyd alors qu'on m'avait expliqué que c'était une soirée Bobo, donc une soirée Sardou.

J'ai survécu :lol:

En revanche, autant avec une amoureuse je dirai que j'ai passé le WAIS, autant avec les potes je crois que je vais laisser tomber. Je l'ai dit à mes parents/soeur, c'est passé mais en gros maintenant j'ai droit à "ouais mais ça on est pas assez intelligents pour comprendre". C'est pas la peine, je veux juste que ma moitié (si un jour elle a la délicatesse de se pointer) le sache pour comprendre certains instants moins glorieux de ma part.

Troglodyte-mimi
Messages : 172
Enregistré le : mer. 1 févr. 2017 12:14
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS

Re: les "révélés tardifs"

Message par Troglodyte-mimi » ven. 23 févr. 2018 20:35

Allez une pierre de plus sur le magnifique cairn bâtit ici sur ce sujet...

Difficile de dire ce qui a changé, je dirais la toile de fond de ma vie, l'accroche sur laquelle je mets la couleur. Avant elle avait tendance à s'écailler, car je ne me faisais jamais confiance. Je pensais même sincèrement que j'étais plutôt dans la moyenne et que seul un travail acharné m'avait permis de me hisser là ou j'étais hum hum. J'ai certes, j'ai travaillé dur, mais à y réfléchir, c'était plus pour plier mon fonctionnement à celui attendu qu'à engranger les connaissances ;-) qui entraient finalement relativement aisément! Résultat, je me sentais toujours inférieure à tous. Après avoir commencé à digérer l'information, je dirais que mon regard sur moi-même et sur mes capacités est plus juste et étrangement, il semble que mon entourage qui était lassé de me répéter pff si tu te faisais un peu confiance se soit également apaisé... Je n'ai pas trop cherché à relier le passé, mais me suis posée et ai cherché à répondre à cette question : et maintenant que vais je faire de cette information?

Pas de regrets, le passé est le passé ! Et puis à bien y réfléchir, on ne peut pas dire que j'ai été malheureuse ! Un peu dépassée, perdue, isolée sans doutes, mais pas malheureuse. A la fin de mon parcours scolaire, je fais parti de ceux qui ont pu arriver à un métier qui leur plait, donc vraiment pas de raisons de me plaindre :-p . Mais la question demeure : que vais-je peindre sur cette nouvelle toile ? Comment mettre ma vie en couleurs avec cette composante qui a changée? Dois je changer d'outils, adapter la peinture, changer de motif? pour l'instant, je n'ai pas encore trouvé vraiment de réponse. Angoisse de la page blanche ? Affaire à suivre...

Avatar du membre
enufsed
Messages : 507
Enregistré le : mer. 8 mars 2017 17:07
Présentation : La Mort Dorée
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : Morbihan
Âge : 44

Re: les "révélés tardifs"

Message par enufsed » ven. 23 févr. 2018 21:15

L'histoire de la confiance je crois que c'est très long à mettre en place, parce que dans mon cas avoir confiance en moi signifie encore être terriblement prétentieux. Je continue aujourd'hui à chercher des motifs extérieurs pour expliquer une réussite comme si toute facilité devait être illégitime. En fait c'est ça, d'avoir grandi dans un milieu où le travail était une valeur première, j'ai le sentiment de profiter d'un avantage inexcusable si une réussite n'est pas totalement payée en sueur.
Prenons un exemple, j'ai repris des études de lettres cette année, je reçois mes notes de devoirs maison pour le premier semestre, c'est stratosphérique, actuellement je suis à plus de 18 de moyenne, je viens encore d'avoir un 18 ce jour en histoire littéraire. Ma réaction ?
1 - Où ai-je perdu deux points ?
2 - Oui mais j'ai énormément bossé, et je l'ai fait parce que j'étais en basse saison (mais bonhomme tu as des camarades qui ne font que ça, toi tu gères aussi ton entreprise)
3 - Oui mais j'ai déjà fait un cursus universitaire, je connais les méthodes
4 - Oui mais ça brassait des thématiques que je connaissais
5 - Oui mais ça note large (sur ce dernier devoir la moyenne de la classe est de 10 et des poussières)
6 - Aux examens de fin d'année tu vas chuter parce que tu devras bachoter et écrire à la main pendant 3h, tu verras là t'auras l'air malin, ça va calmer tes prétentions.

Je ne veux pas voir, entendre, lire, que ce que je fais est juste "bon", pourquoi ? par peur de m'endormir, par sentiment d'imposture ? Je me souviens avoir discuté souvent de mes résultats en fac de philo (très bons résultats aussi, premier de promo) et chaque fois j'ai le même discours "oui mais je me suis défoncé" et surtout "oui mais j'avais appris comment fonctionnait chaque prof et je donnais ce qu'il attendait, aucun mérite, juste roublard".
Je me force ici à écrire ça, j'ai honte de l'écrire, j'ai le sentiment d'être un petit con qui montre son zizi aux passants pour se vanter. Or depuis quelques années je constate stupéfait combien autour de moi beaucoup sont sûr d'eux, jamais un doute, toujours droits dans leurs bottes et certains d'être légitimes et justes dans leurs choix ou déclarations. Je n'arrive pas à comprendre ce mécanisme, j'ai toujours le sentiment que ma réussite est précaire et le fruit d'un malentendu, et surtout le sentiment que réussir c'est pas ça, les études, c'est pas ça le truc sérieux, comme si la vraie difficulté résidait ailleurs et qu'en fait je me contentais de jouer en division d'honneur. Peut-être est-ce le plus gros prétexte que je me sers : je me dis "tu joues en division amateur, tu verras le jour où tu devras te confronter aux meilleurs, aux vrais cadors".
Niveau boulot les clients me disent "c'est super ce que vous faites" et je suis là, j'esquive, en disant que c'est à la portée de tout le monde, que j'ai du bol, que c'est l'endroit, le climat, la flore, etc. qu'ailleurs je serais passé inaperçu.

Pourtant je l'ai ce bilan de WAIS, je pourrais me dire ok ça explique mes résultats, et en même temps je me dis que c'est pas normal, que c'est injuste et que je devrais recevoir des pénalités. Ça me pose un vrai problème. Je sais pas comment vous gérez ça.
PS : que les choses soient claires, je préfère la position du mec qui se sent illégitime avec un 18/20 que celui qui considère le professeur illégitime avec 4/20 ;)

Tout ça pour dire, que je n'ai jamais remis en doute mon bilan WAIS, mais que je n'arrive pas encore à me dire que HPI ce n'est pas du dopage, que c'est pas de l'anti-jeu. C'est encore assez problématique pour moi.

Avatar du membre
Kayeza
Galette de Riz
Messages : 4708
Enregistré le : mar. 25 oct. 2011 17:46
Présentation : C'est qui, déjà ?
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : ... et à l'oeil !
Âge : 39
Contact :

Re: les "révélés tardifs"

Message par Kayeza » sam. 24 févr. 2018 11:40

Bonjour collègue de lettres :)
(Les lettres ont été ma première reprise d'études, maintenant j'en suis aux lettres et arts/histoire de l'art.)
Cette histoire de confiance et d'illégitimité me paraît très typique du parcours du surdoué adulte, je l'ai connue aussi (mon WAIS a fêté ses 6 ans cette année). J'ai envie d'y faire deux réponses :
- tout d'abord qu'il n'est jamais bon de se comparer, parce qu'on compare notre intérieur à ce qu'on voit de l'extérieur des autres, on compare un vécu émotionnel à un comportement plus ou moins rationnel. On ne peut pas savoir ce qui anime l'intérieur des autres, a priori. Évitons donc les suppositions à ce sujet ;)
- c'est aussi le fameux effet dont j'ai oublié le nom mais qui est bien connu en psychologie et qui veut que, plus on est intelligent, plus on prend la mesure de ce qu'on ne sait pas (alors que l'idiot ne le peut pas) et que donc on "tombe" dans la plus grande humilité, voire illégitimité ; ça paraît paradoxal mais c'est tout à fait logique en fait.
- Et en bonus : certes, le surdoué a le ciboulot qui tourne vite et bien mais il peut aussi avoir plein de choses à apprendre des autres dans d'autres domaines. Pratiquer la légèreté, le lâcher prise, les plaisirs simples, la fraternité simple, etc. Sachant cela, je peux mieux assumer la célérité de mon cortex puisque c'est juste une de mes caractéristiques. Je ne suis pas "au-dessus" pour tout, je le suis juste dans certains domaines et ça, c'est tout à fait naturel. Je peux ainsi apporter au monde une contribution intéressante, bénéfique à tous, et dans d'autres domaines, apprendre des autres. :)

PS : joli clin d'œil reçu à l'instant :
"J'adore les plaisirs simples. Ils forment le dernier refuge des âmes complexes." Oscar Wilde
"Our life is not our own - from womb to tomb we are bound to others." Cloud Atlas

Avatar du membre
Fish
Poisson Pilote
Messages : 366
Enregistré le : dim. 3 janv. 2016 18:33
Présentation : Clic !
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS
Localisation : Paris
Âge : 40

Re: les "révélés tardifs"

Message par Fish » sam. 24 févr. 2018 13:01

le fameux effet dont j'ai oublié le nom
L'effet Dunning-Kruger.

Avatar du membre
Pascalita
Messages : 650
Enregistré le : dim. 14 août 2016 11:26
Présentation : Un coup d'œil sous l'écorce
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS

Re: les "révélés tardifs"

Message par Pascalita » sam. 24 févr. 2018 17:34

enufsed a écrit :
ven. 23 févr. 2018 21:15
Je me force ici à écrire ça, j'ai honte de l'écrire, j'ai le sentiment d'être un petit con qui montre son zizi aux passants pour se vanter. Or depuis quelques années je constate stupéfait combien autour de moi beaucoup sont sûr d'eux, jamais un doute, toujours droits dans leurs bottes et certains d'être légitimes et justes dans leurs choix ou déclarations. Je n'arrive pas à comprendre ce mécanisme, j'ai toujours le sentiment que ma réussite est précaire et le fruit d'un malentendu, et surtout le sentiment que réussir c'est pas ça, les études, c'est pas ça le truc sérieux, comme si la vraie difficulté résidait ailleurs et qu'en fait je me contentais de jouer en division d'honneur. Peut-être est-ce le plus gros prétexte que je me sers : je me dis "tu joues en division amateur, tu verras le jour où tu devras te confronter aux meilleurs, aux vrais cadors".
enufsed, je comprends, je suis pareille. Et en plus, j'ai ce sentiment (cf le fil sur les héritiers) de m'être confrontée aux vrais cadors, justement, et de m'être étalée en toute beauté - révélation, donc, de mon imposture aux yeux de tous et surtout aux miens. Même après avoir eu ma licence bien plus tard, avec certaines notes semblables aux tiennes (pas toutes, quand même - et hop, voilà : ça recommence avec l'imposture), même avec un WAIS positif, et même en tenant compte de l'éventualité du tri social évoquée dans l'autre fil pour transformer mon échec en quelque chose qui ne tiendrait pas à moi et donc pas de l'échec... ben j'en suis plus ou moins toujours au même point.

D'autant plus que
enufsed a écrit :
ven. 23 févr. 2018 21:15
Je ne veux pas voir, entendre, lire, que ce que je fais est juste "bon"
ceci est valable pour moi aussi, mais l'inverse également : je cherche et ai besoin qu'on me dise que c'est bien/bon. Non, soyons honnête : très bien/très bon. Parce qu'il me faut le meilleur résultat pour le considérer, moi, comme acceptable. J'ai un besoin énorme de cette reconnaissance par les autres. Mais quand on me le dit, je mets en avant les mêmes "excuses" que toi.
Problématique aussi, donc.

Idem aussi pour confiance en soi = être prétentieux.

C'est beaucoup de choses à déminer en même temps, tout ça, parce que tout est intriqué...
Hors-sujet
Bonjour Kayeza, ça fait plaisir de te lire à nouveau ! :)

1Dastre
Messages : 7
Enregistré le : lun. 13 nov. 2017 16:18
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS

Re: les "révélés tardifs"

Message par 1Dastre » lun. 26 févr. 2018 14:14

Bonjour à tous,
J'ai un ressenti et un vécu très proche de ce que rapporte AxelTT. À 42 ans - diagnostic il y a presque 4 mois maintenant- j ai été d'abord soulagé, mais cela reste très difficile d'avancer. Beaucoup de déprime, effectivement, mais en même temps, e faux self qui tombe. «j ai le droit d etre susceptible, sarcastique, d être hypersensible, de réagir émotionnellement..., ce que je dit est peut être bizarre, tordu, mais ce n est peut être as si bête».

Je ne peux pas en parler, très peu de personnes sont au courant, car j ai le sentiment de me mettre gravement en danger en en parlant.

Je continue à douter parfois, même si le psychologue a été formel, même testé avec la WAIS 3. «vous êtes ce que l' on appelle un hpi». Cela ne m empêche pas de continuer à lire toutes les informations possibles sur les surdoués.

Allez, un peu d optimisme, si on arrive à comprendre la source de nos différences, on a certainement les moyens de s en sortir. J avais lu que la résilience est l une des qualités du surdoué...

AxelTT
Messages : 5
Enregistré le : mer. 21 févr. 2018 15:24
Profil : Diagnostic +
Test : WAIS

Re: les "révélés tardifs"

Message par AxelTT » lun. 26 févr. 2018 18:15

Bien l'bonjour,

J'espérais en venant sur ce forum voir des échanges et expériences utiles, et bien c'est gagné. Merci pour tous vos post. Ca fait du bien de pouvoir échanger. C'est la première fois depuis mon test. Je me sens moins seul je l'avoue.
Mais c'est quand même presque frustrant tellement j'ai envie de rebondir sur tout ce qui est dit. Mais il faut faire un tri, sinon, je vais passer mes journées et mes nuits ici.
Enufsed, je te rejoins complètement sur ce sentiment d'être prétentieux. Même avec ma femme (en fait j'aurais pu dire tout simplement "avec ma femme", puisque je n'en parle qu'à elle), quand je parle de moi, en un an j'ai toujours pas réussi à prononcer une phrase complète avec les mots HPI ou surdoué sans marquer un temps d'arrêt avant de les prononcer. C'est comme si ces mots me brûlaient la bouche, et qu'une petit voix me disait "arrête de faire ton prétentieux". Et ce sentiment d'être prétentieux ou imbu de sa personne a en fait toujours été là. J'ai à travailler encore sur ce point.
Kayeza, merci pour ton point bonus : je crois bien que c'est une très bonne voie à prendre. En tout cas elle me donne envie.
A+

Répondre