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Le surdoué et sa famille biologique

Pour des raisons de cohérence de l'ensemble et pour présenter à nos visiteurs une information fiable et claire, cette section est réservée en écriture aux surdoués diagnostiqués.

Modérateur: Bradeck

Le surdoué et sa famille biologique

Messagepar Néoplume » Jeu 27 Juil 2017 23:10

Bonjour,

J'ai une question qui me taraude depuis longtemps. J'approche les 50 ans...

Il apparaît que je sois la seule surdouée dans ma famille.

En effet, mes parents ne le sont pas voire ma mère n'est pas très à l'aise avec tout ce qui a trait avec les capacités cognitives, culturelles, pragmatiques... Ma mère souffre également d'une PMD associée à une composante perverse.

Quant à ma sœur, plus âgée de 8 ans, a toujours eu de grandes difficultés en lien avec un trouble de la personnalité qui se situe plus dans la névrose selon mon expérience. Elle a un parcours certainement du même type que ma mère. Avec bien sur les difficultés comportementales et affectives en lien avec la pathologie de ma mère. Elle a eu un cursus scolaire d'enfants relevant de l'enseignement adapté (classe de perfectionnement, ancienne SEGPA...et obtenu un CAP ds les années 70).

Petite, j'ai eu la chance de me trouver des tuteurs de résilience ce qui fait que j'ai pu me préserver des troubles de ma mère, même si j'en ai souffert énormément et peut encore en souffrir.
De plus, étant le témoin des difficultés de ma sœur pour apprendre, je pense qu'inconsciemment j'ai choisi d'investir le savoir pour ne pas avoir à être sous l'emprise de cette mère.

Pendant longtemps, comme je me sentais si peu à l'aise dans cette famille et si éloignée de leurs préoccupations terre à terre, j'ai cru que j'avais été adoptée. Les circonstances de la vie ont fait que j'ai eu une preuve génétique de ma filiation.
J'ai toujours, 25 ans après cette confirmation, cette sensation bizarre d'être une extra-terrestre dans cette famille avec qui je ne partage pas d'affinités malgré les efforts que j'ai pu faire pour tenter de communiquer avec eux.

Parmi vous, y-a-t-il des personnes qui vivent cela ?
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Re: Le surdoué et sa famille biologique

Messagepar Néoplume » Mer 6 Sep 2017 01:49

Bonsoir,

J'avoue être assez étonnée que mon message n'ait interpellé qui que ce soit. Serais-je la seule à vivre ce malaise, cette étrangeté... étrangère dans sa famille biologique ?

:(
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Re: Le surdoué et sa famille biologique

Messagepar Cyrielle » Mer 6 Sep 2017 06:43

Bonjour Néoplume,
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Je te souhaite de parvenir à accepter et/ou demêler tout ça !
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Re: Le surdoué et sa famille biologique

Messagepar Niarky » Mer 6 Sep 2017 08:51

Néoplume a écrit:

Parmi vous, y-a-t-il des personnes qui vivent cela ?


Bonjour Neo,

Je n'avais pas encore fais attention à ton message, ou comme dirait Cyrielle, j'ai du le lire (peut être) et comme un écho je ne voyais pas quoi rajouter.

Je vais tenter de répondre à ta question, tu précises au début que tu penses être la seule surdouée de ta famille, contrairement à toi malgré la perversion de ma mère, je pense qu'elle l'est aussi. Trop intelligente pour être "normale", et pourtant quand j'ai commencé à mettre le nez dans le sujet j'étais persuadé qu'elle ne l'était pas, au vu de ses réactions, de ses préjugés, de ses réflexions, et de sa manière de m'élever avec mon frère. J'ai creusé, j'ai réfléchi, je me suis souvenu et j'ai appris à prendre du recul par rapport à ma situation avec elle et à la considérer plus comme être extérieur que comme mère. Et beaucoup de choses se sont éclairés sur sa personnalité. Pourquoi pas tenter faire ça avec les personnes de ta famille.

Quand j'étais petite, j'ai longtemps cru que j'avais été adopté aussi, et puis plus je grandis, plus je me rends compte que je ressemble beaucoup trop à mon père pour l'avoir été :lol: . Après je ne vois pas trop ce que tu souhaites lire suite à ton post, je peux te valider qu'on peut se sentir différente dans une famille et que parfois la pièce ne rentre jamais dans le puzzle et que ce n'est pas grave :).

A ce que je lis tu as toujours des "liens" avec ta famille, si tu souhaites un témoignage où le lien est coupé, je pourrai apporter mon expérience ;). (Spoil : On peut vivre très bien sans sa famille génétique).

Tu souhaiterais quoi toi par rapport à ton expérience de vie ?
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Re: Le surdoué et sa famille biologique

Messagepar Riffifi » Mer 6 Sep 2017 09:12

Le sentiment d'étrangeté au sein de sa famille peut être lié à beaucoup de choses, et non pas uniquement (et peut-être pas du tout) au fait d'être surdoué.
Il n'y a pas je pense une évidence à se sentir intégré dans sa famille, à avoir des affinités avec les membres de sa famille.
Je t'invite à aller lire le fil "famille : oui, non, peut-être ?", et plus léger peut-être, celui-là : "dimanches en famille, vos techniques de survie", ils te permettront peut-être de relativiser un peu. ;)
Où que tu sois, creuse profond. En bas, c’est la source.
Laisse les hommes noirs crier : « En bas, c’est toujours l’enfer".

(merci Friedrich)
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Re: Le surdoué et sa famille biologique

Messagepar Choupinne » Mer 6 Sep 2017 09:27

Même chose pour moi, j'ai du le voir, mais c'est compliqué d'y répondre autrement que par "oui moi aussi". Tu ne laisse pas tant d'ouverture que ça au premier regard, même si en fait, ce que tu attends, j'imagine que c'est des témoignages ?

En tout cas voila le mien.

Ma situation avec ma famille biologique est très perturbante et dérangeante. Ma famille, et mes parents en particulier sont super attachés à leur enfants, remplis d'amour pour eux, et ont toujours tout fait pour nous, pour notre éducation. J'ai des parents en peu trop parfait en fait. Un peu trop, parce qu'a force d'être des parents parfait, ils ont oublié de nous montrer qu'un adulte, c'est pas parfait en vrai. Mais c'est une autre histoire.

Aucun des deux n'est surdoué, si je devrait juger, je dirais que mon père est un peu au dessus de la moyenne en terme de performance intellectuelle, et ma mère un peu en dessous. D'ailleurs ca s'étends à toute ma famille paternelle, qui est plutot intelligente, et à toute ma famille maternelle, qui l'est un peu moins (mais à plein d'autres qualités ;) ).

Au niveau de mes frères, mon grand frère est sans doute pas surdoué, mais pas loin, et mon petit frère plutot dans la moyenne.

Dans tout les cas, je me suis toujours senti très différent. Et ca me chiffone beaucoup beaucoup beaucoup. Je suis extrèmement mal à l'aise vis à vis des démonstration d'amour, notamment de ma mère, parce que je ne suis juste pas du même monde qu'eux, et je ne sent pas d'accroches particulièrement avec eux, mais en même temps je culpabilise par rapport à ça. Mes parents ont tout donné pour moi, je devrais leur donner plein de chose en retour, mais... Ben ça marche pas comme ça quoi...

J'ai l'impression d'être le villain petit canard élevé par une famille de canard aimante, mais qui veut retrouver sa vraie famille de cigne, et qui culpabilise par rapport au fait d'abandonner sa famille de canard qui est quand même vachement cool. (Hum, je suis peut-etre allé un peu loin dans la métaphore ?).

En tout cas oui, je comprends ce que tu veux dire, et ce que je voudrais apporter par mon témoignage, c'est qu'on a pas besoin d'avoir une famille spéciale pour avoir ce sentiment d'extraterrestréité vis-à-vis d'elle ! Ca peut le faire même avec une famille ""idéale"".
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Re: Le surdoué et sa famille biologique

Messagepar Traum » Jeu 7 Sep 2017 20:59

J'avais dû voir ton message Néoplume, et puis… je n'ai pas eu le temps, et puis j'ai oublié.
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Re: Le surdoué et sa famille biologique

Messagepar hosen » Ven 8 Sep 2017 18:08

Chère Néoplume,
Ton post n'est pas passé inaperçu, bien au contraire.
Je crois que sa nature dérangeante demande maturation avant qu'on y réponde, et presque nécessairement par un dévoilement.
Donc, sortez vos mouchoirs.
Ma famille biologique m'a toujours été un problème. Avec l'âge, les décès ont apporté une solution élégante, tel un combat qui cesse, faute de combattants.
Aujourd'hui, je pose l'hypothèse d'une lignée surdouée du côté de mon père.
Ma grand-mère l'était, probablement, comme l'attestent ses cahiers d'écolière qui ont été conservés suffisamment longtemps pour que je les parcoure, avant de disparaitre dans le tourbillon des legs. Abandonnée à la naissance, fille d'une union scandaleuse et baroque, placée chez d'obscurs paysans du Cantal, pauvres et durs comme des cailloux, ignorants comme du bétail, l'étude l'a sauvée de la brutalité et de la misère par l'entremise d'un curé et d'un instituteur.
Son fils, mon père, né de petits fonctionnaires pénitentiaires, a brillamment réussi ses études, redécouvrant à dix ans (comme Gauss) le calcul de la somme d'une progression arithmétique. Boursier, diplômé maths-physique, il est devenu un champion de la mécanique des fluides.
Mon frère, aîné de deux ans, a passé avec moi les tests Binet à la fin des années 50. (Je l'avais oublié, une amie de famille me l'a rappelé après que je suis diagnostiqué). Ce frère surdoué était dyslexique.
Du côté de ma mère, des bourgeois cultivés, juristes, médecins, politiciens, artistes.
Et des deux côtés des lignées, une suite répétitive de mésalliances où se chevauchent des classes sociales qui n'ont normalement rien à faire (ou copuler) ensemble.
Et dans tout ça, mille secrets de famille, tous bien cachés, et finalement tous révélés sur un lit de mort.
L'intelligence a été le moteur, le carburant, d'une compétition féroce dans cette famille, à travers les générations et sous l'apparence de la réussite scolaire et sociale. Comme si cette réussite était la clef dispensatrice de l'amour des parents et de la haine entre frères et sœurs, entre cousins, cousines, entre parents, grands parents, oncles et tantes.
Aujourd'hui, plus personne ne parle à personne, et les survivants gardent intacte la liste de leurs jalousies, des torts qu'on leur a fait, des frustrations accumulées, des vengeances inassouvies.
Mon frère surdoué est mort à 54 ans d'un vilain cancer, après une vie malheureuse. Mort tout seul, dans son coin, sans vouloir voir personne, ni rien dire à personne. Il a été l'un des bourreaux de mon enfance. Encore aujourd'hui, son souvenir m'attriste.
Beaucoup de raideur dans cette famille, beaucoup de conformisme, beaucoup d'hystérie. Une jalousie acerbe, étouffante, et beaucoup de bêtise, de sottise crasse, comme seule en produit l'intelligence lorsqu'elle ignore le cœur et ne sait discerner les actions tristes des joyeuses.
Beaucoup de sensibilité, aussi. Mais toujours contrariée, tordue, peu encouragée, ou même découragée.
Et de la violence, enfin. Une violence héritée des guerres faites, des inégalités sociales vécues, de l'ambition agressive, des complexes d'infériorité, de la jalousie parcimonieuse, et d'une sexualité trouble et intense venue du fond des âges.
Ma famille biologique, donc : un échec, une force.
Une force, parce que je me sens obligé de réparer ces vies malheureuses, de couper l'écheveau compliqué de ces destinées contrariées.
Je me suis mis à la méditation. C'est beaucoup mieux que de rester assis par terre sans rien faire.
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Re: Le surdoué et sa famille biologique

Messagepar hosen » Dim 10 Sep 2017 12:20

Malaise.
L'impression d'en avoir trop dit ou pas assez. D'avoir forcé le trait, les contrastes, le noir.
De n'avoir pas rendu justice à de belles choses : des complicités, des partages, avec mon père, autour de la science appliquée (jeux, bricolage, mécanique, nature, pêche) et avec mon frère (art — son goût de la peinture, mon goût de la musique —, littérature, philosophie, sciences humaines).
(Je remarque que tous ces moments heureux se sont exclusivement établis dans un rapport d'individu à individu, hors du regard d'autrui, du jeu, du scénario, du contexte familial.)
Enfin, de manquer de compassion pour mon petit grand frère qui m' a certes tourmenté jusqu'à l'adolescence, mais dont je comprends aujourd'hui qu'il a été broyé, pris dans l'étau d'un faux-soi défendu jusqu'au bout et d'un désir éperdu d'expliquer "sa différence" par des théories brutales et inégalitaires (effet superbarenome).
Mais là je dois arrêter.
J'ai l'impression de prendre ce forum pour un divan.
:saigne:
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Re: Le surdoué et sa famille biologique

Messagepar PointBlanc » Dim 10 Sep 2017 13:59

Je doute d'être un accident : mon père, issu d'une famille de modestes fonctionnaires du trésor public, a commencé instituteur et fini à deux doigts de l'inspection générale. C'est un homme indubitablement intelligent. Ma mère l'est aussi, mais son éducation et la personnalité écrasante de son mari l'ont contrainte à ne manifester ses talents que dans les domaines qu'on ne lui disputait pas, autrement dit la vie domestique, dans son métier aussi sûrement : elle était institutrice. Tous les deux sont en tout cas remarquablement doués pour la peur, la peur de tout, une peur paralysante qu'ils m'ont léguée. On ne se confie pas, on souffre dans son coin, même en famille, on se débrouille seul avec ça, surtout pas de vagues. Le soutien n'est que matériel, et il a un prix : le rappel à mots plus ou moins couverts qu'on ne se suffit pas à soi-même. Quant à encourager, jamais : ce qu'on fait bien, on n'y est pour rien, et puis c'est plus ou moins un dû ; mais on est toujours comptable de ce qu'on fait mal.

J'ai longtemps cru que mon frère aîné avait trouvé depuis longtemps une issue à tout ça, avant de m'apercevoir il n'y a pas si longtemps qu'il leur ressemble beaucoup plus que je ne leur ressemble : lui non plus ne dit rien, pas même à sa femme. Lui aussi, comme mon père, fuit dans le travail la vie de famille. C'est toujours à lui qu'il faut donner de l'argent pour les frais des enfants ou le remplacement d'une voiture accidentée (mon frère a très régulièrement des accrochages, parfois plus). Lui aussi souffre, sans doute énormément, mais ne lâche pas un mot là-dessus : au lieu de quoi il parle du boulot, de ses déplacements, des contrats à venir. C'est un bourreau de travail, et dans sa branche il semble doué. Je crois qu'il l'est en général.

Mon père est pour une grande part dans mon attachement aux mots : depuis l'âge de quinze ans, je me suis opposé à lui pendant les repas de famille, le dimanche surtout, chaque fois qu'il s'acharnait à me maintenir la tête sous l'eau pour se rassurer sur son ascendant, devant ma mère, mon frère et ma grand-mère paternelle qui ne disaient rien. J'ai lutté dix ans, après quoi la balle a définitivement changé de camp, avec l'AVC de ma mère. J'en ai profité pour prendre l'habitude de ne rien leur cacher de ce que j'éprouve, de revendiquer publiquement d'être comme je suis, de façon très plate, très triviale. Ils ne peuvent pas se plaindre de ne pas me connaître quand bien même ils ne l'auraient pas voulu. Si bien que mon père a peu à peu pris le pli de me parler de façon plus intime.

Ce sont des étrangers pour moi : je ris davantage avec mes élèves en une année que je n'ai ri avec eux en plus de quarante ans. Ils vieillissent vite à présent, et je guette leur vieillesse comme on guette le ciel quand vient l'orage. Je ne me cache pas de souhaiter avoir aussi peu que possible à voir avec une souffrance à laquelle je ne peux pas grand chose, à part être là, les écouter, dire ce que j'en pense s'il y a quelque chose à en penser.
Vous qui vivez qu'avez-vous fait de ces fortunes ?
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Re: Le surdoué et sa famille biologique

Messagepar hosen » Dim 10 Sep 2017 15:15

Oui, PointBlanc, je reconnais la loi du silence, les peurs qui vont avec, et cette sidérante confusion entre mal faire et faire mal (on compte l'un tout en niant l'autre).
Mais peut-être n'est-ce que mon interprétation.
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