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La relation au Mentor

La partie consacrée à la Santé dans sa globalité. Principalement la psychologie, psychologie sociale, la psychiatrie, les troubles de l'humeur, de la personnalité, les handicaps, l'autisme...

Modérateur: W4x

La relation au Mentor

Messagepar Nomansland » Ven 25 Juil 2014 12:46

Salut les travailleurs du ciboulot ;)

Je profite d'une légère digression d'un autre topic (pose-des-questions/vivez-vous-cote-votre-vie-t5071.html) pour évoquer un sujet qui me tient à coeur, la relation au mentor.

C'est un truc qui me travaille depuis pas mal de temps, et cela bien avant de découvrir que j'étais Hautement Malin :-) .

Que ce soit le psy dans "Will Hunting" (émouvant Robin Williams), Maître Yoda, ou encore Tante May dans Spiderman (ouais ouais, chacun ses références), les archétypes du mentor sont présents dans de nombreux récits et je trouve la relation qu'ils entretiennent avec leurs élèves particulièrement fascinante. Qui n'a pas rêvé d'un vieux sage au regard serein qui, tapi dans les nuages, interviendrait dans les moments de doutes et balancerait une phrase de tueur du genre "Puise la force qui est en toi, fils", "Tu dois écouter ton coeur, jeune disciple" ou "Fais gaffe à ton cul quand même". Bref, des conseils tout bêtes qu'on a néanmoins besoin d'entendre, pour peu qu'on place toute sa confiance dans cette forme d'autorité bienveillante.

Et c'est bien là le problème.

En théorie, parents, profs, psys, etc... sont censés nous guider tout au long de notre apprentissage - qu'il soit moral, technique, philosophique ou autre - jusqu'à ce que nous soyons suffisamment autonomes. En observant mes relations vis-à-vis de ces "figures", je me suis rendu compte que je cherchais en permanence la faille dans leur raisonnement. Je les teste, je vérifie qu'ils sont parfaitement cohérents entre le "dire" et le "faire", et si ce n'est pas le cas, ma confiance s'ébranle violemment. De même, à cause d'un caractère autodidacte, je déteste qu'on me donne des conseils si je ne les ai pas demandés (Je ne dois pas être le seul ici :lol: ). Tout ça m'a rendu méfiant et j'ai eu tendance toute ma vie à rejeter assez rapidement mes mentors potentiels, à remettre en cause leur légitimité et leur capacité à me guider. Au final, il y a très peu de gens que j'admire et qui m'ont servi de modèle, et je pense que le surdon y a joué un rôle, dans le genre "Personne ne me comprend" (imaginer une voix d'adolescent boutonneux en train de muer).

Je ne sais pas si l'on choisit son mentor ou si lui nous choisit. En fait je sais pas s'il y a une règle de toute façon et pour quoique ce soit d'ailleurs (Aaaaargh ! Va-t-en, pensée en arborescence !!!!). Mais n'ayant pas trouvé mon maître Ninja, j'ai souvent eu l'impression de devoir me démerder tout seul - ce qui n'est pas si mal en soit, je n'en aurai que plus de mérite, héhé, beau gosse 8) . Le plus marrant dans tout ça est que j'endosse moi-même le rôle de mentor, et ce assez régulièrement. Serait-ce pour combler un manque ?

Dans le topic cité ci-dessus, Melvill envisageait la possibilité d'un mentor sous forme de communauté, un peu comme c'est le cas sur ce forum. Je trouve que c'est une idée intéressante, à creuser.

Au plaisir d'échanger et de partager des expériences vécues avec vous sur le sujet.
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Re: La relation au Mentor

Messagepar Cyrielle » Ven 25 Juil 2014 18:02

Je viens de répondre à un sujet sur le fait de se sentir bête, et pour moi les deux sont vraiment liés.

Je me suis toujours arrangée pour trouver/ choisir des mentors sur mon parcours, même s'ils n'en ont pas toujours eu conscience. J'ai besoin d'avoir à vue des "phares" qui éclairent mon parcours de vie, qui me servent de modèle pour mon comportement en société, bien plus que des maîtres à penser.
Nomansland a écrit:Je les teste, je vérifie qu'ils sont parfaitement cohérents entre le "dire" et le "faire"
Pareil pour moi... mais heureusement il existe des gens qui entrent dans ce cadre ;)

Durant toute ma scolarité (qui s'est prolongée jusque il y a peu^^), j'avais des relations privilégiées et des conversations qui dépassaient le cadre des cours avec un ou deux enseignants. Après le bac, j'ai même gardé longtemps des liens avec ces personnes, au-delà de mes études.
Dans mes expériences professionnelles et/ou associatives, j'ai aussi eu la chance de croiser des personnes extraordinaires qui ont joué ce rôle, en particulier durant mes séjours hors de métropole.

Mes mentors ne sont pas forcément des personnes ayant une position sociale importante ou un savoir immense...
[3615 ma vie :D ]Je me souviens d'une militante associative qui avait eu un parcours de vie très tortueux, qui se plaisait à revendiquer son "bac moins trois". Mais elle avait une telle sagesse et une telle énergie qu'elle était capable de soulever des montagnes pour faire avancer le schmilblick et pour aider son semblable, sans se soucier des convenances ou des hiérarchies. Elle se faisait écouter de tous, depuis le marginal "bénéficiaire" jusqu'à l'expert de l'OMS ou le Directeur général du ministère.
Il est probable que son QI n'atteignait pas les hauts sommets, mais je lui disais qu'elle avait "l'intelligence de la vie", et elle m'a énormément appris et apporté.
Plus jeune, j'ai aussi eu des idoles... que j'ai malheureusement toutes déboulonnées !

Je précise que personne dans ma famille ou mon entourage proche n'a joué ce rôle, et encore moins mes parents... et il me semble (d'après ce que je vois ou entends autour de moi) que parfois les parents sont les premiers mentors, ce qui évite peut-être d'en rechercher ailleurs ?
Y'a trop de monde sur les gradins... Le spectacle du monde nous appartient !
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Re: La relation au Mentor

Messagepar Dunkleosteus » Sam 26 Juil 2014 12:42

Pour moi le (vrai) mentor est une personne exceptionnelle, presque un archétype de fiction, donc on en rencontre peu. Par contre on peut rencontrer des "facilitateurs", c'est a dire des gens assumeront certaines fonctions du mentor (notamment d'aide et de transmission). Selon les domaines il est plus ou moins facile a trouver. Un jeune sportif ou musicien n'aura pas trop de mal a trouver quelqu'un qui le prenne sous son aile, alors que sur les chemins de traverse ça risque d'être plus compliqué.


En théorie, parents, profs, psys, etc... sont censés nous guider tout au long de notre apprentissage - qu'il soit moral, technique, philosophique ou autre - jusqu'à ce que nous soyons suffisamment autonomes


On est pas mentor "par statut" mais plutôt "par vécu" et d'une certaine manière "par capacité" car le mentor est celui qui sait voir au delà des apparences. Gandalf a vu en Bilbo/Frodon ce que personne ne soupçonnait. Idem pour Anakin qui était jeune esclave dans la menace fantôme.
On est pas non plus mentor par volonté, sinon le risque est grand de devenir un Führer. On est mentor parce qu'on en a la capacité et qu'elle répond à un besoin.

De même, à cause d'un caractère autodidacte, je déteste qu'on me donne des conseils si je ne les ai pas demandés (Je ne dois pas être le seul ici :lol: )


Je ne comprends pas qu'on rejette les mentors ou les conseils. Si le monde était bien fait on aurait en abondance de ses 2 choses. Mais il y a quand même une petite nuance a apporter pour les conseils: Certains conseils sont des négations du chemin parcouru. Ils nous ramène au point de départ, démontre l'incompréhension du "conseiller" et sonnent comme des sommation de rentrer dans le rang. c'est ces conseils là que je rejette.

Mais n'ayant pas trouvé mon maître Ninja, j'ai souvent eu l'impression de devoir me démerder tout seul - ce qui n'est pas si mal en soit, je n'en aurai que plus de mérite, héhé, beau gosse


Le mentor n'est pas là pour faire les choses a ta place, le mentor t'aide juste a accéder a la totalité de ton potentiel. A un moment le mentor doit s'effacer pour laisser l’élève affronter son destin. Dans la guerre des étoiles tous les mentors meurent: Qui-Gon Jinn tué par dark maul, obiwan qui laisse volontairement dark vador le tuer, yoda qui meurt avant le dénouement final). Dans le seigneur des anneaux (et aussi le hobbit), Gandalf passe son temps à disparaitre, tantôt fait prisonnier ou porté disparu, tantôt parti mener des quêtes parallèles.

enfin, Il arrive toujours un moment ou l'élève doit s'autonomiser par rapport à son mentor. Bien que celui ci soit sage il n'est pas omniscient et est le dépositaire d'une tradition. Or des fois on a plus besoin de rupture que de tradition. Dans Star war on voit les mentors faire des erreurs: Obiwan flatte et surestime anakin quand il lui dit "tu es devenu meilleur Jedi que je ne le serais jamais". Yoda au contraire sous estime Luke lorsqu’il lui interdit d'affronter Vador, de peur qu'il ne succombe lui aussi au côté obscur. Autre exemple Les maitres Jedi ne voient qu'une seul fin possible ,Luke doit tuer Dark Vador et l'empereur, mais ce n'est pas ce que luke va faire. Il va ramener son père du côté du bien et lui fournir l'occasion de se racheter en éliminant l'empereur lui même. Luke est donc allé au delà de l'enseignement qu'il a reçu. Il n'est pas seulement devenu un maitre, il est devenu un Jedi d'anthologie.
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Re: La relation au Mentor

Messagepar Malkovitch » Sam 26 Juil 2014 21:30

Nomansland a écrit:En théorie, parents, profs, psys, etc... sont censés nous guider tout au long de notre apprentissage - qu'il soit moral, technique, philosophique ou autre - jusqu'à ce que nous soyons suffisamment autonomes. En observant mes relations vis-à-vis de ces "figures", je me suis rendu compte que je cherchais en permanence la faille dans leur raisonnement. Je les teste, je vérifie qu'ils sont parfaitement cohérents entre le "dire" et le "faire", et si ce n'est pas le cas, ma confiance s'ébranle violemment. De même, à cause d'un caractère autodidacte, je déteste qu'on me donne des conseils si je ne les ai pas demandés (Je ne dois pas être le seul ici ).

Ça me ressemble un peu, non pas que je recherchais la faille, mais qu'elle finissait inévitablement par me sauter aux yeux.

Je n'ai jamais eu ni cherché à me lier un mentor formel, car ça ne me ressemble pas. Je procède plutôt dans l'informel, en observant discrètement les personnes significatives que j'ai côtoyé, pour l'inspiration qu'elles m'ont apporté d'une façon ou d'une autre.

Dans ma vision des choses, chaque individu est un livre dans la grande bibliothèque humaine, il y en a toujours quelques-uns qui ont des bouts d'histoires qui m'ont procuré de la substance pour écrire mes pages blanches. Il s'agit de trouver le chapitre, la page, la ligne ou même le mot qu'il me manquait pour relancer ma propre histoire. Et comme les livres, ils viennent rarement à moi, c'est moi qui devait bouger dans leur direction. J'ai appris de ce qui me confortait tout autant que de ce qui me confrontait.

Selon moi, la force du «maître» se situe essentiellement dans la qualité de son écoute. Dans cette manière qu'il a de ne pas s'interposer entre toi observateur et toi observé, en se faisant plutôt l'écho amplificateur du dialogue intérieur. Cela demande de croire que le problème et la solution proviennent de la même source, que lorsque je fais un faux pas, il m'est possible de corriger le tir en faisant le pas suivant.
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Re: La relation au Mentor

Messagepar Nomansland » Mer 27 Aoû 2014 15:06

Merci pour vos approches.

En fait, ça fait un mois que je veux répondre mais j'ai du mal à organiser mes pensées autour de ce sujet et de trouver le temps de formuler une réponse claire. Ça viendra bientôt, promis.

(Alors certes, ce post est à 90% inutile, les 10% restants étant destinés à ma conscience perso)
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Re: La relation au Mentor

Messagepar W4x » Mar 11 Juil 2017 11:24

Malkovitch a écrit:Selon moi, la force du «maître» se situe essentiellement dans la qualité de son écoute. Dans cette manière qu'il a de ne pas s'interposer entre toi observateur et toi observé, en se faisant plutôt l'écho amplificateur du dialogue intérieur. Cela demande de croire que le problème et la solution proviennent de la même source, que lorsque je fais un faux pas, il m'est possible de corriger le tir en faisant le pas suivant.

Je remonte le sujet, à l'occasion de celui-ci. Je dirais également qu'une des qualités du mentor est aussi de savoir s'effacer dans la progression de son disciple/élève (aucun des deux termes ne me satisfait mais c'est l'idée), afin de le laisser évoluer par lui-même. Le Larousse en donne pour définition : "Guide attentif et sage, conseiller expérimenté." Je trouve que l'idée de mentor peut aller plus loin, il est certes guide et source d'inspiration, mais sa force doit être aussi d'amener quiconque le prend pour modèle à se transcender, par ses seuls moyens. Et dans une certaine mesure, à se placer en tant que mentor potentiel pour d'autres. Comme le furent Socrate pour Platon, Von Neumann pour Nash etc. pour prendre d'illustres exemples. On peut dire qu'un maître a accompli sa tâche lorsque son élève l'a dépassé, je dirais même plus, lorsque son élève a formé lui-même un élève qui l'a dépassé^^
Dans cet ordre d'idée j'ai le souvenir d'un ami dont les entrevues avec son directeur de thèse (en droit) tournaient la majeure partie du temps en discussions générales, voire mondaines autour de leur sujet de prédilection, et très peu autour de la thèse en elle-même, son plan, son contenu. Cela s'avéra au final une remarquable façon de procéder (sur un terreau certes fertile).

Dans un cadre plus général et une relation plus distanciée au mentor je trouve que l'idée directrice doit rester la même. Se réclamer de telle ou telle "école", ou revendiquer avoir telle ou telle personne pour mentor, c'est se revendiquer d'une philosophie dont on doit soi-même être activement vecteur.
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Re: La relation au Mentor

Messagepar nemo » Mar 11 Juil 2017 12:47

W4x, est-ce que tu penses que la notion d'école est extensible aux valeurs?

J'ai longtemps espéré trouver, ou plutôt être trouvé par un mentor qui m'aurait guider vers le meilleur de moi-même. Dans chaque domaine que j'ai pu explorer, mais plus spécifiquement dans celui de la pratique artistique. Il y a probablement là la recherche d'une compensation à l'absence totale de capacité de transmission de mon père. Il s'agit peut-être aussi d'une forme de déresponsabilisation bien ancré.
J'ai une fois rencontré quelqu'un que j'avais imaginé prendre ce rôle par pure projection. S'il fût parfait dans la transmission de ses connaissances, l'aspect relationnel, avec notamment cette notion d'emmener "l'élève" à dépasser le maître, fut un redescente violente sur terre. Pas un mot sur mon travail, au contraire, il détournait les visiteurs qui s'y intéressait pour rappeler où était le maître. A la fin de cette semaine de transmission, après qu'on se fut dit au revoir, le dos tourné, et alors que j'avais la main sur la poignée de la porte, j'ai entendu "et tu me passera un coup de balai sous la table là". Balai passé, message reçu.
Depuis le mentor, j'y crois moyen. Outre l'expertise dans le domaine commun, il y a un trop de paramètre à réunir pour que la relation prenne. Et notamment au niveau des valeurs...
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Re: La relation au Mentor

Messagepar W4x » Mar 11 Juil 2017 14:26

Disons que dans le mouvement de la discussion je suis parti sur une vision "idéale" du mentor, mais qui doit à mon avis coller un peu au personnage. Un mentor c'est quelqu'un que l'on se trouve et non l'inverse je crois.
Après, est-ce que l'on attend de lui un ensemble de valeurs ou un strict enseignement, ça dépend des projections que l'on se fait.
A mon sens l'enseignement ne peut se séparer de la notion de valeurs tant la transmission de connaissances, à qualité égales, ne peut se départir d'une dimension humaine qui lui donne tout son sens. La personne dont tu parles avait les siennes, libre à toi d'y adhérer ou non en fonction de ton expérience, et de la considérer comme "mentor" ou non. Ton exemple est dans les clous de la définition, mais il me semble plus raisonnable tant la notion est propre à chacun, de se demander quel est l'impact réel de ces personnes dans notre philosophie de vie.
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