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du temps des premiers murmures...

Cette section est ouverte à tous les membres : elle doit permettre un partage d'expériences autour des problématiques liées à la découverte de la douance.

Modérateur: Zyghna

Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar Laety777 » Mar 1 Mar 2016 22:33

Tout à commencé très jeune...

Les faits :

Issue d'un milieu défavorisé, classé Cas Soc' Famille de 7 enfants avec une femme plus qu'une mère qui ne me désirait pas... Elle avait quitté mon père en fin de grossesse...
Je suis la troisième. Née à 36 semaines, j'ai eu des retards sur tout il paraît.


J'étais donc dans mon monde et je ne parlais pas ou très peu, jusqu'à mes 13 ans,le jour où la sœur de mon père m'a accueillit alors qu'elle n'avait que 25 ans et 2 jeunes enfants. J'ai découvert l'amour et la parole.

Mon murmure de différente

Je me "sentais" différente avec les autres...à l'école, j'étais le vilain petit canard et je ne les comprenais pas, même les maitresses et maîtres m'ont "exclu"

Je pensais qu'avec ma nouvelle vie, chez ma tante, ça serait différent. :$
Pas du tout, même pire, l'adolescence où l'on se cherche et je voulais absolument ressembler aux autres pour qu'ils m'acceptent. Tout me fait mal au cœur et pourtant, je ne "vois" que leurs bons côtés.

Mon oncle me disait : "ça vient de ton comportement !!!"
Il faut que je m'adapte, que je change...Le seul objectif pour moi était social, mais je maintenais une moyenne scolaire raisonnable sans efforts pour faire plaisir à ce jeune couple qui m'accueille.
Au lycée, j'ai cru trouver une place intéressante, on m'appelait la "voyante", mais je me suis lassée des communications à sens unique...
Bref, j'aime la vie, j'aime les gens et j'ai beaucoup lu de livre sur la réalisation de soi, énuméré qualités, défauts pour en prendre conscience... :$
Souvent, quand je suis absorbée par une problématique, je dévore toutes les informations à outrance afin de me faire une opinion qui colle avec ce que je suis.

Le problème, aujourd'hui, est toujours social, je me sens "dévalorisée" très rapidement par mes collègues, et ce, dans tous les boulots que j'ai faits. Le seul poste qui semble m'animer et passer outre le jugement des autres c'est quand je suis en direction d'animation avec une équipe à former. Et là bizarrement, je me sens hyper bien et tellement sûr de moi, je changerai bien le monde avec mes idées d'éducation populaire :rofl:

Le bouleversement

Tout ça me revient aujourd'hui, car mon fils a été diagnostiqué EPI il n'y a pas si longtemps. Ce qui nous à permis de le voir, c'est le fait que le côté social bloque, il essaie de se faire des copains, mais se fait rejeter automatiquement. Je me disais qu'il n'avait pas trouvé la recette et qu'il avait des facilités scolaires, enfin voilà... Perso, je me doutais qu'il n'fût pas "en retard" et que l'éducation y été pour beaucoup, car je le comprends et rien ne me choque venant de part.
Sa maîtresse nous a parlé de la précocité et je voulais attendre qu'il soit en CP pour envisager quelque chose, il est plein d'imaginations, de bonne humeur avec malgré tout des moments de déprime assez peu communs pour son âge, maintenant, on sait pourquoi.

Mais, je ne m'imaginais pas les enfants précoces comme "ça" Je pensais qu'ils faisaient des puzzles complexes à 2 ans, qu'ils étaient toujours sérieux... :think:

Il est tellement "moi" et c'est là que tout commence...

C'est peut-être puéril, mais si jamais je suis dans ce cas...Je me sentirai moins seule :D
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar Halflife » Ven 8 Avr 2016 12:11

Bonjour,
inscrit depuis peu, je fouine, regarde, (me) retrouve ou pas dans des situations, mais une chose sur ce sujet, une grande dépression en lisant ces témoignages de chacun... Je suis actuellement en phase questionnement / recherches. Venu à l'origine pour mon fils, divers signaux recus au cours des années écoulées remontent (et font mal).
Je ne sais pas, je n'ose pas je suis perdu.
M'enfin bref, je suis encore confus et dispersé!!!!
Excusez de l'effet brouillon, c'est l'histoire de ma vie (malgré quelques TOCs de maniaquerie pointés par mon entourage).
Je m'épanouis (enfin je survis...)en me noyant dans le travail, en me gavant d'informations multiples et variées (vive le net!!!) provenant de sources fiables ou non...
Bref je me suis encore égaré.
Pour faire court, je suis perdu, en recherche... Et j'essaie d'écouter les murmures...
Excusez ma confusion, j'ai l'impression d’être à ma place du coup je me lâche...
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar Syntheplayer » Mar 12 Avr 2016 23:49

Tout depend si on parle des interrogations conscientes ou non, des nôtres ou de celles de nos parents (ou autres...). Ma mère a commencé très tôt à s'interroger en voyant que, de toutes les manières, je ne "grandissais pas comme les autres". Seulement ça. Uniquement ça. Ce n'était pas flagrant. On voyait bien que j'avais un côté adaptable, que je n'avais pas de handicap lourd, que j'avais des capacités, que j'étais heureuse... Mais, voilà, il y avait des choses...

J'ai 2 ans, ma mère s'interroge. Est-ce que c'est normal, ça ? Je connais tous mes livres par coeur, page par page et "lis" seule. Je fais des puzzles, de pièces plus nombreuses que ce qui est considéré normal et avec facilité et dessine bien. Je joue seule, des heures. Je fais vivre l'enfer à mes parents dés qu'on sort. Les antennes, les ampoules, les parapluies, les motos, les avions, les bruits, tout, TOUT me fait peur. Mes peurs sont atypiques, incomprehensibles. Je souris déjà en presence d'abeilles comme de n'importe quel representant du règne animal.

J'ai 4 ans, je rentre à l'ecole en moyenne section. Je ne me fais pas vraiment d'amis, joue seule, agissant comme je le souhaite. Je ne repousse pas les autres et suis gentille avec tout le monde, mais je n'approche personne et reste dans mon coin, joue seule, avec mes mains parfois. Parfois, je me mets a chanter, parce que j'en ai envie, même si plein de monde m'écoute, pourtant, on dit que je suis trop timide. Je suis complètement dans mon monde, dans ma bulle. Je suis déjà très bonne a l'école et m'ennuie beaucoup. Je comprends beaucoup de choses sans les comprendre, un sentiment que j'ai eu toute ma vie, d'être trop lucide et en même temps dans l'incompréhension, c'est très difficile à décrire, et surtout dans le domaine social, ou, en fait, j'ai de l'empathie, mais ça ne m'aide pas à comprendre comment agir avec les autres, ou comment aider. J'ai les données, mais je ne les traite pas bien.Traitée aux hormones de croissance, je subis une piqûre tous les jours sans broncher, mais pleure au moindre bruit trop fort (je me souviens, je courais sous le préau à l'ecole quand un avion passait, quand un orage éclatait...), pleure immediatement pour rien. J'ai des angoisses complètement atypiques, je ne supporte pas la fin des films et fais des "crises" si je surprends un génerique... (j'ai encore du mal aujourd'hui sans comprendre pourquoi). J'ai une grande passion pour la préhistoire, les dinosaures, je veux être paléontologue, mais ai une peur intense des méteorites et de la fin du monde. Je suis angoissée, hypersensible, et je ne comprends pas moi-même ce que je ressens la plupart du temps. Je suis qualifiée de "trop timide", "d'hystérique."

J'ai 6 ans, je me passionne maintenant pour les animaux, la biologie. En CP, c'est toujours moi qui lis en classe. J'ai de l'intonation, n'accroche pas du tout, j'ai commencé à déchiffrer à 5 ans avant que je sois freinée (car, disait mon instit', il ne faut pas qu'elle apprenne à lire maintenant, sinon elle n'aura pas la bonne méthode... j'étais en MS.). Je trouve le resultat des problèmes sans savoir comment. J'ai des amis, deux amis, avec qui j'ai une amitié fusionnelle, exclusive, dependante aussi, et pourtant, je reste une solitaire avec ses jeux et sa tranquilité exigée. Sans eux, je ne sais pas me faire d'amis. Je fais de l'enuresie diurne. J'adore les dictionnaires, j'adore definir des mots par d'autres, j'aime ce concept. Je suis créative, je bricole, mais je suis en même temps limitée à ce qui existe, j'ai besoin de cadre, de sécurité. Je suis heureuse. Alors maman ne cherche pas a savoir pourquoi elle trouve qu'à coté des enfants de mon age, je dénotte un peu. Maintenant, je suis "insolente", parce que je me tais quand on me parle, et, plus etrange, souris quand on me dispute. Je ne sais toujours pas pourquoi. Je ne sais pas m'habiller seule, ne sais pas faire de vélo (appris à 10 ans) ne sais pas faire mes lacets (12 ans), ni m'attacher les cheveux (15 ans !!!!), tient mon stylo comme personne (une légère dyspraxie compensée ? Ou alors, ça m'emmerdait, tout simplement.). Je reste obsessionnelle.

J'ai 9 ans. J'ai maintenant plus d'un d'avance intellectuelle, je suis isolée des CM1 auxquels j'appartiens et des CM2 dont je fais le programme avec plus d'efficacite qu'eux. C'est là que je commence à me sentir differente consciemment. Cause ou consequence, je ne sais pas, je commence à avoir de plus grandes difficultés avec des camarades que je comprends pas, et dont les jeux me rebutent. Je m'isole un peu, cache mes notes trop élevées, cache le fait que je n'ai pas besoin de travailler pour les avoir. En même temps, je m'écroule dès que je ne suis pas "parfaite". Je m'interroge, philosophe (et envisage le concept de suicide comme compréhensible à 8 ans, ce qui me parait un peu glauque maintenant avec le recul). J'adore les encyclopédies, mais j'ai l'obsession de forcemment lire chaque livre en une fois depuis le début, difficile... je suis frustrée sans reussir à me debarasser de cette obsession. Je ne supporte pas les fêtes, je suis en pleurs à chaque fois, sans identifier les sensations qui me prennent dans ces moments là, mais je hurle, c'est insupportable, j'ai presque mal. (Aujourd'hui encore, je suis obligée à chaque fois, soit de rentrer plus tôt, soit quand je ne peux pas, de sortir et souvent, quand je sors, c'est pour verser quelques larmes... et non, je ne sais pas pourquoi.). Autre obsession encore, respecter des horaires arbitraires, et si c'est pas le cas, c'est la crise. Socialement, je depends complètement de mes deux amis, tout en ayant absolumment pas les mêmes jeux. Je m'adapte à eux jusqu'à m'effacer et ne jamais avoir d'avis, je suis et m'ecrase. À 8 ans, j'ai inventé mon monde à moi et les amis qui vont avec, ce monde n'a rien d'original, mais j'y ai une vie sociale telle que je la veux. Je m'y refugie constamment. À cause de mes crises, je suis maintenant : "la capricieuse".

J'ai 11 ans, c'est le drame quand mes amis déménage pour l'un, redouble pour l'autre. La rentrée au collège signe le début d'une longue, longue période de vraie galère (vu que j'y suis encore). Je ne me fais aucun ami et ne m'en ferais plus jamais seule, et deviens la cible privilégiée des moqueries, mises à l'écart et humiliations publiques d'un petit groupe de 2 filles et 2 garçons. On me reproche un peu tout, si bien que je n'identifie pas ce qui leur deplaît. À coté de ça, j'ai 18 de moyenne générale sans travailler des masses, sans réviser, brille en redactions ou je m'amuse comme une folle à inventer des histoires. Je rêvasse en cours et c'est comme si les cours rentraient tout seuls dans mon oreille. Je m'amuse à embobiner les profs en montrant que je ne fais rien, les faisant accourir, et m'amuse de leur reaction en voyant mes exercices justes... Je n'ai plus le moindre point commun avec les autres.

J'ai 14 ans, je suis en 4e, l'année est cruellement difficile, je suis toujours rejetée par tous les 4e du collège, décalée même avec mes propres amis (2, hors de la classe, 1 seule réelle), la peur, la honte, l'incompréhension, le début de la déprime adolescente. Je suis desespérée, complètement, je me mets à imiter (vraiment imiter) certaines filles tellement je ne comprends rien, je veux m'integrer, fais tout pour ça, échoue systématiquement, me fais jetée obligatoirement. Malgré tout, je suis toujours excellente sans travailler. Je perds confiance en moi, je perds pieds. Heureusement je commence la musique, et cela maintient mon estime de moi-même branlante, car mon surnom est un peu plus agreable que ceux auxquels j'ai été habituée, bien que moi, je me trouve très nulle et me plains de cela. Je me jette à coeur perdu dans mes passions pour les arts et la nature, dans mes "études", et j'essaie de garder le cap sans me rendre compte que je glisse chaque jour un peu plus. Légères auto-mutilations, dépendances, crises de colère, d'angoisse, puis de nerfs... mais le sourire que je garde.

J'ai 15 ans, aprés une annee de 3e ou je suis toujours harcelée, par les garçons de la classe cette fois, le lycée et les 3 mois que j'y ai passé sont des mois affreux. Au début, non, c'est même le paradis, intégrée miraculeusement à la classe, une bonne dizaine de gens avec qui je parle. Et puis, je relâche le masque, redeviens moi-même... et je me fais critiquer, subis les chuchottis, je suis rejetée par ma copine proncipale sans préavis, même une prof s'y met. Je m'isole donc complètement, je me cache, je vis dans la peur, je sombre, dépression. Je la traîne quelques semaines, puis, un jour particulièrement difficile, je ne peux tout simplement plus. Je ne me souviens pas bien de ça, juste, je sais que même les medecins ont conseillé de me descolariser, a cause d'un état préoccupant... J'ai des attaques de panique tous les jours... je reprends ma seconde par le CNED dés que j'ai 16 ans, doit reprendre l'année presque entière (les 3/4)en 4 mois et malgré la dépression, j'y arrive et ne redouble pas.

J'ai 18 ans, le permis est une catastrophe, mais je suis enfin plus heureuse... quand je suis seule, car avec mes amis, je me sens tellement décalée, différente, loin, très loin d'eux, que je suis obligée de rentrer plus tôt les deux fois dans l'année ou on se voit, enervée, je me deteste, pourquoi je suis si differente ? Pourquoi je ne comprends pas comment agir et m'integrer ? Entre temps, je développe une agoraphobie. Ma mère me mets doucement sur une voie, la douance en l'occurence. Avec cette explication : "Tu étais heueuse, je n'ai jamais pensé que ça pouvais empirer comme ça l'a fait, mais ça fait depuis que tu es toute petite que je me demandais si tu ne l'étais pas." Moi j'ai complètement rejeté cette idée après quelques mois "je le suis/je le suis pas". J'ai aussi le BAC, mais devant réviser pour la 1ere fois de ma vie, je me perds et l'obtiens avec des resultats qui me font pleurer de frustration. En revanche, j'ai chaque année de fac (par correspondance) du 1er coup avec mention et en ne travaillant que quelques heures par jour. À la même époque environ, un médecin que je connais bien et a qui je parle de ces difficultés me lâche : "que veux tu, c'est comme ça quand on est plus intelligent que les autres", chose que je n'ai jamais compris. Ni accepté d'ailleurs.

J'ai 21 ans. Depuis ma maturité j'enchaine les troubles et je ne parviens pas à faire ma vie. Quelque chose me bloque. Quelque chose me donne des angoisses très fortes et atypiques pour mon age. Quelque chose me gãche ma vie. Agoraphobie, TOCs, attaques de paniques, anxiété généralisée, les diagnostics tombent, mais personne ne comprend que tout cela a une unique cause comme je le perçois. Je commence à me demander, même, si je n'affabule pas quand je me sens différente, si je ne suis pas folle. Pour mes études, je décide de me renseigner sur tous les publics que je risque de rencontrer dans mon métier et les surdoués en font partie. C'est comme ça que je tombe sur un livre sur les enfants surdoués. Dans lequel je me retrouve, parfois pas du tout, mais surtout, la plupart du temps, beaucoup. Je suis perdue. Mon agoraphobie augmente alors tant que je ne peux pas aller aux examens, car mes crises sont violentes et quotidiennes, je perds du poids, suis envahie de TOCs. Au cours de l'été, je bascule dans une seconde dépression. Plus violente, plus dangereuse. Je vais passer sur ce que j'ai tapé sur Google cet été 2015... Le jour ou j'ai commencé à me renseigner un peu trop assidumment, j'ai compris que je devais aller chez un psychiatre si je voulais m'en sortir.

Le 1er que j'ai vu ne comprenait rien à rien à moi, et j'ai arrêté sans même prévenir. Je me suis tournée vers le bouche à oreille. Et j'ai trouvé.
Lui a essayé de me comprendre et le faisait. Il a mis le doigt sur beaucoup de choses et surtout comprenait mes souffrances passées. "Ce ne sera pas facile", m'a t-il dit, mais ça, je le savais. On en est venu doucement. Je ne lui avait pas parlé de mon sentiment de différence. Ni des soupcons de ma mère. Ni du livre. Sans cela, il a abordé la question... "sûrement précoce". Et sûrement Asperger aussi, mais ce n'est pas le sujet ici. Maintenant, puisque je dois faire un bilan au CRA, je vais donc savoir pour les deux d'un coup et au moins quoi qu'il arrive, tout cela a eu un avantage : je sais que je ne suis pas folle et que je fonctionne bien différemment. Donc, voilà comment j'en suis venue à mes questionnements, année décisive après année décisive. C'était long, desolée, mais pour une fois que je peux parler de mes bizarreries sans craindre la réaction de rejet, j'en profite. :)

Je me retrouve beaucoup dans certains de vos parcours. Moi aussi, je me sens imposteure, et j'ai bien du mal à me dire "surdouée" (enfin, peut-être) alors que je me sens si... lamentable.
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar waldezign » Mer 13 Avr 2016 14:59

C’est bien ce post, ça oblige à faire un peu de rétro-introspection.

A la lecture de quelques ouvrages et de beaucoup de témoignages, je m’aperçois que :
- les gens qui écrivent sur le sujet sont 1/ très bavards et redondants (or, les surdoués détestent, en général, la répétition) ; 2/ quasi-exclusivement focalisés sur les 50% de surdoués malheureux. Merci pour les autres, soit dit en passant !
- les témoins sont, eux aussi, très bavards (ce qui peut se comprendre, mais bon, la lecture est parfois fastidieuse, du coup, surtout avec un mode de pensée et d’expression difficile à suivre).
Comme j’ai déjà été très long, je vais aller à l’essentiel :

La psy de mon fils (lors du test QI), m’a posé environ 5 questions qui lui ont fait dire que son QI était sans doute un héritage familial.
Mon fils vit très bien avec son intelligence, je dois le préciser. C’est un enfant heureux et même contagieux ! :inlove:

Du coup, fast rewind : la balade scolaire (trio de tête sans aucun effort, en touriste amusé jusqu’à la seconde). J’ai demandé à mes parents de me confirmer ces impressions : ils ne m’ont jamais vu bosser avant le lycée (et très peu ensuite) et mes bulletins étaient très bons.
Des lectures d’adulte très rapidement (la Comédie Humaine en 6e, mais plein d’autres bouquins au hasard de la bibliothèque de mes parents), une passion pour les dicos et encyclopédies (s’il y avait eu wikipédia à l’époque, je serais prix nobel de ce que vous voulez :D ) et pour l’Histoire, ma grande passion.
Lycée plus difficile (Bac C) car ma passion naissante pour le design automobile m’a un peu détourné de l’intérêt que je portais aux matières classiques, du coup, j’ai eu le bac sans trop forcer, mais tout juste (230/460, de mémoire, quelle précision dans l’effort !)

J’ai toujours été feignant, sauf quand un sujet m’attire. Dans ce cas, je peux rapidement devenir un expert. Mon père m’appelait le ramier, ce qui en bon lorrain signifie… feignant, mais malin. Mon instit’ de CM2 nous avait dit une fois : « les plus intelligents sont les plus feignants ». J’en ai fait ma devise ! Je procrastine beaucoup, mais je supporte très bien le stress du retard. En fait, j’aime l’urgence des situations, le train-train du boulot en entrepris m’ennuie.

Professionnellement, d’ailleurs, ça n’a pas toujours été simple. J’ai eu longtemps du mal à comprendre que la communication avec les autres nécessitait de se mettre à leur niveau, ou plutôt sur le même plan (ce qui est moins péjoratif). Récemment, un peu lassé de me battre contre des moulins à vent (essayer d’implanter le design thinking dans une entreprise franchouillarde est une gageure un peu usante), j’ai décidé de m’imposer dans des domaines plus éloignés de ma vocation de designer industriel.
La première phase ayant été un succès, je me demande maintenant si une accélération du processus ne passerait pas par un bilan de compétences (côté professionnel) et un test de QI pour « officialiser » mes capacités. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’intuition que ça peut m’être bénéfique. ;)

Zut, je m’aperçois que j’ai été très long, finalement !
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar ckc » Jeu 14 Avr 2016 16:34

Je crois que je peux dire que je n'ai pas eu de premier murmure à proprement parler...Si ce n'est le sentiment du décalage, de l'ennui et de la connerie des autres en général ( j'aurais pu remplacer connerie par immaturité )

Je n'étais pas intelligente en classe, mais plutôt élève moyenne sans bosser.
Ou alors éventuellement le seul murmure....c'est en musique. Où le mot "surdoué" à commencer à sortir. Je devais avoir 5/6 ans. Mais on ne le comprends pas forcément à cet age là. A 11 ans le terme est ressorti, mais toujours uniquement pour la musique... Il ne me parlait toujours pas plus que cela dans la mesure où j'estimais , et estime toujours que ce n'est pas parce qu'on a des facilités qu'on est surdoué...
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar Uranie79 » Sam 16 Avr 2016 22:02

Je suis pile dans la période des "premiers murmures" aussi je me permets de participer à ce post...

Pour ma part, et très classiquement, les questionnements arrivent alors que je me suis d'abord interrogée sur ma fille aînée de 3 ans et demi. Précisément il s'agit de ma belle mère qui s'interroge sur sa possible précocité et m'a soufflé à l'oreille de la faire tester. En me documentant sur le sujet, j'ai trouvé de réelles similitudes dans les descriptions, les parcours des HQI et le mien... Un doute est présent, et aussi pour lever ce doute, j'ai décidé de consulter.

Et dans tous les cas, le psy m'aidera à mieux me connaître et à m'aider à comprendre ce mal être que je ressens, professionnellement, cette forme de décalage et d'instabilité (intérieure) qui me ronge alors que j'aurai tout pour être heureuse. C'est comme si j'avais fait plein d'efforts pendant des années et que maintenant que je suis installée, mariée, maman, le vernis craquelait et que, à l'instar de l'adolescence, je prononce les réparties que je gardais enfouies, que je brusque ainsi mon entourage, parfois mes collègues et que je révèle au grand jour mon ennui et mon décalage.

J'ai l'impression d'avoir un cerveau bouillonnant sans cesse et que personne n'arrive à comprendre les intrications dans lesquelles je m'évade. :wasntme:

Ainsi, par exemple, personne de mon entourage ne comprend cette volonté d'entamer encore un nouveau cursus universitaire après en avoir déjà balayé d'autres, et se remettre toujours dans les bouquins et la fac alors que j'ai tout pour me suffire ici et maintenant. De manière générale, il est difficile pour eux d'entendre que ma vie est d'apprendre et de comprendre. Au final j'ai l'impression de faire une crise d'ado à 36 ans.... Je pense que l'aide d'un psy ne peut qu'être utile, à condition que les tests et diagnostic QI s'accompagnent d'un véritable bilan sur ma personnalité, et soient une aide pour avancer... :)

J'ai parlé de mes doutes sur la douance et de ma possible consultation psychologique prochaine à ma mère cet après midi et la seule chose qu'elle m'a dit c'est qu'effectivement elle a toujours trouvé que j'étais très "intello" et très "compliquée" :rofl: et elle m'a cité de nouveau les profs qui m'avaient repéré enfant. Bref voilà en quoi consistent mes premiers murmures!!! Mais que cela me semble difficile de décrocher le téléphone et d'expliquer mes motivations à la psy! Je m'aide du forum!
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar Khajib » Mer 20 Avr 2016 17:57

Je n'arrive pas à me rappeler de beaucoup de choses quand j'étais petit. A part quelques détails.
J'ai toujours été considéré par les instits comme "le bon élève" sans problème. Pourtant j'étais rongé par l'anxiété déjà à cette époque. J'étais super timide. Je détestais prendre la parole en classe. Je ne savais pas trop quoi faire de toutes ces émotions bouillonnantes alors je les ai mises sous clé et j'ai tout intellectualisé.
J'adorais les Légos. Quand on m'en offrait un, même compliqué, pour le monter, c'était torché en quelques heures. Je m'amusais deux ou trois jours avec et ensuite ça m'ennuyait et je le démontais et je récupérais les pièces pour créer d'autres choses en suivant mon imagination. Déjà une personnalité obsessionnelle, je classais les pièces par taille et par type.
Je suis issu d'une famille où on prête beaucoup de valeur aux savoirs livresques. On avait la chance d'avoir une très grande bibliothèque très bien fournie. Quel bonheur! Parmi mes lectures de référence à l'époque, mon Méga Junior, mon Tout en Un (un genre d'encyclopédie pluridisciplinaire pour les enfants curieux), les dictionnaires, l'encyclopédie, des bouquins d'histoire, de paléontologie, d'astronomie et de physique.
J'ai été pris dans l'informatique très jeune et les jeux vidéos figuraient parmi un de mes loisirs préférés. De façon générale, je n'ai pas eu des masses de copains et j'étais bien obligé de m'occuper tout seul.
Comme ma tante enseignait le catéchisme, je n'ai pas pu y couper... Je me suis vite rendu compte du caractère irrationnel de la foi et des récits bibliques. Mais comme je suis un bon garçon bien obéissant, j'ai gardé mes questions pour moi et j'ai subi les communions privée et solennelle sans broncher.
Pour ce qui est de l'adolescence, j'ai pas l'impression d'en avoir vraiment eu une. J'ai continué à fonctionner selon les mêmes mécanismes. Ensuite un cursus très banal... collège, lycée, université, le tout avec de bon résultats mais sur le plan social et émotionnel, pas grand choses.
J'ai voulu faire une thèse de doctorat. En fin de troisième année, j'ai pété un câble... Dépression, hôpital psychiatrique, psychotropes... et re-hospitalisation, changement de traitement et ainsi de suite pendant plusieurs années... Un parcours très confus... Mes souvenirs sont un peu brouillés...
Et, ENFIN (vous devez vous dire "c'est pas trop tôt après tout ce blabla!! :D ), on en arrive à la problématique de la surdouance... En effet, je consulte une psy et ça m'aide beaucoup. A un moment, elle a commencé à me parler de surdouance avec insistance. Je ne comprenais pas pourquoi elle remettait tout le temps le sujet sur le tapis. En bon scientifique, je lui ai répliqué quel seul un test passé avec un professionnel peut permettre d'avancer une telle thèse. Elle m'a pris au mot et m'a défié de le faire. Or j'ai eu une occasion par ailleurs de passer ce test gratuitement (et je savais qu'en temps normal ça coûte bonbon). Résultat: il y a des signes manifestes de surdouance. J'ai la confirmation de la neuropsy qui m'a fait passé le test, de ma psy qui a lu le rapport et d'une psy que je consultais avant au CMP et à qui j'ai soumis le document pour vérification. Toujours recouper les sources!!!!
Ben maintenant je me pose la question: "surdoué peut-être, même si j'ai du mal à en être convaincu pleinement, et après j'en fais quoi de ce résultat???
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar waldezign » Mer 20 Avr 2016 20:00

Ça, c'est une vraie question... comment rentabiliser cette expérience assez coûteuse? Je schématise volontairement, bien-sûr!
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar borska » Ven 22 Avr 2016 10:22

Bonjour. Le désir de creuser le sujet « pour de vrai » m’a prise il y a un mois. J’ai depuis dévoré des tonnes de vidéo sur le sujet, lu une ou deux bibles, et je passe un bilan psy dans un mois. Ca va vite, et je préfère, je ne veux pas rester en doute et questionnement pendant des mois, des années, maintenant que j’ai mis le nez dedans.

Les murmures… je ne saurai qu’avec le test si c’étaient vraiment des murmures ou juste un délire. En admettant que c’en fussent (sic), j’ai toujours eu le sentiment de regarder les autres à travers un filtre, de faire comme si je trouvais tout à fait normal toute cette agitation, ces préoccupations qui ne me touchaient pas, ces incohérences qui me sautaient aux yeux etc… or intérieurement, j’étais constamment sur une espèce de qui-vive, toujours très réactive à tout ce qui m’entourait, très très susceptible, sans comprendre trop ce qui se passait. Somatisation à gogo, maux de ventre inexpliqués, légers TOCs, nausées au moindre événement un peu social (rentrée des classes, Noël…) mais toujours en me disant qu’il fallait que je prenne sur moi, que les autres avaient l’air de bien gérer ce bouillonnement, cette « vie » qui nous assaille, alors pourquoi pas moi ? Puisque je suis comme tout le monde, non ? Et pourtant un sentiment pesant et qui ne m’a jamais quittée d’être un éléphant dans un magasin de porcelaine, mais de toujours donner le change, de m’épuiser à donner le change en fait. Enfant enthousiaste, curieuse, rieuse. Et frappée de spleen existentiel depuis toujours. Et je me suis sentie pas à ma place du tout, enfant, ado, jusqu’au jour où j’ai rencontré un garçon qui est devenu mon meilleur ami. Son esprit particulier, si indépendant, son humour décalé, m’ont permis d’exprimer ma personnalité en toute confiance. Quand je lis des choses sur le HP, je le vois, lui, très clairement (du coup, je lui ai mis le doute haha!) Ca, c’est pour le ressenti.

Le parcours académique : je cassais mes jouets à 2 ans et demi. Je voulais aller à l’école. Donc scolarisée à cet âge. Puis j’ai appris à lire toute seule, j’ai sauté le CP, passé mon bac avec un an d’avance, mention, sans trop me fouler. Fac, licence, sans trop me fouler non plus, en allant en cours de façon intermittente (j’en fais encore des cauchemars, de tous ces cours loupés). Puis maîtrise abandonnée pour aller travailler à l’étranger. Là, cours du soir et exam passé. Sans jamais trop me fouler non plus. Il faut aussi dire que j’ai pas fait des études super compliquées non plus (langues). Je suis lucide, pas faussement modeste.
Et depuis, j’apprends des trucs de-ci de-là, dans mon coin, mal, sans jamais aller au bout du bout - ce qui me permet de bien m'auto-flageller - mais en permanence.

2016. Installée dans un pays anglo-saxon depuis 20 ans, l’étranger offrant un excellent échappatoire, le luxe d’être officiellement « autre » - ou au moins de se dire que c’est normal qu’on se sente à l’ouest, puisqu’on est dans une culture qui n’est pas la sienne, qui se trouve être à l'ouest de la France, de surcroît - un boulot qui me convient, en indépendante, ce qui me permet une grande flexibilité, ainsi que de procrastiner à souhait (auto-flagellation bis), de bosser inévitablement dans le stress contrôlé de la dernière minute (génuflexions sur du verre :D) et qui comprend de faire des recherches dans tous les domaines, et donc de satisfaire ma soif de chercher tout et n’importe quoi (toujours de façon superficielle), pas de boss, aucune hiérarchie à subir.

Quand mon fils est diagnostiqué Asperger à 5 ans, il y a 6 ans de ça, avec un QI hétérogène avec des pointes à 155, je commence à m’interroger sur ce « branchement initial » que représente Asperger. Ca bouleverse tout un tas de mes fonctionnements et croyances. Qu’est-ce qu’on est quand on naît ? Le temps continue à passer, inexorablement. Et moi, je continue à chercher à comprendre un truc qui m’échappe sur moi-même. Un truc que je pressens mais qui ne veut pas s’exprimer. Ou mal. Suis-je un peu Asperger ? Mais oui, c’est bien sûr ! Sauf que les relations sociales me paraissent d’une intensité ou au contraire d’une « mornitude » déconcertantes, je n’ai pas le sentiment de souffrir de cécité sociale, bien au contraire. Alors non, pas Asperger… Mais toujours ce malaise. Et ce cerveau qui ne se repose pas. Mais n’est-on pas tous comme ça ? Difficile de savoir sans entrer dans le cerveau de l’autre… Fatiguée des inévitables cycles « déprimes et ruminages / états dépressifs et doutes intenses et diffus », je consulte un psy pour casser ces cycles, et là, je mets des mots sur des choses. « Intensité » « Hyperexcitabilité intellectuelle »… Je fouine le Net sur ces sujets, je tombe sur des trucs qui résonnent. Et quand un ami d’enfance est diagnostiqué HP il y a un mois, je ne sais pas pourquoi, mais ça me bouleverse. Alors je m'intéresse vraiment au sujet, et beaucoup de choses me parlent. Certaines pas du tout, mais d’autres, beaucoup beaucoup beaucoup. Et me voilà à écrire ce post. En très très gros, quoi… Parce qu’évidemment, toute une vie de petits signes qui amènent vers ce questionnement n’est pas résumable ainsi. (et pourtant quelle tartine, déjà !!! désolée :D)

Quelle qu’en soit l’issue, je vois ce bilan psy comme un état des lieux, un check-up mental, un outil pour se connaître un peu mieux, se comprendre mieux, s’apaiser peut-être. Je n’imaginais pas qu’on puisse faire un bilan sans pathologie déclarée, en fait. Mais du coup, c’est assez passionnant. Flippant aussi. Mais j'espère ne pas être dans le déni lorsque je me dis que je n'attends pas le nombre fatidique de 130. Je ne pense pas l'atteindre, il semble si élevé! Quand je vois ou j'entends des gens brillants, je suis toujours impressionnée, je me sens nulle à côté d'eux, immature et superficielle. Ce qui m'intéresse, c'est de voir où je me situe dans cette grande masse. Mais puisqu'il semble qu'on n'est pas à même de s'auto-évaluer, le résultat du test semble presque imprévisible. Alors et si...? D'où l'intérêt de le passer. Retour à la case départ...

Donc murmures ou pas ? That is ze ultimate question dont la réponse ne saurait tarder.
borska
 

Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar Poupie » Mar 14 Juin 2016 22:52

Depuis la naissance de min fils il y a 20 mois, tout s'est compliqué. Avant je n'étais pas a ma place, pas franchement heureuse, malgré des joies intenses, mais ponctuelles. Et puis des angoisses terribles, des phobies que je suis parvenue à calmer avec l'aide d'un psychiatre génial. Ça roulait à peu près, je l'étais habituée à cette vie qui était relativement satisfaisante.
Puis mon fils est né, il est intense, terriblement intense. Il me ramène sans cesse à mes propres tempêtes émotionnelles. J'ai beaucoup lu sur les bébés intenses, échangé avec d'autres mamans .. Et puis j'ai vu passer des articles sur le haut potentiel. Comme ça, sans trop y prêter attention . Puis il y a plusieurs mois j'ai lu plus attentivement un article qui m'a parlé pour moi, c'était dingue mais trop tôt .. Et il y a peu, je suis retombée sur des articles, sur des personnes avec qui je discute depuis des mois/années virtuellement, qui sont surdoués. Et là, le TILT, le vrai .. J'achète un bouquin, puis deux, puis dévore encore plus d'articles et .. Me voilà ici . :)
« Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être adapté à une société malade » – J.Krishnamurti-

:rofl:
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar RachuPichu » Jeu 16 Juin 2016 11:20

Bonjour à tous.
Suis nouvelle içi mais tout ce que je lis ça me plaît bien ^-^

Je suis en plein questionnement aussi après un article trouvé complètement par hasard (quoi que...? :^)) et qui me fait depuis me poser 150 000 questions. Peut-être après tout suis-je juste une hypersensible..parce que je ne me trouve pas particulièrement intelligente. J'ai eut des résultats bons en primaires, très bons en début de collège pour ensuite me faire rejeter à cause de cela justement lors d'un changement d'école, ce qui m'a amené à faire l'inverse et jouer les ignorantes (bien plus facile à vivre) et puis de toute façon j'énnervais mes profs alors...

Après ça un BTS (pour apprendre un métier, c'était le but et l'unique but, car il faut bien payer ses factures) pour lequel je n'ai jamais vraiment bossé comme une folle (les devoirs la veille à pas d'heure voire même le matin au petit déj...) j'ai eut mon exam sans gloire mais je l'ai eut et c'était mon but.

Là où je me retrouve en fait est dans le côté "émotionnel" ou, pour reprendre une phrase lue quelque part parmi les milliers d'autres phrases que j'ai lues ces dernières 48h, le fait de "penser avec le coeur". Pour tout, tout le temps !

Je suis en décalage avec les autres, pas à l'aise du tout en groupe, je suis très empathique de nature, donc je me protège beaucoup car nombreux sont ceux qui ont su en profiter jusqu'à me vider littéralement, et je suis très intuitive, faignante et à procrastiner à un degrès limite indécent :1cache:

Je peux analyser très vite une personne, une situation, sans comprendre le pourquoi du comment, je sais c'est tout. Je "sens" les gens mais je ne le dis plus car cela m'a valu beaucoup de moqueries...

J'ai même essayé d'arrêter et de donner une seconde chance à ceux qui me paraissaient "dangereux"...mais les résultats ont été catastrophiques.
Je ne sais pas pour moi...par contre dans ma famille je n'ai quasiment aucun doutes sur quelques parents/ oncles/ cousines...

En tout cas, içi on apprend beaucoup, alors merci pour votre contribution et votre humour :)
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar eauvive » Mer 29 Juin 2016 00:32

Fabs le vaurien a écrit:
Cyrano a écrit: Je ressens aussi un décalage même ici. Notamment sur la "culture générale". On dit de moi que j'ai une bonne culture générale (au boulot ou dans mes relations). Mais je dois me rendre à l'évidence : Je n'ai pas les connaissances de beaucoup sur ce forum.
Encore une fois, ce que je ressens en ce moment c'est l'impression de vraiment fonctionner comme vous mais que je n'ai pas le QI qui va avec. Je n'ai que le côté de la tartine où y'a pas de nutella.


il y'a des gens qui ont plus de culture que d'autres...

Certains sont presque spécialistes d'un ou deux domaines, d'autres survolent de vastes champs hétéroclites. Des pointilleux, des dilettants...
il y'a ceux qui ont baigné dedans et qui ont eu un encadrement le permettant. Ceux qui ont fouillé les trésors de la bibliothèque bien garnie de papa et ceux qui ne disposait que du télé 7 jours.
certains n'ont pas été aidé et se sont toutefois intéressés à certaines choses...
d'autres ont pris le pli de ne s’intéresser qu'à ce dont ils avaient accès..

Ne te mets pas de pression inutile, cyrano, nos silhouettes n'ont pas des contours stricts et nets..
y'a moultes raison de ne pas se sentir pareil, et c'est tant mieux...


J'apprécie beaucoup votre conversation à tous les deux, personnellement j'ai réalisé depuis peu que je me sentais inculte dés qu'une personne face à moi, entamait un sujet ou je ne pouvais qu'écouter, apprendre, et je disais "je n'y connais rien, je n'ai pas ta culture ou ton niveau".
Par ailleurs si je n'ai pas pu aller au lycée, je sais aujourd'hui que nous n'avons pas tous les mêmes intérêts, que j'ai des connaissances plus élaborées que d'autres sur certaines choses, et vice versa, par contre je manque de connaissances générales en histoire, géo, et les maths sont un grand secret qui ne m'intéresse guère. Si tu n'as pas de nutella sur ta tartine, tu as peut être une tartine de crème de marron, et gouter la tartine de nutella te permettra peut être d'en avoir une à ton tour.
En parlant de ce sujet, un souvenir revient...une personne ayant le bac, me parlait comme si c' était anormal que je ne connaisse pas son sujet, on se connaissait depuis cinq ans, je lui ai juste rappelé mon niveau scolaire en m'excusant, elle a été surprise, et j'avoue que cela m'a fait du bien, elle avait oublié que je n'avais même pas le bac. Je me suis souvent sentie inférieure, et cela m'arrivera encore, je m'excuse encore de ne pas savoir, je n'aurais pas assez de toute ma vie pour apprendre tout ce qui m'intéresse et m'intéressera.
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar Poukach » Sam 23 Juil 2016 20:13

eauvive a écrit:J'apprécie beaucoup votre conversation à tous les deux, personnellement j'ai réalisé depuis peu que je me sentais inculte dés qu'une personne face à moi, entamait un sujet ou je ne pouvais qu'écouter, apprendre, et je disais "je n'y connais rien, je n'ai pas ta culture ou ton niveau".


C'est marrant ça me le fait parfois aussi mais dans des situations totalement random en fait.
Je sais pas si je dois mettre ça sur mon côté naïf (sur lequel j'ai beaucoup travaillé) ou quoi, mais souvent dès qu'une personne que je juge "supérieure" à moi se met à parler d'un sujet ou je ne suis pas très calée, je vais carrément boire ses paroles en me disant "prends en de la graine, toi qui sais rien". Même si cette personne raconte d'énormes conneries, contrairement à mon habitude je ne vais pas essayer de remettre en cause ce qu'il dit.
A part si ça me semble trop énorme pour être vrai, du style : les cochons volent les soirs de pleine lune vers 2h47 du matin et dans le sens inverse des aiguilles d'une montre... :vgeek:

Ah ! Et précision qui me semble importante : comment je juge quelqu'un comme supérieur à moi ? Ben c'est totalement arbitraire mais généralement ça concerne des personnes plus âgées que moi et que j'estime, des personnes qui pratiquent la même discipline que moi mais depuis plus longtemps et semblent avoir un meilleur niveau que le mien (et que j'estime), voire carrément une personne qui aurait un niveau hiérarchique plus élevé que le mien (et que j'estime), par ex: mon boss.

Sinon pour revenir dans le sujet, mes 1ers murmures ça ne fait que quelques temps que je les ai entendus mais comme je le disais dans ma prez' j'ai toujours pensé qu'un truc était diffèrent chez moi depuis gamine. C'est un peu anarchique comme histoire accrochez-vous :wasntme:

Le début d'une piste

En fait la 1ère fois ou j'ai pu mettre le doigt dans l'engrenage de "j'ai peut être trouvé en quoi je suis différente" c'était quand j'avais 18 ans et que je passais mon permis. J'ai galéré, mais galéré pour l'avoir ce bout de papier ... Et je vous raconte pas les leçons de conduite ou j'avais l'impression d'être complètement gogole... Combien de fois j'ai pleuré en leçon ou en sortant d'une ou deux heure de conduite... Je crois que j'ai exaspéré un bon nombre de moniteurs et même s'ils m'ont jamais dit que j'étais complètement con, ils l'ont pensé très fort plus d'une fois je crois.
Du coup j'ai fini par y croire, je me disais que c'était pas possible que j'étais pourtant pas plus débile que la moyenne, pourquoi j'y arrivais pas ?
Et en tapant différents mots clés sur Google (difficulté concentration permis, trop bête pour le permis ?) j'ai suivi des liens qui m'ont dirigé sur un site dédié au TDAH. J'ai cru m'y reconnaitre et c'est vrai qu'il y avait des points qui pouvaient me correspondre.
Mais l'hypothèse a jamais été creusée plus que ça puisque peu de temps après cette découverte une visite chez l'ophtalmo a confirmé que mes problèmes d'appréciation des distances provenaient d'un soucis aux yeux (je suis hypermétrope, légèrement astigmate, je me suis fait opérer d'un strabisme quand j'étais gosse et tout ça combiné fait que je suis incapable de voir la 3D, longue histoire...). Puis dans le même temps l'auto école a été rachetée, du coup tout le personnel a changé et mes problèmes de concentration se sont évaporées quand je me suis retrouvée en leçon avec des moniteurs qui me gueulaient pas dessus à chaque connerie et surtout me faisait pas sentir comme une moins que rien.
Finalement j'ai enfin eu ce putain de papier rose :rock: et l'idée du TDAH s'est un peu évanouie d'elle même.

C'est en début d'année (genre Janvier - Février) que j'ai recommencé à me pencher sur le sujet.
Je ne sais toujours pas vraiment pourquoi mais j'ai fait une sorte de bonne grosse déprime, comme jamais ça m'était arrivée de déprimer, j'ai cru devenir complètement folle.
Durant cette période j'ai beaucoup discuté avec un ami avec qui j'aime bien philosopher sur tout un tas de sujets car il a vision particulière de la vie sur laquelle on se retrouve souvent et surtout que j'aime beaucoup car elle me correspond pas mal. Il a mis le doigt sur certains trucs chez moi que j'avais jamais réussi à identifier toute seule, comme par exemple l'hypersensibilité.
Bon il me l'a pas formulé "mouiiii alors pour moi tu es hypersensible m'voyez" :vgeek:, mais il m'a clairement dit que pour lui j'étais quelqu'un chez qui l'instinct et la sensibilité faisaient partie intégrante de ma personnalité.
Du coup j'ai posé des questions à ma mère et apparemment il y aurait des instits dans ma scolarité qui lui auraient déjà fait la remarque de la sensibilité, puis même elle me l'a déjà dit.
Comme cette hypothèse me semblait envisageable j'ai pris mon ami Google sous le bras et c'est parti !! A grands coups de mot-clés (trop sensible que faire, déprime / dépression sensibilité, ne pas gérer ses émotions) j'ai fait mes propres recherches qui m'ont amené sur des sites concernant les "zeybreuhs", les surdoués et dans les caractéristiques de ces individus j'ai pu retrouver l'hypersensibilité et parfois le TDAH (coucou toi !).
Mais comme par magie c'est à peu prêt à ce moment que ma déprime surprise qui me lâchait pas les basques depuis le 1er Janvier a décidé de s'en aller toute seule, donc là aussi j'ai pas creusé le sujet plus que ça trop occupée par le taf / les copains et la maison à chercher.

J'ai repris mes recherches de façon complètement absurde ^^
Il y a environ un mois je m'ennuyais et je sais pas pourquoi je repensais en vrac à l'hypersensibilité, ma grosse déprime du début d'année et à force je me suis souvenu que j'avais trouvé des choses intéressantes que j'avais pas vraiment approfondies.
Allez, Google à la rescousse : on repart sur les mots-clés (surdoué comment savoir, surdoué caractéristiques, zeybreuhs adulte) et là par contre j'ai pas abandonné mes recherches je les ai poussées jusqu'à ce que je fasse le lien entre certains épisodes de ma vie et une potentielle douance, puis jusqu'à atterrir ici et me demander actuellement si ça vaut le coup de claquer 250€ pour le test (oui je me demande mon avis parfois) :)

J'ai conscience que le pavé du dessus est déjà bien long mais si ça peut en intéresser certains je vous fait un mini historique des épisodes que j'ai pu mettre en relation avec une potentielle douance. Sinon vous pouvez vous arrêter là parce que c'est méga subjectif comme anecdotes ;)

Historique rapido

Autour de 4-5 ans
Un premier truc : je me souviens avoir expliqué comment on faisait les bébés (avec des termes techniques pour mon jeune age :lol: ) à mes copains de maternelle et m'être fait punir assez violemment par les maîtresses. La plus grande injustice de ma vie ! J'ai vraiment pas compris sur le coup pourquoi j'avais écopé d'une matinée de "piquet" alors que moi je partageais juste mes connaissances avec des amis que j'aimais bien.
Quelques mois plus tard rebelote : suite à un "débat" avec mes copains sur le dessin animé Disney "Hercule" je leur expliqué ce que je savais sur la mort, l'âme et le peu que je savais sur la mythologie grecque. Je me suis encore fait défoncer, car sois disant "j'étais méchante de faire peur volontairement à mes copains". Ah bon ? Je leur fait peur ?
Première nouvelle, c'est pas l'impression que j'ai eu m'enfin retour à la case piquet...

Deuxième truc : je savais lire en grande section et je m'ennuyais copieusement car pendant les séances de lecture on refusait de me faire participer alors que je levais la main. OK...
Du coup j'ai vite compris que pour que mes copains viennent me rejoindre plus rapidement, je pouvais leur faire leurs exercices en douce pour qu'ils soient libérés et viennent jouer avec moi :lol:
Ce qui n'a pas plus au instits évidemment... Elles ont convoqué mes parents et leur ont fait un topo de comment j'étais à l'école et leur ont proposé de me faire sauter le CP. Ils ont refusé.

En CP
L'horreur, enfin surtout à la rentrée ! Moi qui adorais l'école en maternelle, je l'ai détesté durant les premières semaines qui ont suivi la rentrée : des "grands" qui m'ont pris pour bouc-émissaire alors que je venais juste d'arriver (pourquoi moi ?), l'instit qui me foutais les jetons, brrrr... C'était pas cool !
Puis je me suis adaptée, les "grands" ben quand ils me faisaient trop chier j'hésitais pas à devenir violente et à me battre avec eux /elles si nécessaire, ce qui m'a valu quelques punitions injustes la aussi, mais au moins on me foutait la paix. Et puis j'avais toujours mes copains de grande section et même si je terminais mes exos en avance sur les autres je pouvais aller jouer à Adibou alors moi ça me suffisait :)

En dehors de l'école je me souviens quand même d'un truc marquant et troublant c'est d'avoir déjà pensé au suicide à cette époque suite à une énorme dispute avec mes parents. L'idée de la fugue après une dispute un peu moins importante m'avait également déjà traversé l'esprit. Quand j'y repense maintenant c'est vraiment choquant et un peu effrayant.
Mes parents n'ont jamais été au courant.

CE1, CE2
Pas grand chose à dire, je me faisais encore souvent punir pour bavardage, parce que j'écoutais pas, parce que je faisais l'andouille pour distraire mes camarades mais je suivais bien et j'avais toujours des copains.
J'étais juste décalée : je faisais des jeux de mots qui faisaient parfois rire que les profs et pas les élèves, je faisais des exposés sur des sujets qui touchaient absolument pas les autres. Par ex: un exposé sur la musique, les autres avaient pris les artistes à la mode de l'époque, moi j'avais choisi Renaud car en CE2 j'étais une fan absolue de ce mec, et j'ai littéralement refait sa biographie en classe :lol:

En dehors de l'école, je sais plus trop comment mais j'ai développé des espèces de phobies complètement idiotes (surement dues à des films que j'avais regardés) et des rituels bizarres avant de m'endormir : peur panique que des serpents s'introduisent dans l'appart et nous tuent mes parents et moi, peur panique qu'un feu se déclenche et nous brule vifs, peur panique qu'un volcan se réveille et nous brule vifs.
J'en ai jamais parlé ouvertement à mes parents, quand le soir c'était trop intenable je prétextais un cauchemar sur ces thèmes pour en discuter avec eux un peu plus librement, mais je pense qu'ils m'auraient pris pour une folle autrement.

Au final j'ai plus ou moins combattu ces peurs par moi même :
  • Les serpents : je me suis beaucoup documenté dessus et lors d'une visite dans un zoo je me suis approchée au plus près d'un vivarium, j'étais rassurée, mais après cette peur s'est envolée
  • Le feu : je suis rentrée chez les Jeunes Sapeurs Pompiers (suite à une révélation lorsque des pompiers m'ont amenées aux urgences quand je m'étais ouvert le crâne assez gravement) du coup cette peur s'est complètement évanouie je sais maintenant maitriser un départ de feu
  • Les volcans : c'est très con... j'ai fait un rêve je me souviens où un volcan se réveillait et faisait disparaitre tout mon village, je me suis réveillée terrorisée et en sueur mais j'ai plus jamais eu cette peur après

CM1
Toujours quelques punitions parce que j'étais turbulente, je suivais toujours bien les cours, ya que niveau copains que ça se gâte. J'ai réussi, je ne sais toujours pas comment, à me foutre toute la classe à dos. Je n'ai rien fait pour ça dans mes souvenirs, mais la classe s'est vraiment liguée contre moi en partie parce que j'écoutais du Rock, alors que la mode était au Rap, et que je le disais haut et fort :nesaitpas:
Du coup pas mal de moqueries et de remarques blessantes, devant eux je jouais les dures et répondaient par des trucs un peu trop subtiles pour des gamins de CM1.

Un exemple :
Camarade de classe : "Connasse"
Moi : "Enchantée, moi c'est Léa" / "La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe" ...

Mais en vérité j'ai commencé à redouter l'école à cette époque, tous les soirs c'était inévitable : mal de ventre à s'en rouler par terre de douleur.
Puis ça s'est calmé on m'a juste ignoré ^^

CM2
Là j'ai absolument pas compris : je suis devenue l'idole de la classe ! Sans mentir ! J'étais l'intello mais cool ! :clap:
J'écoutais toujours du Rock / Metal et les autres ont commencé à s'y intéresser me demander des groupes à écouter, me demander des conseils... Je leur gravais des CD's et répondais à leur question avec plaisir.
Puis niveau scolaire certes j'étais la 1ère de la classe mais à chaque controle je laissais copier mes voisins et me démerdait pour passer les réponses aux copains quand j'avais un peu de rab de temps devant (au grand desespoir de mon instit).
Là aussi on a voulu me faire saute la sixième mais mes parents ont refusé.

6ème
Grosse claque, j'ai totalement perdu mon statut d'idole... Je me suis fait emmerder quasi dès les 1ers jours et toute la confiance en moi que j'avais s'est effondrée, le jour ou des 3èmes sont venus me demander si j'étais une fille ou un garçon en se bidonnant (il est vrai que depuis toute petite j'étais vraiment garçon manqué).
Mon égo a vraiment pris un gros coup et au lieu de rentrer dans le tas comme je faisais en CP ben quand on se moquait de moi je m'écrasais du coup je suis devenue une victime par excellence. Juste des moqueries mais qui ont bien contribué à anéantir ma confiance en moi.
Puis je comprenais plus le fonctionnement de mes copines, qui s'intéressaient à des sujets super futiles (pour moi) et mes copains trainaient entre eux alors plus question d'aller jouer avec les garçons comme en primaire au collège ça fonctionne plus comme ça...
Du coup obligée de trainer avec les filles, en ne participant que rarement aux discussions ou en exaspérant les copines quand j'intervenais... C'est là que j'ai commencé à perdre peu à peu mes copines et mes copains d'avant et à me retrouver très seule même au milieu d'un groupe de filles. C'est aussi à ce moment qu'a démarré ce que j'appelle le cercle du "je te fais la gueule / t'es ma pote". Pour un oui, pour un non, pour des raisons bidons on a commencé à me "faire la gueule" : cad m'ignorer, me rabaisser quand je l'ouvre, se foutre de ma gueule ouvertement à haute voix pour être sur que je l'entende. Et quand elles s'étaient bien amusée je pouvais réintégrer le groupe :think:
Je me suis réfugiée dans mon monde imaginaire, gardant que peu d'amis à part virtuels (que je rencontrais sur des forums, chats...).

De plus j'étais toujours l'intello de la classe alors ça aidait pas trop à s'intégrer...

5ème
Prenez la sixième faites en un copié-collé vous aurez le résumé de la 5ème. On me fait de plus en plus la gueule me traitant d'égoïste : ben ouais vu que je me fais bouder arbitrairement j'ai un peu moins envie de passer mes exos à des gens qui vont me mépriser quelques heures plus tard...
Fait marquant je commence à m'intéresser au Punk, le mouvement me plait je me documente dessus, en parallèle je m'intéresse au courant anarchiste. Je commence à affirmer ma différence / mon appartenance au mouvement Punk grâce à mes fringues, c'est dangereux, j'attire l'attention sur moi, mais je dis que quitte à se faire foutre de sa gueule autant que ce soit pour une bonne raison et assume complètement mon processus de Punkisation.

4ème
Le punk et l'adolescence font que j'en ai marre d'être l'intello qui plait aux profs. Je saborde volontairement mes résultats : assez bons pour que mes parents me foute la paix niveau notes (ils ont toujours été très exigeants avec moi à ce niveau) mais assez moyens pour ne pas trop sortir du lot. Je pense que ça a été un moyen de mieux m'intégrer, au moins même si on ne m'appréciais pas spécialement on ne me persécutais plus, et puis on appréciait mon insolence auprès des profs (juste assez pour éviter la colle, mais ouvertement du foutage de gueule :P)
Sinon pareil toujours ce phénomène de je te fais la gueule pour n'importe quoi, cette année là le grand défaut que j'avais c'était d'être hypocrite : parce que je ne disais jamais ce que je pensais. Ben en même temps quand j'aimais bien une personne qui était en train de se faire pourrir par le groupe de filles que je fréquentais, je préférais rien dire, si je prenais sa défense --> on allait me faire la gueule :nesaitpas:
Cette période m'a quand même fait plus de mal que la 6ème-5ème parce que les remarques étaient de plus en plus méchantes et je commençais à saturer à force.

3ème
Copié collé de la 4ème. Un peu d'automutilation, mais rien de très grave ça m'aide juste à supporter le quotidien entre guillemet. Puis brevet et là : soulagement !!!!!! Je me casse !!!! Dans un lycée, donc un endroit plus grand ou je vais pouvoir rencontrer d'autres gens :rock:

2nde
J'ai eu mon brevet avec mention je suis contente je rentre au lycée, je suis encore plus radicalisée niveau look et état d'esprit Punk / Anarchiste, mais je vais bien j'attends beaucoup de cette rentrée.
Je tombe un peu des nuées car à cause du look, de mon attitude (qui a pas changé pourtant depuis la 4ème) et de ce que je peux dire je suis obligée de rejoindre le clan des parias.
Je suis un peu dégoutée, mais je me lie finalement d'une très forte amitié avec une des autres parias et au final on s'éclate tellement toutes les deux qu'on finit par être bien acceptées par les autres de la classe (allez comprendre...).
On finit même par monter notre propre clan avec d'autres nanas d'autres classes et aucune de nous n'est persécuté.

De mon côté, je traine commence à sortir, trainer avec des marginaux (keupons, teufeurs, rastas...) et commence à fumer des pétards et prendre quelques cuites.

1ère
Copié-collé de la seconde. On peut juste rajouter à ça que je me trainerai une grosse déprime toute cette année là (due à une rupture amoureuse à cause d'une ex-amie) et que du coup je commence à faire n'importe quoi avec ces connaissances marginales et la drogue en générale. Par contre "grâce" à ça je deviens ultra populaire au lycée : personne n'est vraiment mon ami(e) mais tout le monde me parle et m'apprécie, je suis invitée à toutes les fêtes et je m'en prive pas.

Terminale
J'ai failli avoir de gros problèmes avec la drogue du coup je me suis calmée, j'ai coupé les ponts avec pas mal des marginaux avec qui je trainais par conséquent. Sinon rien à vraiment changé par rapport à la 1ère.
Je passe Bac et m'en vais passer un BTS dans l'Allier alors que tout le monde prévoyait de se retrouver dans le Puy De Dome en Fac.

Voilà c'était un peu jeracontemalife.com désolée mais c'est sur ces points là que je peux entrevoir des similitudes avec les descriptions des surdoués : problèmes d'intégration par les autres et problèmes de compréhension des autres, pas trop à me forcer pour avoir de bon résultats (l'école me faisait chier depuis la 4ème mais je savais que pour avoir la paix fallait que je donne aux profs ce qu'ils attendaient de moi), j'ai quasi pas révisé pour le bac et l'ai quand même eu avec mention, sentiment de bizarrerie par rapport aux autres que j'ai fini par volontairement exacerber...

Et puis ce que j'ai pas vraiment détaillé mais qui a toujours été et est toujours valable pour moi : c'est ce besoin de toujours découvrir, m'informer, me documenter sur plein de sujets, ce flot ininterrompu de pensées que j'ai parfois chéri, parfois détesté et rarement maitrisé...
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar Finrod » Ven 23 Sep 2016 09:16

Premiers Murmures…

Mes premiers murmures…. Mmmmhhhh compliqué… À quand cela remonte-t-il ? Très bonne question. Aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours senti en décalage avec les autres de mon âge. Apprentissage du langage très tard (par rapport aux autres). Pas d’amis. Très rapidement à la place de la tête de turc, du souffre-douleur des autres… Chaque jour, les quolibets, la mise à l’écart,… Une carapace qui se forme… Pris pour un abruti parce qu’on a des difficultés pour lire et écrire. Pour qu’un mot vienne se poser sur tout ça : la dyslexie.

Le temps passe. L’adolescence débarque et le fossé avec les autres se creusent encore plus. D’autant plus que mes aptitudes sportives sont, comment dirais-je ? plus que limitées. Les échecs scolaires font leurs apparitions aussi. Mon apparence physique se démarque de plus en plus aussi. Les conflits ouverts avec les profs. Cette phrase d’un prof : Mais qu’est-ce que tu fous ici ? Ta place n’est pas ici mais dans un institut pour attardés mentaux ! Mes nombreuses visites chez le préfet. Puis cette cicatrice sur la majeure partie de ma cuisse… Douloureux rappel du racket… De cette tentative de dire stop… Cette force intérieure dont je ne soupçonnais pas l’existence… Et ce prof de math qui me pousse à avancer, qui me traite de fainéant quand je choisis la « facilité » mais le seul qui a cru un peu en moi.

Entrée à l’université. Guindailles, beuveries,… Puis cette visite à l’orientation. Ces « tests » avec ce couperet : asocial, anticonformiste, QI inférieur à la moyenne, pas de place pour vous ici ! Nouveaux échecs scolaires. Parents dépassés qui ne savent plus quoi faire. Ce qui me « sauve » ? La découverte de mon futur métier. Mais pas plus assidu aux cours (vraiment pas fait pour moi). Ces regards dégoutés aux oraux parce que je réussis sans avoir ouvert un bouquin, sans avoir assisté aux cours… Et toujours la même réponse : j’en peux rien si j’ai de la chance et que je tombe sur des questions faciles. Moi ? Intelligent ? Comme une poule, oui !

La fuite en avant s’intensifie. Boulot temps plein, garde ambulance, intérim,… Des journées de vingt, vingt-deux heures. Commence à faire peur à mes collègues tellement je deviens translucide. Malgré ça, mes pensées n’arrêtent pas. J’épuise tout le monde à ne pas tenir en place. Hyperactif ? Je sais pas. Peut-être ?

Au final, j’ai l’impression de n’être qu’une ombre. Une ombre qui observe le monde, les Hommes, les incohérences, les injustices,… Je passe inaperçu. Je ne manquerais à personne si je venais à disparaître. Une idée passe mais… non. Je ne suis pas comme ça. Je suis bien plus fort. Je vais pas me laisser aller. LA rencontre. Tiens, bizarre. Je compte pour quelqu’un. Elle aime ce que je raconte, ma manière de penser… Les années passent et deux enfants sont là. Les tensions aussi. Elles augmentent jusqu’au jour où il faut prendre une décision ! On décide de nous laisser une dernière chance en débutant une thérapie de couple. Très gros effort pour moi qui exècre les psys ! (Désolé s’il y en a ici. Je sais que vous n’êtes pas tous pareils. Mais à l’époque, ceux que j’ai côtoyé au boulot, c’était pas ça). N’ayant jamais fait de dépressions, j’avais jamais dû en consulter.

Lors d’une séance individuelle, le thérapeute me dit : Mais vous vous rendez compte que vous rassemblez énormément de caractéristiques d’un hp ? Moi ? Haut potentiel ? La bonne blague. Mais bien sûr ! C’est pour ça que j’ai un parcours scolaire exemplaire ! N’importe quoi ! Mais pourquoi est-elle d’accord quand je lui en parle ? Elle a fumé quoi ? Et cette gamine hp avec qui je discute sur le net, pourquoi est-elle d’accord aussi ? Fabrice Bak ? Qui s’est ça ? Bon, d’accord. Promis, je regarderais sa conférence mais c’est clair, il ne parlera pas de moi. Mais qu’est-ce qu’il m’arrive ? Pourquoi cette boule dans ma gorge ? Pourquoi j’ai l’impression qu’il raconte mon histoire, mon passé ? Non, c’est pas possible ! Et… mais c’est de la petite qu’il parle là !

Et le thérapeute qui me dit : je vois à quel point cette nouvelle vous perturbe. Ne devriez-vous pas prendre contact avec des professionnels qui sont formés à la douance ? Ok, vous ne l’êtes pas mais alors, vous ne risquez rien à les voir, n’est-ce pas ? On verra. Oui, chérie ? Ah ? Tu as des liens pour la douance ? Tu as fait des recherches ? D’accord, j’irais voir. Après différents mails échangés, prise de rendez-vous pour les premiers tests, les qualitatifs.

J’ai fait la nuit. Je traine un peu au boulot. Le rendez-vous est dans une heure et demi. Comme d’habitude, j’arrive en avance. Plus le temps passe, plus j’ai envie de vomir. Ma bouche est complètement desséchée. Je vais marcher pour me calmer en attendant. Bon, c’est l’heure. Faut y aller. Ne pas être en retard maintenant, ce serait le comble ! Ma main tremble quand je sonne. Elles sont moites. Mais pourquoi je suis dans cet état ? La porte s’ouvre et une dame souriante me fait entrer. Je patiente deux minutes et elle revient me chercher. La conversation commence et je me détends petit à petit. Elle me pose tout un tas de questions et me fait un peu parler. Je fais un ou deux exercices mais c’est plus un échange. Le temps passe et au bout de plus de deux heures, elle me dit que ça n’arrive pas très souvent mais je vais ressortir de là avec un résultat. Pour elle, il n’y a pas l’ombre d’un doute que je suis hp. Elle a même un chiffre dans sa tête mais on verra avec le test quantitatif. Cependant, elle ne souhaite pas que je le passe tout de suite. Elle préfère que je rencontre d’autres hps pour me laisser le temps d’intégrer, de digérer la nouvelle. Elle voit que je ne suis pas prêt et crains que je ne sabote le test et qu’il ne soit donc pas interprétable.

Comment est-ce possible ? J’en sais rien. J’arrive pas à l’accepter… La période de déni s’installe. Mais je repense à tellement de choses, je revois mon passé avec cette nouvelle pièce. Si c’était quand même vrai, ça expliquerait bien des choses pourtant. Mais n’est-ce pas une solution toute faite ? Trop facile ?

(Note pour les modos. Si ce texte n’est pas dans l’esprit du forum, vous pouvez le supprimer directement et me dire par mp les parties problématiques pour que je les modifie. )
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar Symphonie » Jeu 13 Oct 2016 20:54

Hello tout le monde, si vous le permettez, j'entre^^ J'ai lu avec intérêt à certain nombre de vos témoignages, et je suis fascinée par toutes ces types de murmures différents... Et je suis assez surprise de l'âge auquel ils se sont fait entendre, pour beaucoup d'entre vous !

Alors, les premiers murmures... D'entrée de jeu, j'aurais eu tendance à répondre « Il y a quelques jours... ». Sauf que... Sauf que, pour être honnête, je crois qu'il y a eu des signes il y a 11 ans, quand je suis entrée au lycée. Et je me dis que si j'avais coopéré avec les psy, à l'époque, j'aurais peut-être déjà eu des réponses.

Mais commençons par le commencement : je suis née un... euh, non c'est pas ça. Plus sérieusement, vous n'allez peut-être pas voir le rapport tout de suite, donc merci si vous lisez jusqu'au bout !

Il y a 11 ans, juste avant mon entrée en seconde, j'ai commencé à avoir des douleurs à la jambe. Je n'y ai pas prêté attention au début, mais les douleurs se sont rapidement amplifiées, diffusées dans les muscles, les nerfs, les articulations. J'ai dû resté 3 mois alitée chez moi à cause de la douleur, avec des piqûres pour tenir.
Au début, les médecins que j'ai vu m'ont affirmé que le stress, ma solitude, et ma très grande émotivité m'avaient fait somatiser. (!) Sauf que non, je n'étais pas stressée. Anxieuse, oui, mais pas particulièrement stressée (en dehors de l'attente du diagnostique). Je ne sais pas si vous voyez la différence, mais moi j'en vois une. Je vois le stress (au sens psychologique, pas au sens biologique) comme la réponse à une agression plus ou moins temporaire (un devoir à rendre, une réunion, un examen etc...). Pour moi, l'anxiété est plus profonde, plus pernicieuse. Les mots ont un sens qui leur est propre. Même les synonymes ne revêtent pas la même nuance (D'ailleurs, il arrive souvent que je ne comprenne pas les questions qu'on me pose, ou les remarques que l'on me fait, si ce n'est pas le bon mot qui a été utilisé. Dans ces cas-là, j'ai l'impression d'être une débile...). On peut être stressé sans avoir une nature anxieuse, et vice versa. Du coup, quand le psy qui m'a vue m'a demandé ce que je faisais là, j'ai répondu que je ne savais pas. J'ai encore dit que je n'étais pas stressée (je n'ai pas dit que j'étais anxieuse, ce n'était pas sa question, non?). Et c'en est resté là.

Après des années d'errance médicale, certains médecins ont conclu à une fibromyalgie. Soulagement ! Non, je n'étais pas folle ! D'autres sont comme moi. Certes, d'autres médecins n'étaient pas convaincus, et persistaient à parler de mon anxiété, de mon émotivité, et ne cessaient de me demander si j'avais des amis. J'avoue que je ne voyais pas le rapport, donc je n'ai pas cherché à savoir pourquoi j'étais anxieuse en permanence (qui ne le serait pas, avec ce qui se passe dans le monde !), pourquoi j'avais une émotivité exacerbée, et surtout pourquoi j'étais incapable de me faire des amis. Pour mon hypersensibilité et mes troubles du sommeil émotivité exacerbée (dûs à mon incapacité de cesser de réfléchir, mais je n'ai jamais pensé à le dire aux médecins...) étaient reliées à la fibro.

Et puis, il y a quelques jours, Facebook me suggère une publication : le témoignage d'une surdouée révélée à 29 ans. Et là... the choc ! J'avais cliqué par automatisme, parce que je le fais toujours quelque soit le sujet, et... l'article parlait de moi, en quelque sorte.
Depuis, j'ai lu des articles, des témoignages, j'ai commandé « Trop intelligent/Trop sensible pour être heureux ». Tout ça me parle à un point que je n'aurais pas imaginé, mais je me sens encore plus perdue qu'avant. Je ne me sens pas l'âme d'une surdouée, et pourtant... Et avec le recul, je me demande si, comme ces médecins l'avaient suggéré, ces douleurs ne seraient pas une réaction de mon corps à tous ces stimuli... (J'ai vu aussi que les surdoués avaient des taux plus faibles de sérotonine, ce qui est aussi le cas des fibromyalgiques... que d'interrogations!)

Je sais que je dois voir un psy pour en avoir le cœur net, mais pour l'instant je ne suis pas prête à franchir le pas. Néanmoins, la piste est trop « réelle » pour que je l'ignore, surtout que, pour moi, l'enjeu est plutôt du côté douleurs. Quelque part, je me dis que je n'aurais jamais dû lire cette saloperie d'article (c'est la curiosité qui tua le chat, dit-on), parce que ça cogite encore plus^^.
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar marienat23 » Ven 14 Oct 2016 23:47

Symphonie, je me retrouve un peu dans ton message.

Sauf que c'est plus rapide, j'ai des douleurs depuis quelques mois, plein d'examens et on me dit : fibromyalgie aussi peut-être ou une dépression. J'ai consulté pour la gestion du stress (de l'anxiété plutôt, je comprends ta distinction et j'y adhère car je suis anxieuse de caractère et en ce moment je suis en plus dans une période de stress intense à cause des examens médicaux, qui viennent de se terminer sans succès hier mais le stress est retombé, reste mon caractère anxieux) et dans la discussion on m'a dit que ce que je décrivais dans mon caractère correspondait bien à un fonctionnement de HP et que ce serait une piste à creuser. Je suis aussi synesthète (j'ai appris le terme il y a peu, car avant tout le monde en riait).
J'ai décidé de passer le wais 4, j'ai demain un entretien préalable avec une psychologue. On verra bien. je pense en avoir besoin pour travailler sur l'anxiété et la gestion des douleurs.
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar Symphonie » Sam 15 Oct 2016 09:21

Marienat : Le problème avec la fibro, c'est que c'est un diagnostique fourre-tout pour laquelle il n'existe pas de test clair. J'ai l'impression que tu envisages la douance pour la même raison que moi : remédier à l'anxiété, et surtout à la douleur. Surtout que, je ne sais pas pour toi, mais en ce qui me concerne les anti-douleurs et anti-inflammatoires sont une efficacité toute relative. Je te souhaite bon courage en tout cas :rrmiaou:
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar marienat23 » Sam 15 Oct 2016 11:30

Symphonie a écrit:Surtout que, je ne sais pas pour toi, mais en ce qui me concerne les anti-douleurs et anti-inflammatoires sont une efficacité toute relative. Je te souhaite bon courage en tout cas :rrmiaou:


Merci. Oui c'est peu efficace, voire pas du tout pour certaines douleurs.

Premier contact avec la psychologue. Elle est calme et elle m'a écoutée. Mais elle ne parait pas saisir ma démarche. Elle n'a pas l'air de relier ce que je décris à la douance (que j'ai pourtant retrouvé dans les livres conseillés par le médecin qui m'a conseillé le test et qui avait été mis sur la piste par un entretien sur mon fonctionnement). Elle me parle de traumatisme dans l'enfance mais mon comportement est bien antérieur au grave accident de mon père.
Elle dit aussi que le stress ne joue pas dans la réussite du wais 4 (alors que j'ai vu ici que si et que certains subtests sont affectés. Sachant que je considère mon bac comme un échec car j'ai perdu mes moyens et que ma note est 4 points en dessous de toute ma scolarité, ça m'inquiète un peu de savoir que ça ne sera peut-être pas pris en compte.) Elle me déconseille les tests tat et rorschach. Elle dit que ça n'a pas de lien avec le wais.
Elle m'a été recommandée ici donc je vais poursuivre ma démarche mais sinon j'aurais surement changé.
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar W4x » Dim 16 Oct 2016 17:35

Offtopic :
Effectivement il faut tâcher de hiérarchiser les manifestations pouvant être liées à la douance... ;)
Ce n'est pas maintenant qu'il faut craindre de comprendre.
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar Livingstone » Dim 16 Oct 2016 18:18

Offtopic :
Rien ne t'oblige à continuer avec la même. Une anxiété de performance surtout chez une personne qui se connait l'avoir... le test risque de surtout alors te révéler une... anxiété de performance : il me semble que ce n'est pas son objectif, plutôt un de ses biais qu'on devrait chercher à minimiser. Je trouve étrange que la psy n'intègre aussi délibérément pas cet élément te concernant.
Ne risques-tu pas au final de t'en vouloir d'avoir suivi un avis que tu ne sentais pas ?

Il vaut peut-être le coup de mieux prendre ton temps et voir au besoin un ou deux autres psys, parce que c'est nouveau une seule fois... que de vouloir en finir vite et avoir tout son temps pour regretter ?
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar marienat23 » Dim 16 Oct 2016 20:18

Offtopic :
Livingstone a écrit:Rien ne t'oblige à continuer avec la même. Une anxiété de performance surtout chez une personne qui se connait l'avoir... le test risque de surtout alors te révéler une... anxiété de performance : il me semble que ce n'est pas son objectif, plutôt un de ses biais qu'on devrait chercher à minimiser. Je trouve étrange que la psy n'intègre aussi délibérément pas cet élément te concernant.
Ne risques-tu pas au final de t'en vouloir d'avoir suivi un avis que tu ne sentais pas ?

Il vaut peut-être le coup de mieux prendre ton temps et voir au besoin un ou deux autres psys, parce que c'est nouveau une seule fois... que de vouloir en finir vite et avoir tout son temps pour regretter ?


Je me dis que peut-être j'ai mal interprété et c'est sur le forum qu'on m'a conseillé cette adresse alors je pense que les retours sont positifs. Elle m'avait parlé du stress dans son mail avant la visite mais son discours était un peu différent hier. Je ne veux pas me monter la tête et j'espère pouvoir gérer le jour j. Sinon elle est très calme et douce, contrairement à la psychiatre que j'avais commencé à voir qui me hurlait dessus et voulait me bourrer de cachets (après plusieurs autres avis médicaux, on m'a déconseillé de poursuivre et surtout de prendre des anti-dépresseurs, dont la psychologue vue hier).
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar jaqi » Sam 5 Nov 2016 17:19

Il est délicat de parler de premiers murmures en ne sachant pas si les faits sont avérés. Je comptais d'ailleurs répondre à ce sujet seulement si je devais être diagnostiqué surdoué.
Mais après réflexion, ce sujet est dans "Là où l'on se pose des questions", alors je vais jouer le "jeu", estimant qu'il est le prolongement de la présentation, et que le minimum, quand l'on s'incruste dans un domaine spécifique, est d'expliquer un peu plus précisément pourquoi on prétend en faire partie.

Comme je l'ai dit dans ma présentation, ce sont divers articles et interviews sur le sujet de la douance par certains psys qui m'ont mis la puce à l'oreille.
Et parmi tout ce qui semblait me concerner, quelques points clef de mon enfance et de mon adolescence me paraissaient correspondre parfaitement, et se répétaient constamment dans les discours : l'échec scolaire et la délinquance.

Concernant mon parcours scolaire, il a été chaotique, c'est le moins que l'on puisse dire.
J'ai redoublé le CM2, la 5ème, la 3ème et j'ai fait 3 fois la seconde, 2 fois en plomberie, une fois en menuiserie, pour finalement décrocher sans passer d'examens, et tomber dans une délinquance de "boloss", comme disent les plus jeunes maintenant.
Boloss, car j'étais dans le milieu de la délinquance, mais je sentais bien que je n'y étais pas à ma place, que je n'avais pas grand chose en commun avec beaucoup d'autres qui eux, par contre, semblaient y être plus à leur aise.
Disons pour faire bref que si c'était aujourd'hui, je serais le jeune "type" qui passerait à la TV pour se faire mater par le "grand frère" (mais après rupture venant d'une crise d'angoisse, c'est le grand frère de l'époque qui s'en est chargé...l'armée...me suis retrouvé en compagnie de combat à en baver pendant 10 mois, ça m'a remis sur le droit chemin...).
Donc, résultat : aucun diplôme, pas même le brevet des collèges, mal barré pour mon avenir, ne sachant pas quoi faire, où aller, où me diriger, etc...
Paumé quoi...

Alors, cette partie de mon histoire ne serait pas spécialement significative, je n'aurais pas eu de raisons de la mettre en rapport avec la douance, de faire un rapprochement, si je n'avais pas eu le souvenir de ce que m'avait dit ma Maman à une époque.

Et là, on est dans les premiers murmures.

En maternelle, fin des années 70, j'étais souvent absent, car souvent malade, étant prématuré, et la directrice avait interpellé ma Maman pour lui dire qu'elle trouvait impressionnant le fait que je manque sans arrêt, et que dès que je revenais en classe, je rattrapais tout le monde, pour ensuite prendre de l'avance, et le tout assez rapidement. Elle lui aurait dit qu'elle trouvait que j'étais très intelligent, et qu'à cette allure il faudra prévoir que je saute de classe...(mais qu'est-ce qui s'est passé ? :D )

A vrai dire, tout cela je l'ai su depuis très jeune, mais ma Maman étant ma Maman, je pensais, comme c'était déjà arrivé, qu'elle exagérait surement. Donc, c''était resté dans un coin de ma tête, mais je n'avais jamais trop focalisé là-dessus, juste quelques passages de temps en temps, lorsque le sujet était médiatisé.

Voilà donc les murmures principaux qui ont contribué à mon intérêt pour la douance.
Ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison
Michel Colucci
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Re: du temps des premiers murmures...

Messagepar ^°Kagi°^ » Lun 28 Nov 2016 15:33

Bonjour à tou(te)s,

Puisque ça s'appelle les "premiers murmures", voici une classification par murmures (je n'ai gardé que les plus gros et vous ai épargné les entre-murmures, sinon on ne s'en sortait pas à moins de deux pages de post) expliquant mon arrivée en ces terres d'asile...

(sur l'air de "Ça s'en va et ça revient, c'est fait de tout petits riens...")

Murmure n° 1

On m'a rapporté qu'enfant, il avait été question de me faire sauter une classe, que je collais les adultes comme une mouche à longueur de journée en posant plein de questions, que mon niveau d'énergie était tel que mes parents m'envoyaient me calmer dehors (la rengaine de mon enfance : "Prends ton vélo et va faire trois tours" - du lotissement où nous habitions NDLR), que j'étais tête en l'air, brouillon, désorganisée, insomniaque, perfectionniste et hyperanxieuse. L'hypothèse de la douance aurait été soulevé par une de mes institutrices (le conditionnel est de rigueur, j'ai pas vraiment plus d'infos que ça).
Mouaisbof...

Murmure n° 2

Première de la classe tête à claque jusqu'en CM2, je sauve à peu près les meubles jusqu'en 5ème... En 4ème, mes résultats scolaires s'effondrent durablement. Je "manque de rigueur" et de "méthode" à longueur de bulletins scolaires. Les maths qui n'ont jamais été mes copains, même quand j'étais preums en primaire, deviennent ma bête noire absolue. J'ai le cerveau qui s'éteint aussi sûrement qu'un ordi en pleine coupure de courant quand je vois une équation.
Côté sociabilité, c'est pire. Je ne comprends pas la mode, les groupes de musique, le fait d'être "fan de", les boums, le fait de traîner avec une bande. Secrètement, je trouve tout ça vraiment nul mais je crève de solitude et je meurs d'envie de m'intégrer alors j'essaie... Mauvaise idée, mes tentatives maladroites pour "être cool" me font rejeter encore plus violemment.
Pendant ce temps là à Véra Cruz, mes notes crèvent le plancher de la cave en maths et sciences. Mon refuge c'est les livres, partout, tout le temps. Au CDI de mon collège, je tombe sur un roman qui me remue un peu l'intérieur : E=MC2 mon amour de Patrick Cauvin, qui raconte une histoire, bin, d'amuuuuur entre deux surdoués. Ca m'allume une lumière quelque part au niveau du vécu entre la cave et le grenier et je me pose pour la première fois la question toute seule (concernant la douance, hein, pas l'amour). Contrairement au personnage féminin du roman, je suis une quiche en maths, mais sa passion pour la philo me parle. Y'a pas les oeuvres de Heidegger au CDI de mon collège mais je déniche la Critique de la raison pure de Kant et l'Esthétique de Hegel. J'essaie de lire. Je panne que dalle. Je me dis que puisque je n'arrive pas à comprendre, je ne peux pas être surdouée... peu importe, la philo ça a quand même l'air sympa et vu ma côte de popularité au collège j'ai pleiiiiiiiin de temps, du coup je tente quand même le coup du côté d'autres philosophes qui me paraissent plus accessibles et je tombe sur Voltaire. Gros coup de foudre pour son dictionnaire philosophique. Mais j'ai quand même du mal à comprendre certaines choses. Pour l'entrée "dogmatisme", Voltaire propose une définition dudit en cassant du sucre sur le dos de Démocrite, de manière... hyper dogmatique ! Je me dis qu'il est un peu gonflé quand même.
J'ose en parler à un prof de français-latin-grec qui a l'air d'avoir un peu de sympathie pour moi. Il me regarde bizarrement avant de m'expliquer l'universalité du principe de contradiction et de mauvaise foi chez l'être humain. Encouragée par cette première réponse, j'en profite pour lui demander de m'expliquer ce que c'est qu'une catégorie à priori chez Kant - il se sauve en salle des profs sans se retourner. Je n'oserai plus rien lui demander.

J'abrège un peu, sinon ça va faire long. En première L mes résultats remontent comme par magie parce que je fais enfin ce que j'aime. Bac avec mention. Fac, agreg, doctorat. L'hypothèse de la douance passe en arrière plan et s'efface...

Murmure n°3

Début de vie adulte. 4 années noires. Je me demande pourquoi je prends tout en plein dans la gueule, le beau comme le moche, tout le temps. Je redéterre de moi-même l'hypothèse de la douance, mais les psychiatres s'en foutent et ne veulent pas aller creuser de ce côté là.
Je finis par m'en sortir en m'auto-bottant le cul après avoir touché le fond et avec l'aide de mon (à cette époque, futur) mari. Je remise une fois de plus l'hypothèse de la douance. Puisque ça va bien, n'est ce pas.

Murmure n°4

Il y a un an. Un ami qui a eu un peu la même scolarité que moi m'envoie un mail pour m'annoncer sa douance. Il nous encourage à aller passer les tests, mon mari (qu'il connaît aussi) et moi, certain que nous sommes concernés aussi. Je me dit qu'il doit être en plein effet Barnum-projectif.

Personnellement, je n'y crois pas trop à cette histoire de douance (pour moi je veux dire). Je suis trop con, surtout en maths, c'est vertigineux à quel point je ne comprends rien. Mais bon ça me gonfle de me trimballer une hypothèse qui refait surface périodiquement comme un sous-marin en ravitaillement, alors j'aimerais en avoir le coeur net une bonne fois pour toutes. Finalement, je suis bien attrapée : je pensais qu'avec la maturité, ce genre de questionnement identitaire que j'imaginais caractéristique de l'adolescence et du jeune âge adulte allait s'en aller. Que nenni. Après réception du mail dudit ami, je n'ai pas réussir à me retirer le questionnement de la tête et ai été surprise de la force avec laquelle il m'a de nouveau secouée. Il va falloir aller vérifier. J'espère qu'échanger ici me donnera la pichenette finale dont j'ai besoin pour me motiver à me bouger le c***. Et pis d'abord j'ai peur que le test dise que je suis débile.

Une dernière chose ou plutôt deux : même comme ça c'était long alors je ne vous en voudrai pas de ne pas lire jusqu'au bout ma consciencieuse auscultation de nombril.

Deuxième chose : j'ai bien conscience que le ton de cette présentation n'est pas très catholique, et que ma façon de m'exprimer est parfois assez allumée. Cela dit, j'ai pris le parti de ne pas m'autocensurer puisque c'est comme ça que je pense dans ma tête. Je me suis dit que s'il y a un endroit où je peux sortir ce que je ressens comme ma différence à des fins comparatives, c'est bien ici.
Je comprendrais cependant que la modération juge le ton trop léger - voir potentiellement blessant pour ceux qui se posent la même question - pour cette section visible du forum et décide de retirer mon post.

J'espère qu'après cette présentation en mode sale-gosse-même-pas-mal, je ne me suis pas déjà attirée les inimitiés de plein de gens que mon côté cirque gonfle passablement. Je ne sais juste pas comment m'y prendre différemment à moins de vous présenter le faux-self lisse que j'utilise en société.

Brayf, voilà quoi. :tmi:
^°Kagi°^
 
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