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Peut-on se suffire du diagnostic clinique?

Cette section est ouverte à tous les membres : elle doit permettre un partage d'expériences autour des problématiques liées à la découverte de la douance.

Modérateur: Bradeck

Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar Rebelle? » Dim 8 Fév 2015 19:16

Merci Shinoune,

Je vais réfléchir à ces questions car je trouve que tu as assez bien cernée la problématique.
Et ça c'est constructif ;)
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar Rebelle? » Dim 8 Fév 2015 19:17

Mlle Rose a écrit:
Rebelle? a écrit:Ensuite, si vous ne trouvez pas d'intérêt à ce fil, je l'accepte tout à fait, mais merci de simplement passer votre chemin, car j'en ai assez d'avoir à me justifier, je trouve que je l'ai déjà assez fait pour permettre le débat sur la question posée.

J'aimerai donc que seules les réponses constructives à ma question soient abordées, le reste est pour moi désormais hors sujet.

Si cela ne plaît pas, il appartiendra aux modérateurs de bloquer mon post.

Merci de votre compréhension.


Ben dis, les gens ont le droit de réagir à ce que tu dis hein :lol:
Si tu veux pas débattre parce que certains types de réponses te dérangent dans ce cas ça sert à quoi de
demander ? :think:

C'est quoi une réponse que tu juges constructive d'ailleurs ?



HS
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar Mlle Rose » Dim 8 Fév 2015 20:06

Non mais pousse pas trop mémé non plus ;)
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. E. de la Boétie
NB : Je ne réponds pas aux questions perso en mp, je manque cruellement de temps pour ça et déteste répondre aux gens à l'arrache. Donc... merci d'éviter :f:
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar Rebelle? » Dim 8 Fév 2015 20:51

Aller je fais un effort et vais tenter de recommencer (et je remercie celui qui se reconnaîtra) de m'avoir ouvert les yeux.

La question que je pose ici est d'ordre purement général. Je ne souhaite pas aborder l'étude de mon cas particulier. Ce n'est pas l'endroit pour.

Mais maladroitement j'ai démarré mon post sur un exemple qui est le mien pour illustrer une question générale que je ne pose qu'à la fin du post, laissant penser alors à une double question. Je n'aurai pas dû car cela a pour conséquence que beaucoup ici tente de comprendre la question personnel qu'il y a derrière la question générale qui du coup elle devient ici pour eux secondaire (car oui derrière il y a le lien avec la question personnelle de mon éventuelle surdouance mais celle-ci je ne souhaitais pas l'aborder ici mais j'ai dû au fil de vos questions en parler quand même en partie). Donc mea culpa.

Donc je réitère la seule question que je souhaite aborder ici avec vous et vous demande de bien vouloir "effacer" de vos mémoires (si tant est que cela soit possible) le reste : un diagnostic HPI fait par un professionnel (psychologue, psychiatre...) sur la seule base de l'observation clinique donc sans faire passer un test de QI à son patient peut-il être considéré comme légitime?
Si oui, pourquoi? Si non pourquoi?

(quant à la question subsidiaire que moi je me pose, celle de ma surdouance, oubliez là svp).

Merci à ceux qui ont déjà donner leur position sur la question.
Et je vous prie de bien vouloir excuser mon incompréhension fasse à vos questionnements et donc les réponses peut être agressives que je vous ai donné... :sweat:
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar helix » Dim 8 Fév 2015 21:22

Bonjour Rebelle?

je n'ai aucune expérience des psys de n'importe quel suffixe, mais au vu de ce que j'ai lu ici, la définition donnée de HPI semble être celle de la note obtenue au test, avec une répartition de ces notes normale (au sens mathématique du terme), c'est à dire en courbe de Gauss, la définition de "surdoué" étant donnée aux notes des 2% supérieurs de la répartition. La note fait en fait partie de la définition, et même l'est, semble-t-il. La question n'en est donc pas une, puisqu'elle concerne des notes à des tests. Je suppose que dans une relation à un psy on cherche quelque chose sur soi pour aller mieux dans sa relation avec soi-même et les autres et qu'il peut y avoir une fonction de réparation importante dans la réalisation de tels tests, mais que tout un faisceau d'autres choses, très variables selon la personnalité et l'histoire de chacun, sont nécessaires dans une relation thérapeutique.
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar TourneLune » Dim 8 Fév 2015 21:37

En fait, tu as très mal lu....
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar Rebelle? » Dim 8 Fév 2015 22:19

Tournesol a écrit:En fait, tu as très mal lu....


Et on recommence...

Là, je ne sais plus quoi dire pour qu'on m'oublie... Et qu'on se focalise sur la question... J'abdique.
Rebelle?
 
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar TourneLune » Dim 8 Fév 2015 22:21

Je parle à Hélix, qui a mal lu ce qu'il est écrit pourtant très clairement ici.
au vu de ce que j'ai lu ici, la définition donnée de HPI semble être celle de la note obtenue au test,

Ben non, c'est surtout pas ça.
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar Rebelle? » Dim 8 Fév 2015 22:26

Tournesol a écrit:Je parle à Hélix, qui a mal lu ce qu'il est écrit pourtant très clairement ici.
au vu de ce que j'ai lu ici, la définition donnée de HPI semble être celle de la note obtenue au test,

Ben non, c'est surtout pas ça.


Oufff j'ai eu peur.
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar sandrinef » Dim 8 Fév 2015 22:45

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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar romu » Dim 8 Fév 2015 23:01

Lors de la passation des tests, le psy"machinchose" se base sur le bilan en lui même et l'observation de la personne, ainsi, pour diagnostiquer un HP, il se base sur les scores aux différents subtests et ses observations...
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar Sofifonfec » Lun 9 Fév 2015 11:27

Rebelle? a écrit: un diagnostic HPI fait par un professionnel (psychologue, psychiatre...) sur la seule base de l'observation clinique donc sans faire passer un test de QI à son patient peut-il être considéré comme légitime?
Si oui, pourquoi? Si non pourquoi?


Illégitime selon moi, pour les raisons invoquées par sandrinef, shinoune, arizona, d'autres, beaucoup de choses que tu peux lire par ailleurs.
Ce qui n'empêche pas le psy d'avoir peut-être "une intime conviction". Subjective. Libre au patient de la prendre pour ce qu'elle est : subjective. Et ce n'est pas péjoratif dans mon esprit. C'est simplement d'un autre ordre. Le patient connait-il son thérapeute, est-il engagé dans une relation de confiance, a-t-il l'impression qu'il a bien cerné les différents aspects de son fonctionnement cognitif et émotionnel ?... Tout ça va donner plus ou moins de crédit à cette impression subjective. Qui est un des maillons de la démarche diagnostique. Pas des moindres, mais un des maillons seulement.

Est-ce qu'il est déontologique de le balancer au patient comme ça, autre histoire. J'ai le sentiment que non, tout dépend de comment c'est fait : "il me semble, subjectivement, que oui, / je présume fortement que oui / mais seul un test permettrait de lever le doute" ou "oui, c'est tout à fait évident et inutile de l'objectiver car mon regard subjectif suffit"... Spa la même chose et ça ne résonne pas pareil dans les oreilles de celui ou celle qui l'entend...

La vraie question à se poser, je plussoie mes camarades, c'est : qu'est-ce qu'on a envie d'en faire ? Qu'est-ce qu'on cherche à savoir en se raccrochant à l'hypothèse de la douance ? Quel morceau de notre parcours, de notre identité nous gratte pour avoir envie d'y mettre ce nom-là ? Et à quoi ça va nous servir d'en être tout à fait sûr, de le suspecter fortement, ou de se dire que peut-être ?... Comment navigue-t-on dans l'incertitude ? A quoi la certitude sert-elle (dans ce cas précis) ? Dans quelle mesure ? Jusqu'où ?...

Y a pas deux personnes qui auront la même réponse à ces questions. Et puis y a fort à parier que les réponses varieront dans le temps.

Bon courage ;)
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar Bob Arctor » Lun 9 Fév 2015 11:59

Rebelle? a écrit:Donc je réitère la seule question que je souhaite aborder ici avec vous et vous demande de bien vouloir "effacer" de vos mémoires (si tant est que cela soit possible) le reste : un diagnostic HPI fait par un professionnel (psychologue, psychiatre...) sur la seule base de l'observation clinique donc sans faire passer un test de QI à son patient peut-il être considéré comme légitime?
Si oui, pourquoi? Si non pourquoi?


Bonjour,

En premier lieu, j'ai lu dans les pages précédentes deux ou 3 réponses très précises, dont certaines émanent de professionnell(e)s.
En résumant, ces réponses disent que pour confirmer le diag de HPI, il faut remplir 2 conditions cumulatives :
1- s'être entretenu avec un psy (anamnèse)
2- avoir passé le test de mesure du QI de Weschler ou d'autres reconnus par la profession (je sais qu'il en existe au moins 2 autres) et dépasser un score global fixé statistiquement (je mets de côté les cas de QI hétérogène, puisque ça ne change rien à cette condition 2)

Cela répond précisément à ta question d'ordre générale : oui, il faut un test en complément de l'observation par le psy.

En second lieu, on peut considérer la question sur le plan mathématique/stats.
Les résultats des mesures de QI se répartissent selon une loi de distribution normale (http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_normale
Selon la WAIS, est considéré comme HPI le sujet qui se trouve au-delà de 2 écart-type, soit QI>130.
La méthode de mesure qui permet de se situer sur la courbe doit forcément être la même pour tous les humains testés, sinon cela n'a aucun sens. Je doute qu'un psychologue puisse prétendre diagnostiquer tous les humains de la planète.

Alors, si un psy peut présumer qu'un patient dépassera le 130 au test, en aucun cas il ne peut l'affirmer avec certitude.
Le seul moyen valide reste donc de passer le test pour vérifier où le sujet se trouve sur la courbe.
Si Dieu existe, j'espère qu'il a une bonne excuse...
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar TourneLune » Lun 9 Fév 2015 12:52

Il peut aussi expliquer pourquoi il n'a pas dépassé les 130, notamment en cas de résultat hétérogène.
La façon dont on passe le test, dont on répond mal ou bien à certaines questions est aussi importante.
Le test est un outil objectif mais il ne s'agit pas de se satisfaire de son unique résultat chiffré.

Il reste que sans aucune base objective qui permette de recaler l'intime conviction par rapport à la réalité, rien n'empêche un glissement vers l'identification de quelque chose qui n'est plus la douance.
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar Sphax » Lun 9 Fév 2015 13:04

Que rajouter à mes collègues ? Je pense aussi le test indispensable pour pouvoir se dire surdoué et j'accepte qu'on se contente de l'avis de son psy si on se sent capable de considérer que peut-être on est surdoué (mais il me semble difficile sur le long terme de rester sur un peut-être, je crois qu'on va tous naturellement finir par pencher vers un côté ou vers l'autre et donc sortir de ce peut-être ce qui devient problématique surtout si on penche vers le oui).

Pour ajouter du concret au débat, je t'inviterais à aller lire sur le forum les sujets où les gens parlent de s'ils se reconnaissent dans les listes de caractéristiques qu'on trouve sur les surdoués. Tu verras que non seulement c'est très variable d'une personne à l'autre, mais aussi qu'aucune caractéristique n'est universelle. D'ailleurs je connais des gens dont la réussite éclatante ainsi que la richesse et la rapidité de leur analyse et de leurs réflexion me donnent l'impression d'être tellement bête à côté d'eux, que j'ai du mal à ne pas considérer que s'ils passaient des tests, ils ne seraient diagnostiqués surdoués. Et pourtant après lecture de certains livres sur la douance ils ne se reconnaissent pas tant que ça dans ce qui y est dit...
On a vu aussi un certain nombre de gens arriver sur le forum en expliquant qu'ils devaient absolument être surdoué tellement la quasi totalité des caractéristiques c'était eux tout craché depuis leur enfance. Et puis au final le test à donné du 110 à 120 homogène (donc intelligents mais pas du tout surdoués) avec un diagnostic négatif categorique du psy.
Du coup j'aurais plus que tendance à me méfier de ces listes de caractéristiques. La seule constante finalement étant probablement le fait d'avoir eu un score supérieur à 130 au test ou un score (un peu) inférieur avec correction du psy suite à ses observations lors de la passation. Ce qui voudrait dire que point de surdoué sans passation.

Un autre élément serait la fiabilité à mon avis très limitée du simple avis d'un psy. Je ne dis pas que certains psys ne peuvent pas être très bons pour comprendre ce qu'il se passe, mais plutôt que tous les psys sont limités à ce que leur patient leur dit. Au final ils n'ont régulièrement aucun élément concret et ne peuvent se baser que sur ce que le patient leur en dit, avec tous les biais que ça peut engendrer. J'ai d'ailleurs connu un exemple d'une personne qui, en ne racontant que les éléments qu'elle voulait à son psy, arrivait à faire dire au psy ce qu'elle avait envie d'entendre. Donc même si c'est pas une généralité, je me demande si une personne non surdouée qui se reconnaîtrait suffisamment dans les caractéristiques de la douance ne pourrait pas induite un psy en erreur. Et le faire aussi inconsciemment. Donc même avec un psy et un patient de bonne fois je vois comment on pourrait aboutir à une erreur du psy.

Au final pour moi c'est assez clair, un simple diagnostic basé sur une conversation c'est aussi sérieux qu'un cancer diagnostiqué avec un stéthoscope: pas obligatoirement faux ou sans bonne raison, mais nécessitant obligatoirement une confirmation par test.
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar Rebelle? » Lun 9 Fév 2015 15:56

Merci pour vos réponses.

Je retiens que vous êtes unanimes sur la question : le diagnostic HPI ne doit être posé que si le diagnostic est complet c'est à dire avec passation du test et observation clinique.

Mais en psychologie ou psychiatrie, il me semble (puisque je ne suis pas psy) qu'il n'y a pas systématiquement d'outil de type "scientifique" tel que le test de QI pour poser des diagnostics sur un problème quelconque (hors HPI). La légitimité de ce diagnostic pour lequel on ne dispose pas d'outil "scientifique" pour être confirmé, lui n'est pas unanimement remis en cause. Ce diagnostic là aura tendance (il me semble) à être accepté par la majorité car provenant d'un professionnel. D'autant plus si ce diag "colle" bien avec le cas d'espèce, y-a-il une raison pour le remettre en cause.
Donc même si on matière de HPI, il existe un outil, dont il est sans aucun doute dommage de ne pas se servir puisqu'il a le mérite d'exister, je ne suis pas convaincue que l'absence de test justifie qu'un diagnostic soit remis en cause.

Mais, je vous rejoints sur la question de la subjectivité et du doute que cela suscite : autant le patient peut, même inconsciemment, induire en erreur son psy notamment à cause de l'effet barnum, autant le psy peut se fourvoyer totalement faisant coller les symptômes d'un diagnostic supposé sur son patient, notamment à cause de l'effet Rosenthal.
Cette subjectivité pousse à laisser la place au doute.
Pour lutter contre le doute auquel conduit la seule subjectivité d'un diagnostic, en effet aujourd'hui, il n'existe que les tests de QI (et je vois que malgré le test, le doute persiste parfois).

Finalement la question qu'il convient de se poser dans ce cas c'est est-ce-qu'après un diagnostic HPI sur la base de la seule observation clinique le patient doute du diagnostic ou pas.
- s'il ne doute pas : il en reste là quant à son questionnement sur l'appartenance ou non à ce groupe de HPI. Et finalement si cela lui suffit pour trouver des réponses satisfaisantes à ses questions et que même si ce diagnostic est faux mais qu'il aura permis à ce que le patient trouve la paix et bien tant mieux. Ce diagnostic aura été pour lui suffisant.
- par contre, s'il doute : il doit passer le test pour obtenir un élément de preuve supplémentaire.
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar Mlle Rose » Lun 9 Fév 2015 16:00

Est-ce que tu as vu l'article de Gauvrit que j'ai posé dans la section docu ?
Y'a peut-être dans cet article des choses intéressantes pour toi ;)
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar Aïnoa » Lun 9 Fév 2015 17:05

Rebelle? a écrit:Mais en psychologie ou psychiatrie, il me semble (puisque je ne suis pas psy) qu'il n'y a pas systématiquement d'outil de type "scientifique" tel que le test de QI pour poser des diagnostics sur un problème quelconque (hors HPI).

:wait:
Et bien justement, oui, il n'y a pas toujours d'éléments scientifiques, ce qui pose des problèmes pour faire un diagnostic.
Alors si pour la douance il y en a un, dont le passage fait partie du diagnostic, autant l'utiliser!

Après, je suis médecin, je m'occupe, entre autres, des fractures.
Parfois, juste en examinant un patient, je pense qu'il s'est fracturé la cheville par exemple, mais en fait, à la radio il n'y a pas de fracture. Et inversement.
Personnellement, j'aimerais pas du tout qu'on me fasse un diagnostic juste sur le "ressenti" du médecin (ou encore moins du psy)!!! :o
J'aurai aucune confiance dans un diagnostic fait "au pif"...

Un conseil que tout le monde t'a déjà donné : passe le test ;)
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar Sofifonfec » Lun 9 Fév 2015 17:16

Oui va voir l'article de Gauvrit il est vraiment éclairant.

La comparaison que tu établis avec les diagnostics psychiatriques est intéressante. La différence majeure c'est justement que le HP... n'est pas une pathologie, pas un problème, pas un dysfonctionnement. Une atypie, oui, atypie qui peut être vécue, assumée plus ou moins bien pour plein de raisons. Même si on prend les gros poncifs du HP, l'hypersensibilité par exemple, ça n'est pas pathologique. On peut par contre se dire qu'on n'est rien qu'une grosse truite à se mettre à pleurer pour un rien parce qu'un truc nous émeut, et développer plein de schèmes de pensées pourris, qui peuvent amener à une pathologie psychiatrique ou une autre (chuis pas psy, mais tu vois le genre). Mais c'est pas l'hypersensibilité le problème. C'est la façon de le vivre, éventuellement.

Idem avec le cerveau qui chauffe, la pensée qui part dans tous les sens. Ca peut se canaliser, se dompter, et ça peut se faire tellement bien depuis si longtemps que certaines personnes avec un QI grand comme la Californie ne vont pas pour autant se plaindre d'insomnies, de pensée qui ne s'arrête jamais, etc...

Chais pas si ça t'éclaire, et si ça peut en éclairer d'autres...

EDIT : au risque d'insister lourdement, moi je te conseille surtout pas de passer le test avant d'avoir réfléchi à ce que tu pourrais en retirer. Pis les neuropsys, ils ont déjà plein de thunes. (panneau second degré)
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar Rebelle? » Lun 9 Fév 2015 18:27

Bon comme on en revient à moi... ;) je vous "lâche" ma décision : puisque je doute de la légitimité d'un tel diagnostic je ne pourrai de toute façon pas m'en contenter, donc comme vous je vais passer le WAIS.

Cette discussion aura eu le mérite de me pousser à prendre, plus vite que prévu, une décision par rapport au test ... cool... et à me remettre en cause côté communication et susceptibilité ... cool aussi...;) (je vous avoue ne pas être une habituée des forums de discussion)

(Merci pour le lien vers l'article de Gauvrit : le constat est clair....)
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar sanders » Lun 9 Fév 2015 19:40

Aïnoa a écrit:Un conseil que tout le monde t'a déjà donné : passe le test ;)


Tss pas moi ... :nonon: et pour les mêmes raisons que Sofifonfec qui le dit beaucoup mieux que moi :P .
Soit on s'en sort et on invente nous-mêmes un destin, soit on continue dans la spirale du déclin.Thanh Nghiem

Je n'aurais jamais cru que ça se débloquerait tout d'un coup comme ça ! - Avr 2017, Napirisha (avec son autorisation)
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar lady space » Lun 9 Fév 2015 23:57

Je pense que, pour poser un diagnostic de douance en bonne et due forme, il serait logique d'utiliser les deux volets dont on dispose à l'heure actuelle, à savoir l'entretien clinique et le test, qui se complètent mutuellement et dont l'un permet d'affiner ce que l'autre à révélé ou laissé supposer.

À mon sens, si l'on cherche à appliquer une méthodologie rigoureuse, combinée à la définition même du mot "diagnostic", on ne peut pas parler de diagnostic tant que l'ensemble des outils diagnostiques définis pour pouvoir conclure à telle ou telle particularité n'a pas été utilisé.

Et, toujours à mon sens - je ne suis pas psy ni théoricienne diplômée de la démarche scientifique -, il y a des raisons pourquoi il faut utiliser les deux outils menant au diagnostic. C'est tout simplement parce que l'entretien clinique et le test n'évaluent pas la même chose.

Lors de l'entretien, le psy va chercher à comprendre le tempérament de la personne, sa manière de vivre ses émotions, son histoire personnelle, son parcours. Le psy cherchera également à identifier l'état psychologique générale de la personne. Enfin plein de choses que le test n'est pas en mesure de révéler, mais pourront avoir une influence sur les résultats de ce dernier. C'est pourquoi le passage du test sans l'entretien n'a pas beaucoup de sens.

Lors du test, on cherche à évaluer les points forts et faibles du fonctionnement cognitif de la personne, sa capacité à mémoriser des choses, sa vitesse de traitement de l'information, sa manière de raisonner ; il possible de voir si le potentiel d'une personne se situe plutôt du côté verbal ou du côté logique, voire des deux. J'en oublie certainement des aspects, mais le principe est là.

L'entretien clinique sans passation de test n'a pas beaucoup de sens non plus pour poser le diagnostic, car l'entretien ne permet pas de mettre en lumière les détails de ce fonctionnement cognitif.

On peut d'ailleurs avoir des surprises en passant le test : certaines personnes qui se croyaient plutôt scientifiques ont découvert qu'ils cartonnent également en verbal. D'autres qui se pensaient plutôt littéraires ont trouvé que leur raisonnement logique était hors-normes lui aussi. Par exemple...

Ceci pour la partie théorique - dans la pratique, la démarche peut et doit différer d'une personne à l'autre car tout le monde ne vient pas dans le même état d'esprit, avec les mêmes attentes, les mêmes demandes, urgences ou questionnements.

C'est-à-dire qu'il peut y avoir par exemple des situations où le psy est amené à dire à son patient qu'il suppose fortement une douance, mais que le patient n'est pas encore en état de passer le test dans de bonnes conditions ; qu'il y a d'autres choses à régler en amont, sous peine de fausser le résultat du test, dans la mesure où une inhibition, un état d'anxiété, dépressif et/ou autre chose empêchent le potentiel de la personne de s'exprimer pleinement.

Après, rien n'oblige à poser ce diagnostic, on peut aussi travailler sur soi sans lui, en gardant en mémoire que l'on se base sur une hypothèse avec une bonne probabilité et non une certitude. Autant je ne suis pas d'accord de statuer de manière affirmative "Suite à nos entretiens, je suis sûr : vous êtes surdoué." sans avoir eu recours au test, autant il n'y a aucun mal à dire "J'ai déjà suivi bon nombre de surdoués, et je vois pas mal de similitudes entre ce que j'observe chez vous et des traits que l'on trouve souvent ou parfois chez les personnes surdouées.".

Le psy peut ainsi poser les bases de la suite du suivi de la personne, car il est parfaitement possible et légitime de travailler sur des traits qui se retrouvent chez certains surdoués, mais en général pas que chez les surdoués, et aussi chez ce patient précis, sans lui coller l'étiquette de surdoué. Je veux dire, s'il y a par exemple une forte émotivité qui pose problème, c'est quelque chose qui se voit effectivement chez certains surdoués, mais pas tous, et aussi dans la population globale, rien n'empêche de s'occuper de cette émotivité qu'elle soit liée à la douance ou non.

Tout dépend du contexte : il y a des gens qui ont besoin de cette étiquette, d'autres pas. Il y en a qui doutent tellement de tout qu'il leur est impossible de se contenter du seul avis personnel d'un psy, aussi expérimenté qu'il soit, ils ont besoin d'une démarche la plus rigoureuse possible pour laisser peu de place au doute. D'autres sont capables de continuer leur évolution sans cette certitude scientifique. Les deux options et tout ce qui se trouve entre sont légitimes à mes yeux.

Mais ce qui ne l'est pas c'est d'appeler diagnostic une affirmation basée sur le seul ressenti du psy même le plus compétent, du moment où il n'a pas exploité tous les outils diagnostiques prévus par le protocole.
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Re: Peut-on se suffir du diagnostic clinique?

Messagepar Rebelle? » Sam 14 Fév 2015 19:30

Bonjour,

Je relance le débat car je viens de voir une vidéo de Raymonde Hazan, psychologue psychanalyste spécialiste des surdoués, elle-même surdouée, qui affirme haut et fort qu'elle est contre les tests de QI.
Pour les HQE (hauts coefficients émotionnels), l'une des 3 catégories de surdoués qu'elle dénombre (HQE, HQI et schizophrène, si si vous lisez bien), réussir un test de QI, vu la charge émotionnelle que cela suppose, est une vraie difficulté. Le risque étant de rater le test, donc d'exclure un surdoué de cette catégorie d'être alors même qu'il serait véritablement surdoué. Elle dit encore que pour un spécialiste de la question d'autant plus s'il est lui même surdoué, il suffit d'un entretien d'une heure pour reconnaître un surdoué de façon très évidente.

Je vous laisse visionner la vidéo (elle ne dure que 10 min) :
https://www.youtube.com/watch?v=KsGfrt39-RY.

Mais je continue mes recherches sur la question.
Rebelle?
 
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