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Ce fameux bouton off

Cette section est ouverte à tous les membres : elle doit permettre un partage d'expériences autour des problématiques liées à la découverte de la douance.

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Ce fameux bouton off

Messagepar Matthieu » Mar 29 Déc 2015 19:15

Alors, voilà, j'en entends beaucoup qui cherchent à trouver le bouton "off" pour arrêter de cogiter. Vous réfléchissez tellement trop, que parfois, vous dîtes être sujet à des insomnies, maux de tête, crises d'angoisse et j'en passe dû à ce flot ininterrompu de questions qui parviennent à votre esprit.

Ma question est donc la suivante, pourquoi n'acceptez-vous pas tout simplement cette chose et n'en tirer pas avantage au lieu de la subir ? D'un point de vue personnel, cela me fascine vraiment d'avoir autant d'idées simultanément alors que, des gens "normaux" en ont peut-être qu'une ou deux en même temps. Je trouve que c'est un avantage extraordinaire, pas vous ?

Bref, y en a-t-ils d'autres que ça ne dérange pas et d'ailleurs, vous savez d'où cela vient cette manie à poser des questions sur tout, et tout analysez constamment ?
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar invité123 » Mar 29 Déc 2015 19:25

Personnellement cela ne me dérange pas de toujours penser à des trucs. Sauf quand cela m’empêche de trouver le sommeil et que je peux tourner dans tous les sens pendant des heures. Alors comme je peux globalement aménager mon rythme de vie comme je le souhaite ce n'est pas trop grave, mais quand j'ai des impératifs horaires, c'est parfois difficile de savoir que je ne trouverai le sommeil que lorsque je tomberai vraiment de fatigue.

Et plus généralement, la manière dont toi tu gères ton flux de pensées, n'est pas la même que pour d'autres gens. Et là où toi tu n'es pas handicapé par ce qui peut t'arriver, d'autres seront très affectés. Il ne suffit pas d'accepter une chose pour qu'elle ne soit plus à même de provoquer des crises d'angoisses, de la fatigue extrême ou des insomnies.

Je pense, que nous aimerions tous n'avoir que le coté formidable de notre mode de fonctionnement intellectuel. Mais nous sommes tous différents.
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Matthieu » Mar 29 Déc 2015 20:20

Justement, vous avez tellement la volonté d'arrêter de penser juste quelques secondes que cela vous enfonce plus profondément dans l'engrenage, c'est ça ?
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar invité123 » Mar 29 Déc 2015 21:31

Je ne pense pas qu'il soit très constructif de chercher à simplifier à ce point des processus que chaque personne va vivre différemment.

Je n'écrirai qu'à propos de moi même. Si je devais évoquer en quelques mots comment ma pensée ne s'interrompt jamais, ce serait avec l'image d'une pièce dans laquelle une télévision n'est jamais éteinte. Au mieux je peux changer de chaîne et décider à quoi je vais penser, mais dès que je voudrais me laisser aller à l'endormissement, si la fatigue n'est pas assez forte, mon attention restera focalisé sur le fil de mes pensées et par la force des choses je resterai éveillé.

Donc pour moi, il n'est pas question d'engrenage ou de volonté. Ma pensée ne s’arrête jamais, c'est tout.

Au pire cela m’empêche de m'endormir et me fait ruminer tout seul dans le noir. Voilà ce n'est pas handicapant pour moi. Pour d'autres ce sera très différent. Et je doute qu'un simple vœu pieu suffise à régler ces problèmes qui sont avant tout des modes de fonctionnement qui s'imposent à la conscience.
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Loefen » Mar 29 Déc 2015 22:29

Adolescente, j'ai cherché le moyen d'arrêter de penser constamment à propos de tout et de rien. Je me souviens de mes séances de méditations où je m'efforçais de vider mon esprit sans pour autant y arriver. Petit à petit, j'ai fait le deuil d'arriver à contrôler mon cerveau. Je n'ai jamais connu le silence.. tout a toujours été bruyant dans ma tête, mais quelque part, c'est un avantage. J'ai toujours du "grain à moudre" et je suis assurée de rarement m'ennuyer en ma seule compagnie.

Pour l'endormissement, j'ai réussi à canaliser mes pensées sur des aventures extraordinaires et le sommeil me cueille au moment où je m'y attends le moins. C'est magique, et depuis que je me raconte des histoires, je ne crains plus les insomnies !
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar invité123 » Mar 29 Déc 2015 23:02

Loefen a écrit:Pour l'endormissement, j'ai réussi à canaliser mes pensées sur des aventures extraordinaires et le sommeil me cueille au moment où je m'y attends le moins. C'est magique, et depuis que je me raconte des histoires, je ne crains plus les insomnies !


Je fais pareil si je suis dans de bonnes dispositions et que rien dans mon quotidien du moment ne s'impose à mon esprit. :)
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Florence » Mar 29 Déc 2015 23:28

Euh... alors je vais poser une question très très conne (mais j'assume) mais vraiment sincère : c'est RÉELLEMENT possible d'arrêter de penser? De ne penser à rien du tout??? À part avec la méditation hein! Je veux dire, dans la vie normale des gens normaux, il y a vraiment des moments où le cerveau est "vide"? (je me comprends)
C'est une vraie question, ça n'a rien de péjoratif, mais j'ai tellement de mal à imaginer que ce soit possible. Parce que bon, la nature a horreur du vide non?
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Matthieu » Mar 29 Déc 2015 23:37

Vos témoignages sont intéressants :D
Florence, laisse moi faire des recherches et je te promet que demain je t'offre des explications ! ^^

Sinon, personnellement depuis que je me canalise pour faire des rêves lucides (si vous ne n'avez pas ce que c'est, je me ferais un plaisir de vous l'expliquer). Honnêtement, des flots de pensées sont encore là, mais j'arrive à mieux réguler.
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Florence » Mar 29 Déc 2015 23:45

Bon, du coup, le sujet m'intrigue, je vais poser la question sur twitter, avec un peu de chance un neurologue passera par là ;-) Si tu trouves quelque chose d'intéressant tu me dis hein? ;-)
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Easy29 » Mer 30 Déc 2015 01:31

C'est une question que je me pose aussi. J'ai toujours cru que l'être humain, une fois éveillé, pensait tout le temps. Je ne pense pas que se soit autrement. Après, c'est sûrement différent suivant les personnes :
- Pour certains et certaines lorsqu'on discute avec quelqu'un on écoute ce qu'il dit, on réfléchi en même temps à ce qu'ils nous a dit un autre jour, en plus on fait des liens avec ce qu'on a vécu de similaire ou à ce que d'autre on vécu de similaire, on analyse aussi son comportement non verbal et on fonctionne par empathie (on peut aussi penser à ce qu'on va faire ou dire juste après ...) ;
- Pour d'autre la discussion va consister à écouter ce que l'autre dit et à s'en rappeler pour ensuite dire ce que l'on a à dire.
C'est comme lorsqu'on regarde la télé :
- certains regardent juste la télé et sont attentifs aux différentes scènes et réagissent en fonction de ce qu'ils voient,
- d'autres vont être attentifs, réagir aux scènes, imaginer la fin du film, se dire que le scénariste à peut être un peu exagéré sur le côté mièvre de certaines scènes, réfléchir aux films précédents de ce scénariste, aux films précédents des acteurs du film. Se demander si les acteurs ont tournés ce film avant l'autre film que l'on a vu y'a 1 an etc ...
Donc je pense que tous le monde pense mais pas de la même manière et ce qui compte c'est de ne pas être envahit et de pouvoir continuer à fonctionner.

Le bouton off en journée je ne connais pas, ni le bouton ralenti d'ailleurs (au final c'est plutôt celui-là que j'aimerai trouver), ma seule manière de ralentir c'est l'effet hypnotique des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter, mais au final c'est pas très satisfaisant.

Sur le sujet : pour dormir, j'ai la chance de ne pas avoir de problème parce qu'en fait je crois que je me fatigue suffisamment en journée pour être complètement fatiguée le soir donc le bouton off arrive tout seul (je croise les doigts pour que ça continu) et hop au dodo ...
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar joran » Mer 30 Déc 2015 09:50

La pensée permanente ayant toujours été présente, je n'ai su que récemment (quelques années) que ce n'est pas le mode de fonctionnement de tout le monde.

Alors, j'ai eu la même "réaction" que Florence:

Florence a écrit:Euh... alors je vais poser une question très très conne (mais j'assume) mais vraiment sincère : c'est RÉELLEMENT possible d'arrêter de penser? De ne penser à rien du tout??? À part avec la méditation hein! Je veux dire, dans la vie normale des gens normaux, il y a vraiment des moments où le cerveau est "vide"? (je me comprends)
C'est une vraie question, ça n'a rien de péjoratif, mais j'ai tellement de mal à imaginer que ce soit possible. Parce que bon, la nature a horreur du vide non?




Donc ce questionnement m'a occupé l'esprit un certain temps, pendant lequel je me suis demandé si un bouton OFF, ou au moins PAUSE existe. Quand un jour je me suis surprise à ne penser à rien ( ^_^ ) l'espace d'un millième de seconde. Et là j'ai su que c'était possible.

Pendant longtemps, j'ai seulement cru que cet état de moulinage permanent était simplement le signe que nous sommes vivants. Au point même de m'interroger à quoi peuvent penser les animaux toute la journée, que ce soit en liberté ou en captivité...

C'est donc quelque chose que j'ai toujours vécu de manière positive.
Je rejoins Invité 123. Le seul moment où cela peut être handicapant, c'est quand ça empêche de dormir. Mais si je devais tourner et retourner dans le lit ( parce que je ne suis pas sûre que je dormirai mieux) l'esprit vide, je crois que ce serait pire.
Au moins en l'état actuel des choses, moi non plus je ne m' ennui jamais toute seule et j'arrive aussi à me raconter des histoires :)

Petite ( je devais avoir 6 ans), un psy m'avait appris quelques exercices de relaxation, puis pendant mes études j'ai fait un peu de sophrologie, et - sans être adepte de la méditation - je pense que ce sont des "choses" qui m'ont permis de maîtriser mon cerveau à minima.
Et que donc ce mode de fonctionnement n'a jamais été handicapant pour moi.
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Yniel » Mer 30 Déc 2015 12:59

Arrêter de penser ? Trouver le bouton "off" ? Rien que le fait de poser la question...

Gamine, je n'imaginais pas que ce soit possible. Puis j'ai lu (vers mes 10 ans) un bouquin que j'ai adoré (je vous mets un lien vers un résumé : Psion).
Le héro, doué de capacités de télépathie, ne peut s'empêcher "d'entendre" les autres, et ne peut comprendre que les autres ne l'entendent pas, qu'il est un des rares à avoir cette capacité. Après avoir découvert d'autres personnes comme lui, il arrive à maîtriser cette capacité, pour protéger ses pensées et arrêter d'entendre les autres...

Je me suis totalement identifiée à lui, j'imaginais que "j'entendais" les autres, raison pour laquelle tout se télescopait là dedans, et je me suis d'une certaine manière imposée des exercices pour canaliser ça :

--> visualiser la mer, ou des nuages, le plus longtemps possible sans qu'une autre pensée ne vienne interférer.

--> une fois la capacité de visualiser cette étendue longtemps, supprimer tout type de mouvement dans ce tableau : pas de vagues ou de mouettes, ou pas de mouvements dans la mer de nuages. Et ça ce n'est vraiment pas évident ! Essayez vous verrez toujours une mouette se balader, ou des mouvements sur la plage en fonction du calme qu'on arrive à atteindre ou des pensées qui cherchent à s'exprimer...

--> persévérer, encore et encore...

Je m'y suis forcée, parce que j'étais persuadée que les autres pouvaient aussi entendre mes pensées (comment imaginer que notre fonctionnement n'est pas le leur ?), raison de leur rejet. C'est devenu vital de les protéger derrière une cloison de verre. Et également d'arrêter de sourire pour qu'on ne les imagine même pas...

J'ai fini par atteindre (vers 14 ans) un état où mes pensées et mes émotions ont été déconnectées de moi même. Je ne pense pas que mon cerveau ait arrêté de fonctionner, juste que j'ai arrêté de l'entendre.
Je me suis coupée de mes capacités et de ce que je ressentais. J'y ai perdu mon avenir, celui qu'on se construit à l'âge scolaire (je rêvais - oui j'ose le dire maintenant que je sais que j'aurais pu - de devenir une chercheuse renommée, ou une exploratrice, être astronaute) et même si je renoue avec mes facultés, et si je me libère chaque jour, jamais je ne reviendrais sur les opportunités qu'ouvre l'âge scolaire. Heureusement que j'aime le métier que j'ai fini (avec bien des difficultés) par réussir à décrocher...


Je sais que chacun est différent, et que pour certain c'est un handicap (insomnies, etc...) mais malgré tout...
Non, ne souhaitez pas trouver le bouton "off" !
Penser fait partie de nous. Essayer d'arrêter ce serait nous renier.
Cela peut être fatigant, mais si on canalise et utilise cette force, cela devient stimulant. (perso, maintenant je canalise en me lançant de suite dans les sujets qui me trottent par la tête, et vive internet pour débroussailler ses idées, acquérir les connaissances nécessaires)
Cela peut être source de rejet, et bien dites vous que ceux qui accepteront cette particularité, qu'ils soient comme vous ou pas, seront des personnes sur qui vous pourrez compter.

Soyez vous même...


Je comprends nettement mieux tout ça, quand je vois mon fils s'endormir le soir avant d'avoir fini une discussion, et la reprendre à l'instant où l'on s'était arrêté à la seconde où il ouvre les yeux... Impression d'un cerveau qui n'a même pas fait de pause en dormant. Mais pourtant, il est reposé. Et il adore discuter.


PS : et oui, les "autres" ont réellement des moments où ils ne pensent à rien... j'en ai discuté avec ma psy, avec des amis, ce n'est même pas une visualisation de la mer, ou d'une image qui n'évoluerait pas, c'est réellement rien. Et ça pour nous ce n'est pas atteignable de toute manière.

édit :
Loefen a écrit:....

Pour l'endormissement, j'ai réussi à canaliser mes pensées sur des aventures extraordinaires et le sommeil me cueille au moment où je m'y attends le moins. C'est magique, et depuis que je me raconte des histoires, je ne crains plus les insomnies !

Pareil !
« La vérité est recherchée pour elle-même. Et ceux qui sont engagés dans une quête du savoir par goût de la vérité ne sont pas intéressés par autre chose. La recherche de la vérité est difficile et la route qui y conduit est ardue... »

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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Korrigan » Mer 30 Déc 2015 14:22

Loefen a écrit:Pour l'endormissement, j'ai réussi à canaliser mes pensées sur des aventures extraordinaires et le sommeil me cueille au moment où je m'y attends le moins. C'est magique, et depuis que je me raconte des histoires, je ne crains plus les insomnies !



Cool ça, j'ai exactement le même mode d'endormissement. Quand je sens que je vais me faire envahir par des pensées incontrôlées, je canalise tout sur un de mes scenarii qui m’entraînent en principe dans les bras de Morphée. Je pense que ça fait une dizaine d'années que je maîtrise cette technique. :lol: Avant je faisais la crêpe au moins deux ou trois heures avant de trouver le sommeil... :sweat:

Maintenant n'étant pas testé, mon propos n'est peut-être pas probant. De plus selon la vitesse de traitement de l'information de chacun de nous c'est peut-être plus ou moins facile à faire...

Sinon je suis d'accord c'est pour moi aussi plutôt une chance de pouvoir avoir ces multiples idées cela me permet d'échanger avec plein de personnes différentes sur plein de sujets différents c'est une ouverture au monde formidable... Surtout associé avec un minimum de mémoire permettant d'emmagasiner les informations (connaissances) "suffisantes"...

Salut Yniel,

Houhahou j'aurai vraiment pu écrire ce post. J'adhère à 100% à tout ce que tu dis. Et plus particulièrement sur ce sentiment qu'au fond on aurait pu faire autre(s) chose(s) de notre vie (d'où mon pseudo). Le point c'est qu'en France quand tu fais des étude dans un domaine tu es condamné à y rester sauf à refaire une formation "validante" et remontrer patte blanche. C'est ce que l'on appelle la reconversion.
Et effectivement je n'arrive toujours pas à imaginer que l'on puisse ne penser à rien (cf un des posts de ma préz.)
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Florence » Mer 30 Déc 2015 17:36

Bon, j'ai posé la question sur Twitter. Alors y a bien un état dans lequel le cerveau se met en pause : la mort cérébrale. Bon, du coup, c'est pas très glamour hein! En fait le flux permanent c'est normal, et à part la méditation ou les activités "automatiques", y a pas grand chose qui puisse nous déconnecter. Bon ben on va faire avec hein ;-)
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar l'inconnu » Mer 30 Déc 2015 18:21

Bonsoir a tous

J'ai passé des années à chercher ce fameux bouton off. J'ai toujours vu que quelque chose ne tournait pas rond en moi et j'ai mis cela sur le compte de ces satanées pensées ou idées ... Je jalousais mes amis et membres de ma famille qui ne se prenaient vraiment pas la tête. Jusqu'au jour ou ma psy a dit que c'est comme cela que je fonctionne et que je n’étais pas anormal ! :nesaitpas:

Malgré tout toujours les mêmes problèmes relationnels, ce sentiment d’être incompris, l'image cornée de moi même que me renvoient les autres ...

Quoiqu'il en soit je n'arrive toujours pas a dompter ce truc et si je pouvais m'en débarrasser je pense que je le ferai. Ce machin n'est vraiment pas fait pour moi !

Pour dormir, je m'imagine adossé à un arbre perdu au milieu du désert le vent caressant mon visage.
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Fabs le vaurien » Mer 30 Déc 2015 18:30

M'inscrivant en faux, je pense au contraire qu'un surdoué épanoui est un surdoué qui a trouvé le bouton ON justement.
Cherchez pas "Le fameux bouton off" car il est déjà enclenché et c'est pour ça que c'est le court jus insomniaque dans le chapeau pensant. ;)
Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus. (Aristote, Ethique à Nicomaque).
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar joran » Mer 30 Déc 2015 23:57

Comme je l'ai dit juste un peu plus haut, je ne cherche pas le bouton OFF, mais ta vision de la chose me plait bien fabs.
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar PointBlanc » Jeu 31 Déc 2015 08:03

Invité 123 a écrit:Je fais pareil si je suis dans de bonnes dispositions et que rien dans mon quotidien du moment ne s'impose à mon esprit. :)


J'ai remplacé ça par quelque chose d'effroyablement efficace : je refais les dernières minutes de ma journée à l'envers. Je pars du moment où je me couche et je remonte, lentement, en essayant de n'oublier aucun geste, aucune pensée, sans juger de quoi que ce soit, m'attachant simplement à passer le film dans l'autre sens. En général je ne dépasse pas le moment où le dentifrice rentre dans le tube :)

Pour en revenir au sujet, je rejoins ceux qui ne cherchent pas le bouton off : je n'ai pas tout le temps le nez sur mes pensées. Ce que je vois, que j'entends, que je sens... m'occupe bien plus, en fait. En tout cas c'est davantage au premier plan. C'est probablement le moyen qui s'est imposé à moi, il y a très longtemps je crois, pour me distraire de ce bavardage intérieur.
Vous qui vivez qu'avez-vous fait de ces fortunes ?
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Korrigan » Jeu 31 Déc 2015 10:18

J'ai pour ma part vu le sujet comment gérer ce mode de fonctionnement. D'où ma réponse. Pour avoir été "privé" de ce flux par la prise d'AD, je peux confirmer ne pas chercher de bouton off!!! Jamais, plus jamais!!
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar madeleine » Jeu 31 Déc 2015 11:26

Pas de bouton off pour moi non plus (quelle horreur!), je me sentirais amputée de l'essentiel sans ma petite rrivière de mots qui sautille d'images en sensations, s'étale en anses rêveuses parfois ou en torrents.
Je la mets tous les soirs dans le lit d'une histoire sans fin et nous dormons de concert, plus ou moins bien :)
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar TourneLune » Jeu 31 Déc 2015 11:39

J'ai de gros doutes sur l'existence de ce bouton OFF ou de personnes qui cessent TOTALEMENT de penser, à moins qu'elles soient mortes. C'est un peu comme la pensée purement linéaire.... grosses approximations pour expliquer un autre concept mais qui n'ont pas d'existence réelle.

Par contre, il y a surement matière à travailler sur la façon dont cette pensée arrive à notre conscience voire l'envahit.

Du coup, le bouton OFF, ce serait plutôt qu'un interrupteur, une sorte de variateur d'intensité que, dans l'idéal, on pourrait manier à convenance; et pas qu'à la baisse.
Pour les mp qui ne sont pas à caractère personnel, merci d'envoyer vos messages au groupe " modérateurs globaux", ce sera plus efficace ;)
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Korrigan » Jeu 31 Déc 2015 11:41

C'est très joliment dit!!! En te lisant tu m'as embarqué sur ce cours d'eau!! Bravo :wasntme:

TourneLune a écrit:Du coup, le bouton OFF, ce serait plutôt qu'un interrupteur, une sorte de variateur d'intensité que, dans l'idéal, on pourrait manier à convenance; et pas qu'à la baisse.


Je n'osais le dire tant ici beaucoup se plaigne du flux trop important, mais parfois j'aimerai accélérer le mien... Mais encore une fois ma vitesse de traitement n'a peut-être rien avoir avec celle des pratiquants de ce forum...
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar TourneLune » Jeu 31 Déc 2015 11:48

C'est pas une question de vitesse. Chacun a sans doute son propre "potentiel d'amplitude" mais chacun peut sans doute travailler à améliorer ce qu'il utilise réellement de ce potentiel.
Le flux en lui-même n'est pas un problème, je pense. C'est un problème si il tombe au mauvais moment ( genre on veut dormir ^^) , ou s'il est désagréable (idées noires), etc...
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Re: Ce fameux bouton off

Messagepar joran » Jeu 31 Déc 2015 12:02

TourneLune a écrit:C'est pas une question de vitesse. Chacun a sans doute son propre "potentiel d'amplitude" mais chacun peut sans doute travailler à améliorer ce qu'il utilise réellement de ce potentiel.


Tout à fait d'accord. Je pense que nous avons tous un flux de pensée à minima. Même si le " je pense à rien" existe aussi réellement, il me semble que ce n'est pas la majeure partie du temps. Et que le vrai problème se pose surtout en terme de temporalité, comme tu dis aussi.

Et je reconnais que j'aimerais bien parfois ( ce serait bien utile dans certaines circonstances) trouver le bouton SPEED :)
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