Nous sommes le Dim 19 Nov 2017 20:42


Ce fameux bouton off

Cette section est ouverte à tous les membres : elle doit permettre un partage d'expériences autour des problématiques liées à la découverte de la douance.

Modérateur: Bradeck

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Doodle » Jeu 23 Juin 2016 13:15

Je n'ai jamais constaté de différences homme/femme sur ce sujet. Par contre des différences énormes entre individus, ça oui. Mais personne n'est incapable de faire ce qui lui fait du bien, bien au contraire.

Ce qui vient est spécifique à chacun et spécifique au moment dans lequel ça vient. Toute réaction a ses défauts, mais aussi ses bonnes raisons d'être.

Modifier sa façon de fonctionner sous stress ne se fait pas sans une grande bienveillance avec soi-même. Et, sauf cas extrême, ça se fait progressivement. La contrainte dure produit des réactions dures. C'est rarement ce qui est voulu.

Selon chacun et selon chaques périodes, une méthode marchera et les autres pas. Il n'y a pas de solution universelle. C'est probablement ce qui me rebute le plus avec les méthodes de méditation : elles sont enseignées comme une technique aux effets prévisibles. Les gens ne rentrent pas dans des moules. Il n'y a qu'à voir les réactions des grands stressés : ils résistent. C'est bien normal. Ils ont raison.

La méditation je ne l'ai pas apprise. J'ai juste appris à un moment que des états que je ne nommais pas, mais avait identifié comme agréables ou utiles (notamment pour réaliser des tâches extrêmement complexes) s'appelaient auto-hypnose, méditation etc. Et de fait, discutant avec des méditants aguerris, je peux reconnaître qu'on parle bien des mêmes états. Mais alors, les moyens d'y parvenir me font écarquiller les yeux, dresser les cheveux sur la tête ou éclater de rire. Enfin, pourquoi pas après tout. Mais ça me semble excessivement compliqué, contraignant et aléatoire. Je n'ai pas appris mais j'ai creusé, ça oui. J'ai travaillé des qualités, je les ai étudiées chez moi, cultivées, modifiées. En fait, la méditation au sens large, on peut la cultiver par n'importe quel biais : sports, activités intellectuelles, métier stressant, grandes douleurs physiques, création artistique, périple au dur contact de la nature non-complaisante, etc. Pour se dépasser, quel que soit le but, je crois qu'on passe forcement par là.

L'état de méditation est un état normal et que nous atteignons naturellement tout les jours ou presque. La seule chose que l'on apprend c'est à l'induire dans des moments différents et éventuellement à le faire durer plus longtemps ou à l'approfondir ou à le maintenir tout en faisant autre chose.

Il n'y a rien de magique. Rien de compliqué. On n'éteint pas ses pensées ou tout autre jargon du domaine. Il s'agit de laisser ce qui se fait se faire... Ce n'est pas facile, en effet. Mais ce n'est pas dur ou complexe. Bien au contraire, c'est simple et c'est ça qui est difficile. Mais ce n'est pas en se brutalisant (ne serait-ce que mentalement) qu'on y arrive. C'est au contraire en ne se prenant pas à rebrousse poil, en faisant une chose qui nous fait envie, en y allant très progressivement, en dénouant d'abord de petites réactions et se laissant le temps de s'habituer au changement.

Le changement, c'est la vie.

J'ai des yeux et mes oreilles veulent voir.
Je mange et je n'entends rien.

Une bizarrerie m'étonne. Et tout s'arrête

C'est quoi ce machin ? !

Quand le point n'est pas sur la carte, on lache la carte... et on observe.

Pourquoi personne ne m'avait dit que c'était là, ça ? Que vaut mon modèle ?

Celui qui n'a pas de réponse
a des yeux pour voir,
des oreilles pour entendre,
des sens pour dire le dedans, le dehors
... en attendant qu'une solution apparaisse.

Les yeux écoutent, le ventre danse, les oreilles voient sous terre et à des milliers de kilomètres, une odeur cligne.

Ce qui était défini redevient probable et improbable.

L'incertitude joue avec l'inquiétude. L'ombre d'une peur. Mais ce n'est rien.

Reviens sur terre. Tu avais oublié tes lunettes.

Le Grand Toutou, "Grand Toutou mange de tout, ouaf !" (oeuvre non datée)
Echauffement : 2 3 5 7, 1 3 7 9,... pouf, pouf... 3 9 ,1 7, 1 3 7, 3 9, 1 7, 1 3 9, 3 9, 7. Et ça rime !
Avatar de l’utilisateur
Doodle
 
Messages: 373
Images: 51
Âge: 43
Enregistré le: Lun 21 Oct 2013 02:50
Localisation: Pas loin, ailleurs
Présentation: Un peu encombré
Profil: Diagnostic +
Test: WAIS

Quand on aime penser tout le temps

Messagepar lulu16 » Lun 22 Aoû 2016 13:16

Bonjour à toutes et à tous,

Je lis ou j'entends souvent que certains aimeraient trouver le bouton "off", ou qu'ils aimeraient arrêter de penser sans arrêt.

Si parfois je peux me le dire, je me le dis uniquement dans des cas où je me rends compte que si je pensais moins, je fonctionnerais mieux avec les autres. Mais en fait... moi j'adore être dans ma bulle de pensées. Et je pense que mon problème se situe plus de ce côté-là.

J'ai cycliquement des périodes où j'aimerais ne pouvoir être qu'avec moi-même... pendant des jours. Je suis vraiment dérangée dès qu'on me parle, j'aime avoir des heures et des heures seule à juste penser. Et ça peut durer des semaines comme ça. En général il y a des thèmes de pensées pendant ces périodes (en ce moment par exemple je lis et réfléchis beaucoup au sexisme dans notre société ou à un problème qui me prend vraiment le chou avec mon ami ou encore au fonctionnement HP :-D). Du coup je me lève le matin, je m'occupe de mon fils jusqu'à ce qu'il aille à l'école et ensuite jusqu'à ce qu'il rentre, j'alterne les moments où je fixe l'horizon en réfléchissant et les moments où j'écris tout ce à quoi j'ai pensé, ou pense encore. Je peux aussi passer de longs moments à faire une discussion à qqun... mais seule ^^ (genre je me dis, dans ma tête ou en murmurant, tout ce que je dirais à cette personne si je l'avais en face de moi, sauf qu'elle est pas là^^ oui parfois j'ai un peu un grain...)

Le pire c'est que je ressens comme une grande frustration quand arrive le moment où il va falloir que je sorte de ma bulle.

Le problème c'est que quand je n'ai pas d'obligation formelle (un rdv, aller au travail, amener/aller chercher mon fils à l'école) et bien je reste dans cet état larveux, sur mon canap.
C'est réellement handicapant puisque dans ces périodes je ne fais absolument rien de mes journées, et en ce moment précisément il faudrait que je m'attèle à l'écriture de mon travail final de Master.

En général arrive un moment où j'ai fait le tour de toutes les questions que je me posais et je peux à nouveau entrer dans une phase un peu plus productive de mon existence ^^ mais c'est juste pas gérable dans mon quotidien d'être aussi inactive pendant des jours...

Il y a d'autres personnes dans ce cas ? Vous avez des solutions pour sortir de cet état si plaisant ? :-)
lulu16
 
Messages: 3
Enregistré le: Jeu 18 Aoû 2016 09:32
Profil: Diagnostic +
Test: WAIS

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar exam2 » Dim 30 Oct 2016 11:12

Je ne crois pas non plus qu’il soit possible pour quiconque d’arrêter de penser. Il m’apparaît avant tout de prendre conscience de ses pensées et de la manière avec laquelle elles se construisent. Il est aussi essentiel de savoir comment en tirer profit plutôt que de les subir.
En ce qui me concerne je suis souvent absorbé lorsqu’il s’agit de pensées en lien avec la peur, de l’angoisse, le soucis de perfection… D’un autre côté quand je suis bien et que j’arrive à canaliser mes pensées sur un moment présent agréable c’est vraiment un pur moment de bonheur.
Finalement est ce que tout le travail ne serait pas de réapprendre à se focaliser sur le positif et ce qui nous fait avancer ; tout en lâchant les pensées obsédantes lorsque celles ci ne sont plus là pour nous aider à nous construire.
exam2
 

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar RegisRobert » Dim 30 Oct 2016 20:53

Il n'est pas possible d'arrêter de penser à mon sens.
Mais j'ai remarqué qu'à chaque fois que je sens que je vais commencer à mouliner, j'essaie de canaliser ma pensée sur des chansons, des mélodies. Alors effectivement, ce n'est pas un bouton off mais en tout cas ça a parfois boosté mon potentiel créatif voir épargné des heures de réflexions/pensées parfois désagréables.
Projet du moment. MAJ au 04/10/17
Avatar de l’utilisateur
RegisRobert
 
Messages: 263
Âge: 25
Enregistré le: Jeu 22 Sep 2016 14:02
Présentation: Ni Regis, ni Robert
Profil: Diagnostic +
Test: WAIS

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Emma_ » Mar 1 Nov 2016 11:48

Bonjour à tous !

Même si je le pouvais, je ne voudrais pas interrompre ce que j'appelle mon oisiveté productive. Que ce flux incessant me mène à développer mon entreprise ou qu'il me pousse, à des fins d'évacuation de stress, à parodier tout un opéra pop pour lui donner un sens comique, entre autre. Je ne m'impose aucune limite.
Je croyais que tout le monde était pareil, jusqu'au jour où l'on m'a demandé si je m'ennuyais à regarder le plafond aussi intensément.
Pour ne rien vous cacher, le plafond et ses détails avaient été passés au crible également, au gré de mon observation ou de mon imagination; toute une histoire.

Le flux de mes pensées s'est même confortablement installé dans mon sommeil. Certains de mes rêves sont tellement explicites que cela me conforte à pencher plutôt pour une impossibilité de switcher sur off, toutes substances chimiques mises à part, cela va de soi.

Est-ce possible de ne plus penser ? Faisant abstraction de la méditation, ne faut-il pas initier une pensée pour ne penser à rien ?

Pour ma part, j'ai verrouillé sur "On" !
Avatar de l’utilisateur
Emma_
 
Messages: 3
Âge: 53
Enregistré le: Dim 23 Oct 2016 16:04
Localisation: Suisse, aux pieds des Alpes
Présentation: presentations/presque-pas-par-hasard-t7920.html
Profil: En questionnement
Test: NON

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Etoile » Mar 1 Nov 2016 14:40

bonjour :=)

Alors dans les moments difficiles, ou j'accumule beaucoup de colères, de rancoeur ou de tristesse, oui j'aimerais un bouton off pour arrêter toutes les pensées difficiles, mais je pense que c'est le lot de beaucoup de personnes, HP ou non, c'est ce qui fait qu'on bascule ou non vers la dépression

Par contre, à vous lire, je me rends compte maintenant de la chance que j'ai de vivre aussi un peu dans ma bulle, même si au quotidien, cela est difficile pour les proches (procrastination, etre dans la lune, ...). Car je m'ennuie peu si je sais que je dois attendre (file d'attente, train, ...)
et ce que j'aime et qui apparemment n'est pas le lot de tout le monde (dixit mon ex psy), c'est la capacité à faire machine arrière dans les pensées, et choisir un autre chemin, un peu comme un cours d'eau qui se divise, et qu'on remonte pour prendre l'autre embranchement
j'aime aussi imaginer des histoires pour mes rêves, les moduler pour leur donner une note positive ...

donc oui, parfois c'est dur de pas savoir mettre off/ralenti quand on le veut, mais comme vous l'avez expliqué, je pense que c'est lié à notre enfance, à comment on le vit, et comment il est accueilli au sein de nos proches

depuis que je sais que c'est un petit trésor, j'essaye de le faire grandir, en le poussant vers le bon sens, même si cela est dur via mes émotions exacerbés.

Merci à vous pour ce sujet
Etoile
 
Messages: 37
Âge: 35
Enregistré le: Ven 15 Juil 2016 21:46
Présentation: ma présentation
Profil: Diagnostic +
Test: WAIS

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar exam2 » Mar 1 Nov 2016 15:23

Etoile a écrit:bonjour :=)
et ce que j'aime et qui apparemment n'est pas le lot de tout le monde (dixit mon ex psy), c'est la capacité à faire machine arrière dans les pensées, et choisir un autre chemin, un peu comme un cours d'eau qui se divise, et qu'on remonte pour prendre l'autre embranchement
j'aime aussi imaginer des histoires pour mes rêves, les moduler pour leur donner une note positive ...


Merci pour ce témoignage. Est ce que tu peux éventuellement nous en dire plus ? j'ai l’impression que ça ressemble un peu à de l'auto-hypnose.
exam2
 

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Etoile » Mar 1 Nov 2016 17:37

Alors je dis pas non que je suis capable de décider de tous mes rêves, mais quand je suis dans le sommeil léger, celui on est conscient de ce qui nous entoure sans vraiment se réveiller, c'est à ce moment là qu'il est possible d'orienter ses pensées vers quelque chose d'agréable
dès que tu t’aperçois que tu dors, tu peux agir sur tes pensées :)

et pour les pensées type riviere, déjà c'est lié à la vie de tous les jours, pas des sujets métaphysiques très poussé.
et c'est juste s'apercevoir que le cheminement pris n'était pas celui qu'on souhaite (et qu'on affabule sur des hypothèses qui sont fausses), et donc on fait machine arrière sur les pensées pour arriver là où l'hypothèse est foireuse, et partir sur une autre hypothèse
tout cela est lié à mes émotions, je fais souvent retour arrière si mes pensées me blessent, sinon de manière générale, je les laisse s'écouler :)

j'espère avoir répondu à ta question
Etoile
 
Messages: 37
Âge: 35
Enregistré le: Ven 15 Juil 2016 21:46
Présentation: ma présentation
Profil: Diagnostic +
Test: WAIS

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar marienat23 » Mar 1 Nov 2016 17:50

Petite contribution sur les rêves, je faisais aussi ça petite. Ça ne marchait pas quand j'étais entre deux cauchemars mais sinon c'était plutôt efficace.
"Le véritable poète a pour vocation d'accueillir en lui la splendeur du monde." Goethe
Avatar de l’utilisateur
marienat23
 
Messages: 189
Âge: 36
Enregistré le: Dim 25 Sep 2016 16:51
Présentation: ici
Profil: Diagnostic +
Test: WAIS

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar exam2 » Mer 2 Nov 2016 11:32

Pour la première partie sur les rêves ça ressemble en effet à de l'hypnose; qui consiste à se mettre dans un état de relaxation intense pour rentrer en communication avec le subconscient et l'orienter vers des pensées agréables voir réécrire certains chemins empruntés.
En revanche je ne saisi pas bien ce que tu entends par "les pensées de type rivière". Ce que j'ai compris c'est que dans un premier temps tu identifies tes pensées, ensuite tu essaies de remonter aux sources afin de comprendre ce qui les a induites mais aussi le chemin que tu as choisi pour répondre à celles ci.
exam2
 

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Hum! » Mar 20 Déc 2016 17:23

Easy29 a écrit:C
- certains regardent juste la télé et sont attentifs aux différentes scènes et réagissent en fonction de ce qu'ils voient,
- d'autres vont être attentifs, réagir aux scènes, imaginer la fin du film, se dire que le scénariste à peut être un peu exagéré sur le côté mièvre de certaines scènes, réfléchir aux films précédents de ce scénariste, aux films précédents des acteurs du film. Se demander si les acteurs ont tournés ce film avant l'autre film que l'on a vu y'a 1 an etc ...
Donc je pense que tous le monde pense mais pas de la même manière et ce qui compte c'est de ne pas être envahit et de pouvoir continuer à fonctionner.


Bonjour, Easy 29

Il existe aussi, pour certains, certaines, la possibilité, que survienne un moment de vie pendant lequel
- on ne réagit plus émotionnellement à ce que l'on voit, entend,
- on n'attache plus d'importance aux pensées que produit notre cerveau
- mais simplement on constate que " ça pense," - on soit fasciné par le phénomène de la pensée, on découvre LA pensée. Aussi riches que peuvent être certaines pensées, cette focalisation sur le fait même de penser,est pour moi, parfois, bien plus forte, bien plus large, que les pensées elles-mêmes.
C''est comme si, pendant que je voyais un film, la fascination pour le projecteur, momentanément, prenait le pas sur ses effets.

Bon, bon, d'accord, cela doit paraître farfelu, peu clair et ce message ne sera peut-être jamais lu car j'ai l'impression que ce fil est en panne! Tant pis s'il tombe à 'eau mais peut-être fera t-il, un jour, écho chez quelqu'un. Qui sait?

Bonsoir à tous et à toutes
Hum!
 
Messages: 34
Âge: 69
Enregistré le: Ven 2 Déc 2016 23:41
Présentation: presentations/presentation-hum-t8006.html
Profil: En questionnement
Test: NON

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar mayou33 » Dim 5 Mar 2017 22:29

Hum! a écrit:Il existe aussi, pour certains, certaines, la possibilité, que survienne un moment de vie pendant lequel
- on ne réagit plus émotionnellement à ce que l'on voit, entend,
- on n'attache plus d'importance aux pensées que produit notre cerveau
- mais simplement on constate que " ça pense," - on soit fasciné par le phénomène de la pensée, on découvre LA pensée. Aussi riches que peuvent être certaines pensées, cette focalisation sur le fait même de penser,est pour moi, parfois, bien plus forte, bien plus large, que les pensées elles-mêmes.
C''est comme si, pendant que je voyais un film, la fascination pour le projecteur, momentanément, prenait le pas sur ses effets.


Je saisie tout à fait l'idée !! Et j'ai même une sensation de vertige ou de sortir de mon corps quand je pousse un peu trop loin l'expérience de me demander pourquoi et comment je pense.

Si non, j'avoue que j'ai souvent chercher ce bouton off ! Plus précisément j'avais envie de "débranché le cerveau" le poser juste à côté deux secondes :D
Mais en fait c'est pas comme si on avait choisi d'être comme ça.. je comprend maintenant qu'il faut faire avec. Je passais principalement des heures à penser à des choses qui me prenais la tête, l'impression de n'avoir que des pensées parasites mais maintenant (depuis que je me documente sur le HP) que je sais que je suis capable de réfléchir de la même manière sur d'autres choses complexes, je m'efforce de réfléchir à des choses plus cool :rock: lol, du moins moins stressantes et dévoreuses d'énergie.

Ensuite pour dormir, j'ai deux trois astuces.
> La première, comme ce que j'ai déjà lu dans ce topic : se raconter des histoires (ça fonctionne bien et à tous les coups!!).
> compter, tout simplement ! attention pas les moutons, il faut vraiment y mettre un peu de concentration.. selon mon expérience en imaginant les moutons POUF disparition j'arrivais dans un autre sujet et je n'étais pas plus endormie. Aussi si on ne se concentre pas assez sur les nombres que l'on dicte dans sa tête, on compte machinalement et c'est repartie pour un tour dans la caboche !! Quand je fais bien cette technique je n'arrive jamais à 100 ! et si ça échoue je passe à la première.
> dernière de mes techniques, qui date de ma jeunesse. Mettre de la musique à un volume si bat (qu'en tant normal on n'entendrait pas) pour forcé le cerveau à faire silence et l'écouter. A ce moment, toujours selon mon expérience, plus rien n'existe et au bout de deux morceaux : y'a plus personne !! :D

J'espère que ça aidera quelqu'un ! Besos :*
Quemadmodum tot amnes saporem maris non mutant
Avatar de l’utilisateur
mayou33
 
Messages: 12
Enregistré le: Ven 3 Mar 2017 22:50
Localisation: Paris
Présentation: C'est moi !
Profil: En questionnement
Test: NON

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar madine » Sam 11 Mar 2017 14:02

Puisque j'ai commencé à faire un peu de ménage dans ma tête, j'ai décidé de m'aménager du temps pour moi, pour me consacrer à mes loisirs et autres activités personnelles. En pratiquant ces activités j'ai repensé à ce sujet que j'avais aperçu, le bouton off.

Il ne s'agit pas "d'arrêter de penser" mais pendant que je construisais mon puzzle, j'ai réalisé que mes pensées (négatives à ce moment) continuaient de défiler, mais que je m'y accrochais moins. J'ai trouvé cet état agréable parce que concentrée sur mon puzzle, je pouvais tout de même continuer à penser, mais du fait de cette activité mes pensées défilaient davantage en fond, elles étaient moins envahissantes, partaient moins dans tous les sens et les émotions associées perdaient en intensité.

Je pense que ça peut être une piste pour aider à canaliser ses pensées. Même si ce n'est réellement efficace que pendant le temps consacré à l'activité, ça fait une pause parfois salutaire et aide à prendre du recul. Pour moi c'est le puzzle en ce moment, mais je pense que ça aurait pu être le dessin, une autre activité artistique, la cuisine...

La déconnexion complète par contre c'est plus compliqué. Je n'ai jamais expérimenté la méditation par exemple, tout ce que je connais c'est d'être plongé dans une activité qui mobilise assez fortement le corps et l'esprit pour dissuader le cerveau de s'égarer dans d'autres préoccupations.

Parfois j'ai l'impression que la grande difficulté c'est de se raccrocher à l'instant présent plutôt que de vivre dans sa tête et d'être spectateur de sa propre vie.
Pensées positives -> on se fait ses films, on pense à tout ce qu'on voudrait faire mais on ne passe pas à l'action et en plus c'est chronophage -> procrastination.
Pensées négatives -> on tourne en rond, on se sent mal, on n'avance pas -> procrastination + malaise.
Flux trop important de pensées -> cerveau paralysé, mode survie -> procrastination + malaise.
Conclusion : quitte à perdre son temps quelque part, autant que ce soit dans un moment paisible où le cerveau n'est plus en ébullition :lol:
Avatar de l’utilisateur
madine
 
Messages: 12
Âge: 28
Enregistré le: Jeu 29 Déc 2016 21:43
Localisation: Au pays des bouchons
Présentation: la voilà
Profil: Diagnostic +
Test: WAIS

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar hazy » Dim 16 Avr 2017 10:21

Ce "flux" ininterrompu de pensées, je suis bien content de l'utiliser ou de m'y laisser aller par moment. La phase d'endormissement, de demi sommeil, est d'une richesse formidable.

En revanche, quand les idées noires envahissent le moment, c'est moins glamour. Impression de tourner en rond, de s'enfoncer, de renforcer un état noir ...

Ce que j'observe souvent, dans ces moments là, c'est que je pense et repense car je ne maitrise pas, je ne comprends pas, je n'accepte pas le sujet de réflexion.

A force de chercher les explications, causes, alternatives, j'en viens à ressasser. Comme bien souvent il n'est pas possible de savoir, d'être certain du déroulement d'une histoire, des causes d'une situation, alors, je multiplie en vain les scénarios pouvant m’amener à comprendre, d'une manière qui me paraisse plausible, le sujet. Compréhension que j'estime dans ces situation indispensable à l'acceptation ou à la décision.

Puis, confronté à la "montée dans les tours", par mécanisme de survie, j’enclenche le mode " chie dedans".
Rien à foutre, je ne sais pas, je ne saurais sans doute jamais, on peut pas tout savoir, on peut pas tout comprendre.

C'est pas un bouton off, c'est un changement de chaine, face à une film dont le scénario est trop sombre et mité.

Je pense qu'il est possible d'arrêter de penser, dans le sens ou la contemplation des choses me remplit et donc, JE ne pense pas activement dans ces moments là. C'est reposant.
La matière n'est qu'une conséquence.
hazy
 
Messages: 92
Âge: 32
Enregistré le: Mar 7 Jan 2014 23:18
Localisation: zones interdites
Profil: Diagnostic +
Test: WISC

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar takoumi » Dim 30 Avr 2017 19:37

En vous lisant je me retrouve où j'ai l'impression de jamais arrêter de penser, réfléchir, analyser..... Je ne peux pas m'empêcher de partir sur des réflexions sur n'importe qu'elle chose que je regarde.
De là je pars dans des scénarios, des réflexions qui s'enchaîne sur d'autre ect ect .... Je me demande même des fois d'où je suis partis.
Ce fameux bouton off c'est sûr que ça permettrai des fois de se reposer même la nuit pour mon cas.
Cette caractéristique de toujours être en réflexion est-elle lié aux surdoués?
takoumi
 
Messages: 33
Âge: 33
Enregistré le: Ven 28 Avr 2017 09:38
Présentation: https://adulte-surdoue.fr/presentations ... t8448.html
Profil: En questionnement
Test: NON

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Back2Basics » Dim 30 Avr 2017 21:42

C'est très fréquent oui. Mais pas systématique non plus, apparemment.
Un petit pas de rien du tout pour l'Homme, mais un grand pas pour moi... :lol:
Back2Basics
 
Messages: 897
Âge: 101
Enregistré le: Jeu 7 Avr 2016 13:09
Présentation: dans quelle étagère ?
Profil: Diagnostic +
Test: WAIS

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Hum! » Jeu 15 Juin 2017 11:06

Bonjour Mayou 33

"J'ai même une sensation de vertige ou de sortir de mon corps quand je pousse un peu trop loin l'expérience de me demander pourquoi et comment je pense. "

Je me demande quelle est , exactement, cette sensation que tu évoques.

Ce qu'il m'est arrivé -mais EXTRÊMEMENT rarement c'est de ressentir que -ce que j'appelle le moi - est INFIME à côté de ce qui le porte. C'est d'être subitement surprise par cette vie en moi, c'est de sentir, non plus que "je" vis,mais que" CA" respire, que "CA "vit, "CA" bouge et que ce n'est pas ce que j'appelle le moi, mais quelque chose d’infiniment plus grand!. C'est ce que nous, les humains, avons en commun, c'est ce par quoi nous sommes traversés, comme les animaux et les végétaux..Je ne m'occupe pas de savoir s'il existe un Dieu : Je ne pense pas avoir les moyens de le savoir mais il y a "quelque chose" il y a cette vie . Et JE NE VEUX M'Y HABITUER! C'est trop extraordinaire. Je n'ai pas de mot assez fort pour exprimer cette surprise tellement intense qu'elle s'accompagne de vertige.

KRISHNAMURTI a écrit avant de mourir, pensant que personne ne l'avait totalement compris :"vous ne savez pas ce que vous avez perdu!"
Hum!
 
Messages: 34
Âge: 69
Enregistré le: Ven 2 Déc 2016 23:41
Présentation: presentations/presentation-hum-t8006.html
Profil: En questionnement
Test: NON

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Doodle » Mer 28 Juin 2017 15:24

A la relecture, il semblerait que je n'ai pas été compris.

Oui, il y a un bouton off ! Plusieurs même.
Echauffement : 2 3 5 7, 1 3 7 9,... pouf, pouf... 3 9 ,1 7, 1 3 7, 3 9, 1 7, 1 3 9, 3 9, 7. Et ça rime !
Avatar de l’utilisateur
Doodle
 
Messages: 373
Images: 51
Âge: 43
Enregistré le: Lun 21 Oct 2013 02:50
Localisation: Pas loin, ailleurs
Présentation: Un peu encombré
Profil: Diagnostic +
Test: WAIS

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Hum! » Sam 5 Aoû 2017 22:50

Bonsoir Doodle
En quoi as-tu l'impression de ne pas avoir été compris?
Hum!
 
Messages: 34
Âge: 69
Enregistré le: Ven 2 Déc 2016 23:41
Présentation: presentations/presentation-hum-t8006.html
Profil: En questionnement
Test: NON

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Zoroastre » Lun 28 Aoû 2017 09:23

Offtopic :
Bonjour,

D'après ce que j'ai lu et ce que je ressens. On cherche le bouton off principalement pour éviter les insomnies.
Je vous conseil une sorte de solution miracle qui marche bien pour moi:
Quand vous pensez à quelque chose du passé, tapez votre lit ou votre jambe avec la main gauche
Quand c'est un événement du jour où que vous anticiper, taper avec la main droite.
j'espère que ça vous aidera et courage à vous.

Que les étoiles veillent sur vous . Coeur sur vous.

Zoroastre
Que la chance t'accompagne,
Que la paix règne dans ton coeur,
Et que les étoiles veillent sur toi.
Avatar de l’utilisateur
Zoroastre
 
Messages: 31
Âge: 21
Enregistré le: Sam 26 Aoû 2017 18:13
Profil: En questionnement
Test: NON

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar madeleine » Lun 28 Aoû 2017 17:18

Offtopic :
zoroastre a écrit:Quand vous pensez à quelque chose du passé, tapez votre lit ou votre jambe avec la main gauche
Quand c'est un événement du jour où que vous anticiper, taper avec la main droite.


Zoroastre


:D

C'est du Pierre Dac, ca !
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
avec l'aimable autorisation de P.Kirool
Avatar de l’utilisateur
madeleine
Ninja Traductor
 
Messages: 3047
Images: 0
Âge: 51
Enregistré le: Jeu 9 Jan 2014 10:16
Localisation: clermont-ferrand
Badges: 1
Neun's d'Honneur (1)
Présentation: presentations/contente-vous-connaitre-t4411.html
Profil: Diagnostic +
Test: WAIS

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Zoroastre » Lun 28 Aoû 2017 18:06

Offtopic :
yep ! bien joué la référence =)
Que la chance t'accompagne,
Que la paix règne dans ton coeur,
Et que les étoiles veillent sur toi.
Avatar de l’utilisateur
Zoroastre
 
Messages: 31
Âge: 21
Enregistré le: Sam 26 Aoû 2017 18:13
Profil: En questionnement
Test: NON

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar dani » Lun 28 Aoû 2017 21:16

Offtopic :
Moi ça me fait penser à une autre référence (c'est pas du même niveau :P )

www.youtube.com Video from : www.youtube.com
Ever tried. Ever failed. No matter. Try again. Fail again. Fail better. Samuel Beckett
dani
 
Messages: 486
Enregistré le: Mer 26 Oct 2016 16:17
Profil: Intéressé pour une personne de mon entourage
Test: NON

Re: Ce fameux bouton off

Messagepar Lilouf06 » Mar 24 Oct 2017 02:15

Dans la journée je le gère assez bien, mais c'est le soir que ça se gâte. il est 3 heures du mat et je ne dors toujours pas. C'est les gosses qui vont être contents, y a des chaussons bananes carambars au four (ben oui faut bien s'occuper). Enfin bref, le bouton pause serait bienvenu au moment de dormir. Surtout que même si je dors une nuit complète, je me réveille fatiguée (oui il mouline même sans moi), à moins de prendre une petite pilule magique (ouais un bouton off pas très sain mais salvateur tant que je n'aurai pas trouvé le moyen de le gérer autrement). Y a des jours je pourrai me présenter pour intégrer The Walking Dead, ils n'auraient même pas besoin de me maquiller... Le coup de me raconter des histoires, je le faisais jusqu'à l'adolescence et ça fonctionnait plutôt pas mal, jusqu'au jour où ça n'a plus fonctionné. J'ai lu d'autres méthodes dans ce topic, je vais les tenter, on ne sait jamais!
Avatar de l’utilisateur
Lilouf06
 
Messages: 28
Âge: 39
Enregistré le: Mar 29 Aoû 2017 14:56
Localisation: le corps dans le 49 et l'esprit partout et nulle part
Présentation: Un peu de moi
Profil: Diagnostic +
Test: WAIS

Précédente

Retourner vers Là où l'on (se) pose des questions

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 6 invités