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l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Cette section est ouverte à tous les membres : elle doit permettre un partage d'expériences autour des problématiques liées à la découverte de la douance.

Modérateur: Zyghna

l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Fabs le vaurien » Lun 12 Mar 2012 11:41

Lorsque je suis devenu surdoué ( :D1) , je me suis laissé allé à penser que la réalité de mes émois personnels handicapants parfois, se solutionnerait magiquement. Pourtant, j'ai rapidement pris conscience que non, beaucoup de choses en moi ne se retrouvaient pas dans ce que je lisais, litterature/temoignages sur les fora consacrés aux surdoués.
Je nourrissais la certitude qu'il manquait un truc qui reliait tout ça.

Evidemment l’éducation, les conditionnements familiaux constituent des raisons expliquant que je me sente bizarre, pas normal...mais bon, c'est tellement subtil d'appréhender tout seul la systémie de ses sphères initiales identitaires que trouver une "étiquette" facilite parfois l'introspection et le refus d'affronter aussi ses propres névroses.
alors, je me suis , au détour de mes préoccupations, attardé sur le syndrome d'asperger.

C’était assez édifiant de me reconnaitre dans bien des points. Cela semblait une voix légitime de réflexion.
D'ailleurs, quand bien même certains points de ma personnalité auraient eu tendance à invalider ma théorie (je me réfère à ma copine TourneLune qui n'a pas arrêté de me dire que c'est peut être , malgré ce que je ressens, antinomique d’être autiste et de bosser dans la relation à l'autre), j'en arrivais à tordre mes perceptions subjectives de façon à ce qu'il y'ait une explication logique et que ça colle au diagnostique.

Mes considérations barnumesques ont trouvé matière à s'alimenter et se renforcer davantage à partir du moment où au détour d'une T.C.C., certaines exercices que je devais faire, ont mis en exergue un désordre émotionnel généralisé, une hypersensibilité et une différenciation plus que limite entre le moi et le non-moi, et le rapport au corps..La psy m'expliquait que ce qu'elle observe pourrait (conditionnel !) s'expliquer par plein de trucs, la douance par exemple, l'autisme aussi (je précise qu'elle bossait auprès d'autistes donc connaissais son sujet).

Du coup, le spectre autistique planait plus ou moins au cours de nos entretiens. La psy à ce propos, a toujours mis des freins sur le sujet, tout en n'excluant pas qu'il y'aurait peut être matière à creuser.

L'idée d'être autiste devenait obsédante, je passais par des periodes d’accalmie où je laissais de coté mes suspicions et il suffisait que je vive une situation problématique pour que je l'accole au supposé diagnostic , renforçant alors mes certitudes.

Mais comme je ne suis pas du genre à me complaire et m'autosatisfaire de simples considérations personnelles, j'ai fais le choix de consulter le C.R.A. de par chez moi (centre de référencement de l'autisme). J'ai donc passé 3 heures en entretien avec une psychologue qui au bout de la séance, m'indique que ce n'est pas exclu que l'asperger soit de moi un constituant.
Imaginez bien à quel point l’étau des égo-certitudes n'en est devenu que plus hermétique.
J'ai pris au premier degré ce qui me convenait, occultant que "ne pas être exclu" ne dit pas "c'est évident", qu'elle m'a également avancer que la Tdah était possible aussi, et surtout que j'ai habilement orienté les perceptions de la professionnelle (pas pour rien que certains pro refusent des diagnostic à des gens qui sont partie prenante et impliqué-sous entendu dont l'autoanalyse biaise d'emblée l’objectivité et la naiveté du patient).

Dans mon enfermement, j'ai tout de même retenu qu'un bilan de neuropsychologie peut m'aider pour creuser les raisons de l’écart entre le QIP et le QIV ainsi ce dont je témoignais.

Soucieux de toucher du doigt ma propre vérité, j'ai beaucoup fouiné sur le net pour trouver quand même d'autres explications. Qu'est ce qui pouvait bien expliquer que je me reconnaisse autant dans l'autisme?

Est arrivé en fin de course l'hypothèse dyspraxique, hypothèse n'excluant pas d'être associée à de l'autisme ( :D1 ) mais qui semblait moins laborieuse d'accès en terme d’évaluation professionnelle (car les diag d'autisme sont une vraie gageure, et les places pour des rendez-vous coûtent cher). Je m'étais dit que si un bilan neuropsy ne diagnostiquerait pas mon asperger, au moins cela ne coûterait rien (facon de parler) de creuser le sujet puisqu'objectivement et subjectivement, certaines choses collaient quand même.

Ainsi, j'ai fini par passer le bilan neuropsy qui diagnostiqua la dyspraxie. Je n'ai pas trop eu le temps d'évoquer mon hypothèse autiste au psy, qu'au détour de l'entretien que nous avons eu, le doute s'en est allé d'une traite. L'explication semblait là...plus besoin de creuser davantage puisque les troubles que je ressens (dans la relation avec moi même et le reste du monde) trouvaient une explication neurologique plus que certaine.

Cet évènement a son importance parceque non seulement j'avais du doigt touché une partie de ma réalité dont je ne soupçonnais l'existence que par des symptômes subjectifs, mais parceque je pris conscience de tous les biais de sélection, les distorsions de ma réalité objective, les conseils avisés des uns et des autres pour que tout corresponde à ce que j'avais décidé, que j'avais pu mettre en oeuvre. En définitive, passer un bilan au CRA n'avait plus d’intérêt...mais vraiment.

j'en suis revenu à une des premières remarques et me suis rappelé que oui, j'ai un intérêt pour les autres, j'ai juste du mal à le manifester correctement. Et la responsabilité motrice neurologique en est pour partie une des raisons.

Ce diag dyspraxique est le fruit d'un cheminement, d'une quête de soi, d'aléas, de va et vient au confins de ma pensée. Me confondre avec des symptômes, m'observer par un filtre autistique à permis aussi de me découvrir certaines particularités.

j'ai peut être d'autres choses à découvrir sur moi, certainement d'ailleurs, je sais juste que pour ma part, là où j'en suis, je considere que j'en sais suffisamment pour mener ma barque pépère et serein. Parceque j'ai touché une partie de ma vérité handicapante...Et identifier certains noeuds structurels, tout comme mes capacités me suffit amplement maintenant.

Et je sais que possédant désormais les deux postulats: dys/douance, ainsi que la sournoise, subtile et salvatrice relation très spécifique qu'ils entretiennent ensemble car ils se compensent comme se sabordent mutuellement, je peux appréhender mon chemin de vie et avancer sereinement, tout comme j'aborde avec un discernement moins relatif mon histoire de vie, mon enfance. Ainsi, je suis plus à même , si je le souhaite, de m'atteler à comprendre mes déterminismes familiaux, autres acteurs de l'usine psycho-affectivo-socio-neurologico-systémique spécialisée dans la production d'une oeuvre unique: moi

Bilan des courses, rien n'est solutionné comme par magie, mais c'est déjà délestant et plus orientant pour la suite.

mais bon...je suis autiste c'est sûr. :cheers: (extrait d'une pensée passée)
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Fabs le vaurien » Lun 12 Mar 2012 12:47

Voilà tout est dans le titre. A vous.

pour rappel : L'effet Barnum (expression attribuée au psychologue Paul Meehl en référence aux talents de manipulateur de l'homme de cirque Phineas Taylor Barnum), autrement appelé « effet Forer » ou « effet puits » par Henri Broch, effet de validation subjective ou effet de validation personnelle, désigne un biais subjectif induisant toute personne à accepter une vague description de la personnalité comme s'appliquant spécifiquement à elle-même.

ce sujet se veut large tant dans la reflexion sur ce biais cognitif que dans les témoignages individuels qu'il peut occasionner.
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Saul » Lun 12 Mar 2012 13:25

Passionnant Fabs! Vraiment!
Juste une question, cotoyais-tu des autistes asperger à l'époque?
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Fabs le vaurien » Lun 12 Mar 2012 13:34

du tout, je n'en connaissais que les descriptions sommaires et me complaisais dans le fait que le spectre autistique étant large, être autiste ne signifiait pas forcément ressembler à Daniel Tammet ou kim peek, que j’étais surement une variante, un chaînon manquant. Dans des reportages, je voyais bien que l'autisme d’apparence était plus ou moins prononcé chez certains, ce qui m'amenait à penser que je pouvais être concerné.

J'aurais pu me perdre là dedans (c'est surement l'effet pervers du barnum), mais je suis conscient aussi que c'est parceque j'ai tout confondu, que je me suis bercé d'illusion, que j'en suis arrivé à piger le problème. En soit, l'effet barnum fut très positif car c'est grâce à lui que je me connais encore un peu plus maintenant.
Là où j'ai eu tort, c'est de me précipiter sur une hypothèse. En même temps j'ai fait le chemin qu'il fallait que je fasse.

Là où j'avais raison, c'est que j'avais effectivement un truc structurel qui clochait. Je l'ai toujours...d'ailleurs.
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar TourneLune » Lun 12 Mar 2012 13:36

Là où tu as eu raison, c'est de continuer à chercher...
Pour les mp qui ne sont pas à caractère personnel, merci d'envoyer vos messages au groupe " modérateurs globaux", ce sera plus efficace ;)
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar shunbabyx » Lun 12 Mar 2012 13:37

[align=justify]Merci beaucoup Fab, d'avoir ouvert ce topique aussi richement. Je suis dans la même situation que toi avant ton diagnostique. Les troubles sont bien diagnostiqués, c'est déjà ça de fait, reste à en trouver la cause ... Et c'est là que ( pour moi ) ça se complique.
Je ne connais pas vraiment les différentes raisons qui peuvent amener à ces troubles ( est-ce un problème de personnalité, un problème d'autisme, une dys-je-sais-pas-quoi, ou encore un autre truc que je ne connais pas ?), je suis un peu paumée. Et justement, c'est ce que je cherche à éviter, l'effet Barnum. Je lutte contre moi-même pour ne pas tomber dans la spirale infernale de l'auto-diagnostique ( parce que oui expliquer 29 ans de galère et de toujours à coté de la plaque, c'est tentant). Mais quand on a ce genre de soucis, je ne sais pas à qui il faut s'adresser, un neuro psy ? ou un autres spécialiste, parce que le truc qui cloche, ça j'ai aucun doute (et tous mes bilans m'y renvoient, que ce soit le QI, ou les tests de personnalité). Comment as tu su vers quel spé te tourner Fab ?[/align]
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar MaximeW » Lun 12 Mar 2012 13:42

Respect Fabs !
A te lire je me revois parcourir les grilles de critères du DSM-IV concernant les troubles des personnalités évitantes. Asperger, autisme. J'ai lorgné par là aussi. Mais alors que j'avais complètement occulté ce fameux effet barnum jusqu'à ce que je lise tes nombreux avertissements sur le forum, j'éprouvais une certaine retenue intuitive quant à la tentation de ré-agencer mes souvenirs et mes ressentis histoire de (re)trouver une identité cohérente. M'est revenu le principe de l'identité narrative développé par Paul Ricoeur dont j'avais vaguement entendu parlé.
Plutôt intrigué par l'urgence que je ressentais à m'intégrer ici et m'identifier à certains d'entre vous j'ai creusé pour dénicher quelques articles éclairants sur les mécanismes en jeu dans la construction de l'identité d'un point de vue sociologie, psy et philosophique. C'est cette intuition -relayée par la tempérance bienveillante qui règne ici- qui m'a conduit à passer le test sans trop tarder car la tentation de foncer la tête dans le guidon dans l'identité "surdoué" était forte. Depuis j'ai réellement la sensation de m'être épargné cet imbroglio clivant de l’auto-diagnostique.
« Le bonheur c’est un plat de frites supplémentaire. »
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Fabs le vaurien » Lun 12 Mar 2012 13:44

shunbabyx a écrit:, je suis un peu paumée. Et justement, c'est ce que je cherche à éviter, l'effet Barnum.


Justement, dans mon cas, c'est parceque je suis tombé dedans que j'ai fini par comprendre. Je m'inquiète pas trop pour toi shun. Tu es quelqu'un qui te cherches beaucoup, tu pourras te disperser , mais pas te perdre totalement. Parceque à l'instar de ce que vient de dire TourneLune, tu continue de chercher...et puis tant que t'as des gens qui relativisent tes dires, qui ne t'alimentent pas, t'as un garde-fou.
Perso, ce dont j'avais besoin (ce que j'ai eu aussi) ce n’était pas tant que les autres me disent oui c'est surement ça (évidemment) mais qu'ils donnent du crédit au sens de ma quête, et qu'ils l'abordent comme une impétueuse volonté d'avancer.

shunbabyx a écrit:Comment as tu su vers quel spé te tourner Fab ?


La psy que je voyais pour la T.C.C. connaissais l'autisme, c'est la première à m'avoir parlé des C.R.A.
Pour le neuropsy, c'est celle du C.R.A. qui m'a conseillé mais j'ai zappé quelques mois l'info. C'est en contactant une psychomotricienne (pour mes soupsons de dyspraxie) et qu'elle m'orienta vers un neuropsychologue que je me suis souvenu que l'autre me l'avais dit. Sinon, j'avais laissé brièvement des messages sur le forum asperanza..qui porte son lot aussi de diagnostiqués comme de barnumisés.
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Mlle Rose » Lun 12 Mar 2012 13:58

Je crois que ce topic devrait être épinglé en post-it ;)
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. E. de la Boétie
NB : Je ne réponds pas aux questions perso en mp, je manque cruellement de temps pour ça et déteste répondre aux gens à l'arrache. Donc... merci d'éviter :f:
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Fabs le vaurien » Lun 12 Mar 2012 14:19

Mlle Rose a écrit:Je crois que ce topic devrait être épinglé en post-it ;)


Pourquoi pas tiens, ou du moins un passage obligé pour ceux qui débarquent et qui doutent.

Parceque dans mon cas, j'ai toujours eu en tête l'effet barnum, mais j'en ai mesuré la substance et la perversité qu'une fois la dys confirmée (et expliquée !!). C'est vraiment à partir de là que j'ai conscientisé à quel point j'étais parti en sucette..bien que tout le temps conscient du risque de cet effet. Je pense qu'une part de moi devenait d'une certaine façon autiste et mes travers comportementaux (qui sont réels), par jeu d'influence de moi-même envers moi-même, n'en devenaient que plus prononcés (je pense).

Bon de toute facon, j'entends bien qu'on s'affranchisse de mon expérience puisque je me suis saisi de mon cheminement comme pretexte à l'ouverture du sujet avant tout.

Ma quête à duré plus d'un an quand même (par période plus ou moins fastes en pérégrinations intellectuelles) et c'est sur qu'en tant qu'espace d'échange, de rencontres et si on assume légitimement la prétention qu'est la notre d'accompagner à notre façon le cheminement des uns et des autres (parceque nous avons plus de distance maintenant), de les aider à baliser le mouvement introspectif des premiers murmures, le forum a tout de même une responsabilité dans la non-alimentation des hypothèses amenant des gens à s'inscrire ici, quand bien même elles trouveraient une confirmation diagnostic professionnalisée ultérieurement.
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar moza » Lun 12 Mar 2012 15:08

Tout d'abord, merci pour ce sujet Fabs.

Je crois que je n'avais pas confiance de l'effet Barnum en tant que tel avant de l'entendre ici sur ce forum.
Pourtant j'y ai donné bien plus qu'à mon tour. Notemment "ne serait-je pas X, mais si, regardez, la forme mineure appelée Y là, c'est moi". Dans mon obsession de "soigner" mes caractéristiques qui faisaient fuir mes amis et ma bonne humeur, j'aurais pris n'importe quel diagnostique.

C'est là qu'on en vient au diagnostique, et à toutes les questions que cela me pose. Parce que encore aujourd'hui, je me le demande : ca ressemble à quoi un diagnostique?
En plusieurs années de sessions avec des psychologues, j'ai parfois entendu des mots. X version Z, troubles de V, etc... Ces "idées" de la part des psys étaient toujours présentées en idées. On m'a aussi parfois proposé des médicaments en lien avec ces idées mais sans aucune certitude au niveau du diagnostique. J'aurais toujours cru qu'on diagnostiquait _avant_ d'administrer le remède, tout de même... non? Au final, pas de médicament car j'ai refusé, mais j'ai l'impression que je n'ai toujours pas non plus de diagnostique.

J'ai un bilan de WAIS. Ce bilan comporte des chiffres, des mots. Mais je n'ai vu nulle part le mot diagnostic. Peut être parce que la douance n'est pas une pathologie donc on ne peut la diagnostiquer? Peut être aussi qu'un diagnostique c'est caché dans les mots? Comment le reconnaître? Rationnellement, je me dis que certains mots m'indiquent qu'il y a un diagnostique, couplé aux nombres, et à ce que j'ai lu partout que "tel nombres veulent dire tel truc"... Mais est ce vraiment cela?

J'ai cru à un moment que ma psy suédoise m'avait donné un diagnostique de troubles de V basé sur une différence d'indice. Cela provenait directement du WAIS, mais au final, je reste dans le doute. Un jour je vais voir la liste des caractéristiques de troubles de V, et je me reconnais entièrement dedans, le lendemain, je doute à nouveau : n'est ce que de l'effet Barnum?

Comment arrête-t-on l'effet Barnum? J'ai pour l'instant l'impression que toute ma vie n'a été que ´ca, et que mes psychologues ne m'ont pas plus avancée hors de ces divagations, car ils n'ont jamais posé autre chose que des suppositions - ce que l'on fait justement abondamment soi même.

J'espère que ce questionnement entre l'effet Barnum et le diagnostique a sa place ici.
X, Y, Z et V remplacent des troubles ou maladies mentales de toutes sortes...
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Fabs le vaurien » Lun 12 Mar 2012 15:27

moza a écrit: J'espère que ce questionnement entre l'effet Barnum et le diagnostique a sa place ici.


A mon sens, complètement. En plein dedans même.

De toute façon, c'est un ensemble de signes, un faisceau d'indice amenant à rétrécir le champ large de pistes diverses qui orientera plus un diagnostic qu'un autre. Mais je crois que rien n'est vraiment figé..Et puis, si on prends l'exemple de la classification de wood (sur les handicaps) on distingue la déficience/de l'incapacité/du désavantage, l'un étant résultant de l'autre. Poser des diagnostics sans avoir au préalable considérer de quelle manière et jusqu'à quel point on est handicapé, n'a aucun sens.

Un diagnostic n'a de sens que s'il s'inscrit dans un contexte de mise en lumière de certains déficit impliquant des incapacités ainsi que de réponses éventuelles en terme de modulation et d'adaptabilité de soi et de l'environnement dans un existant afin de compenser d'une façon ou d'une autre le désavantage occasionné.

Exemple tout simple: ma dysgraphie (même si c’était un élément de suspicion pour un diagnostic plus générale) n'a pas vraiment d’intérêt à être diagnostiqué du simple fait qu'aucunement je me sens désavantagé socialement maintenant à l'age adulte par cette "deficience du mouvement cursif et de l'appareil de l’écriture" * (scolarité terminée, usage du traitement de texte).

De toute façon, on consulte pour trouver des réponses et avoir des pistes, pas juste pour le fun...parceque je ne pense pas qu'on se réveille un matin en se disant: tiens je vais aller vérifier si je ne suis pas schyzophrène. C'est bien que cela semble s'exprimer par des difficultés au quotidien.

Maintenant, un professionnel n'observera jamais que de sa fenêtre de compétence et il ne faut pas exclure le meilleur ami de l'effet barnum, "l'effet Rosenthal" (appélé également l'effet de prophétie auto-réalisante)
En fait, si le professionnel croit en quelque chose, en est convaincu, il accordera plus d'attention à son hypothèse (principe des biais de sélection) . Et il ne fera que susciter la confirmation de son hypothèse, se traduisant chez le patient par des comportements confirmatoires (pour lui).
Te voilà bon client au diagnostic. Tu rajoutes ton effet barnum et tout le monde est content :cheers:

Maintenant, quel est l'effet de conditionnement impliquant qu'un professionnel prendra le barnum du patient pour argent comptant?

:D1

*terme inventé par moi (2012).
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Cyrano » Lun 12 Mar 2012 15:44

Juste pour te féliciter pour le topic Fabs. Je ne réagis pas parce que je n'ai rien de spécial à dire, mais je lis.
On ne reste parfois fidèle à une cause que parce que ses adversaires ne cessent d'être
ineptes.
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Joebar » Lun 12 Mar 2012 15:54

Oui! Bravo!!!
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Zyghna » Lun 12 Mar 2012 16:38

Fabs le vaurien a écrit:Maintenant, un professionnel n'observera jamais que de sa fenêtre de compétence et il ne faut pas exclure le meilleur ami de l'effet barnum, "l'effet Rosenthal" (appélé également l'effet de prophétie auto-réalisante)
En fait, si le professionnel croit en quelque chose, en est convaincu, il accordera plus d'attention à son hypothèse (principe des biais de sélection) . Et il ne fera que susciter la confirmation de son hypothèse, se traduisant chez le patient par des comportements confirmatoires (pour lui).
Te voilà bon client au diagnostic. Tu rajoutes ton effet barnum et tout le monde est content :cheers:

Maintenant, quel est l'effet de conditionnement impliquant qu'un professionnel prendra le barnum du patient pour argent comptant?



Post très intéressant Fab's. En ce qui concerne le rapport du psy avec les effets Barnum / Rosenthal, tu pointes du doigt ce qui m'a toujours chagriné chez les psy: vouloir faire coller le comportement du patient aux pathologies envisagées.
L'effet Barnum peut être une très bonne contre-mesure. Soit les psy ne se plantent pas toujours, heureusement, mais il est bon de ne pas enfermer un individu dans un comportement donné, ce serait faire fi de sa complexité.
C'est pour cela aussi qu'il est intéressant de ne pas se conformer à un seul avis, que ce soit le sien ou celui du psy.
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar sonny boy havidson » Lun 12 Mar 2012 22:42

Merci le sujet est en effet très intéressant et ne fait que m'encourager pour aller passer les tests avant de m'être trop fait d'idées. En tous cas, bon courage dans tes/vos recherches et quêtes de vous-mêmes.
"La nuit dernière, j'ai rêvé que je mangeais un chamallow d'un kilo. Quand je me suis rêveillé, je n'avais plus d'oreiller."
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Joebar » Mar 13 Mar 2012 15:19

Vu qu'on m'y incite... me voici... même si je comprends pas pourquoi... mais bon.
Je vais faire court, et si des questions pointent leur nez, j'y répondrai... ou pas!

Je réfléchis beaucoup sur moi, le soir, je me repasse mes journées etc etc... Un gros problème, qui me tient à coeur, est ma relation avec les autres, mon entourage, d'autant plus ma famille... qui est de plus en plus difficile...
A cela, s'ajoute le fait d'être malade à l'approche d'un entretien, du début d'un travail, etc...

Il est à noter, que lisant peu, je ne connaissais pas tout ce qui suit et, que quelque soit les troubles si y a, je suis habitué à me prendre en charge seul, travaillant seul. Jusqu'à présent, cela a marché pour moi, et j'ai toujours pris tout ça comme des petits travers à travailler. Le sport, la méditation, philosophies orientales, comptes philosophiques m'y ont surement aidé, mais, comme il a été dit dans méditation et thérapie, peut être en enfouissant "trop" tout en moi...

En parallèle, je me renseigne sur l'évolution de l'enfant pour mieux appréhender le mien... nouveau papa oblige.
Je tombe sur une liste et je lis tous les liens dont l'enfant précoce. Ah tiens, un lien sur l'adulte... je lis... tiens... pourquoi pas... (notez là, toute la modération personnelle, barnum? non je comprends toujours pas!).

Bah oui, aux dires de certains profs, supérieurs (notamment militaires), etc, ça peut coller et surtout expliquer mes soucis et pouvoir travailler dessus. L'émotion aussi très présente très intérieurement!
Sauf que...
Je ne pense pas avoir tant d'intelligence, tant de culture, une expression formidable, je ne tue pas le temps en créant des programmes de calcul, en jouant à... des facilités, juste.
Quand bien même, je sais que le test mettra en évidence d'éventuels travers et au détour de lecture sur les troubles d'attention, je me dis "ah oué! les symptômes du surdoué sans l'intelligence... c'est tout moi!". [Edit: les caractéristique du surdoué sans le Qi]

Donc je fouille plus. je lis (tiens... je lis pas mal finalement ces temps-ci).
http://www.tdah-adulte.org/ a écrit: La plupart des TDA/H ont des statuts professionnels moins élevés que la moyenne du fait d'échecs scolaires et n'arriveront sans doute jamais sur cette page. Si vous avez eu quelques succès scolaires puis professionnels malgré votre TDA/H, peut-être que vous aimiez l'école tout simplement, ou alors vous avez compensé avec un QI cérébral assez élevé. Vous faites peut-être partie de ce qu'on appelle les surdoués ou personne à Haut Potentiel (HP), mais avec peut-être en opposition un mauvais QI émotionnel et souvent avec une hypersensibilité exacerbée. ll y a beaucoup de symptômes communs entre la surdouance et le TDA/H à l'âge adulte. Les surdoués sont plus perfectionnistes, plus exigeants ou intransigeants, en compétition permanente, plus créatifs encore que les TDA/H, plus conceptuels et souvent moins pratiques, et ils sont souvent infatigables, pouvant abattre des sommes considérables de travaux.

Bah oui mais non, finalement, je serais trop perfectionniste, trop exigeant, créativité... j'ai du la perdre celle là (mais réellement, rapport à ce que je faisait plus jeune (bien que la créativité ne serait pas que artistique) et je pense l'avoir identifiée comme un de mes manques)(et puis c'est créatif comment quantitativement un TDA?) ... et le QI, j'en sais fichtre rien mais j'ai eu des réussites et je suis arrivé sur la page... ok en plusieurs fois.

Bref, je ne vais pas m'épancher de trop mais pour continuer, fini du TDA! (ou en association, sait on jamais! il y a quand même beaucoup de points concordants...)
Et là, suite à des recherche sur le TDA, je tombe sur le site http://www.ffdys.com/... notamment:
dyslexie-et-dysorthographie
Je corresponds à tout! sauf peut être la fragilité psychologique... mais de mon ressenti.

dysphasie
Je produit beaucoup d'efforts pour parler intelligiblement par tous, chercher mes mots, ne pas les mâcher (à un point que l'on m'a pris pour alcoolo...), mais cela peut aussi être le fruit de ma pensée trop rapide rapport à ma parole. Sous réserve donc malgré le "NON" de miss Rose.

Et dernièrement, s'ajoute, en plus de mon parait-il caractère obsessionnel, la schizophrénie.
Correspondant en plus des troubles d'attention et de mémoire (qui peuvent être générés par autre chose tout de même):

* Hallucinations : visuelles, olfactives ou tactiles. Chez moi, surtout tactile, l'impression qu'on me touche (mais bon, surtout dans le lit (non c'est pas ma chérie) et étant poilu, c'est surement les courants d'air) et une fois visuelle, j'avais 20 ans mais m'a choqué durant des rapports avec une ex... je pourrais raconter mais pas là.

* Délires : il se sent surveillé; il est convaincu que l’on peut lire dans ses pensées. Surtout à l'adolescence, mais encore aujourd'hui, je m'interdisais de penser dans le bus en voyant les gens, de peur qu'il entendent ce que je pensais d'eux physiquement par exemple, ou mes projections ou autre... J'ai eu des réflexions personnelles depuis très jeune sur comment on arrive à penser, comment est elle matérialisée, comment ça marche, à quoi peuvent penser les autres... Mais, aimant penser, et n'arrivant pas à ne pas penser, je mettais en pratique ma méthode de méditation. Oui, même en détournant le regard, en regardant à l'extérieur, je ne pouvais m'empêcher de croire que les gens écoutaient mes pensées... m'obligeant parfois à penser à des choses banales car ils pouvaient saisir mes bulles... Imaginez comment réagirait une fille entendant ce que j'en pense ou mes projections... bon ... je vais finir par passer pour un pervers... ou même, lorsque je pense quelque chose de pas très sympa et très superficiel... et qu'il/elle m'entende... le/la pauvre...
Bref.

* Langage incohérent : le schizophrène peut dire des phrases sans suite ou incompréhensibles et inventer des mots.
ça m'arrive... mais c'est récurant ici non? :P

* Agissements bizarres : par exemple fermer les stores de la maison par crainte d’être espionné.
Je bassine ma chérie de fermer la porte à clé des fois qu'un bus de fous s'arrête devant chez nous et décident (oui les fous pas le bus...) de venir nous visiter... ça m'arrive même de me relever pour vérifier...
Là, j'ai hésité avec les hallucinations, souvent ça m'arrive de croire, de sentir quelqu'un qui me suit surtout dans le noir, même chez moi... ça m'arrive d'allumer la lumière pour aller vérifier si la porte est bien verrouillée... voir même en plus de me rhabiller des fois qu'il y aie quelqu'un.

Bien évidemment, tout cela peut être associé à une imagination débordante. C'est surtout comme cela que je le prends.

Je vais arrêter là de peur que l'image que vous avez de moi qui pourrait être positive ne change radicalement...

Toujours est-il, que barnum ou non, le fait de m'analyser par ces différents troubles mettent en évidence des comportements que je vois différemment sans. Ca m'ouvre l'esprit et surtout, grâce à ma logique implacable (dixit mon papounet, le vrai), je vois bien que je n'ai pas forcément ces troubles. Le doute reste quand même et justement, passant le test (j'espère au plus vite maintenant), j'en profiterai pour évoquer tout ceci avec le psy... sait on jamais.

En conclusion, l'effet Barnum, pour moi, n'est pas forcément un biais de connaissance de soi. Je dirais plutôt qu'il m'aide à me comprendre et même à me remémorer des passages de ma jeunesse. Peut-être ai-je une bonne maîtrise de moi, assez de lucidité pour en pas tomber dans le piège tendu? je ne sais pas, et je ne sais même pas si tout ce que j'ai pu raconter jusque là fait parti de l'effet...

Je n'ai pas l'habitude de parler de moi aussi longuement, de faire d'aussi gros pavés... :1cache:

Gardez en tête l'image de moi que vous aviez avant de lire tout ça! :roll: :violent1:

PS: Fabs, c'est ça que tu attendais? Et je ne suis pas Snob!!!!
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Fabs le vaurien » Mar 13 Mar 2012 15:29

Merci Joebar.

Petite précision concernant le titre. Je questionne l'effet barnum (observez la ponctuation interrogative du titre) donc il va sans dire qu'il n'y a pas de parti pris postulé.
Pour ma part, il m'a emmené par des détours à finalement me connaitre. En soi ma connaissance de moi-même n'est pas biaisée par le barnum, mais a pris un biais pour être mise à jour.

Donc je te rejoins totalement sur le fait qu'il t'aide (parcequ'il va s'en dire que t'es dedans là) à te découvrir aussi, du moins à réfléchir sur ton fonctionnement.

Maintenant, je suis bien triste de te lire écrire: surdoué sans l'intelligence......
franchement, penses-tu encore qu'un surdoué doivent obligatoirement briller pour en être un?

A part ça, tes délires d’espionnage etc..comme ça j'appelerais ça des angoisses.

sinon, t'as pas tenté le syndrome de la tourette? il est pas mal celui là aussi.
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Joebar » Mar 13 Mar 2012 15:48

Comme ça, depuis ce matin, à chaque fois que je lis tes réponses je me dis "petit con!" avec un grand sourire!!!

Concernant:
Fabs le vaurien a écrit:Maintenant, je suis bien triste de te lire écrire: surdoué sans l'intelligence......
franchement, penses-tu encore qu'un surdoué doivent obligatoirement briller pour en être un?

J'ai plutôt dis "les symptômes du surdoué sans l'intelligence".
En me relisant, je me rends compte que je l'ai mal écrit et je pensais plus "les caractéristique du surdoué sans le Qi"
Parce qu'effectivement un surdoué ne doit pas obligatoirement briller pour en être un, mais, comment dire, le QI n'est il pas indissociable? il me semblait que le surdoué avait un certain Qi quoi qu'il en fasse, non? n'est-ce pas un point sur lequel vous insistez?

Si je me trompe, n'hésite pas à me reprendre et à me le ré-expliquer hein!
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Fabs le vaurien » Mar 13 Mar 2012 16:01

bah les manifestations tu pourras les retrouver ailleurs c'est sur, maintenant y'a peut etre une histoire d'ensemble de signes cliniques sur un seul sujet...Et pour ce qui est de la question du fonctionnement intellectuel supérieur (observés via le QI), n'est ce pas lui qui génère les symptômes, du moins leur intensité ? (vaste débat)

Sinon, je veux bien de Barnumiser à nouveau en te diagnostiquant un complexe de l'imposteur (je fais des diagnostics sauvage). Surdoué ou pas, je pense tout de même que t'es intelligent et l'image que tu te fais de toi est peut être aux antipodes de tes capacités...Tu le veux ce nouveau diagnostique?

Blague à part, je pense que pour toi , il est temps...Mais ce choix te regarde, évidemment.
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Cyrano » Mar 13 Mar 2012 16:01

Joebar a écrit:J'ai plutôt dis "les symptômes du surdoué sans l'intelligence".
En me relisant, je me rends compte que je l'ai mal écrit et je pensais plus "les caractéristique du surdoué sans le Qi"


J'ai très précisément eu le même questionnement Joe, il y a quelques mois. Je crois d'ailleurs me souvenir que Fabs m'avait répondu sur le Tchat : "Tu veux dire que t'as de la fièvre mais que t'es pas malade ?"
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Joebar » Mar 13 Mar 2012 16:11

Fabs le vaurien a écrit:Surdoué ou pas, je pense tout de même que t'es intelligent

Blague à part, je pense que pour toi , il est temps...Mais ce choix te regarde, évidemment.

Je ne sais pas si je dois te remercier pour cette blague...


Fabs le vaurien a écrit:Tu le veux ce nouveau diagnostique?

C'est quoi? c'est quoi??? :faitdesbonds: :faitdesbonds: :faitdesbonds:
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Fabs le vaurien » Mar 13 Mar 2012 16:14

:lol: délire d'interprétation systématisé... !!!

non mon nouveau diag pour toi c'est "complexe de l'imposteur".


PS: ne floodons pas.
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Joebar » Mar 13 Mar 2012 16:58

Fabs le vaurien a écrit:Blague à part, je pense que pour toi , il est temps...Mais ce choix te regarde, évidemment.


Sans vouloir flooder, je souhaitais préciser que c'est l'argent qui me bloque depuis un moment.... mon choix est fait depuis juillet dernier!
Ce qui devrait être résolu bientôt... en tout cas, je m'y emploie...
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Re: l'effet barnum, un biais de connaissance de soi?

Messagepar Zil2blé » Mer 14 Mar 2012 22:03

Merci Fabs de t'être livré autant.
Impressionnant l'effet Barnum!
Je connais pourtant. Je m'y suis frotté. Quand ma femme a commencé à travailler avec des schizophrènes, bipolaires et autres psychotiques, et qu'elle m'a décrit les profils, je n'ai pu m'empêcher de m'identifier. Troubles bipolaires, mais c'est bien sûr! avec mes ups and downs, mes maladies cycliques, etc...
Donc, heureusement je n'ai pas consulté pour ça mais ce qui m'a aidé, c'est que j'ai rencontré des personnes souffrant de ces troubles . J'ai vu qu'effectivement on peut s'identifier à beaucoup de profils lorsque l'on se cherche et qu'on a tant envie de se trouver. J'ai pourtant bien été forcé de constater qu'on est pas sur la même échelle ! On peut avoir des tendances à ci ou ça, mais sans que ça ne soit pathologique.
Bravo à Joebar d'avoir bravé ses peurs et de s'être livré. Saches que contrairement à ce dont tu as peur, ton image n'en a pas été ternie, au contraire. Sans vouloir jouer au psy (et ça n'implique que moi) je trouve que ça met encore plus en évidence une distorsion de ton regard sur toi, qui est assez caractéristique et aiguisée par ton désir d'avancer. Tu es mûr. La chrysalide va pouvoir s'ouvrir et découvrir à quoi ressemblent ses ailes... mouche? papillon de nuit? Bombyx?
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