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Chronique du sexisme ordinaire

l'Humanité, L'Existence, la Métaphysique, la Guerre, la Religion, le Bien, le Mal, la Morale, le Monde, l'Etre, le Non-Etre... Pourquoi, Comment, Qui, Que, Quoi, Dont, Où...?

Modérateur: W4x

Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar arizona » Mar 23 Mai 2017 22:48

Tu as raison Grabote, j'ai été un peu agressive.
Toi et moi on se connaît, tu sais que je peux m'emporter et devenir dure, excuse-moi.
Le but n'est pas de dénoncer, ou de pointer du doigt. Comme l'a dit Laurette, tu tiens ta position, courageusement, et par cela même, tu prouves qu'elle te tient à coeur, que les situations sont plus importantes pour toi que pour moi, par exemple. Mais malgré tout, j'ai parfois du mal à comprendre pourquoi cela te va si loin, pourquoi tu vois noir lorsque je vois neutre, pourquoi des situations qui me semblent, et pas seulement à moi, banales, voire gentillettes, pourquoi elles t'enflamment et te choquent.
Je crois qu'au fond, c'est cela que je voulais dire. Est-ce si grave qu'un homme t'aborde pour te demander de chauffer sa marmite ? Peut-être qu'il a toqué à des portes qui sont restées closes, parce que les gens sont absents, et puis soudain il est tombé sur toi ? Non pas une femme, comme je l'ai dit, mais juste quelqu'un, enfin quelqu'un ?

J'ai enfin lu les derniers liens qui ont été postés, les bd, l'article du huffington, super intéressant d'ailleurs, ainsi que les commentaires qui vont avec.
Exemple : Une maman dont la fillette de 7 ans revient en pleur de l'école parce que un garçon l'a frappé. C'est parce qu'il doit bien t'aimer, lui a dit sa maîtresse. Super le message. Si un garçon t'aime bien, il te frappe. Heureusement pour cette enfant qu'elle a des parents pour se révolter - non pas contre le gamin qui a frappé, ce n'est qu'un gamin, et va t'en savoir ce qu'il se passe chez lui, à l'école, etc. Mais la prof ?? Misère.
Si nous n'étions pas d'ici, nous serions l'infini.
D'une chanson.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar Grabote » Mer 24 Mai 2017 12:38

Merci Arizona pour ta modération.
Ton message et ceux qui ont suivi ont eu le mérite de me pousser à cesser de procrastiner, j'ai donc finalement pris le temps d'écrire ces explications si souvent demandées.

Donc voilà un peu comment je me raconte les choses à propos de Masculin – Féminin. Un récit intérieur personnel que je construis à travers mes expériences, mes lectures, ma vie. Un récit qui me rassure en donnant du sens au chaos qui m'habite et à celui qui m'entoure. Ce n'est pas un dogme, ce n'est pas une religion, ce n'est pas une certitude.
Juste des mots dont mon mental a besoin pour avoir l'illusion de contrôler la situation.;-)

Une femme c'est un être humain de sexe féminin (une vulve) avec un fonctionnement hormonal spécifique.
Un homme c'est un être humain de sexe masculin (un pénis) avec un fonctionnement hormonal spécifique.

Pour moi, n'en déplaise aux adeptes de la théorie du genre, c'est une différence physiologique qui a des conséquences.
Mais une différence qui est juste une différence parmi une multitude de similitudes et de différences.
Une différence qui ne peut pas suffire à qualifier une personne pour autre chose que son sexe et son fonctionnement hormonal et le rôle qu'il joue dans la reproduction de l'espèce.
L'humain est un être vivant d'une grande complexité. Un mélange subtil et pluri-factoriel qui fait de chacun-e d'entre nous une personne unique. Qui fait que je peux me sentir plus proche de certains hommes que de certaines femmes.

Pour en venir à mon emploi de féminin-masculin puisque c'est surtout ça qui pose problème si j'ai bien compris ?
Oui, je me sens animée d'énergies différentes que je classe (quand je les théorise, finalement assez rarement, la plupart du temps, je les vis tout simplement) comme des énergies féminines ou des énergies masculines. Je vais même plus loin, dans mon classement, il y a :
énergies féminines positives et énergies féminines négatives
énergies masculines positives et et énergies masculines négatives .
Quand je suis à l'écoute de mes ami-es par exemple, je suis dans une énergie féminine positive.
Quand je m’apitoie sur mon sort, dans une énergie féminine négative.
Quand je m'affirme face à mon voisin ou dans mon boulot, je fais appel à mon masculin positif.
Quand j'impose mon point de vue, masculin négatif.
Comme je l'ai écrit de nombreuses fois, ces énergies animent potentiellement tous les êtres humains sans distinction de sexe. Une énergie, ce n'est pas un trait de caractère c'est juste une énergie qui m'anime à un moment T.
Pourquoi les classer de cette façon ? je crois que ça s'inscrit dans une vision globale du monde.
Une vision en cohérence avec un ressenti : le vivant comme un mouvement de balancement entre deux polarités. La nuit et le jour, la lune et le soleil, l'été et l'hivers ...
Ce n'est pas moi qui l'invente, je baigne dedans à chaque instant.
Il y'a des forces complémentaires qui sont à l'oeuvre quand on s'érige et qu'on pénètre, et, quand on s'ouvre et qu'on accueille. Cette rencontre de forces complémentaires perpétue la vie, il n'y a donc rien d'étonnant à ce que la culture en soit le reflet. Je suis pétrie de nature et de culture.

Le vrai problème ne vient pas, de mon point de vue, de la différenciation mais de la hiérarchisation.
Ce n'est pas parce qu'il y'a 2 termes que l'un est nécessairement supérieur à l'autre.
Certain-es pensent qu'en niant culturellement la dualité, en construisant intellectuellement une neutralité factice nous pourrions arriver à une égalité de fait, par défaut finalement.
Personnellement je ne le crois pas, pour moi c'est une pure construction mentale déconnectée du corps.
Je crois qu'il serait bien plus utile de déconstruire la hiérarchisation : ce n'est pas parce qu'il y'a 2 termes qu'il y' a forcément une hiérarchisation, personne n'aurait l'idée de dire que l'été est supérieur à l'hivers.
C'est pour ça que j'essaye de redonner une visibilité au féminin à l'écrit par exemple. Pas pour les femmes, mais pour tout le monde. Les énergies féminines sont dévalorisées pour tout le monde .
Et il me semble que c'est une source de tension, de souffrance, de déséquilibre pour tout le monde.
Il y a de nombreuses femmes qui méprisent leur coté féminin et se coupent ainsi d'une partie de leur puissance. D'autant plus que, dans mon expérience, l'un ne va pas sans l'autre et que de ce fait c'est leur coté masculin négatif qui se renforce. J'en ai fait partie un certain temps.
Il y'a de très nombreux hommes qui étouffent leur coté féminin (pas la peine de développer pourquoi, n'est ce pas?) et de ce fait renforce leur coté masculin négatif. Le mépris du féminin nous entraine tous dans un mal être, une diminution de notre force, et nous sépare les un-es des autres.
De l'égalité nécessaire, de la complémentarité du féminin et du masculin naitra inéluctablement l'égalité de fait entre les hommes et les femmes. Amen

Est ce que ça répond à vos questions ?
Est ce que ça explique comment je peux écrire ça
« ils enseignent leur vision du monde,très légèrement caricaturale "l'homme" la force brute et "la femme" la douceur » et ça « Je me sens bien mieux depuis que je me suis reconnectée avec mon coté masculin positif (action, défense du territoire, affirmation de soi ...) d'autant plus que, surprise, ça a eu comme effet secondaire de redonner une place à mon féminin positif ( féminité, douceur, souplesse ...) » et n'y voir aucune incohérence bien au contraire ?

J'espère que ce texte apportera quelque chose à certain-es d'entre vous et permettra à celles et ceux qui le souhaitent de mieux me comprendre.
En ce qui me concerne, cette façon de voir m'apporte une sensation de cohérence et de quiétude.
Je peux réagir à des situations que je ressens comme sexiste mais je ne suis pas dans la guerre des sexes, je souhaite « la réunification des deux corées » comme dirait Joël Pommerat.
Je crois que nommer les choses comme ça, me permet de me rendre compte de ce qui se joue à certain moment et de choisir, en conscience, de cultiver mes forces positives plutôt que les négatives.
Mais la plupart du temps, dans ma vie je ne me dis pas ce genre de chose, je vis et c'est tout.
Un moment important dans mon cheminement sur ce sujet, fût quand, grâce à mon auto-protocole thérapeutique, j'ai commencé à me reconnecter avec certaines de mes forces (à m'affirmer ou à me défendre) et qu'en parallèle l'envie de porter des jupes a surgit spontanément, ça m'a vraiment questionné car pendant plus de 20 ans je n'en portais qu'au cœur de l'été quand il faisait vraiment très chaud. Et là sans que ça soit réfléchi ou décidé, j'ai eu envie d'en mettre de plus en plus souvent.

Les retours que j'ai eu en privé sur ce texte m'incite à vous prévenir que je vais prendre un peu de recul avant de venir lire vos réactions. Pas qu'elles ne m'intéressent pas, certainement pas, si c'était le cas je n'aurai pas pris ce temps pour m'exprimer parmi vous, mais juste que je me protège.
Je ne suis pas à un moment propice pour requestionner mon système de pensée, et écrire ce texte m'a déjà trop éloignée de mes préoccupations actuelles.
Ces retours vont dans le sens de certaines réactions à mes posts ici, à savoir que mon positionnement est sexiste « si on considère qu'il valide et entretient les stéréotypes de genre. » 

Personnellement je ne le vois pas comme ça dans la mesure où je n'assigne pas un genre à un sexe ni ne les hiérarchise.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar dani » Mer 24 Mai 2017 14:06

Je me demande si comminiquer autour des différences-similitudes du féminin et du masculiln est réellement possible, tant la représentation de ces notions est très influencée culturellement, socialement et de par la génération à laquelle on appartient (et ici j'ai l'impression que le groupe AS est très hétérogène sur tous ces plans)

Je comprends pour ma part plutôt bien Grabote, peut-être parce que je suis proche de sa génération (je suis juste un peu plus âgée qu'elle (51 ans)). Je suis assez à l'aise avec sa manière d'aborder les choses, sachant que cette manière est bien sûr est un peu caricaturale et que le "féminin" et "masculin" ce n'est pas que ça, ou pas vraiment ça. Que d'autres perceptions se tiennent aussi, qu'elles sont peut-être même plus nuancées c'est vrai. Mais pour moi elles permettent moins l'échange de ressentis que l'approche de Grabote.

L'histoire de la casserole à réchauffer l'illustre : on n'y était pas, donc difficile de savoir ce que la personne pensait vraiment. Difficile de savoir aussi si cette personne aurait abordé Grabote exactement de la même manière, avec les mêmes demandes, si elle avait été un homme, si elle avait été plus jeune, si l'homme avait été très jeune etc... J'en doute un peu. Les hommes d'un certain âge ont souvent certaines attentes vis à vis des femmes. C'est comme ça, c'est culturel, sans être du sexisme. Dans ma vie courante je dois souvent "réajuster " les choses, car de la part d'une femme de 52 ans certaines personnes s'attendent à d'autres attitudes que les miennes, car dans mon groupe social en Suisse, il est rare que quelqu'un comme moi travaille à plein temps, assume tout à la maison parce que je peux difficilement confier cela aux enfants peu présents (les réparations courantes, planter les clous, changer les roues de la voiture, les repas, les massages et l'entretien des fleurs etc), gagne plus que bien des hommes, demande à ses enfants de faire leur lessive et leur repassage. Et dans d'autres groupes sociaux et d'autres pays c'est la norme et personne ne s'en étonnera. Donc les questions de genre on n'en sort pas si on ne tient pas compte de ces autres paramètres pour nuancer les définitions (et là les dictionnaires, qui sont censés nous aider, je les remercie pas :-D http://www.larousse.fr/dictionnaires/fr ... nine/33208 !!)
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar hazy » Dim 28 Mai 2017 22:25

J'ai pas lu tout le fil, désolé.

Je trouve souvent une certaine confusion, entre le sexisme, machisme, patriarcat, et la domination masculine, la société patriarcale, etc.

Les premiers sont des opinions, cultures, bref, sont personnels. Les seconds sont politiques.

Je ne suis pas d'accord à dire que les femmes sont exploités, méprisées, sous-traitées, etc.

Comme les femmes sont mal traitées, comme toutes les autres minorités, on considère que Femme entraine moins de droits que les autres.

J'en sens qui vont s'énerver là, mais lisez la suite d'abord :)

Les femmes luttent pour la cause de leur minorité, comme les LGBT, les Clandestins etc.

Car de mon point de vue, les femmes sont bien une minorité. Minorité en terme de pouvoir, de richesse, de crédibilité, de salaire, etc .

Pourtant les femmes ne sont pas, démographiquement et en terme d'activité ou de production, minoritaires.

Donc, quoi. Les femmes ne sont pas traitées comme elles sont sans raison. Mais en plaçant uniquement le débat sur les droits de la femme, par exemple, on se range comme minorité.

Mais les personnes exploitées et maltraitées sont largement majoritaires.

Le souci, je le verrai plutôt dans la domination, la légitimation de la domination. La domination d'un grand nombre par une minorité est une invariable. Aujourd'hui, le débat s'est déplacé.

Chez les singes, le dominant est le plus fort. C'est sa légitimité. Point barre. Plus de force, plus de légitimité.

Chez certains humains aussi, plus ou moins selon les régions.

Mais chez certains humains, la domination s'est socialisé. Sa légitimité ne pouvait plus être la force. Donc, comment conserver sa légitimité à dominer ? En trouvant d'autres raison. Plein. Une raison pour chacun.

Aujourd'hui, on ne chercher plus à remettre en cause la légitimité et la domination du dominant.

On cherche à se que sa minorité obtienne les mêmes droits que la "norme ".

J'y vois la une domination beaucoup plus importante. La Domination devient une état de fait, une norme naturelle.

Cette domination là ne devrait pas être laissée tranquille.

Les minorités qui se battent pour elles même entérinent aussi, malgré tous les bons résultats, cette légitimité aveugle de la seule minorité réelle : les dominants.

Je précise que c'est un point de vue additionnel, qui ne remet en rien en cause les luttes actuelles.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar W4x » Dim 28 Mai 2017 22:54

Je ne suis pas bien sûr de saisir tous les sens que tu donnes au mot "minorité", qui désigne tantôt l'oppressé, tantôt l'oppresseur?
Le terme n'est peut-être pas le plus approprié...? Le fait que soient bafoués des traitements qui devraient être équitables ne met pas les femmes en position de minorité. Se baser uniquement sur le terrain des droits, peut-être est-ce réducteur, mais n'est-ce pas pourtant d'une équité des droits que beaucoup de choses pourraient découler?
Se battre pour une cause, aller à contre-courant d'un mouvement, oui ça l'entérine mais quelque part reconnaître ce qui dysfonctionne et le rendre visible aux yeux de tous c'est à mon avis la première étape indispensable de tout combat. Mais ce n'est pas pour autant que ça légitime les "dominants" dans leur position.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar hazy » Lun 29 Mai 2017 06:05

Je ne suis pas bien sûr de saisir tous les sens que tu donnes au mot "minorité", qui désigne tantôt l'oppressé, tantôt l'oppresseur?


Les femmes sont une minorité en terme de représentativité dans les instances de pouvoir, de richesse par exemple, tandis que les dominants sont minoritaires en nombre.

Comme je pense que les minorités politiques, économiques etc .. sont factices, à mes yeux la seule minorité est celle des dominants.

Le fait que soient bafoués des traitements qui devraient être équitables ne met pas les femmes en position de minorité


Je considère de mon point de vue que les femmes sont une minorité au sens politique. Sous représentées, sous légitimées, leur condition de femme leur donne, de fait, moins d'amplitude à compétence égale.

Se baser uniquement sur le terrain des droits, peut-être est-ce réducteur, mais n'est-ce pas pourtant d'une équité des droits que beaucoup de choses pourraient découler?


L'équité devant la loi est indispensable et a porté ses fruits, bien sûr. Cependant je trouve qu'une partie du débat est occultée.
La domination perdure, et sa légitimité n'est pas remise en cause. On refuse que les femmes soient victime de domination, on ne refuse pas la légitimité de la domination.

reconnaître ce qui dysfonctionne


Qu'est ce qui dysfonctionne ? Le fait que les femmes, les noirs, les nains, les homos, les idiots, les sans papiers, et tous les autres soient victimes des même mécanismes d'exploitation ?

Le dysfonctionnement viendrait des caractéristiques " minoritaires " de 80% de la population ?

J'ai comme un doute, je trouve le raisonnement biaisé.
La matière n'est qu'une conséquence.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar W4x » Mar 30 Mai 2017 22:35

hazy a écrit:La domination perdure, et sa légitimité n'est pas remise en cause. On refuse que les femmes soient victime de domination, on ne refuse pas la légitimité de la domination.

Je ne vois pas bien la différence. Se battre contre la perpétuation de clichés sexistes aussi bien que l'émergence de nouveaux schémas qui le sont tout autant et font le lit de la dite "culture du viol", n'est-ce pas déjà remettre en cause cette "légitimité" ? On n'en est pas/plus à "défendons nos amies les femmes" / "touche pas à mon pote", si ?

reconnaître ce qui dysfonctionne


Qu'est ce qui dysfonctionne ? Le fait que les femmes, les noirs, les nains, les homos, les idiots, les sans papiers, et tous les autres soient victimes des même mécanismes d'exploitation ?

Le dysfonctionnement viendrait des caractéristiques " minoritaires " de 80% de la population ?

J'ai comme un doute, je trouve le raisonnement biaisé.

Ça fera plaisir à toutes ces "minorités" que d'être rassemblées ^^ Mécanismes d'exploitation, c'est-à-dire?
On a toujours moyen via le filtre qu'on veut de rendre minoritaire qui l'on veut... 80 ou même 95% des gens.
Ce qui dysfonctionne, c'est un modèle éculé appliqué à -excusez-les du peu- la moitié de la population.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar Raphaël » Mer 31 Mai 2017 13:47

A mon boulot (une salle de Live Escape Game), j'ai remarqué quelques petites choses:

- Les groupes de filles ont largement plus tendance à dire "on est nulles" dès lors qu'une énigme les met en échec, ou qu'un indice leur montre que la solution n'était pas si difficile. Là où des groupes masculins face aux mêmes énigmes, et aux mêmes indices ont plus tendance à s’enorgueillir de leur succès.

- Les collègues féminines ont plus tendance à être coupées ou insultées par les clients. Ce qui est particulièrement sensible quand c'est une collègue qui s'est occupé d'un groupe, et que c'est moi qui les suit, et donc les écoute avec mon casque devant l'écran.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar hazy » Jeu 1 Juin 2017 21:38

Je ne vois pas bien la différence. Se battre contre la perpétuation de clichés sexistes aussi bien que l'émergence de nouveaux schémas qui le sont tout autant et font le lit de la dite "culture du viol", n'est-ce pas déjà remettre en cause cette "légitimité" ?


D'une point de vue social, je suis d'accord. Mais dans ton exemple, on trouve très bien ma problématique:

C'est la perpétuation de clichés sexistes aussi bien que l'émergence de nouveaux schémas qui le sont tout autant qui fait le lit de la culture du viol.

Alors que de mon point, la clé du problème devrait être le viol. On lutte contre les facteurs de banalisation de la domination, voire de légitimation, qui ne sont que des phénomènes.
Mécanismes d'exploitation, c'est-à-dire?


La culture du viol, c'est la légitimation de l'exploitation forcée d'autrui. Dans ce cas, de son corps. Parfois de son temps de travail, de ses organes etc ..
On a toujours moyen via le filtre qu'on veut de rendre minoritaire qui l'on veut... 80 ou même 95% des gens.


N'est ce pas justement le cas, et donc la vraie victoire des dominants ?

Si toutes ces luttes singulière s'attaquaient à la cause de leur ostracisation, les 1% de psychopathes et leurs sous fifres, on remettrait le problème à sa place: dans le cerveau du dominant.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar Bradeck » Ven 2 Juin 2017 13:29

Euh... hazy, je suis perplexe... outre que le fait que je ne comprends vraiment pas ton utilisation de "minorité", quelque part dire : au lieux de tenter de s'occuper à éradiquer les discriminations, il vaudrait mieux s'attaquer au problème de base, c'est à dire la domination, cela me semble un peu blanc bonnet et bonnet blanc.
J'imagine que pour toi, les discriminations sont le symptômes d'une cause : la domination mise en place par les dominants, ces derniers ne représentant que 1% de la populations.

Je ne suis absolument pas d'accord, mais pour éviter un dialogue de sourd, et pour l'exercice, je te pose une question :
- Que propose-tu pour lutter contre le problème de la domination ?
Au lieux d'aller tout azimut, et comme nous sommes dans le fil "chronique du sexisme ordinaire", je te propose de circonscrire cela aux questions sur le sexisme (NdR : rappelons que le sexisme est un comportement discriminatoire vis-à-vis d'un membre d'un sexe donné, qu'il soit féminin ou masculin).
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar gabriailes » Sam 10 Juin 2017 21:24

:@ :@ voici le propos que j'ai recueilli auprès d'un jeune homme de moins de trente ans. :@ :@

Ames sensibles, s'abstenir.


- Les femmes, avant d'avoir le droit de vote, avait la chance d'avoir le pouvoir au foyer, sans les responsabilités dues aux hommes.

- Le viol "sans violences physiques (comprendre par là tout viol ne se passant pas dans une ruelle sombre) ne devrait pas être puni, cela donne à la femme un statut de femme faible, ce contre quoi les féministes se battent.

- Et quoi, maintenant, pour un bisou volé, je me ferai traité de violeur?

- Les femmes sont faites pour entretenir le foyer, c'est dans leur constitution.

- Les femmes passent une heure et demi dans la salle de bain, c'est dans leur constitution.

- Je ne taperai jamais contre des transsexuels ou des homos, mais je ne pense pas que banaliser cette déviance soit sain.

- Les femmes ont une intelligence émotionnelle. Les hommes une intelligence rationnelle.

- La société se féminise.

- Une femme ambigüe quant à ses intentions sexuelles ne doit pas s'étonner de se faire "serrer".

- Dans l'idéal, je trouverais important que les membres d'un couple puissent s'épanouir tout deux à l'extérieur, mais il me semble quand même plus important que l'homme ait droit à cette "liberté"

-La femme peut plus facilement trouver sa "liberté" au sein de son foyer.

-Le féminisme dynamite le noyau familial.

- L'augmentation des anti-dépresseurs va de paire avec l'émancipation de la femme en occident.

Je ne vous retransmets ici qu'un condensé de l'horrible discussion que j'ai tenue il y a peu. Sortie de ça en pleurant, j'ai bien envie d'en faire, d'en écrire quelque chose. La violence de ces propos, et le regard qui les soutenait font froid dans le dos. En appelant une amie après, elle m'a dit qu'il était sans doute plus à plaindre que moi. Malheureusement, je ne crois pas que cela soit le cas. Il souffre et souffrira moins que toutes les femmes saoules et violées de ce monde, que toute celles qui voudront porter plainte et à qui l'on dira que la jupe était courte, que toutes ces chercheuses, magistrates et docteurs que l'on prendra longtemps encore pour des secrétaires, que toutes ces femmes qui se feront traiter de putes, de boudin, de laides, ou de salopes. Pour lui, ça roule. Il sait même comment il réagirait, lui, s'il se faisait violer. C'est dire.

Voilà, je suis un peu abasourdie. Je n'avais jamais vécu ça en vrai, en direct, et adressé à moi.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar Le Renard » Dim 11 Juin 2017 21:31

L'ensemble me fait beaucoup trop penser à l'idéologie portée par des gars comme Roosh Valizadeh et consorts. Il y a une importante cyber communauté anglophone qui tourne autour de ça. Tu as dû tomber sinon sur un de ses membres, au moins sur un consommateur convaincu.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar Hum! » Dim 11 Juin 2017 22:15

Je comprends ta tristesse Gabriailes. Il y a quelques années encore,avec d'autres membres d'une association, j'intervenais -dans des collèges, lycées, parfois en Centre d’éducation fermé, sur la prévention des violences sexistes et sexuelles. Ce que nous entendions nous semblait inouï .. Je me souviens de ce jeune collégien disant sans la moindre gêne:" si ma meuf me trompe , je la viole et je la tue!" Alors nous demandions aux autres jeunes d'exprimer ce qu'ils en pensaient pour faire émerger 'une autre parole, susciter un questionnement pour créer une faille, fragiliser leur conditionnement, mais nous avions le cœur gros. Le pire était parfois de découvrir que ces jeunes étaient sincères ainsi je me souviens d'un autre collégien qui venait..enfin ....d'admettre qu'il "valait mieux" demander son accord à une fille avant d'avoir une relation sexuelle avec elle. Il ajouta, comme plein de bonne volonté :
-"Si je lui ai demandé une fois je ne vais tout de même pas lui demander à chaque fois,non!" d'un air de me dire :- "là [/i[i]]tu exagères,!:
Souvent je m'interroge: Que deviendront ces jeunes, quelle société créeront-ils? Que pouvons-nous faire?
je crois beaucoup à l'importance de l'éducation.
Et vous pensez-vous que soit aussi important?
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar gabriailes » Dim 11 Juin 2017 22:25

Cher Le_Renard, tu viens de me faire tomber un abysse incroyable. Je ne sais pas si j'ai envie de rire ou de vomir. Mais, c'est le malaise, sans aucun doute.

Je viens donc de découvrir ce site, par exemple...

http://neo-masculin.com/

Si le sujet vous intéresse, cliquez, sinon, ne leur donnez pas le privilège d'une visite, c'est vomitif...


Cher Hum! , J'ai passé la nuit à écrire sur le sujet, parce que mon cerveau ne me laissait pas tranquille. Je suis partie en boucle depuis hier.

Je vis dans un milieu socio-culturel qui me sécurise grandement. Rentrer en collision avec des discours de cette trempe, c'est très rare pour moi.

Je suis moi-même relativement démunie face à tant de haine et d'ignorance mêlées... Témoigner de cette violence, je crois que c'est déjà important. C'est la banalisation qu'il faut fuir... Mais quel chemin complexe que celui de raconter, quand face à nous se dressent des abrutis violents... Ce que je dis n'est pas transcendant. Mais il n'y a que ça que je puisse dire, pour le moment.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar Grabote » Lun 12 Juin 2017 08:11

Hum! a écrit:je crois beaucoup à l'importance de l'éducation.
Et vous pensez-vous que ce soit aussi important?


Oui, mais dans un sens comme dans l'autre et on dirait qu'il penche plutôt vers l'autre pour l'instant ... :(

Il faudrait déjà un gros travail de prise de conscience et de déconstruction des éducateurs (familles, enseignants ...) pour rompre la chaine de la reproduction inconsciente ... On n'en prend pas vraiment le chemin :(

Il me semble qu'on peut déjà commencer par s'exprimer à la moindre occasion.
Faire de ce sujet, un sujet dont on parle.
Un sujet important qui n'est pas anecdotique, qui ne concerne pas juste une vague minorité ...
(c'est comme ça que je comprend le message d'Hazy, les femmes sont traitées, considérées comme une minorité, s'pas tout à fait faux ).
Et réfléchir sur soi, "comment moi même je participe à la perpétuation du système ? ", car nous sommes toutes et tous conditionné-es et acteurs.

Je me demande d'ailleurs comment je vais faire pour continuer à participer à cette conversation alors qu'on m'a reproché de participer à la reproduction des stéréotypes de genre ? :1cache:
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar Hum! » Lun 12 Juin 2017 08:17

Bonjour
Le film de Patric JEAN "la domination masculine" m'a beaucoup touchée. Et vous?
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar -Olivier- » Lun 12 Juin 2017 08:27

Offtopic :
Le Renard a écrit:L'ensemble me fait beaucoup trop penser à l'idéologie portée par des gars comme Roosh Valizadeh et consorts. Il y a une importante cyber communauté anglophone qui tourne autour de ça. Tu as dû tomber sinon sur un de ses membres, au moins sur un consommateur convaincu.

gabriailes a écrit:Cher Le_Renard, tu viens de me faire tomber un abysse incroyable. Je ne sais pas si j'ai envie de rire ou de vomir. Mais, c'est le malaise, sans aucun doute. Je viens donc de découvrir ce site, par exemple... http://neo-masculin.com/

Il m'aura fallu rencontrer des érudits pour découvrir l'ignoble...
Mes certitudes ne valent que si vous en doutez
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar Le Renard » Lun 12 Juin 2017 10:06

gabriailes a écrit:Je vis dans un milieu socio-culturel qui me sécurise grandement. Rentrer en collision avec des discours de cette trempe, c'est très rare pour moi.


Si par "sécuriser" tu entends qu'il reste relativement uniforme en terme d'idées structurantes, c'est dommage. L'habitude d'une confrontation par le débat construit permet à une idéologie d'entretenir ses défenses immunitaires, d'évoluer dans son environnement (reality-check) et de ne pas se suicider par auto-étouffement.
Il faut pour ça que l'idéologie admette de voir en elle-même l'imperfection mouvante qui réside en toute conception humaine. Dans le cas contraire, on cesse de traiter l'extérieur en interlocuteur, et on commence à le traiter en adversaire. La frontière entre le dedans et le dehors se durcit puis un beau jour on réalise que le dialogue est devenu impossible, comme dans cette anecdote pénible qui t'est arrivée. La "manosphere" est effectivement un exemple frappant des extrêmes irrécupérables auxquels mène la pensée une fois qu'elle est libérée de tout débat contradictoire, mais entre nous c'est loin d'être le seul... C'est cool d'en prendre conscience.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar Euthyphron » Lun 12 Juin 2017 10:48

Grabote a écrit:Il me semble qu'on peut déjà commencer par s'exprimer à la moindre occasion.
Faire de ce sujet, un sujet dont on parle.
Un sujet important qui n'est pas anecdotique, qui ne concerne pas juste une vague minorité ...
(c'est comme ça que je comprend le message d'Hazy, les femmes sont traitées, considérées comme une minorité, s'pas tout à fait faux ).
Et réfléchir sur soi, "comment moi même je participe à la perpétuation du système ? ", car nous sommes toutes et tous conditionné-es et acteurs.

Je vais de ce pas suivre tes excellents conseils, et donc en parler, et réfléchir sur moi-même.
Comment se fait-il, moi petit mâle, que je ne sois pas comme, par exemple, cet abruti dont parle gabriailes (car, promis, je ne suis pas comme ça!)?
Parce que j'ai été bien élevé? Pas du tout! je n'ai pas été bien élevé!
Parce que je suis plus intelligent? Cette hypothèse a quelque chose qui me séduit :rock: , mais elle est tout aussi fausse! L'intelligence, à supposer qu'elle soit là, ne préserve de rien. Il y a des gens intelligents même chez Daesh.
Non, la vérité m'oblige à dire que, en ce qui me concerne (je ne parle que pour moi on l'aura compris), c'est parce que j'ai fait des études.
Mais non pas parce que les études m'aient enseigné quoi que ce soit de suffisamment dissuasif quant au sexisme, non ce n'est pas de la théorie, c'est du vécu. Etudier, cela voulait dire entretenir des relations d'amitié avec d'autres étudiants, filles ou garçons. Et l'amitié entre personnes de sexes différents, c'est comme dans les pubs pour une certaine gomme à mâcher, c'est super, c'est la vraie vie quoi. Donc, on est pour!
Or, l'amitié, ce n'est jamais que le nom que l'on donne à toute relation positive entre égaux.
Et une fois que les petits mâles savent que les femmes sont leurs égales, d'un savoir vécu, c'est gagné. L'essentiel est fait.
Donc, développons les occasions d'amitié, et en route pour un cercle vertueux. Amitié, d'où respect de l'autre, d'où amitié.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar madeleine » Lun 12 Juin 2017 17:02

Le raccourci entre "faire des études " et "établir des relations égalitaires entre sexes" me paraît périlleux. ..
L'amitié, qui peut amener à un certain émoussement des stereotypes, pourquoi pas : mais pas forcément non plus, il me semble. Pas plus que l'amour, d'ailleurs.
le chemin est long et la pente est rude, oui, mais le mieux, c'est le chemin, parce que l'arrivée, c'est la même pour tout le monde... Aooouuuh yeaah...
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar Euthyphron » Lun 12 Juin 2017 18:17

Comme bien précisé je n'ai parlé que pour moi. D'autres trouveront sans doute d'autres chemins qui conduisent au respect de l'autre.
Mais considérer l'autre comme son égal ne va pas de soi. Je ne crois pas que ce soit inné, il faudrait donc trouver le moyen d'éduquer à l'égalité. Mais à qui revient-il de le faire, sinon aux familles, qui pour un bon nombre d'entre elles, justement, reproduisent les inégalités?
Je ne pense pas que ce soit insoluble, bien au contraire, mais je voulais donner mon point de vue d'homme féministe, ni victime ni je pense coupable de la domination masculine, comme on dit.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar gabriailes » Lun 12 Juin 2017 19:34

Le Renard a écrit:Si par "sécuriser" tu entends qu'il reste relativement uniforme en terme d'idées structurantes, c'est dommage. L'habitude d'une confrontation par le débat construit permet à une idéologie d'entretenir ses défenses immunitaires, d'évoluer dans son environnement (reality-check) et de ne pas se suicider par auto-étouffement.


Je parlais d'un milieu dans lequel la réflexion commune est admise, en accord ou désaccord. Un milieu dans lequel l'échange est possible et même demandé. J'aime beaucoup les débats. J'ai plus de mal avec les agressions, même verbales. C'est cela qui est insécurisant. Pas les points de vue divergents.
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Re: Chronique du sexisme ordinaire

Messagepar Nono » Lun 12 Juin 2017 19:46

Créer un point de vue qui ne ressemble à rien de déjà connu me semble très compliqué. Quand toutes les relations genrées vécu par un individu l'ont été de manière profondément sexiste, et ce sans la moindre remise en question, il ne faut pas s'étonner qu'il perpétue le seul rapport qu'il connaît déjà...

C'est pourquoi l'éducation me semble si importante en ce qu'elle permet d'exposer de nouveaux systèmes, d'enrichir les points de vue, et à chacun de se construire le sien (vision courante et assez peu originale mais qui me semble pertinente).
Dans ce cas précis, non seulement elle peut montrer des rapports égalitaires (à ceux qui n'en ont pas vécu), mais elle peut aussi les faire expérimenter, pour ce qui est de l'école (notamment dans les classes mixtes). L'effet de l'amitié sur le sexisme, pour moi, ce n'est qu'un approfondissement de ce vécu égalitaire ; elle est donc plus efficace pour le combattre. L'école favorisant l'émergence de l'amitié, puisqu'il s'agit d'un vecteur social, on a ici un petit cercle vertueux.
Enfin, c'est mon point de vue.
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